Accroches

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102 films

par pphf

Cette liste a une double origine :
- un premier essai, peu convaincant, consacré aux prologues au cinéma - dans laquelle tout était mélangé : générique, pré-génériques, premières séquences ... sans que la cohérence de l'ensemble apparaisse vraiment ;
- le constat que la séquence d'ouverture des films occupait souvent une place importante dans mes propres critiques - confirmation que l'attaque sur le clavier, l'accroche était essentielle pour la réception du film.
Ce constat permettait de trouver la cohérence absente de la première tentative : reprendre, dans leur grande variété, l'évocation de ces accroches, de ces prologues au sens large - placées souvent en début de critique, parfois plus loin, sous la forme de description ou déjà d'analyses, d'images étranges ou belles ou déconcertante, de texte déjà développé oun presque subliminal ...
... avec pour objectif d'aller précisément dans le sens de l'accroche, de donner envie de voir le film (voire même, accessoirement, de jeter un coup d'œil sur la critique.)
Une très bonne liste consacrée à "l'art du prologue" par Krokodebil :
https://www.senscritique.com/liste/De_l_art_du_prologue/174201

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  • 1
    Bande-annonce

    Il était une fois dans l'Ouest (1968)

    C'era una volta il West

    2 h 45 min. Sortie : . Western.

    Film de Sergio Leone avec Charles Bronson, Claudia Cardinale, Henry Fonda

    éolienne goutte d'eau mouche craquements de doigts éolienne gros plans sur visages puis plan d'ensemble sur désert et saignée de la voie ferrée harmonica musique symphonique coups de feu éolienne
    Un chef d'œuvre de 20 minutes en prologue d'un chef d'œuvre définitif.
    Une leçon de cinéma, donc.

    " Une leçon de cinéma, donc.

    En quelques mots, le résumé : "trois hommes arrivent dans une gare, en plein désert. Ils attendent un voyageur qui les abat au cours d'un duel."
    Tout est dit. Et ce prologue, ce pré-générique, le plus long de l'histoire, au récit aussi simple, dure plus d'un quart d'heure.
    Et un petit jeu, très simple : quel est le mot clé du résumé qui précède ? La réponse est évidemment différée pour ne pas spoiler la suite de la critique.

    Les plans sont longs, sensiblement plus longs que dans un film ordinaire. Ils sont simplement accélérés lors de l'arrivée du train, de la préparation et de l'exécution du duel.

    Le réalisateur privilégie les gros plans, sa signature, essentiellement sur les visages : rapports de force, tension, psychologie bien plus qu'action. Mais il y a bien un plan d'ensemble, d'autant plus essentiel qu'il est presque unique à ce moment-là. On en parlera plus tard.

    Les mouvements de caméra sont extrêmement rares - essentiellement un long travelling en extérieur accompagnant un des trois hommes (Woody Strode) pour découvrir l'ensemble du décor; quelques panoramiques (dont un descendant aboutissant assez classiquement sur une arme) ;

    Les dialogues sont très rares, et inachevés, en suspens :
    - A quoi ça sert que je sois le chef de gare si les gens entrent ici comme dans un fichu mouln ... voilà... vous me devez ... sept dollars ... euh ... et cinquante cents ...

    ou plus loin, et le caractère très inattendu (et l'humour) des mots renforcent la surprise et l'attente de la résolution (les quelques secondes qui vont manquer aux trois hommes lors du duel) :
    - Vous avez un cheval pour moi ?
    - Ah non ... Pour les chevaux, on est un peu juste, on s'excuse ... (rires)
    - j'en vois deux qui ne sont à personne (silence lourd) (et quelques secondes encore avant le massacre) (quelques secondes aussi pour la réaction du spectateur)..

    Si les dialogues sont parcimonieux, le son est par contre génialement envahissant :
    - le bruit permanent, en toile de fond, s'effaçant avent de revenir constamment, appelé à poursuive le spectateur bien au-delà du film, de l'éolienne,
    - le bruit interminable de la goutte d'eau ... "
  • 2
    Bande-annonce

    La Taupe (2011)

    Tinker Tailor Soldier Spy

    2 h 07 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Tomas Alfredson avec Gary Oldman, Tom Hardy, Colin Firth

    Un film avant le film, à la façon d'Il était une fois dans l'Ouest, un peu moins long. En trois mouvements parfaitement articulés, des jeux de focale, des plongées vertigineuses, des effets de cache, du duel de western (ou quasi) aux affrontements feutrés et aussi violents, pour aboutir à un labyrinthe abstrait - le puzzle du film, tout cela presque sans mots. Une leçon de cinéma.

