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le 28 juin 2013
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Les contrôles sont bons, les graphismes impeccables. La difficulté des tournois est une pure blague(ume le niveau légende en exhibition je vous le recommande) par contre, suffit de faire un bon vieux...
En 2000, Mario Tennis sur Nintendo 64 a rencontré un franc succès aussi bien critique que commercial. Le jeu a su séduire grâce à sa jouabilité accessible mais exigeante, son casting de personnages emblématiques de l’univers de Mario, ainsi que ses modes multi-joueur particulièrement amusants. Il a popularisé la série des jeux de sport Mario et a offert une alternative conviviale et dynamique aux simulations de tennis plus réalistes.
Avec la sortie de la GameCube, Nintendo cherche à enrichir rapidement sa ludothèque avec des titres forts et des franchises déjà établies comme les jeux de sports Mario, et notamment le tennis. Les attentes sont alors élevées : il ne s’agit pas seulement de reprendre la formule qui a fonctionné sur Nintendo 64, mais aussi de proposer une expérience plus riche, plus dynamique et visuellement plus impressionnante pour séduire un public habitué à des graphismes de plus en plus détaillés.
Camelot Software Planning, studio japonais déjà étroitement lié à Nintendo avec Mario Tennis et la série Mario Golf, se voit confier le développement du jeu. Fort de cette expérience, le studio bénéficie de la confiance de Nintendo pour concevoir un nouvel épisode encore plus abouti. L’expertise de Camelot en matière de gameplay équilibré et de contenu multi-joueur devient un atout majeur pour garantir la réussite du projet.
Le 25 février 2005, Mario Power Tennis voit le jour sur GameCube et s’impose comme un incontournable du catalogue et consolide la place des jeux de sport Mario.
Le jeu se distingue par son orientation résolument arcade, tout en respectant les règles fondamentales du tennis. Les matchs se déroulent en simple ou en double, avec les mêmes systèmes de sets et de points que dans un véritable match (j’ai une véritable préférence pour le mode simple qui nous oblige pas à jouer avec une IA, contrairement au mode double). Cette fidélité donne une structure claire et facilement compréhensible, même pour les joueurs novices. Cependant, là où le jeu se différencie, c’est par son dynamisme et sa nervosité, qui tranchent avec le rythme plus posé d’une simulation sportive réaliste.
Le jeu propose pas moins de 14 personnages jouables, issus de tout l’univers Mario. Les classiques comme Mario, Luigi, Peach et Bowser côtoient des personnages plus originaux comme Boo ou Maskass. À ce roster de base s’ajoutent 4 personnages à débloquer : Hélico Maskass, Paratroopa, Wiggler et Flora Piranha, ce qui incite le joueur à progresser pour enrichir son choix. Mon choix c’est porté sur Diddy Kong pour sa vitesse, car chaque personnage possède des attributs spécifiques (vitesse, puissance, technique) et des coups spéciaux uniques qui renforcent leur personnalité. Ainsi, le choix du personnage ne se limite pas à une préférence esthétique : il influence réellement la stratégie et la manière d’aborder un match.
Les coups spéciaux sont au cœur de l’expérience. Spectaculaires et variés, ils reflètent la personnalité de chaque personnage : un tir de feu pour Bowser, une fleur géante pour Piranha, ou encore des pirouettes acrobatiques pour Yoshi. Ces coups apparaissent fréquemment, parfois à chaque échange, ce qui peut donner une impression de chaos constant. Certains joueurs estiment que leur fréquence est excessive, rendant les matchs plus imprévisibles que techniques. Toutefois, cette surabondance semble volontaire : elle accentue le côté fun et décalé du jeu, rappelant que l’objectif premier est l’amusement plus que la rigueur sportive.
Outre les coups spéciaux, le jeu introduit des courts piégés, véritables terrains de jeu interactifs. Certains comportent des obstacles comme des crocodiles, des fantômes ou des flaques de pétrole qui modifient la trajectoire de la balle ou gênent les déplacements. Ces courts inspirés de l’univers Mario reprennent des décors emblématiques de la GameCube, comme la Place Delfino ou le manoir de Luigi. Ils apportent une forte identité visuelle et une variété de gameplay qui accentuent le côté imprévisible des matchs. Heureusement, en mode exhibition, il est possible de désactiver ces éléments pour retrouver une expérience plus proche d’un tennis classique (de même pour les coups spéciaux).
Avec son mélange de coups spéciaux et de terrains piégés, le jeu est conçu pour générer des situations imprévues et des retournements de match spectaculaires, parfaits pour des sessions entre amis. À plusieurs, le chaos devient un atout : il entretient le suspense et déclenche souvent des fous rires. En revanche, le mode solo apparaît bien plus limité : il propose des coupes à enchaîner et quelques mini-jeux amusants mais rapidement répétitifs. Il ne parvient pas à captiver sur la durée et sert surtout de mise en bouche avant de passer aux matchs multi-joueur.
Techniquement, le jeu exploite efficacement les capacités de la GameCube. Les modèles 3D des personnages sont détaillés, colorés et parfaitement animés, chacun exprimant sa personnalité à travers ses gestes et ses mimiques. Les environnements, qu’ils soient réalistes ou piégés, bénéficient d’une direction artistique soignée et d’une fluidité qui renforcent le plaisir de jeu. La netteté des graphismes, la rondeur des textures et la richesse des décors contribuent à faire du jeu un titre visuellement attrayant.
Mario Power Tennis s’impose comme un digne successeur de Mario Tennis. Plus coloré, plus déjanté et plus spectaculaire, il privilégie le fun immédiat au détriment d’un réalisme ou d’une profondeur en solo. Son véritable potentiel se révèle en multi-joueur, où le chaos des coups spéciaux et des terrains piégés prend tout son sens. Si l’on peut regretter un mode solo un peu pauvre et un usage peut-être excessif des coups spéciaux, le jeu reste une référence de la ludothèque GameCube et un incontournable pour les soirées entre amis.
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Créée
le 20 sept. 2025
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8
le 28 juin 2013
SuivreLes contrôles sont bons, les graphismes impeccables. La difficulté des tournois est une pure blague(ume le niveau légende en exhibition je vous le recommande) par contre, suffit de faire un bon vieux...
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