The Casting of Frank Stone devait être une plongée glaçante dans l’univers de Dead by Daylight, sublimée par le savoir-faire narratif de Supermassive Games. Sur le papier, l’idée avait tout pour séduire : une enquête morbide, plusieurs époques entremêlées, un lien direct avec le lore de DbD… Mais une fois manette en main, la déception s’installe vite.
L’histoire tente de jongler entre 1960, 1980 et 2024, mais finit par manquer de cohérence. Les rebondissements arrivent, certes, mais sans jamais provoquer de véritable choc. Les personnages, pourtant au cœur du récit, manquent de profondeur et de charisme : difficile de s’y attacher, encore plus difficile de s’inquiéter pour eux. Quant à Frank Stone, censé incarner l’ombre menaçante de l’intrigue, il reste étonnamment sous-exploité.
Techniquement, le constat est tout aussi mitigé. Le jeu tourne sous Unreal Engine 5 mais n’exploite jamais pleinement ses capacités : animations rigides, expressions faciales figées, problèmes de synchronisation labiale et environnements souvent vides. Même les scènes censées être terrifiantes tombent à plat, faute de mise en scène vraiment marquante.
Le gameplay reprend la formule classique de Supermassive : choix narratifs, QTE, enquêtes légères. Le problème, c’est qu’il ne prend aucun risque. Là où Until Dawn ou The Quarry parvenaient à surprendre, ici tout semble déjà vu. Les décisions influencent peu la progression, les conséquences sont rarement marquantes, et la rejouabilité promise reste faible.
Pour les fans de Dead by Daylight, quelques références et clins d’œil au lore sauveront peut-être l’expérience. Pour les autres, l’aventure semblera trop courte, trop prévisible, et trop timide pour marquer durablement.