C’est une sorte de ‘Prix du Danger’ ou Running Man (tu parles de nanars !), un jeu de la mort télévisé auquel participe l’héroïne, accompagnée ici et là de quelques compagnons (mais l’équipe ne peut compter que trois personnes au combat). Une vague histoire tente de justifier tout cela mais franchement, ça ne casse pas trois pattes à un canard, lequel est déjà reparti barboter dans sa mare.
Tout cela pour dire qu’il s’agit du gros point faible du jeu, à savoir ses enjeux. Mais son ‘scénar’ si l’on peut l’appeler comme ça reste très superficiel et très insuffisamment développé. Du coup, difficile de s’attacher à la Miss, d’autant qu’elle est bien moche ou au mieux elle ressemble à rien ou enfin si, à un thon ou bien un cageot.
Mais c’est bien sûr la tendance -woke- des jeux modernes européens et américains : les héros ont désormais l’air con et de toute façon les héroïnes les ont remplacés (après tout, pourquoi pas) sauf que ces gonzesses sont systématiquement des mochetés !
Cela étant dit et précisé, le jeu est assez intéressant au début et brille par de bonnes mécaniques au tour par tour, l’interface est sans reproche (on peut même jouer à la manette), les graphismes sont réussis dans l’ensemble et la musique électro envoit du bois.
Cependant, que ce soit la partie ‘exploration’ (un bien grand mot mais c’est l’intention qui compte) ou la partie tactique (les arènes de combat), la répétition et la lassitude finissent par l’emporter avant qu’on atteigne la fin. Tout se ressemble graphiquement parlant d’ailleurs malgré une touche artistique savamment délabrée et décadente, assurément.
Dans le fond donc, le jeu n’est certainement pas mauvais du tout mais m’a globalement assez, voire trop souvent ennuyé. Je n’y reviendrai pas.