Revenons à l’ère de la Xbox 360 avec un hit ayant pu justifié l’achat de la console, un hit qui se retrouve à devenir une licence comptant plusieurs épisodes à ce jour. Seconde expérience que j’ai pu avoir avec ce premier épisode que j’ai enfin fini. Bien que le jeu semble classique de nos jours, l’important c’est la remise du contexte de l’époque et son influence à travers l’industrie du jeu vidéo.
En cela, son atout principal c’est indéniablement le système de couverture, bien qu’il ait pu exister dans le passé, celui de Gears of War a su le moderniser et en faire une version classique que l’on retrouvera dans divers jeux actuels. Cette feature, qui semble anodine de nos jours était d’une modernité incroyable en amenant des scènes bien plus prenantes, intéressantes et, d’une certaine façon réalistes.
Nous pouvons aussi mettre dans la liste une feature banale de nos jours, bien que jamais réutilisée en dehors de cette licence : c’est le rechargement actif. Celui-ci permet d’appuyer au bon moment pour recharger. Si ce n’est pas le cas, le rechargement durera plus longtemps et nous pénalisera. La réussite classique n’octroie rien de spécifique, et si nous arrivons à réaliser un rechargement parfait celui-ci octroie un bonus de dégâts.
Couplé à un système de combats TPS classique (bien que ce n’était pas non plus la norme à l’époque), nous obtenons un gameplay suffisamment novateur et audacieux pour sortir des sentiers battus.
En revanche, le point que je ne trouve pas incroyable, ni pour l’époque ni pour maintenant c’est l’histoire. Alors, le lore est globalement intéressant, bien qu’il me semble y avoir une grosse inspiration de Warhammer sur certains aspects.
Par contre, l’histoire en elle-même ne raconte pas grand-chose dans ce premier épisode. On est plutôt face à une espèce de prologue pour la suite des événements.
Par contre, nous sommes face à un scénario qui est l’antithèse d’Hollywood avec un personnage qui semble marqué, sérieux, qui ne fait jamais de blague, dans une ambiance sombre tout en étant très cinématographique.
Ce qui rejoint un autre point pour appuyer l’aspect cinématographique c’est l’aspect technique, mais dois-je vraiment en parler ? Le jeu était déjà une petite claque à l’époque qui contribuait et finalisait une immersion quasi parfaite dans un contexte de guerre.
On enchaîne sur un autre point, lui aussi à contribuer à cette immersion : la Bande son du jeu. On est face à quelque chose qui retranscrit parfaitement l’ambiance technique, graphique du jeu avec un ton moderne d’OST qui peuvent penser à certains films des années 80-90 de guerre ou d’action. Mention spécial à l’ost du menu principal qui, je trouve à un caché très particulier que j’adore.
Pour finir avec le dernier point : la durée de vie. Alors, on ne va pas se cacher que le jeu reste relativement court en solo, que la rejouabilité n’est pas exceptionnelle, mais là n’était pas le but du jeu, et surtout c’est possiblement une durée de vie parfaite pour ce type de jeu : quelques heures en plus et je pense qu’il serait devenu trop lassant. Ici, nous allons droit au but et c’est parfait.
Par ailleurs, il y avait un multijoueur que je n’ai pas touché donc je n’en parlerai pas, mais semble t-il était très bien, donc de quoi passer encore plusieurs heures de jeu dessus.
+ La feature de la couverture lors des combats
+ L’ambiance cinématographique et mature
+ La technique du jeu
- L’histoire donnant l’impression de servir de prologue
En conclusion, c’est un jeu qui était indéniablement une justification à l’achat d’une 360, un jeu qui a su, sous des apparences très classiques, apporter des features comme la couverture ou encore le chargement manuel, donnant une dimension unique à cette licence. Et c’est en cela qu’elle a pu perdurer, bien que maintenant ce jeu puisse être considéré comme très (trop) classique : il était l’un des piliers qui a contribué à l’influence des TPS d’aujourd’hui.