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le 21 févr. 2018
SuivreUn futur grand titre ?
Je m'empresse de rédiger une petite chronique, car je trouve que "Slay the Spire" mérite bien plus qu'une critique au 6 un peu trop lapidaire. Le jeu est en early access mais il a déjà la tête bien...
86h à mon actif
J'ai été assez réticent à écrire une critique sur Slay the Spire...
Pourtant, j'ai plutôt bien apprécié l'expérience ! La réticence vient surtout du fait que, lorsque je joue à un jeu vidéo (de Fantasy, je le souligne mais ça va de soi), je m'attends avant tout à un lore prenant. Bien évidemment, d'autres éléments entrent rapidement en compte : le traitement et la présentation des personnages, les musiques, le sous-genre dans lequel le jeu veut se développer (ça joue énormément)... mais s'il fallait donner le point qui me fait adhérer au jeu lancé, c'est bien celui du lore, du monde découvert, de l'univers détaillé. Et c'est là où on arrive au cas Slay the Spire, jeu vidéo classé dans le genre de la Fantasy, développé par Mega Crit Games, sorti assez récemment et étant un roguelike à construction de decks. Et de ma très petite expérience, car il s'agit là d'un genre de divertissement que j'ai assez peu approfondi, créer une histoire, du moins développer un lore marquant en étant estampillé "roguelike", c'est assez compliqué...
Et je me retrouve, certes, avec un jeu que j'ai bien apprécié mais pour quelles raisons, sinon le gameplay ?
Allons voir ça !
Nous incarnons un héros se lançant dans l’ascension d'une tour afin d'occire une entité démoniaque.
Voilà... Pas plus de spoil, car finalement, qu'y a-t-il à spoiler ?
Et voilà pour l'histoire !
Outre la conclusion qui nous est très rapidement expliquée, nous n'avons rien concernant le scénario, l'histoire, les enjeux... et c'est normal avec le genre du roguelike : il n'est pas forcément obligatoire d'imaginer et de mettre en place une histoire incroyable aux milles ressorts scénaristiques dès le moment où la principale source de divertissement fonctionne sur l'aspect aléatoire de nos compétences, armes, pouvoirs, artéfacts...
Oui oui oui mais ! ne sommes-nous pas censé être dans un univers de Fantasy ? Si l'univers n'est pas décrit sous toutes ses coutures, n'y a-t-il pas la possibilité de faire fonctionner notre imaginaire, de telle sorte à pouvoir imaginer des scénarios, des enjeux... Bien évidemment que oui, sauf que là, pour ma part... Rien. Je ne suis retrouvé devant un jeu vidéo accroché à mon genre de divertissement de prédilection et rien n'est venu susciter mon émerveillement, le titiller, le faire germer... Absolument rien. Quand bien même l'on nous présente quelques éléments "basiques" : le démon qui se joue de notre faible puissance et nous renvoie au bas de la tour tant que l'on a pas trouver les artéfacts essentiels, un mal qui en cache un autre bien plus imposant... Mais rien de quoi nous immerger véritablement...
Mais si ce n'est pas l'histoire puisque de toutes évidences pas mise au centre de l’œuvre, est-ce les personnages qui m'ont attiré ?
Pour ce qui retourne des personnages, nous avons la possibilité d'en incarner quatre. Et là aussi, nous restons sur un terrain connu, même si quelques bonnes surprises se présentent à nous. Nous avons le guerrier de base, qui va employer des cartes puissantes mettant en avant la force brute ; une assassin jouant autour de l'empoisonnement, de la furtivité et du travail vite fait bien fait ; la machine à la technologie avancée pour un monde de Fantasy qui va l'employer pour parvenir à défaire ses adversaires ; et une combattante jouant sur diverses positions de combat et de méditation, de quoi appuyer une stratégie plus réfléchie ou frapper au plus vite et au plus fort. Et là aussi, ce sera tout ce que le joueur recevra. Pas forcément d'histoires personnelles approfondies, pas de causes concernant la présence de ces héros au cœur d'une tour éternelle sinon quelques lignes de description d'aptitudes au combat. Pas de quoi susciter un attachement ou un commentaire plus poussé sur ces derniers même si il faut reconnaître que l'apparence de nos héros est assez travaillée et drôlement éloquente, sinon intrigante.
Et brisons un peu la logique de mes critiques en parlant dès à présent de la musique !
Mais là aussi, je dois avouer être resté sur ma fin puisqu'aucune note ne m'est resté en tête...
Il en va de même pour les lieux et décors : nous sommes dans un lieu unique, et même si l'on propose des étages différents, l'ambiance des décors se répète, donnant l'illusion que nous ne bougeons pas, que nous n'évoluons pas...
Mais alors, que reste t-il ?
Car s'il fallait compter sur la patte graphique, on pourrait être dessus. Effectivement, nous sommes face à un jeu développé par des indépendants qui sont, avec Slay the Spire, à leur coup d'essai. Et en vrai, le jeu n'est pas horrible, graphiquement parlant, mais on reste sur un résultat qui m'a laissé de marbre, quand bien même l'aspect crayonné, dessin d'enfant est très intéressant.
Et bien, tout simplement, ce jeu est addictif !
Avec sa recette simple de construction de deck aux multiples cartes intéressantes et aux multiples combinaisons démentes, le jeu est addictif et chaque étage passé, chaque ennemi défait, chaque boss rencontré nous pousse à améliorer nos attaques et nos défenses, à combiner les bonus, à risquer des combinaisons de malus, à choisir judicieusement nos artéfacts et nos potions pour toujours aller plus loin et plus haut afin de nous mesurer au boss final qui ne nous laisse pas de cadeaux si l'on se présente devant lui sans un deck un minimum travaillé.
C'est ici, à mon sens, sa seule force... mais c'est sa plus grande force !
On ne voit pas les heures s'écouler, happé par l'envie de sortir victorieux d'un boss qui nous laisse dans une mauvaise posture, par les nombreux choix qui s'offrent à nous, par les cartes et les objets à débloquer pour parfaire ses stratégies...
Et voilà comment on pourrait conclure cette critique sur Slay the Spire - critique beaucoup plus courte que les autres mais pas moins éloquente ! Mais dès le moment où nous nous retrouvons devant un roguelike, qu'importe si le scénario est infime, que le mystère plane au dessus de nos héros, que les musiques sont oubliables ou que les décors soient minimalistes : si l'on parvient à rendre son gameplay addictif, c'est la victoire assuré. Et Mega Crit Games a su trouver la recette parfaite pour son jeu, qui accueille très bientôt son successeur. D'ici là et le temps de l'essayer, je recommande plus que chaudement le premier opus !
Et n'oubliez pas : la Fantasy nous appartient !
Créée
le 29 mars 2026
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