Tacoma fait partie de ces petits jeux indés narratifs à la limite de la promenade et de l’aventure mais plus promenade que vraiment aventureux ici… ce qui n’est pas un défaut en soi si la narration parvient à intéresser le joueur(-spectateur) en l’impliquant suffisamment dans ses enjeux… ce qui n’est pas du tout le cas dans ce ‘Tacoma’, hélas !…
La faute à une écriture très pauvre et rien ne saurait différencier à cet égard ce Tacoma d’une rédaction naïve d’un collégien de 4ème qui a trop regardé la télé et passé beaucoup trop de temps sur complot.com ou d’autres mystifications de bas étage. On a également la désagréable impression d’assister à un meeting de la CGT sur une petite station spatiale… oui, braves travailleurs, on vous ment, on vous spolie ! mort au grand capital !
Bref, ça sent clairement les gesticulations du jeu de gauche et des propos gauchistes à tendance écolo-anarchiste (le Front de Libération des… mais putain sans déconner… vous le constaterez bien assez tôt -ou pas- mais attendez-vous à une grosse braderie woke SJW !). D’ailleurs, l’équipage de cette station multi-culturaliste du vivre-ensemble en est encore un exemple flagrant.
Même le principe de reconstituer ce qui s’est passé via l’interface de « Réalité Augmentée » (sic) à des endroits différents de la station via les conversations des camarades réactionnaires fait long feu ; cela devient en effet très répétitif malgré la très courte durée de vie du jeu (un comble !). On déplore aussi (et cela a un impact sur l’immersion) que la « RA » reconstitue les personnages très schématiquement : on dirait de grosses baudruches grotesques, chacune avec une couleur différente.
Les voix sont en anglais mais bien sous-titrées en français et les graphismes bien qu’assez présentables (pour le moteur Unity) ne sont vraiment pas folichons : une appréciable option 4K est disponible mais trop souvent remplie de saccades sur console. On se demande bien pourquoi vu ce qu’il y a à l’écran : trop compliqué d’animer des baudruches ?
A l’heure du bilan, chers camarades syndiqués, la situation est morose : le jeu est très court en plus d’être creux et répétitif et de surcroît nous soûler avec ses discours anarcho-socialos à la petite semaine. Je propose donc de virer tout le monde et de délocaliser en Chine ou au Vietnam ; ça les changera de la Californie communiste et leur remettra les idées en place : une « autocritique » en bonne et due forme pour l'étron indé !