Cette critique couvre les deux DLC : "The Assignment" et "The Consequence", qui seront ici considérés comme une seule et même entité.
De mémoire de joueur, le DLC de "The Evil Within" (TEW) "est un cas unique dans l'histoire du jeu vidéo : il est meilleur que le jeu original. Là ou TEW est essentiellement un jeu résolument orienté action, son add-on opère un virage à 360 degrés, revient aux sources du genre et joue ouvertement la carte de la survie. Pour preuve, The Conséquence est un Survival Horror ou le joueur n'a, la plupart du temps, aucune arme et aucun mécanisme de défense. Son ambiance pesante repose essentiellement sur la menace constante que représente la présence d'ennemis, même peu nombreux, auxquels il faudra tout simplement échapper en élaborant une stratégie plus ou moins complexe.
Par rapport à l'original, c'est un donc un jeu très différent, plutot dépouillé (peu d'interface, pas d'inventaire) mais qui fait preuve d'une inventivité étonnante dans ses mécaniques de jeu et son level design. Pour ne rien gâcher, les péripéties de Julie Kidman, qui viennent s'intercaler avec celle de Castellanos et qui expliquent certaines ellipses du jeu original, s'étalent entre 8 et 10 heures. Une durée de vie, là encore, largement supérieure à la moyenne des DLC usuels. Bien entendu, la direction artistique est toujours aussi glauque et le nouveau némésis, la "light woman", a de quoi glacer le sang de plus d'un.
Ce DLC est donc une réussite inhabituelle. C'est un petit jeu mais, quelque part, il parvient tout de même à redonner quelques lettres de noblesses au survival horror. Il prolonge l'aventure originale, étend son univers, tout en proposant une expérience nouvelle là ou d'ordinaire on a trois niveaux supplémentaires au rabais. Bref, ce n'est pas une arnaque et ça change. Je l'avoue, je suis du coup impatient de voir ce que donnera le dernier DLC, The Executioner, qui nous glissera dans la peau du gardien. Espérons qu'il sera du même niveau.