    "... dans l'extraordinaire séquence, qui ouvre le film. On assiste, médusés, à un véritable duel de western dans une rue de Budapest ; tout y est : le temps suspendu par la confrontation des gros plans sur les visages, les détails insérés porteurs de tension, une goutte de sueur qui s'écrase sur la table, une chaise qui tombe, le dialogue qui s'interrompt, longtemps , et surtout tous les regards qui convergent vers le même point, vers Jim Prideaux (Mark Strong), pris dans le piège, dans la toile, tous ces regards qui se dérobent avant le coup de feu final.

    Cette scène s'inscrit dans un prologue magistral d'une vingtaine de minutes, en trois mouvements, où tout est dit et constitue une magistrale leçon de cinéma - ou comment traduire par des plans , par des mouvements de caméra, par des effets de montage tout ce que le roman traduit par des mots, qui chez Le Carré ne sont pas immédiatement cinématographiques. La construction même du prologue est éloquente : trois moments donc, chronologiques, trois lieux symétriques (la maison de Control/Budapest - les locaux du Cirque - les rues de Londres/la maison de Smiley). Celui-ci (Gary Oldman) est absent du premier mouvent, centré sur Control (et Prideaux) mais il est seul (après la mort, presque subliminale de Control) dans le troisième mouvement, alors qu'ils se retrouvent tout les deux face aux autres dirigeants du cirque après le désastre de Budapest dans le second mouvement. Cette rencontre constitue, dans les locaux du Cirque, un affrontement certes plus feutré mais presque aussi violent que le duel de Budapest entre les espions du MI6 ..."
  • 3
    Bande-annonce

    À bord du Darjeeling Limited (2007)

    The Darjeeling Limited

    1 h 31 min. Sortie : . Aventure, comédie et drame.

    Film de Wes Anderson avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman

    Difficile de faire plus original - le générique du film est un autre film, aussi court que génial.

    "Le film commence de façon très déconcertante. Au bout de dix minutes (magistrales) , le générique apparaît avec le titre d'un autre film - Hôtel Chevalier. Tout Wes Anderson est là, dans ses bifurcations inédites et tellement signifiantes, après coup.
    Ce prologue donc : un bel hôtel parisien, un couple qui se retrouve (non sans douleur) avec une Nathalie Portman, cheveux très courts, regard profond, jamais aussi belle, une chanson très kitsch, très décalée - il suffit pour s'en convaincre de regarder le vidéo clip original de Peter Sarstedt. Il n'y a aucun élément anecdotique dans cette rencontre, rien qui renvoie à des faits précis, mais la force décuplée d'une fêlure, la douleur incrustée dans la passion et les bleus qui couvrent le corps de Nathalie Portman ne sont sans doute pas seulement physiques. Dès l'attaque du film, je sais de science intime que ce film va parler de Wes Anderson, va parler de moi, de vous - pour retrouver au-delà de toute anecdote des situations essentielles qui touchent à l'universel ..."
  • 4
    Bande-annonce

    Revanche (2008)

    2 h 01 min. Sortie : . Drame.

    Film de Götz Spielmann avec Ursula Strauss, Johannes Thanheiser, Toni Slama

    " Un prologue bref, simple et magistral.

    Une image coupée en deux, entre horizontal et diagonal ; d’une part une forêt, très dense et très noire, son reflet, très sombre donc dans l’eau d’un lac ; d’autre part le lac, totalement calme, presque blanc. La frontière n’est pas rectiligne mais figure plutôt une ligne brisée marquée par les silhouettes des sapins. Soudain, très brusquement, un projectile, une pierre sans doute vient percuter la surface de l’eau. Se forment alors une série de cercles concentriques, et tout est brouillé, le noir et le blanc. La séquence s’interrompt bien avant que la surface ne soit redevenue plane.

    Tout est dit. "
  • 5
    Bande-annonce

    Arizona Junior (1987)

    Raising Arizona

    1 h 34 min. Sortie : . Aventure et comédie.

    Film de Joel Coen avec Nicolas Cage, Holly Hunter, Trey Wilson

    " Le pré-générique est percutant, drôle, tonique - entre les retours rituels à la case prison et l'évolution des tentatives grandioses de séduction; la mise en scène est toujours très soignée au plan technique, la musique de Carter Burwell, le traitement de l'image et du son, la présence des principaux interprètes ..."
  • 6
    Bande-annonce

    American Beauty (1999)

    2 h 02 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sam Mendes avec Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch

    " Cela commence comme "Boulevard du crépuscule" - c'est le mort qui raconte l'histoire."
  • 7
    Bande-annonce

    Jeremiah Johnson (1972)

    1 h 50 min. Sortie : . Western.

