Ce qui a directement attiré mon attention sur ce jeu, c'est la DA post-apocalyptique à la fois délabrée et étrangement colorée qui vous fait explorer de vastes décors qui fourmillent de détails. Ce qui tombe plutôt bien car le jeu recèle de multiples secrets qui vous demandent de fouiller avec une minutie presque maladive chaque tableau architectural que vous traverserez.
Ce qui me freinait, par contre, c'est la réputation de "jeu hardcore" que se traîne Hyper Light Drifter (HLD), ne recherchant personnellement pas de défis ludiques extrêmes.
Finalement, ma soif d'exploration l'emporta et je me lançai dans le jeu avec une fascination mêlée d'appréhension.
Constat après de longues heures passées sur ce jeu: non, ce n'est pas difficile... Le fait que j'en sois venu à bout sans jamais être bloqué en est une bonne preuve ! Je n'ai même jamais fait de "souls like". Par contre, oui, le jeu est exigeant. Il faut être méticuleux, envisager les combats avec un minimum de réflexion, explorer autant que possible dans le but de récolter un maximum d'améliorations qui nous facilite la vie... Et, Dieu !, ça tombe bien, j'adore explorer !
Le level-design de HLD est ingénieux, à base de pièces cachées derrière des salles secrètes, un vaste dédale à considérer comme un puzzle que l'on résout méthodiquement. Il y a une vraie part de liberté dans votre approche, tant dans l'exploration - en partie libre - que dans la constitution de votre build, même s'il est tout à fait possible de gagner la totalité des améliorations en une seule partie. Enfin, mention spéciale à la bande-son quasi expérimentale, parfois lumineuse, souvent ténébreuse, qui accompagne on ne peut mieux vos errances dans cet étrange univers.
Même s'il arrive que l'on tourne en rond sans trop savoir quoi faire, et que les combats finissent par lasser une fois qu'on a compris la rythmique offensive des ennemis, HLD est une expérience intense et maitrisée, qui manque peut-être d'une certaine dose de fun pour donner envie au joueur de découvrir la totalité de ses secrets, tâche qui est finalement devenue aussi longue que rébarbative en ce qui me concerne.
Note: 14/20