Sayonara Wild Hearts, c'est une heure de concert aux ambiances électro pop par-dessus laquelle on a greffé un gameplay bien dynamique, hyper agréable à prendre en main et qui ne fait pas dans la difficulté pour se donner un genre. Tout ce qui, au final, nous offre une excellente expérience de jeu. Et... toujours du très bon chez Annapurna Interactive.
Sur fond d'une histoire de cœur brisé et d'un monde qui se meurt depuis, puisque c'est de la sorte que s'ouvre le jeu, on est installé aux commandes d'une fille qui vient pour casser des gueules après sa rupture et qui ne fait pas les choses à moitié. À moto, en skate ou en voiture en vue TPS, chaque petit chapitre du jeu nous propose une course-poursuite dans un niveau chaque fois différent. Dans cette dizaine d'étapes qui jalonnent l'heure de jeu, il nous faut récupérer pièces et cœurs dispersés et bien manœuvrer quelques simplissimes QTE. L'objectif étant de terminer chaque run de la meilleure des manières (rang or / argent ou bronze) et cela jusqu'au "dénouement final" et, de ce qu'on comprend, l'apaisement du cœur de notre jeu héroïne.
J'adore le jeu pour ce qu'il fait de simple et d'accueillant, on pourrait se dire qu'avec une seule heure de jeu, les niveaux devraient être difficiles et/ou punitif, mais ce n'est tellement pas le cas. Je pense qu'on ne peut réellement pas perdre un run, bien sûr on peut échouer dans notre course en se prenant un arbre ou une attaque ennemie, mais on redémarre instantanément juste avant le problème et si celui-ci persiste on nous propose de "sauter le segment". Les développeurs nous offrent un petit bonbon d'une douceur remarquable, rien d'acide, rien qui ne fasse suer ou s'énerver (à moins bien sur de se défier soi-même pour remporter le rang or à chaque chapitre).
C'est une super recette, on passe un très bon moment, on en redemande tant le flow du gameplay et de la musique est entrainant et plaisant à parcourir. Le jeu réussi à nous demander une pleine concentration, sans devoir nous punir ou nous menacer avec une barre de vie ou d'énergie en cas d'échec, c'est probablement un pari que certains, ne jurant que par la difficulté d'un jeu, répugneront, mais c'est ce qui fait chez beaucoup l'enjouement manette en main. On attend de voir la suite chez les dévs de Simogo !