L’indé du jour est… ou plutôt… n’est pas une grosse merde dont le genre est si coutumier, ce qui nous rassérène sensiblement. Il s’agit d’un petit « water world » comme son nom l’indique mais vu sous un angle pacifique et poétique. Non, Dennis Hooper n’est pas à vos trousses, lui et sa meute de chiens enragés à la Mad Max…
Ce qui ne signifie pas qu’on ne croise pas quelques individus éventuellement mais c’est une surprise… A cet égard, bien que le jeu soit dénué de tout dialogue ou presque, il nous conte malgré tout une petite histoire à sa manière alors que la petiote très opiniâtre s’en va explorer ce « no man’s land » avec sa barque afin de guérir le frérot. Il faudra donc repérer et récupérer des caisses et bien sûr escalader bien des bâtiments.
L’escalade est très simple et sans souci, elle fait penser à un Unchartiep d’ailleurs. Ce monde à moitié englouti sous les eaux est agréable à l’oeil et dépaysant ; il tourne sous l’Unreal 4, le moteur 3D d’Epic distribué dans tous les paquets de corn-flakes… Il faut dire que contrairement au 3 (ou même aux précédents), cette mouture n°4 est à peine plus jolie et qu’elle tourne comme une patate. Il s’agit d’un moteur exigeant (ceci expliquant cela sans doute) peu adapté aux consoles et implique donc une forte quantité d’aliasing. Et de temps de chargement.
Les développeurs indés qui… développent là-dessus (ou là-dessous) sont donc à la peine. Submerged en est l’un des exemples flagrants avec son aliasing omniprésent et ses ralentissements fréquents.
Mais revenons à nos moutons avec ce Submerged globalement relaxant et sympathique. La durée de vie est courte bien entendu mais pas tant que cela si l’on se décide à récupérer tous les secrets et les améliorations de la barque. La météo est dynamique avec en prime un joli cycle jour-nuit et l’atmosphère est indéniablement plaisante.
Le problème finalement, c’est qu’il manque quelque chose pour nous impliquer vraiment, car en l’état le jeu reste -bien que plaisant- trop plat pour réellement convaincre. En outre, la musique gnangnan avec ce petit piano neuneu qui fait « gnagna » en boucle nous les casse sensiblement.
Bref, nous (le nous royal) ne sommes certes pas submergé par l’enthousiasme mais restons loin d’être déçu non plus : c’est un petit indé qui passe assez bien le temps. (Critique écrite en 2016).