    Film de Sydney Pollack avec Robert Redford, Will Geer, Delle Bolton

    " L'histoire de Jeremiah Johnson commence ainsi ...

    Les notes d'une ballade traditionnelle servent de fond sonore à un paysage magnifique de montagne et de forêt, à un trappeur, à un cerf en contre-champ. L'homme arme son fusil, épaule, tire.

    L'histoire de Jeremiah Johnson commence ainsi. Il tire et il rate. L'animal disparaît. "
  • 8
    Bande-annonce

    Vampyr, ou l'étrange aventure de David Gray (1932)

    Vampyr

    1 h 23 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Carl Theodor Dreyer avec Julian West, Maurice Schutz, Sybille Schmitz

    " ... l'arrivée du voyageur (avec un équipement et des bagages un peu inattendus, notamment une épuisette) dans un hôtel isolé, dont l'enseigne, constamment reprise en leitmotiv sur fond de ciel plombé évoque la silhouette d'un ange exterminateur. "
  • 9
    Bande-annonce

    L'Amour l'après-midi (1972)

    1 h 37 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Eric Rohmer avec Bernard Verley, Zouzou, Francoise Verley

    " La rêverie proposée à la fin de l'excellent prologue, convoque, dans le fil apparent du récit et sans aucun artifice de mise en scène (à peine un signal musical très bref et le clignotement d'une amulette), toutes les héroïnes féminines de ses principaux contes moraux, Haydée Politoff (la Collectionneuse), Françoise Fabian et Marie-Christine Barrault (Ma Nuit chez Maud), Aurore Cornu, Laurence de Monaghan et Béatrice Romand (Le Genou de Claire). Toutes acceptent de jouer le jeu de la séduction avec le héros, en rêve évidemment, de prolonger quelques instants le jeu engagé lors des précédents contes pour des raisons diverses (l'impulsion immédiate, la soumission à la force et à l'humour, la vénalité) ... sauf la dernière (Béatrice Romand), qui refuse de la façon la plus imparable ("j'aime quelqu'un d'autre"), met fin au rêve, et ouvre ainsi le film ... à moins qu'elle ne le conclue par anticipation ... "
  • 10
    Bande-annonce

    Toute une vie (1974)

    2 h 30 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Claude Lelouch avec Marthe Keller, André Dussollier, Charles Denner

    " ... Et pourtant cela commençait vraiment bien. Avec deux séances excellentes, le départ de deux sagas familiales. Paris vers 1900, sur fond de Tour Eiffel, Charles Denner charmeur, équipé d'une caméra du cinématographe Lumière, filmant et séduisant sa future femme, tout cela sans mots ou quasi... "
  • 11
    Bande-annonce

    Inside Job (2010)

    2 h. Sortie : .

    Documentaire de Charles Ferguson avec Dominique Strauss-Khan, Christine Lagarde et Matt Damon

    " Tout d'abord, c'est bien du cinéma. Dans la présentation de l'Islande, en pré-générique et en générique, dans ce descriptif définitif, en à peine plus de cinq minutes, du passage du paradis à la ruine et au désastre, on découvre successivement des passages qui pourraient servir de décor au Seigneur des anneaux, puis des enchaînements d'images de nos sociétés modernisées qu'on croirait sorties de Koyaanisqatsi. Mieux, quand d'un paysage de mer, de volcans et de fumerolles, s'échappe un alignement de pylônes, on comprend, sans mots, que la modernité ne sera pas forcément un progrès. Des mots, il y en aura beaucoup par la suite - parfois énoncés, par la voix parfaitement posée en arrière-plan, de Matt Damon. Du cinéma, c'est sûr. "
  • 12
    Bande-annonce

    Scoop (2006)

    1 h 36 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Woody Allen avec Hugh Jackman, Scarlett Johansson, Ian McShane

    " Le récit démarre très fort - par le montage alterné entre le théâtre d'un petit magicien, un peu minable (Splendini, interprété cela va de soi par Woody en personne) et le théâtre de l'au-delà, filmé comme il se doit en bleu lugubre mais sans le moindre effet dramatique, où des spectres à l'apparence très humaine parlent des humains, de petits meurtres non élucidés et qui pourraient faire l'objet d'un joli scoop pour journaliste en mal de reconnaissance. Et puis, via la magie, en l'occurrence celle du cinéma, les deux univers se percutent, et la mécanique policière peut alors se dérouler ..."
  • 13
    Bande-annonce

    Les Diables (1971)

    The Devils

    1 h 51 min. Sortie : juillet 1971. Drame.

