Après une saga Winters très réussie mais radicalement différente, Capcom semble avoir entendu les appels de la fanbase. Resident Evil Requiem marque un tournant majeur en délaissant l'ambiance intimiste et isolée des derniers opus pour renouer avec l'ADN pur de la saga avec des complots mondiaux, l'utilisation du mot ; "zombie", et des machinations de l'ombre. Alors que la saga Winters nous faisait vivre un cauchemar personnel, on sent ici que l’on fait de nouveau partie d’une fresque immense. C’est ce sentiment d'appartenance à une mythologie globale qui rend l'expérience si gratifiante.
Le génie de cet épisode réside dans son équilibre, porté par ses deux protagonistes :
- Les segments de Léon : On retrouve un héros plus aguerri que jamais. Son approche est volontairement bourrine, nous rappelant les heures les plus explosives de Resident Evil 4, 5 ou 6.
- Les segments de Grace : À l'opposé total, son gameplay mise sur la survie et l'horreur pure. Ici, chaque munition compte, l'ambiance est lourde et la vulnérabilité est au cœur de l'expérience.
Ce contraste permet au jeu de ne jamais être monotone, satisfaisant aussi bien les amateurs d'action que les nostalgiques du survival-horror exigeant.
Mon seul véritable "regret" concerne la narration. Avec un titre comme "Requiem", je m'attendais à une véritable réunion de famille impliquant toutes les têtes d'affiche iconiques de la saga. Malheureusement, le final reste assez mystérieux et nous laisse un peu sur notre faim quant au destin croisé des personnages.
Resident Evil Requiem est une franche réussite. C'est, d'une part, un excellent survival-horror moderne et, d'autre part, un très bon Resident Evil qui respecte son héritage. On ressort de l'aventure avec le sentiment que la saga est de retour.