CANNES 2015 - CANNES CLASSICS

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6 films

par Le Blog Du Cinéma

Nos critiques des films présentés dans cette sélection !

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    La Dame de Shanghai (1947)

    The Lady from Shanghai

    1 h 27 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Orson Welles avec Rita Hayworth, Orson Welles, Everett Sloane

    Chef d’ouvre en son genre, La Dame de Shanghai prouve décidément la maîtrise d’un réalisateur visionnaire dont on célèbre cette année les cent ans. Les spécialistes y retrouvent sa sublime esthétique et ses essais visuels, les amateurs y apprécient son raffinement et la variété d’émotions qu’il parvient à provoquer au détour de chaque scène, de chaque transition, de chaque plan. Sa nature inclassable permet au film de demeurer efficace, même soixante-huit ans après. Jamais Rita Hayworth n’aura été aussi belle, ni Orson Welles si génial (...)

    La critique, par Tom, pour Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-la-dame-de-shanghai-58614/
  • Bande-annonce

    Rocco et ses frères (1960)

    Rocco e i suoi fratelli

    2 h 59 min. Sortie : . Drame et sport.

    Film de Luchino Visconti avec Alain Delon, Renato Salvatori, Annie Girardot

    (...) Ce film, qui annonçait déjà les prémices d’un monde moderne, renvoie à la place que l’on peut s’autoriser à prendre dans la société : est-ce la famille qui décide, l’éducation, la pression sociale, l’opportunité de vivre une autre vie, les rencontres ? Le film aborde également avec beaucoup de vérité et théâtralité tous les sentiments auxquels nous convient les relations familiales: la loyauté, la trahison, la jalousie, la déception, le devoir et l’honneur, le pardon et l’importance de nos racines. Mais la perdition de Simone dans l’alcool et le jeu, son rejet par le monde de la boxe qui lui avait apporté un temps la gloire, l’engrenage infernal des dettes et du vol, sa mise au banc de la famille, sa solitude, et l’humiliation ressentie car repoussé par la femme qu’il aime, le mèneront jusqu’à l’issue extrême : le meurtre de Nadia… une scène très réaliste que le réalisateur Emir Kusturica a lui-même décrit comme le sommet du cinéma du XXème siècle. On avait oublié à quel point Annie Girardot était une merveilleuse actrice, aussi naturelle, passionnée, intuitive et lumineuse ! Elle offre au personnage de Nadia une composition tour à tour joyeuse, légère, grave et désespérée face à l’injuste décision de Rocco et à son impuissance à changer son propre destin (...)

    Critique par S.N., pour Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-rocco-et-ses-freres-59063/
  • Bande-annonce

    Le Troisième homme (1949)

    The Third Man

    1 h 44 min. Sortie : . Thriller, drame et film noir.

    Film de Carol Reed avec Joseph Cotten, Alida Valli, Orson Welles

    (...) Instantanément, l’intrigue nous happe dans un écheveau complexe, presque trop dense. Les scènes s’enchaînent à une vitesse fulgurante, sans un seul moment pour nous laissé souffler et assimiler les informations, et pourtant on a jamais l’impression d’être largué. Une performance rare et appréciable (...) LE TROISIÈME HOMME reprend avec succès les codes du film noir – trahisons, mensonges, hommes virils, et bien sûr le plus important les ruelles glauques et les traditionnels complets et feutres gris – en y ajoutant une petite touche personnelle, le visage blafard d‘Orson Welles, le Monsieur Plus du film. À classer au côté des classiques du genre, entre Sunset Boulevard, Le Faucon Maltais et Chinatown.

    critique par Paul, pour Le Blog du Cinéma
  • Bande-annonce

    Z (1969)

    2 h 07 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Costa-Gavras avec Yves Montand, Irène Papas, Jean-Louis Trintignant

    (...) un film plein de cinéma, lorgnant sur le polar américain, parsemé d’humour grinçant parfois cocasse, qui reconstitue les faits historiques tout en nous racontant une histoire comme seul le permet le dispositif cinématographique. Costa-Gavras rentre avec ce film dans la cour des grands, avec les cinéastes qui élèvent leurs voix pour rapprocher l’art de Vérité, de la contestation et de la défense de notre liberté. Il poursuivra ce même chemin tout au long de sa carrière cinématographique avec d’autre films coup de poings comme les excellents Amen ou Le Couperet mais Z restera son chef-d’œuvre : « Il est toujours vivant » !

    critique par Loïc M, pour Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-z-59304/
  • Bande-annonce

    Citizen Kane (1941)

    1 h 59 min. Sortie : . Drame.

    Film de Orson Welles avec Orson Welles, Joseph Cotten, Dorothy Comingore

    (...) Avec CITIZEN KANE, Welles redéfinit le cinéma, entre la peinture et le documentaire. Il dénonce le faux de la fiction, par un montage digne des films de campagne du gouvernement américain des années 40, comme celui de Lorentz. Pour Welles, le cinéma n’est ni propagande ni pur mélodrame. (On retrouve cette ambiguité dans F for Fake qu’il réalise en 1975.) Le film que l’on projette pour lui, c’est un miroir et surtout le support du dialogue, le cinéma est un théâtre comme chez Shakespeare qu’il admire: CITIZEN KANE est la matrice d’un cinéma réaliste aux influences baroques, donc humaniste à la recherche de la Vérité, de la pièce qui manque à un Puzzle(...)

    critique par Lou, pour Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-citizen-kane-2-59351/
  • Bande-annonce

    A Touch of Zen (1971)

    Xia nü

    3 h. Sortie : . Arts martiaux, aventure et drame.

    Film de King Hu avec Hsu Feng, Shih Chun, Pai Ying

    (...) Ce qui a toujours été admirable avec King Hu, c’est que malgré qu’il fasse partie des pionniers du wu xia pian, il n’a jamais été prisonnier de ses influences nippones. A TOUCH OF ZEN ce n’est pas du Kurosawa, ce n’est pas du Gosha, mais c’est bel et bien du pur Hu. La folle inventivité, pour l’époque, de la mise en scène, de la narration – d’une fluidité exemplaire – et des choix artistiques en fait une véritable leçon de cinéma. Tout est d’une clarté incroyable, car King Hu est un réalisateur qui sait conter. A TOUCH OF ZEN est une aventure épique de près de trois heures, aux frontières de la légende et du mythe, qui, en tant que référence, ne semble pas foncièrement original, mais dont la force réside dans son statut de film fondateur. Il y a absolument tout dans A TOUCH OF ZEN, qui dessine les contours d’un genre et d’une industrie, écrivant les codes d’un univers et d’un cadre qui serviront de véritable Bible pour ses successeurs, alors qu’il est pourtant l’antithèse artistique totale de certains essais du genre : les combats ne sont pas ici l’enjeu de King Hu, bien moins en tout cas que l’utilisation de sa qualité de peintre de la lumière et de la couleur pour façonner le style – reconnaissable entre mille – d’une œuvre riche et dense en terme d’expérimentations formelles (...)

    L'intégralité de la critique de KamaradeFifien, sur Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-a-touch-of-zen-de-king-hu-1969-59562/