Un jeu sans substance et d’ailleurs le seul endroit moins désagréable est du côté des « missions VR », simples, très dépouillées mais vaguement distrayantes sauf l’une des dernières qui implique de passer en vue subjective et donc de contrôler la vue avec le stick gauche (!)… et comme je ne ne suis point gaucher, la visée est donc un calvaire.
Et d’ailleurs, dans la campagne elle-même on est souvent obligé de passer en vue subjective la faute à une vue par défaut placée trop haut comme dans un diablol, ce qui est décidément très maladroit.
En fait, les choses mal faites sont de toute façon innombrables ici, aussi bien dans l’interface désespérément à l’ouest que dans la présentation générale claquée au sol. Les cinématiques bavardes (le mot est faible…) se révèlent interminables et d’un ridicule totalement éculé et sans nom.
A tout cela s’ajoute la niaiserie globale du titre mélangée aux pires clichés hollywoodiens et les boss (bien japoniais dans leur mauvais goût) incompatibles avec toute notion d’infiltration d’ailleurs ! Le jeu reste néanmoins très beau, on ne peut le nier… il aurait juste fallu en faire un jeu, un vrai putain de jeu. Ou un jeu « normal » au moins… C’est là tout le problème de ce MGS et de tous les Metal Gag : la non-jouabilité permanente dans toute son horreur.