CANNES 2015 - SÉLECTION OFFICIELLE

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20 films

par Le Blog Du Cinéma

nos critiques des films présentés en et hors-compétition

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    Bande-annonce

    Mad Max : Fury Road (2015)

    2 h. Sortie : . Action, aventure, science-fiction et road movie.

    Film de George Miller avec Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult

    (...) Dans la lignée des trois précédents films (surtout les deux derniers en fait), l’univers de Mad Max ne se raconte pas, il se vit… Et pourtant, il est extrêmement complexe ! Le talent de George Miller réside aussi là – allier direction artistique, personnages, et scènes d’action démentes pour décrire un environnement incroyablement cohérent. Et encore mieux, il est d’une complémentarité totale avec les trois films précédents !!!
    Pour toutes ces raisons, je préfère en dire le moins possible: la surprise que représente la découverte du film ne peut pas se traduire par les mots…
    Toutefois, je vais tenter de prendre UN exemple à même d’indiquer la complexité du monde Miller-ien. C’est aussi un gros spoiler, pourvu que vous soyez attachés à l’idée de décoder le film et son univers par vous-même (...)

    Le reste de cette critique, sur Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-mad-max-fury-road-58727/
  • 2
    Bande-annonce

    The Assassin (2015)

    Nie Yinniang

    1 h 45 min. Sortie : . Arts martiaux et drame.

    Film de Hou Hsiao-hsien avec Shu Qi, Chang Chen, Nikki Hsieh Hsin-ying

    (...) La mise en scène (qui a remporté le prix dédié au festival de Cannes) est proprement monstrueuse. Beaucoup de choses la composent ! Le rendu esthétique n’en est par exemple, qu’UNE facette. THE ASSASSIN utilise tous les ingrédients propres au Wu Xia Pian – décors riches, grandioses et fastes, costumes colorés typiques, environnement naturels variés, combats « aériens »...; Mais la différence est la façon de filmer de Hou Hsia Hsien.

    Le réalisateur impose un rythme ultra-hypnotique (que certains pourront qualifier d’ultra-lent
  • 3
    Bande-annonce

    Sicario (2015)

    2 h 01 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Denis Villeneuve avec Emily Blunt, Benicio Del Toro, Josh Brolin

    (...)Cette grosse scène d’action affiche également une intention nouvelle chez Villeneuve : incorporer son scénario, par l’épure, à l’environnement du film. Celui-ci ne se développera donc jamais vraiment par le dialogue ou l’explication directe, mais par l’univers et les actions des personnages.
    Le lien entre ces deux aspects est Kate, un personnage neutre et d’emblée défini comme observateur. Villeneuve pousse donc au maximum le processus emphatique envers cette héroïne. Pour autant, cette empathie n’est pas frontale comme le voudraient les règles de l’entertainment, mais froide et distante comme d’habitude chez Villeneuve. C’est par la sensorialité qu’on s’identifie à Kate, et non via sa personnalité ou son vécu. La mise-en-scène vient ensuite puiser dans cette empathie pour se construire, non pas comme support d’un scénario, mais comme vecteur de tension. Cette tension TRÈS constante incite à scruter avec attention l’univers du film, pour pouvoir évaluer les différents dangers (physiques, moraux; les manipulations). La gestion de l’information, composante majeure du cinéma de Villeneuve, ne se traduit pas oralement comme d’habitude, mais plutôt dans ce sentiment d’urgence constant distillé par le film (...)

