Avant 2015, c'était rigolo de foncer dans une foule avec une bagnole en faisant le maximum de dégâts.
Aujourd'hui, joue-t-on à un GTA pour ce genre de frisson ? Le retour en arrière est cruel.
On retrouve les points forts de GTA III, mais approfondi d'un discours sur l'immigration et les soi-disants opportunités que propose l'Amérique. ça ne va pas non plus bien loin. Comme toujours, la force de Rockstar ce sont leurs références cinématographiques, et le côté débile de leur moteur physique.
Gros point fort, une satire pas fine, mais qui ne se pose pas de limites. A noter les numéros de stand-up de Ricky Gervais qui se moque des gros qui prétendent souffrir de la "maladie" obésité. Une capsule temporelle, mais un signe d'un Rockstar qui n'était pas lisse (je ne sais pas si ce sera le cas pour le VI).
ça a quand même vieilli, avec un côté rigide et simpliste dans le gameplay (vrai pour tous les GTA). Et certains bugs sont horripilants, à commencer par ceux liés au système d'ancrage aux murs dans les fusillades, ou encore les bugs de collision qui font foirer une mission.
Il y a aussi ce principe que si tu refais la mission, tu dois refaire tout le trajet qui mène au lieu de l'action. ça t'aide à mémoriser la ville, mais c'est aujourd'hui assez rébarbatif.
Je tenais quand même à combler ce trou dans ma culture vidéoludique, et je pense faire le V. Il est temps.
Bref, comme tout le monde, je m'interroge sur le VI. Arrivera-t-il à garder cette liberté de ton, ce souffle de fraîcheur, et cette physique débile ? Comment se positionnera-t-il sur l'époque dans laquelle nous vivons ? Wait and see....