Belle promesse : cinquante jeux rétro inédits, venus d’un passé alternatif où la créativité coulait à flots et où un mystérieux studio fictif, UFO Soft, dominait les années 80. Un concept qui, sur le papier, ferait saliver n’importe quel nostalgique du Famicom. Mais dans la pratique ? Une compilation où l’on passe surtout son temps à chercher un bon jeu… et à ne jamais le trouver.
Prenons Valbrace, par exemple. Ce supposé dungeon crawler rogue-like, qui, dès les premières minutes, t’envoie à errer dans un labyrinthe aussi engageant qu’une salle d’attente chez le dentiste. Le loot y est si rare qu’on dirait une blague mal écrite : trois potions, une dague rouillée, et un “casque en tissu” qu’on aurait honte d’offrir à un slime. Quant à la map ? À croire qu’elle a été dessinée par un enfant de 5 ans en pleine crise de somnambulisme. Résultat : on tourne en rond, on meurt sans comprendre pourquoi, et surtout – on s’ennuie ferme. Même mourir n’est pas fun, c’est dire.
🎮 50 jeux ? Oui. 50 bons jeux ? Absolument pas.
On sent que les créateurs ont voulu faire un musée vivant, une ode à une époque pixelisée, avec ses bons et ses mauvais côtés. Problème : ils ont oublié d’enlever les mauvais côtés. Pire, ils les ont glorifiés. Entre mini-jeux oubliables, gameplay hasardeux, interfaces illisibles et expérimentations ratées, on se retrouve avec une compilation qui fait illusion quelques minutes, avant de révéler l’ampleur de son vide ludique.
Et c’est dommage. Car le concept est fort, l’intention noble. Mais au final, UFO 50 est une idée géniale piégée dans un exosquelette de nostalgie mal exécutée. Le fantasme d’un âge d’or qui n’a jamais existé, ou peut-être juste un prétexte pour empiler les prototypes sans jamais les finir.
👉 Verdict : Un bel OVNI, certes. Mais qui aurait mieux fait de rester non-identifié.