Soma : Après un accident, un docteur propose à Simon d'être soignée par le biais d'un scanner révolutionnaire. Quelques instant plus tard, Simon se réveille dans un laboratoire en ruine, et un monde détruit. Que s'est-il passé ? Pourquoi une centaine d'année semblent s'être écoulées ? S'agit-il d'une hallucination, ou alors Simon a-t-il été envoyé dans le temps ?
Accrochez vous, parce que l'histoire est hyper bien foutue, et aussi intéressante que profondément glauque.
On va découvrir des morceaux d'histoire par ci par là, lisant des rapports, des témoignages, en discutant avec ce qui semble être une IA... Jusqu'à s'interroger enfin sur notre propre condition de "Simon", ou du moins ce qu'il en reste.
Pas mal de questions qui ne trouverons une réponse qu'à la fin, et c'est assez amère.
Autant dire qu'il s'agit du gros point fort du jeu, particulièrement bien écrit.
Niveau gameplay, on intègre Simon vu FPS, et on ne sait pas faire grand chose d'autre que de lire, déplacer quelques objets, ouvrir des portes, et courir. Et ça c'est important, parce que la fuite et la discrétion seront les seules armes face aux créatures abominables qui rôdent dans les profondeurs des océans, dans les structures rouillées. Si l'une d'elle vous attrapent deux fois, c'est terminé.
Il faudra trouver les mécanismes, les chemins les plus sûrs, trouver ce qu'il faudra faire pour réparer ces complexes usés par le temps et les catastrophes. Et ce n'est pas toujours facile. Le jeu se fait un malin plaisir à nous laisser nous débrouiller un peu tout seul, parce que finalement.... On est très seul, à l'exception des hideuses bestioles qui tentent de nous bouffer.
Ça a été le seul point noir pour moi. Sur certaines zones je suis resté à chercher où me rendre pendant plusieurs dizaines de minutes, et c'est un peu frustrant de tourner en rond sans véritable indice, sans avoir vu cette petite lumière qui indique qu'il y a peut être quelque chose à faire.
Et il faudra systématiquement réparer tout ce qu'on trouve, parce que tout est toujours en rade. Pièce manquante, énergie insuffisante, élément dysfonctionnel... Être seul dans un monde détruit, c'est pas joyeux.
L'ambiance est très réussie, les décors sont sombres, délabrés, cassés, sanguinolents. Les créatures qui nous poursuivent sans que nous ne puissions faire grand chose d'autre que de fuir met une pression assez malaisante, mais heureusement, les monstres ne sont pas partout, tout le temps. On espère à chaque ouverture de porte qu'il n'y aura rien derrière, parce que la fuite se fait souvent un peu au hasard dans des couloirs qui se ressemblent.
Un jeu assez dingue avec une ambiance unique, une histoire qui interroge l'avenir de l'humanité et le siège de notre conscience. C'est bien ficelé, intelligent, flippant, malaisant, mais très réussi.