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le 14 avr. 2026
SuivreC'est pas Meat Boy
Super Meat Boy, c’est typiquement le genre de jeu qui ne laisse pas indifférent quand on l’a connu à sa sortie. J’étais de ceux qui ont vu dans ce premier opus qui était une claque! Un jeu qui a...
Tout commence par une courte cinématique, Meat Boy se met à la poursuite de Dr. Fœtus qui a kidnappé sa dulcinée, Bandage Girl. La séquence a déjà été éprouvé à maintes reprises, sauf que le cadre est différent. Les aplats d'un monde en deux dimensions ont complètement disparu pour laisser place à un univers tout en 3D. Mais malgré ce nouvel enrobage qui aurait pu laisser penser que la franchise allait s'aventurer vers de nouvelles contrées, Super Meat Boy 3D parvient à rester fidèle à ses origines. Les vieilles habitudes sont vite retrouvées : d'abord des accidents en nombre, Meat Boy finissant en viande haché ou au fond d'un gouffre, ensuite des niveaux pulvérisés en un temps record. Et si l'imprécision apportée par la troisième dimension peut en décontenancer plus d'un·e, elle est vite contrebalancée par une difficulté largement revue à la baisse. Le score A+ s'obtient le plus souvent en moins de dix essais. Cette facilité laisse néanmoins place à un manque d'engagement – les niveaux s'enchaînant très vite –, une dynamique largement renforcée par l'absence totale d'identité visuelle.
Quand sort le « premier » épisode en 2010, la saga nage à contre-courant. Alors que le médium cherche à côtoyer toujours plus le cinéma, en reproduisant au sein du jeu son langage (Uncharted 2 : Among Thieves, Gears of War 2, Alan Wake et bientôt The Last of Us), Super Meat Boy promeut une manière différente d'entrevoir le jeu vidéo, en s'inspirant des premiers pas de l'industrie. Il propulse sur le devant de la scène une esthétique oubliée, autrefois une entrave au réalisme imposée par les limitations techniques des machines : le pixel-art. Super Meat Boy sort instantanément du lot. À l'inverse, Super Meat Boy 3D s'inscrit dans une continuité ; ce nouvel opus est à nouveau l'occasion de constater que l'Unreal Engine 5 peut autant être une bénédiction pour les studios de taille modeste, qu'un véritable fléau. Si le moteur facilite le développement, en mettant à disposition de nombreux assets (bâtiments, arbres, mobiliers, etc), il est également livré avec une esthétique – dès qu'il y a des formes, un habillage, il y a une proposition. Il est alors nécessaire pour les différentes firmes de s'approprier les éléments préfabriqués pour les modeler à leur image, une étape cruciale et pourtant bien trop souvent ignorée . C'est le cas de Super Meat Boy 3D qui se contente d'un univers sans caractère – celui d'un autre finalement. Le jeu, à l'image de beaucoup d'autres créations pensées sous l'UE5, rappelle davantage ces « remakes » disgracieux imaginés par des fans, plutôt qu'une proposition originale. Et s'il n'est qu'un platformer passe-partout, pourquoi favoriser lui plutôt qu'un autre ?
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il y a 6 jours
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le 14 avr. 2026
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