J’ai passé environ 21 heures sur Vampire Crawlers (2026) et j’ai débloqué 147 succès sur 161. Malgré tout, je suis sorti de l’expérience avec un sentiment mitigé. J’ai même oublié le titre du jeu quelque temps après l’avoir terminé, ce qui en dit long sur l’impact qu’il m’a laissé. Je lui mets un indulgent 7/10, car il y a de bonnes idées, mais le tout reste trop fade et répétitif sur la durée.
Le concept de base est sympathique. On avance dans un donjon, on affronte des vagues d’ennemis et on optimise son deck de cartes au fil des combats. Le système rappelle un peu les vieux RPG des années 90 en vue FPS, où l’on explorait des labyrinthes en tuant tout ce qui bougeait. Ici, il n’y a pas de vraie dimension aventure ou d’exploration hormis quelques interactions avec des coffres, des autels ou des boss secondaires. Globalement, les donjons se résument à avancer, tuer ce qui se présente, ramasser des cartes/bonus et recommencer au niveau supérieur jusqu’au boss final. C’est basique, mais ça marche.
Le jeu assume clairement son héritage Vampire Survivors (2022). On retrouve les personnages, les armes, les ennemis et l’esprit général du jeu original, mais transposé dans un format deck builder au tour par tour. L’adaptation est plutôt bien pensée, et le système de combos via les cartes permet de créer des synergies intéressantes. Il y a aussi pas mal de personnalisation possible au camp de base, que ce soit dans la composition du deck ou dans les passifs que l’on peut choisir avant chaque run. On sent que les développeurs ont voulu donner de la profondeur et de la rejouabilité.
Malheureusement, malgré tout ce système de cartes et de personnalisation, le jeu reste assez bourrin et manque de profondeur stratégique réelle. Une fois qu’on a compris comment optimiser ses combos, les parties finissent par se ressembler. On sélectionne toujours plus ou moins les mêmes cartes prioritaires, et la variété des sessions s’effrite assez vite. Après une vingtaine d’heures, j’avais clairement fait le tour de ce que le jeu avait à offrir, et l’envie de relancer une partie s’est rapidement estompée.
Côté présentation, le jeu reste très proche de Vampire Survivors dans son esthétique pixel art, ce qui n’est pas forcément un mal, mais qui ne permet pas non plus de se démarquer. Côté musique, il n’y a pas grand-chose à retenir. Les morceaux sont présents, mais ils passent assez inaperçus et on les oublie dès qu’on quitte le jeu.
Au final, Vampire Crawlers est une adaptation correcte de Vampire Survivors en jeu de cartes, mais je le trouve surévalué. Le concept est intéressant, il y a du travail, mais le jeu manque de saveur et de profondeur. Après une vingtaine d’heures, la répétition prend le dessus et l’intérêt retombe vite. Un titre correct, sans plus, et qui ne mérite pas tout l’engouement qu’il a reçu.