    L'intégralité de la critique de Georgeslechameau, sur Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-sicario-59463/
  • 4
    Bande-annonce

    Carol (2015)

    1 h 58 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Todd Haynes avec Rooney Mara, Cate Blanchett, Kyle Chandler

    (...) La magnifique scène d’introduction présente déjà les enjeux de chaque parti: ceux du spectateur, des personnages, du réalisateur.
    On suit ainsi, un homme dans les rues de New York, puis à l’intérieur d’un élégant bâtiment. Le score de Carter Burwell (compositeur attitré des COEN) impose dès cette première minute, un thème puissant – très mélodramatique, mais ultra-percutant. Un certain académisme se dégage de cette musique, immédiatement contre-balancé dès l’instant ou l’homme s’immiscera dans une conversation entre deux femmes, dans un restaurant.
    Un moment décisif ou l’on prend conscience de notre irruption au sein de quelque chose d’extrêmement intime, quoique jamais exprimé autrement que par des regards plein d’un sens indéchiffrable. On comprend alors qu’il ne s’agira pas que d’un mélodrame classique, mais bien d’un film ou la suggestion et la subtilité définissent les interactions, et par extensions les personnages eux-mêmes.
    Todd Haynes précise également dès cette introduction, qu’il s’agira d’un regard d’homme sur une histoire de femmes… Mais loin d’une observation voyeuriste de l’homosexualité, il s’agira de décoder ce sentiment puissant caché dans le non-dit; de comprendre ce que sont ces deux femmes l’une pour l’autre (...)

    L'intégralité de la critique de Georgeslechameau, sur le blog du Cinéma
  • 5
    Bande-annonce

    Le Fils de Saul (2015)

    Saul fia

    1 h 47 min. Sortie : . Drame.

    Film de László Nemes avec Géza Röhrig, Levente Molnár, Urs Rechn

    (...) Dans les faits, LE FILS DE SAUL observe avec une précision clinique ces aspects horribles des camps composant l’imaginaire collectif.
    Le quotidien du camp est véritablement examiné à la loupe, disséqué via une véritable revue des aspects du génocide: la quête de Saül passera par un nombre hallucinant d’ « objectifs », chacun permettant un constat, un dégoût différent :
    Diriger la foule vers les douches – Les trains à bestiaux, l’extermination, la question morale du Sonderkommando (voir résumé du film)
    S’introduire dans le bureau du « boucher » – l’expérimentation médicale sur les survivants,
    rencontrer un chef de section – l’organisation sociale du massacre,
    trouver une monnaie d’échange – un pillage des morts,
    trouver un rabbin – l’occasion de montrer l’organisation de l’extermination,
    récupérer le corps du fils – confrontation et humiliation par les nazis,
    trouver un autre rabbin – l’occasion d’être plongé au cœur d’un charnier,
    Participer à un assaut – l’organisation patiente et désespérée de la résistance (via une puissante scène de guérilla rappelant Les Fils de L’homme… Et beaucoup de TPS)
    etc.

    Le tout s’enchaînant avec une fluidité exemplaire… Comme dans un jeu vidéo.
    C’est du coup passionnant, car c’est un point de vue esthétiquement inédit – qui, uniquement par la puissance évocatrice de l’image, provoque le spectateur et l’incite au souvenir de ces évènements funestes (...)

    critique par Georgeslechameau, pour Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-le-fils-de-saul-58933/
  • 6
    Bande-annonce

    The Lobster (2015)

    1 h 58 min. Sortie : . Comédie, romance, science-fiction et thriller.

