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Daddy simulator.
Terminé en 25h.Je suis déçu de ne pas aimer ce jeu plus que ça, c'est à dire une oeuvre honnête, vite oubliée une fois terminée. Peut-être que j'en attendais trop sur une licence dite nouvelle, qui...
le 28 avr. 2026
Il y a un peu 2 visions quand il s'agit d'analyser ce Pragmata, arlésienne annoncée en grande pompe lors de la conférence du reveal de la PS5 en 2020.
Les joueurs fatigués (dont je fais partie) par l'overdose générée par la plupart des open-worlds trop bourratifs et l'omniprésence des mêmes licences sont probablement partis avec un a priori favorable. Les différents trailers espacés sur une trèèèès longue période ont mis l'eau à la bouche, en mettant en scène cette relation paternelle entre un astronaute et une androïde coincée sur une base lunaire.
Ajoutons à cela une tentative de complexifier le gameplay TPS standard cher à Capcom en superposant une composante hacking, c'est-à-dire pirater les ennemis afin de leur infliger des dégâts.
En résumé : nouvelle IP, système de jeu qui tente quelque chose dans une génération sclérosée par l'absence de prise de risque, un visuel intrigant, ça fait pas mal de bons points sur le papier pour Pragmata.
Malheureusement, c'est au bout de quelques heures de jeu que la seconde façon de voir ce projet prend de plus en plus de place et vient refroidir la bonne impression initiale.
On détecte assez rapidement les stigmates d'un développement qui s'est éternisé, voire victime d’un reboot en cours de route.
La structure du jeu est classique à un point presque caricatural. Le même plat est resservi pour chaque niveau : différentes petites zones à parcourir, avec quasiment à chaque fois un objectif bloqué par plusieurs obstacles à déverrouiller en cours de route.
Il y a évidemment son lot de collectibles à ramasser, avec de temps en temps l'accès à un refuge qui fait office de HUB présent pour upgrader le personnage et surtout interagir avec la petite. A noter des défis optionnels mais presque obligatoires finalement si l’on souhaite upgrader à fond son perso.
Bref, il est fort probable qu'en voyant le projet s'enliser, un ponte de chez Capcom a dû taper du poing sur la table et orienter les équipes vers des sentiers plus que battus pour que ça sorte enfin un jour.
On le ressent énormément, et cela donne un résultat très vieillot, avec des fautes de goût parfois assez dingues. Comme les icônes d'armes dispersées au sol telles un FPS d'il y a 25 ans ou alors un level design sans aucune inspiration.
Ce squelette de jeu désuet aurait pu être davantage soutenu si la mise en scène et l'histoire avaient tenu les promesses entrevues lors des bandes-annonces.
On aurait pu parier sur une relation évolutive inspirée par Ellie et Joel de TLOU, ou alors pour les plus vieux, façon Ico, mais rien de tout cela. La personnalité enjouée et curieuse de Diana est le moteur narratif du duo, et ça s'arrête là j'ai envie de dire.
Il existe différents souvenirs à récupérer dans les niveaux qui prennent la forme d'interactions pour Diana dans le HUB. N'ayant aucun souvenir lié aux habitudes terrestres, la majeure partie des moments consiste à la regarder s'émerveiller face aux différents jeux ou animaux holographiques. Le souci, c'est que ces passages devraient être très secondaires alors qu'ils constituent le cœur d'une intrigue aux abonnés absents. Il faudra attendre la toute dernière séquence pour être enfin impliquée émotionnellement (avec une jolie idée de plan "miroir"), mais cet effort arrive trop tard.
“L’entité” qui fait office d’antagoniste est digne d’un animé moisi, ce qui symbolise la faiblesse abyssale du récit qui ne propose pas l’ombre d’une surprise. Le mystère autour des "Pragmata" sera levé par le biais de flashbacks holographiques à la Horizon, ce qui n'aide pas à valoriser la narration.
De manière générale, Pragmata donne l'impression d'un jeu presque fauché, qui s'est contenté du minimum en s'appuyant sur des gimmicks JV ultra codifiés.
Il est cependant en partie sauvé par son gameplay prenant et qui, contrairement au reste, a le mérite d'apporter très régulièrement des nouveautés sympas concernant le hacking ou les armes.
Comme souvent avec Capcom, notamment avec les récents remakes de Resident Evil, il y a une vraie science presque mathématique quant à la prise en main du gameplay.
C'est vraiment agréable d'alterner le plus rapidement possible entre la matrice de hack avec les différents bonus à accumuler et défourailler les robots au meilleur moment. Dommage cela dit que Diana ait décidé de nous faire une Atreus puissance 10 et nous spamme toutes les 5 secondes le move que l’on doit faire.
Heureusement, les boss sont plutôt réussis, que ce soit en termes d’animation ou de design, il vaut mieux en profiter car c’est les seuls moments où le jeu se donne la peine de réhausser le niveau de sa mise en scène.
Là où le bât blesse, c'est le manque de répondant, on est pas poussés dans nos retranchements (même si ça se vénère un peu pour le final) et on regrette fort que le mode difficile soit pas disponible dès le départ.
Tout comme le NG+ qui perd tout intérêt étant donné que nous devons recommencer à 0 concernant les upgrades et les armes acquises.
Pragmata avait tout pour me plaire au départ vu mon rejet de certaines propositions récentes (Crimson Desert on parle de toi) qui confondent générosité bien dosée et overdose de contenus insipides.
On revient à une formule simple, directe, avec un gameplay travaillé au centre du jeu.
Néanmoins, à trop vouloir rendre hommage à une certaine idée lointaine du JV, Capcom fait basculer son jeu dans une forme de désuétude. C’est bien de vouloir prendre le contre-pied en proposant une expérience condensée de 10/15h, mais ce n’était pas automatiquement synonyme d’un game design qui pue la naphtaline.
Ils ont tout de même le mérite de tenter une nouvelle IP alors qu’ils pourraient très bien se contenter d’essorer Resident Evil.
Cependant, la réalité trop scolaire d’un jeu pas mauvais mais tristement classique vient mettre un malheureux coup de frein aux bonnes intentions initiales.
Créée
le 23 avr. 2026
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Terminé en 25h.Je suis déçu de ne pas aimer ce jeu plus que ça, c'est à dire une oeuvre honnête, vite oubliée une fois terminée. Peut-être que j'en attendais trop sur une licence dite nouvelle, qui...
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