Après avoir terminé l'aventure d'Atsu, mon avis est partagé entre l'émerveillement technique et une certaine lassitude sur le plan narratif. Voici mon ressenti détaillé :
Les points forts :
Une vitrine technologique : Graphiquement, c'est une claque monumentale. La direction artistique autour du mont Yōtei est sublime, les jeux de lumière et la météo (la neige !) sont d'une grande qualité.
Des combats jouissifs : Le gameplay est le gros point fort. Le mélange entre combats au sabre ( et d'autres armes que je vous laisse découvrir ) et infiltration est riche en possibilités. Quand on parvient à enchaîner les exécutions proprement, c'est extrêmement gratifiant.
Des duels mémorables : Comme dans le premier opus, les duels sont le point culminant du jeu. La mise en scène est parfaite et l'exigence technique rend ces moments vraiment épiques.
Le nouveau personnage : Atsu est une protagoniste très réussie, attachante et charismatique, qui porte bien le titre sur ses épaules.
Les points faibles :
Un scénario qui s'étire trop : C'est là que le bât blesse. L'histoire est trop longue pour ce qu'elle a réellement à raconter. On perd le fil conducteur et l'intérêt s'émousse au fil des heures.
Une structure répétitive : Passé les 30 heures de jeu, la boucle de gameplay devient monotone. L'exploration souffre du syndrome du monde ouvert classique : les tanières de loups, les renards, les sources chaudes, les sanctuaires à répétition ( et j'en passe ) deviennent vite redondants et perdent de leur magie.
Inégalité des quêtes : Si certaines missions secondaires sont intéressantes, beaucoup d'autres manquent d'intérêt et donnent l'impression de servir de remplissage pour gonfler la durée de vie.
Conclusion :
Ghost of Yōtei est un voyage magnifique et techniquement irréprochable. C'est un plaisir immédiat de prendre les armes, mais le jeu peine à nous tenir en haleine sur la durée à cause d'un scénario trop dilué et d'activités annexes trop classiques. À faire pour la beauté du geste et l'efficacité des combats, mais préparez-vous à une fin un peu laborieuse.