    Film de Ken Russell avec Vanessa Redgrave, Oliver Reed, Dudley Sutton

    " Dès les premières images du film, dès la première séquence, on a compris. On croit avoir compris, du moins. Le roi Louis XIII, "vêtu" d'une coque en coquille Saint-jacques et de platforms shoes argentées, interprète la Naissance de Vénus. Vénus, c'est lui évidemment. La foule des courtisans, flagorneurs ou ravis, applaudit à tout rompre - pendant qu'un Richelieu sans barbiche mais avec des petites lunettes cerclées pense à autre chose et bâille ..."
  • 14
    Bande-annonce

    Blue Velvet (1986)

    2 h. Sortie : . Film noir.

    Film de David Lynch avec Isabella Rossellini, Kyle MacLachlan, Dennis Hopper

    " Tout commence pourtant de la façon la plus paisible -avec des couleurs flashy, très peu caractéristiques de l'univers de Lynch (apparemment du moins) et les images "idéales", aussi idylliques qu'ennuyeuses, d'une petite ville américaine : les pompiers, dans leur beau camion jaune avec beau chien blanc, sourient et saluent le spectateur, les policières municipales font traverser des enfants très sages, la télévision est allumée en permanence, les roses sont en fleur (celles d'American beauty ?), les publicités font l'apologie de la ville et de produits divers (des tronçonneuses toutefois), on arrose des pelouses impeccables ...

    Mais il y a un premier bug ... "
  • 15
    Bande-annonce

    Batalla en el cielo (Bataille dans le ciel) (2005)

    Batalla en el cielo

    1 h 38 min. Sortie : . Drame.

    Film de Carlos Reygadas avec Marcos Hernandez, Anapola Mushkadiz, Bertha Ruiz

    " Commençons par le commencement - donc par le scandale : un gros plan sur un visage, gras, basané et inexpressif, la caméra descend sur un torse gras et très bedonnant, pour une fellation non simulée assurée par une très jeune fille. Gros plan sur le visage de celle-ci - et sur une larme ... "
  • 16
    Bande-annonce

    The Yards (2000)

    1 h 55 min. Sortie : . Drame, thriller et policier.

    Film de James Gray avec Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix, Charlize Theron

    " Image noire. Bruit d'accompagnement sourd, à la fois difficile à identifier et familier. Quelques points lumineux, très mobiles, à la façon de micro étoiles filantes. Travelling arrière et élargissement du champ - un tunnel et des rails, un métro qui sort du tunnel dans un paysage uniformément gris. A l'intérieur, Mark Wahlberg, visage inexpressif, est assis dans un cadre presque aussi gris. On apprendra sous peu qu'il sort de prison.
    Le prologue est percutant - esthétiquement et symboliquement. Le film est là."
  • 17
    Bande-annonce

    Killer Joe (2011)

    1 h 42 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de William Friedkin avec Matthew McConaughey, Emile Hirsch, Juno Temple

    "Avec les premières images, dès l'attaque sur le clavier, on a compris.
    A l'extérieur, un homme (le fils, Emile Hirsch), court sous la pluie battante, fait et refait le tour d'une sorte de mobil home crasseux, tambourine en vain sur la porte et sur la tôle des murs, dans un paysage de bouillasse, accompagné par les hurlements d'un molosse enchaîné. Excellent leitmotiv comique d'ailleurs, que les retours récurrents sur ce chien, toujours attaché, toujours gueulant et parfaitement inutile.
    A l'intérieur, des restes de bouffe, des objets divers qui jonchent le sol, des pieds qui sortent de couvertures sales, des bruits de télé, un cloaque.
    Après quelques minutes, on se retrouve nez à nez (même si les organes ne correspondent pas tout à fait) avec la touffe de la belle-mère (Gina Gershon)."
  • 18
    Bande-annonce

    Adaptation. (2002)

    1 h 54 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Spike Jonze avec Nicolas Cage, Tilda Swinton, Meryl Streep

