Une toute nouvelle license signée Capcom, qui plus est encensée par la presse spécialisée, ça donne forcément envie, non ? D’autant plus que Capcom a eu la bonne initiative de mettre à disposition une démo gratuite, qui m’avait plutôt convaincu et donné envie de faire le jeu en entier. Après avoir terminé l’histoire principale (12h de jeu environ - la durée idéale pour moi), voici donc ce que j’en pense !
Le jeu nous plonge donc dans un univers spatial futuriste qui m’a fait pensé à Dead Space (en beaucoup moins gore, bien évidemment !). On y incarne un astronaute échouée sur une station spatiale abandonnée et hostile, dont il va falloir s’extirper avec l’aide d’une androïde fraichement rencontrée. Cette dernière a le pouvoir de pirater les méchants robots qui veulent nous éliminer et les rendre vulnérables à nos attaques. Ce hacking se fait via une sorte de mini-jeu fait en temps réel pendant les combats, dans lequel il faut parcourir une grille de hacking. L’idée du gameplay hybride m’a très rapidement séduit, et rien que la démo m’avait déjà bien convaincu – et c’est encore mieux calibré dans la version définitive, je n’ai pas été déçu.
D’ailleurs, la réalisation est plus que correcte : Pragamata est franchement un beau jeu digne de sa génération, l’univers est détaillé et crédible, et la bande-son est également à la hauteur. Du très bon boulot !
La progression est linéaire et se fait sans heurs, et la difficulté est plutôt bien dosée, ce qui rend le jeu plutôt agréable en soi. Mais le jeu souffre hélas d’un gros défaut : il est vraiment trop répétitif ! L’idée des grilles de hacking n’était pas mauvaise en soi, mais il fallait davantage chercher d’autres variantes pour donner plus d’intérêt au jeu sur le long terme. Là, les combats se ressemblent un peu tous et la lassitude finit rapidement par s’installer. Les développeurs ont certes essayé de faire quelques efforts, au travers d’une progression un peu style RPG et avec un gros panel de personnalisation via les différents « modules », mais les changements apportées restent trop en surface et ne suffisent pas à renouveler le gameplay. L’aventure comporte 2-3 séquences de puzzle, mais qui restent trop légère alors qu’il fallait aller beaucoup plus loin. Il y a aussi un mode dit « entrainement » - en fait, des dizaines des missions annexes de plateforme et/ou d’élimination en temps limités, mais les phases de plate-forme sont hélas difficilement jouables et les déplacements de Hugh en jet pack se sont pas assez précis.
Et ce n’est pas non plus le scénario qui arrive à apporter un regain d’intérêt au fil des heures : certes, la relation en Hugh et Diana est mignonne, mais l’ensemble demeure prévisible et assez oubliable.
Pragmata est donc une découverte intéressante, le jeu reste plutôt agréable et très sérieusement réalisé. Mais son énorme potentiel n’est pas encore assez exploitée à mon gout, et ses phases de jeu manquent beaucoup de variété – ce n’est donc pas le hit que ça aurait pu être. En espérant une suite qui saura mieux exploiter et renouveler toutes ces belles idées !