Je n’ai pour ainsi dire pas compris l’engouement ainsi que la hype du modèle Vampire Survivors. Ayant testé ce dernier sur mobile, malgré des mécaniques pouvant devenir sympathiques, la DA m’a complètement perdu à l'époque, et le principe même d’un jeu se jouant “tout seul”, ben… où est l’intérêt.
Puis ce jeu est apparu dans les recommandations sur le PS Store, et j’avais à ce moment précis besoin d’un petit jeu sans prétention, avec une boucle de gameplay simple et efficace pour une petite semaine. Le gameplay, les arbres de compétences, de runes, etc., tout ceci colle à son grand frère qu’il tente un peu de “singer”, à la différence que cette fois, ça y est, la boucle est lancée.
Je me rends compte que c'était la DA hideuse de Vampire Survivors ainsi que son ergonomie sur mobile qui finirent d’enfoncer le clou et me laissèrent sur le carreau. Ici, nous avons un design low poly sympathique esthétiquement, sans que cela ne consomme trop de ressources car… la PS5 va en avoir besoin pour faire tourner cette orgie de pixels qui, il faut l’admettre, ne manquera pas de faire criser les épileptiques ou ceux qui ont vite la nausée.
Exemple sur un extrait Youtube où je reproduis le principe du barbare Trombe de Diablo 2.
À haut niveau, on se rend vite compte que cela peut devenir le bordel et subir une action illisible, MAIS atteindre ce stade est tellement jouissif qu’on en redemande encore et encore. Hop ! On lance une autre session ! Ce que j'apprécie le plus dans ce Soulstone Survivors, c’est sa capacité à se dévoiler petit à petit, comme des poupées russes disposées les unes à côté des autres. Au début, on patauge dans des menus où rien n’est encore disponible et qui vont demander un farm d’enfer pour tout débloquer. Il y a de nombreux personnages avec une progression et une personnalisation volontairement colossales, misant avant tout sur la quantité sans pour autant dénaturer le plaisir de jeu. Trois touches : stick gauche pour le déplacement, stick droit pour viser, et L1 pour l’esquive. Une combinaison classique pour le genre, mais c’est surtout votre sens de l’observation qui fera la différence entre une partie ratée et une partie réussie. Et c’est ça qui, paradoxalement, peut rendre le jeu épuisant, car vous finirez par ne plus cligner des yeux pendant de longues minutes. Inutile de vous dire que dans l’extrait partagé plus haut, il n’y a aucun repos possible : un dixième de seconde peut faire la différence.
Pour conclure, ben je suis accro ! Malgré quelques défauts, comme une ergonomie bancale dans les menus et une musique générique qui va finir très vite sur “mute”, Soulstone Survivors rassemble les éléments manquants à la première expérience du concept d’origine : visuellement agréable et coloré, plus de précision avec la DualSense, et cette avalanche de contenu rentabilise à 200 % les 15 € d’investissement. Pour moi, c’est un grand oui. Mais je vous préviens… une fois que vous décrocherez de votre TV, vous verrez un monde tournant au ralenti en plus de finir à la pharmacie pour acheter un zeste de relaxation oculaire.