    " Pour bien ancrer le film dans la "réalité", la scène d'ouverture nous place au cœur de leur précédent opus, déjà déjanté, "Dans la peau de John Malkovich", pour une table ronde autour de Malkovich soi-même, qui précise bien que les scènes doivent être tournées très rapidement car les costumes sont très chauds. Le spectateur est prévenu ..."
  • 19
    Bande-annonce

    L'Atalante (1934)

    1 h 29 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Jean Vigo avec Dita Parlo, Jean Dasté, Gilles Margaritis

    " ... la fuite par le voyage, par les fleuves et les canaux; c'est le point de départ du film (où l'on voit déjà les amoureux quasiment fuir la noce, avant d'embarquer sur le chaland), c'est le rêve d'un monde en dehors du monde ..."
  • 20

    Le Général (1998)

    The General

    2 h 09 min. Sortie : . Policier.

    Film de John Boorman avec Angeline Ball, Sean McGinley, Maria Doyle Kennedy

    " L'action s'ouvre sur le pire des spoils - quelques minutes pour dévoiler, sans autre forme de procès, la fin ultime du film. Puis flash-back, des enfants autour d'un enfant, qui courent, volent carottes, pommes de terre, nourritures diverses, et même des jouets, qui courent, se jouent de leurs poursuivants - à ce jeu-là, celui d'Aladin voleur des rues, c'est toujours le voleur qui se moque du gendarme. "
  • 21

    Partie de campagne (1936)

    40 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Court-métrage de Jean Renoir avec Sylvia Bataille, Georges D'Arnoux, Jane Marken

    " UNE HISTOIRE INACHEVEE

    Au tout début du film, sur fond de rivière et de pluie, un panneau rappelle (avec une jolie faute d'orthographe, presque dans le ton du film, de ses changements, de ses incertitudes) que pour cause d'exil de Jean Renoir, une Partie de campagne n'a jamais été achevée. Et c'est presque mieux ainsi. Les blancs, les ellipses, correspondent aussi à l'alternance entre les images consacrées à la nature et celle qui suivent le parcours incertain des personnages - ou mieux encore les variations atmosphériques infimes, d'une image à l'autre, à peine perceptibles mais constantes. Car Une Partie de campagne est d'abord UN GRAND FILM IMPRESSIONNISTE.

    UNE HISTOIRE DE LUMIERE

    Cela commence, on l'a dit, par les vibrations de l'eau, puis par le soleil qui inonde la campagne, se reflète dans le fleuve, traverse les feuillages et accompagne l'arrivée des voyageurs - puis on passe peu à peu au gris, au presque noir avec l'arrivée de la pluie. Les frémissements de la rivière accompagnent les variations de la lumière ... "
  • 22

    Des enfants gâtés (1977)

    1 h 54 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Bertrand Tavernier avec Michel Piccoli, Christine Pascal, Michel Aumont

    " ... avec un début, aussi surprenant qu'excellent : une chanson composée par Jean-Roger Caussimon et Philippe Sarde, à la façon des goualantes de Bruant ou de Carco, interprétée avec verve et brio par Jean Rochefort (!) et Jean-Pierre Marielle (!!), évoque le Paris éternel, en totale contradiction avec les images présentées (très belle photographie d'Alain Levent, délavée, presque surexposée, triste) montrant terrains vagues, chantiers, boue, grues immenses et nouveaux immeubles impersonnels ...
    "On y cause en argomuche
    et Pantin se dit Pantruche
    Ménilmontant Ménilmuche
    Et le temps n'y change rien ..."
  • 23
    Bande-annonce

    A Serious Man (2009)

    1 h 46 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Joel Coen et Ethan Coen avec Michael Stuhlbarg, Richard Kind, Fred Melamed

    " On peut alors revenir au point de départ - qui renvoie apparemment à la tradition juive (marquée tout au long du film par le recours à un vocabulaire inaccessible au non initié, peut-être parfois aux frères Coen eux-mêmes, et donc à nouveau source d'humour immédiat), avec ce prologue déconcertant - d'où d'ailleurs la vérité ne sortira pas : a-t-on affaire à un spectre, à une apparition fantastique, ou à un voyageur qui s'en va parce qu'il a été bien mal accueilli ? "
  • 24
    Bande-annonce

    2001 : L'Odyssée de l'espace (1968)

    2001: A Space Odyssey

    2 h 40 min. Sortie : . Aventure et science-fiction.

