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le 12 mars 2012
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Je ne pense pas prendre un grand risque en disant que Mass Effect 3 est celui de la trilogie avec le système de combat le plus abouti. Plus grande richesse dans les ennemis, maps un peu plus stratégiques que dans le 2, symbiose renforcée entre les pouvoirs et les personnages, esquive, système de santé plus cohérent...
Et pourtant, j'ai un peu moins pris mon pied. Alors, il doit y avoir un peu de lassitude après 150 heures de jeu sur cette licence, certes. Mais j'ai trouvé la structure du jeu un peu moins plaisante que celle des précédents.
En fait, les arcs narratifs sont toujours bons, le sentiment d'urgence provoqué par la moisson est assez bien retranscrit (Reapers sur la carte, missions un peu plus dynamiques...), mais on retrouve moins le côté fraternel du deuxième, les interactions entre les personnages sont un peu moins centrales et l'enjeu final écrase la dynamique. On perd le goût de l'aventure et de l'inconnu des précédents jeux, l'histoire n'est pas toujours très pertinente non plus (Cerberus, le passage chez les asari...). Pourtant, j'aime énormément l'atmosphère introduite dès les premières minutes, avec cette monstrueuse apocalypse qui n'a aucune pitié pour la galaxie et qui nous impose des milliards de morts. Mais cette épée de Damoclès qu'on traine pendant plusieurs dizaines d'heures de jeu, et cette barre de puissance militaire qui se remplit peu à peu, donnent davantage une impression de complétion forcée que les deux premiers Mass Effect qui provoquaient une envie sincère de découvrir de nouveaux lieux et de nouveaux personnages.
Idem, les choix de fin sont assez frustrants et ne reposent au final pas tant sur nos décisions passées, là où le 2ème jeu donnait une grande place à ce qu'on avait fait avec notre commando avant et pendant la mission-suicide.
Aussi, si le design en combat est plus riche et fourni, il est aussi un peu plus fouilli. Entre les grenades ennemies, les vagues de monstres parfois un peu débordantes, j'avais souvent l'impression d'avoir une difficulté frustrante, qui ne venait pas d'un besoin de compréhension des niveaux et de patience, mais juste d'un gros bordel auquel on finira bien par avoir la chance de survivre.
C'était quand même un grand plaisir d'y jouer, les mécaniques de combats sont plutôt jouissives, la DA et le sens du gigantesque sont top, la Citadelle évolutive est excellente, certaines missions sont remarquables (Omega, Rannoch...), et c'est clairement dans cet opus qu'on ressent le plus l'aboutissement des liens qui ont été tissés depuis la première seconde du premier jeu et de la construction de notre personnage. Mais je pense que sa structure a légèrement moins résonné avec ce qui me plait dans cet univers.
Créée
le 25 mars 2026
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