L.A Noire et moi, c'est l'affaire d'une possible histoire d'amour désabusée. Etant un fan très conditionnel de la franchise Rockstar (je n'ai réellement adoré que Red Dead Redemption), J'ai dû terminer ce successeur californien deux à trois fois, parce que je trouvais le gameplay intéressant. Pas fou fou, juste intéressant. La longue phase "je cherche des énigmes" est cependant terriblement chiante, parce qu'elle contraindra à chercher le moindre pixel pour un indice à la vingtaine de mètres à la ronde; un indice qui parfois peut être capital, et qui vous contraindra à continuer l'intrigue avec un argumentaire boiteux.
Graphiquement c'est honnêtement pas moche pour 2011, certains effets sont assez bien réalisés, et je me suis souvent plu, en session libre (après avoir terminé le jeu), de parcourir les rues de Los Angeles la nuit, dans une ambiance type Film Noir que, ironiquement, le scénario ne parvient pas à totalement véhiculer. On peut cependant s'attrister de voir que la ville est assez vide, sans trop d'interactions ni de ce qu'un néophyte appellerait des "quêtes secondaires". On est pas dans un RPG, mais quand on peut jouer dans un possible monde ouvert, ne pas appuyer sur cette interaction avec un monde vivant est dommage.
J'aurais mis un beau 6/10 à ce jeu, pris en demi-teinte, si je ne comptais pas la soundtrack qui flirte avec le cool jazz. Mais comme je me vends allègrement à tout ce qui touche le jazz, et que la musique parvient à complimenter certaines phases de l'intrigue, je ne pouvais pas ne pas mettre un +1.