    Film de Stanley Kubrick avec Keir Dullea, Gary Lockwood, William Sylvester

    Séances de cinéma (1 salle)
    ... " après le remarquable prologue au milieu des australopithèques en guerre ("l'aube de l'humanité") ... "
  • 25
    Bande-annonce

    Fargo (1996)

    1 h 38 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Ethan Coen et Joel Coen avec Frances McDormand, William H. Macy, Steve Buscemi

    " Des accords cristallins joués par une harpe, une image totalement blanche, d'un blanc épais et laiteux ; sur la droite, sans qu'on en soit vraiment sûr, des verticales , des arbres ou des pylônes qui sortent à peine de l'immensité neigeuse et brumeuse et un violon, écossais ou irlandais, qui s'installe; musique nostalgique et belle, presque triste, on pourrait se croire effectivement dans l'hiver écossais, ou dans un mélodrame romantique du siècle d'avant, ou même dans un western, musique ouverte ; des phares, comme deux yeux, qui déchirent la brume, s'approchent lentement du spectateur, puis la voiture disparaît dans un dénivelé de la route, dans un creux; image blanche à nouveau, quelques noms pour le générique, un bruissement d'aile et un passage d'oiseau, presque subliminal et plusieurs coups de timbales, énormes ; à cet instant la voiture réapparaît au sommet de la pente, mais tout près de nous à présent et c'est tout l'orchestre symphonique qui surgit, qui explose, avec percussions incessantes, roulements, au moment où la voiture tourne, disparaît et où le titre mystérieux, Fargo, occupe l'écran."
  • 26
    Bande-annonce

    Ran (1985)

    2 h 42 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Akira Kurosawa avec Tatsuya Nakadai, Jinpachi Nezu, Masayuki Yui

    " Au début, il faut un temps, un peu de temps, après un prologue aussi bref que magistral, pour s'adapter au rythme, aux gestes hiératiques, aux yeux exorbités, aux paroles métaphoriques ou obscures, grognées, hurlées plus qu'articulées, aux gesticulations, pas vraiment aériennes, du fou ..."
  • 27
    Bande-annonce

    Chambre avec vue... (1985)

    A Room with a View

    1 h 56 min. Sortie : 1985. Comédie dramatique.

    Film de James Ivory et Paul Bradley (3) avec Maggie Smith, Helena Bonham Carter, Simon Callow

    " L'histoire commence en Italie, baignée par la lumière dorée de Florence. Cette lumière inonde les visages et les lieux, des intérieurs calfeutrés, des chambres avec vue, jusqu'aux extérieurs, et aux splendeurs de la ville. "
  • 28
    Bande-annonce

    Missouri Breaks (1976)

    The Missouri Breaks

    2 h 06 min. Sortie : . Western.

    Film de Arthur Penn avec Marlon Brando, Jack Nicholson, Randy Quaid

    " Et pourtant tout avait commencé d'une façon presque réaliste.

    On était parti pour baigner en plein western naturaliste,
    la prairie immense, à perte de vue, avec trois cavaliers à l'horizon, dans le très beau prologue ... "
  • 29
    Bande-annonce

    Short Cuts (1993)

    3 h 03 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Robert Altman avec Bruce Davison, Jennifer Jason Leigh, Julianne Moore

    " Dès le prologue, un ballet nocturne d'hélicoptères dans le ciel de San Francisco, à la façon d'Apocalypse now, on sait que l'on va voir un très grand film.
    La musique de Mark Isham, en variations jazzy et temps plus intenses, dans un affrontement subtil avec le bourdonnement des moteurs, en avant-plan ou en sourdine, comme tout au long du film, pose l'ambiance avant le thème. L'ambiance sera aussi le thème.
    Comme dans Apocalypse Now, il est aussi question d'une guerre, d'un bombardement, d'une pulvérisation. mais une pancarte, puis la T.V. en voix off, ont tôt fait d'identifier l'ennemi - un moucheron parasite, qui s'attaque consciencieusement aux fruits et aux légumes du coin.
    Dès le prologue, on sait qu'on est bien chez Robert Altman. La dérision est en marche. "
  • 30

    Typhoon Club (1985)

    Taifû kurabu

    1 h 55 min. Sortie : . Drame.

    Film de Shinji Sômai avec Yuichi Mikami, Shigeru Benibayashi, Toshiyuki Matsunaga

    "... La surprise et la curiosité immédiate : avec une mise en scène, dès les premières images, extrêmement singulière : une absence de continuité narrative, une multiplication d'ellipses, des dialogues sibyllins, une accumulation de plans-séquences, des angles de prise de vue inédits, des plans de coupe pour le moins insolites ... "