J'ai continué mon odyssée, en terminant hier soir Final Fantasy VII, le vrai, l'unique, celui en gros polygone qui tient sur 3 CDs. Pour être transparent j'y ai joué dans l'optique de me frotter au remake bientôt. Du coup je l'ai fait en mode "visual novel" : mode invincible + combat en x3. Je me suis aussi focus sur l'histoire principale et ne me suis pas attardé sur les quêtes secondaires. Est-ce que c'est le "degré zéro du gaming"? Peut-être, mais ça m'a tout de même permis de découvrir ce monument historique du JV en 20h.
J'ai donc pas grand chose à dire pour ce qui est du gameplay. J'ai quand même eu l'impression d'être dans une simplification de FF6 qui était déjà une simplification de FF5. Vos personnages n'ont pas de spécificité de classe. Hormis quelques attaques uniques, tout le monde fait des dégâts magiques, tout le monde heal et tout le monde invoque. J'ai aussi trouvé que l'équipement était très réduit : une arme, une armure (?) et un accessoire et c'est tout. Je n'ai pas grand chose à rajouter si ce n'est que l'on sent que FF7 a été pensé pour être le premier FF voire le premier JRPG pour un nouveau public.
Ne l'ayant jamais fait enfant, je n'ai aucune lunette nostalgique sur ce jeu que j'ai pourtant adoré pour son côté totalement foutraque et grandiloquent. J'hallucine de voir autant de villes, de persos, mini-jeux et surtout de cinématiques tenir dans le premier CD qui représente à lui seul plus de 60% du jeu (selon ma propre estimation totalement experte, bien sûr). Le début est un enchaînement très linéaire et rapide de micro-aventures alors que la fin du jeu ressemble plus à la fin du FF6 : une déambulation dans l'open-world.
Je ne vais pas rentrer dans les détails de cette histoire que tout le monde (sauf moi visiblement) connaît. C'est à la fois touchant, émouvant, grandiloquent (mon dieu, la fin, quel style!) et aussi totalement mal traduit (ou mal écrit). C'est du plot-twist et des origin-stories en veux-tu en voilà.
J'ai mes séquences préférées (Golden Saucer, le Cosmo Canyon, la ville de junon, Midgar, la cité des anciens) et d'autres que j'ai déjà oubliées (à part cet affreux et interminable mini-jeu du Fort Condor en mode "tower defense").
Je pense qu'enfant j'aurais été particulièrement "mind-blowé" par la cinématique de fin (qui doit sûrement occuper 95% du dernier CD). En 1997, la 3D pour moi c'était Toy Story et c'est tout. J'ai quand même une partie réac' en moi qui me dit que les triples AAA, c'était mieux avant.
Bref, FF7 ne deviendra pas pour moi le jeu mythique que l'on découvre enfant et qui nous marque à vie (c'est trop, et pour moi ça a été FF9 de toute façon), mais j'ai absolument adoré le faire.