Je vais sans détour faire ma critique et je peux déjà dire que ce jeu fait preuve d’une malhonnêteté maléfique. Pourtant la couverture avait l’air bien sympathique. Un petit renard, une épée, et c’était parti pour une aventure épique. Tout cela dans une atmosphère lyrique et onirique. Mais à partir de la dernière section, l’histoire prend une tournure dramatique. A tel point que je n’ai pas pu finir ce jeu qui est, je le conçois, un chef d'œuvre vidéoludique, que ce soit au niveau des musiques ou de la direction artistique. Mais il n’y a pas que l’histoire qui m’a fait arrêter de manière tragique.
Alors moi déjà les énigmes, au bout d’une heure, j’ai les yeux qui piquent. Mais celles-ci sont tellement tirées par les cheveux, il n’y a pas d’indication et on résout la plupart par hasard, ce qui n’est pas du tout fantastique.
L’idée du manuel est magnifique, mais cela a été honteusement fait pour rameuter les joueurs nostalgiques. Si c’était du Professeur Layton, aurais-je trouvé un semblant de plaisir ludique ? Et puis entre le premier et le deuxième combat, la difficulté est passée de facile à hystérique. Mais quitte à galérer, je préfère encore un combat volcanique, comme celui des gargouilles du clocher ou un bon démon Capra satanique. Ce jeu ne respecte pas mon temps, c’est ça le hic.
L’histoire bascule rapidement dans l’horrifique. C’est quoi ces boîtes noires où on enferme des mamans renards sombres et apathiques ? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter de voir autant de scènes dérangeantes et graphiques ? Qu’est-ce que je dois en tirer en tant que joueur parce que je ne trouve pas ça très comique. Le fait de commencer sur un truc mignon pour ensuite tomber dans le très sombre, je trouve cette roublardise absolument terrifique. J’apprécie faire à partir d’un jeu une analyse sémantique, et de ce que j’ai compris, le petit renard n’est pas un héros, juste un objet voir un méchant avec une fin qui me rend mélancolique.
Je suis pragmatique. Quand je lance un soft, je sais à quoi m’attendre, je sais où je mets les pieds, dans quel bourbier psychologique (cf. Dark Souls). Mais j’ai trouvé que les développeurs étaient malhonnête dans leur démarche et si j’avais vu le trailer, j’aurais su quel direction prendrait cette expérience qui reste tout de même unique. Je croyais qu’on partait en pique-nique. Au lieu de ça, j’ai passé des heures de souffrances pour des secondes de plaisir, ce qui est ironique. Que c’est pathétique…
Tout cela fait que je n'ai pas aimé Tunic.