Derrière ce titre, ce cache pas une vanne mais un ressenti.
Ressenti que j'ai eu pendant l'exploration du 3e biom. Avant (et pendant les 2-3 premières heures), j'étais très séduit par la nouvelle proposition de Capcom. Hack, duo rappelant les big daddy ou une version tout public de dead space, une technique sans faille, une VF impeccable, une jouabilité (presque) sans reproche...
Bref, ça démarrait très bien et la démo n'avait pas vendu une entourloupe.
Sauf à un détail près qui aura son importance sur la déception que m'a procuré le titre...
Et ce détail est le refuge.
Le refuge est un hub où on pourra upgrader notre personnage, améliorer son équipement, participer à des défis, avoir des interactions avec Diana, des messages sur le lore (-_-) et pleins d'autres trucs... Et c'est là que Pragmata se tire une balle dans le pied d'un point de vue narratif et de rythme :
Recharge d'une sauvegarde ? Retour au refuge
Mort au combat ? Retour au refuge
Plus de vie ou d'énergie en réserve ? Retour au refuge
Plein d'amélioration à faire ? Retour au refuge
Débloquer de nouveaux skin, pouvoir, etc ? Retour au refuge
Si ça part d'une bonne idée (une sorte d'oasis sympathique), les allez retour incessant et obligatoires font que le rythme du jeu se viande passer ces fameuses premières heures enchanteresses.
Il faudra attendre un moment pour avoir des passages certes plus scriptés mais relançant la machine et me demandant si ça n'aurait été pas mieux si l'équipe de développement était parti sur un truc plus linéaire. Comme suggérait un peu la démo en gros.
Quand au combat, si le système de hacking est très cool et propose pas mal de choses, il devient inévitablement lassant. Et ce malgré la patate de certaines armes. Quand aux boss, c'est très mitigé. La moitié est cool et fonctionne parfaitement avec les mécaniques introduites, l'autre devient du spam d'esquive à n'en plus finir. Le dernier combat m'ayant fait abdiquer pour le mode facile. Dommage, l'ultime séquence d'action sera la plus spectaculaire et inventive du jeu, débouchant sur un final crève cœur.
Pragmata est bon jeu, techniquement solide dont la DA s'inspire grandement de titres qui ont fait les grandes heures de la génération 360/PS3. Mais malheureusement, il n'atteint jamais le fun de ces derniers (Vanquish et Binary Domain à jamais dans mon cœur) et se révèle une expérience au plus sympathique, au moins un peu ennuyeuse...