Assez inexplicablement et très étrangement, le troisième Ride est presque aussi mauvais que le tout premier, lequel était incroyablement mauvais, ce qui laisse évidemment perplexe… et pourtant !
Il est en effet le miroir inversé du second : il n’a que ses qualités techniques pour lui, la jouabilité et la présentation ayant été pour leur part sabrées, sacrifiées et complètement foirées ! la carrière par exemple est devenue merdique et le système de progression est aussi laborieux que rébarbatif et répétitif. On tombe en outre systématiquement sur des épreuves qui semblent bien là… mais qui sont en fait des DLC ! et cet aspect mercantiliste est lamentable.
Le comportement est en net retrait par rapport à Ride 2, l’imprécision et l’absence de sensations nuisent grandement au pilotage ; parallèlement, la difficulté est nettement à la hausse ou du moins en dents de scie, avec des concurrents le plus souvent extrêmement rapides et infaillibles ! en outre, dès qu’on mord un peu ici ou là, des pénalités de temps très pénalisantes s’appliquent : le jeu est devenu paranoïaque !
Les bécanes sont toutes victimes d’un maniement bien trop sensible, les commandes sont également mal étalonnées et mal calibrées. Les menus sont mal présentés et bordéliques, ce qui énerve aussi considérablement.
Et pourtant… le jeu utilise désormais l’Unreal 4 et se révèle très flatteur à l’oeil… en plus de proposer un mode performance à 60 im/s sur console : on ne dit pas non ! les bruits de moteur marquent un gros progrès également, rien à y redire, ma foi. Hélas, si l’emballage est soigné, le contenu est décidément tout foireux ou presque : ça se pilote encore bien sûr mais sans aucun plaisir : je retourne volontiers sur le Ride 2 tout moche mais bien mieux que ce truc ! (critique écrite en 2021).