    Film de Yórgos Lánthimos avec Colin Farrell, Rachel Weisz, John C. Reilly

    (...) S’emballer sur une idée originale couchée sur du papier, on connaît et c’est facile. Mais alors quand, une fois en images, le film est à la hauteur de son postulat, ça donne une claque comme THE LOBSTER. On plonge dans un monde bourré de grotesque mais dont la cohérence et le traitement font qu’on y adhère dès les premières minutes sans broncher. Au-delà de l’étrangeté déployée, on se rend compte que tout est fait avec intelligence. Au fond de quoi parle le film ? D’une société où l’amour se trouve via des points communs, que ce soit des qualités comme des défauts, sans que les sentiments – soit le plus important ! – entrent en jeu. La froideur qui se dégage de cette univers coince le personnage de Colin Farrell (dans un rôle proche de celui de Joaquin Phoenix dans Her, jusqu’à la moustache) dans un étau suffocant où il est sans cesse mis face à l’urgence de la situation : trouver une femme ou devenir un homard. Chaque réveil sonne en lui annonçant le nombre de jours restant, les cérémonies pour fêter la formation d’un couple s’enchaînent, tout comme les petites mises en scène de l’Hôtel à tendance propagandiste sur l’utilité d’être en couple. Ainsi on apprend qu’à deux, on ne peut pas mourir étouffé si on avale de travers ou bien on ne se fait pas violer si on se balade avec son compagnon. Et ce sont des exemples parmi tant d’autres qui constituent un monde où le spectateur se demande très souvent s’il doit rire ou être mal à l’aise. Car il faut le dire, THE LOBSTER est un film très drôle (...)

    critique par Maxime, pour Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-the-lobster-59053/
  • 7
    Bande-annonce

    Youth (2015)

    La Giovinezza

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de Paolo Sorrentino avec Michael Caine, Rachel Weisz, Harvey Keitel

    Les premières images suivies du teaser laissaient filtrer une beauté plastique une nouvelle fois remarquable venant de la part de l’esthète qu’est Paolo Sorrentino. Et une nouvelle fois, c’est ce qui nous saute aux yeux dès les premiers plans de sa toute dernière création (à une exception près). La composition de ces derniers, la précision époustouflante des cadrages, des décors naturels intérieurs luxueusement garnis et des extérieurs magnifiquement photographiés. S’il est vrai que la beauté des alpes suisses se suffit à elle-même, on peut d’ores et déjà affirmer qu’il s’agit d’un des travaux les plus aboutis et sublimes de la compétition en matière de photographie, avec aussi le soporifique mais sidérant de beauté: The Assassin (...)

    L'avis de Loris à propos de YOUTH, sur Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-youth-59777/
  • 8
    Bande-annonce

    Au-delà des montagnes (2015)

    Shan He Gu Ren

    2 h 06 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jia Zhang-ke avec Zhao Tao, Zhang Yi, Liang Jing-Dong

    (...) A Touch of Sin représentait une forme d’aboutissement formel d’un dialogue politiquement engagé, concret et subtil avec le spectateur. On y suivait 4 histoires, apposant chacune un point de vue radicalement différent sur plusieurs formes de violence (sociale, morale, psychologique, physique) … L’occasion de rendre compte, par la suggestion, de l’état du pays – la Chine.

    Maturité/évolution, ou volonté d’exploration du spectre cinématographique… En apparence, Jia Zhang-Ke change totalement de registre avec MOUNTAINS MAY DEPART.
    On oublie donc les contes sociaux allégoriques, place au romantisme et au tragique, et à la sacro-sainte trinité base de nombre de mélodrames.
    Mais ne vous y méprenez pas: MOUNTAINS MAY DEPART, possède également un scénario intelligent ne révélant sa véritable force que (très) progressivement (...)

    L'intégralité de la critique de Georgeslechameau, sur Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-mountains-may-depart-59560/
  • 9
    Bande-annonce

    Valley of Love (2015)

    1 h 31 min. Sortie : . Drame.

    Film de Guillaume Nicloux avec Gérard Depardieu, Isabelle Huppert, Dan Warner

    (;..) depuis son excellent Une Affaire Privée, Nicloux s’est spécialisé dans la relecture, via le film de genre, de l’image publique d’artistes-monstres – Thierry L’Hermitte en détective privé alcoolique, Josiane Balasko en flic dépressive, Michel Houellebeck en kidnappé… et maintenant Huppert et Depardieu en parents-acteurs nostalgiques; VALLEY OF LOVE est ainsi ce beau parcours introspectif (avec une pointe de fantastique) qui demande aux deux acteurs de composer une version familière et accessible d’eux-même, pour nous délivrer un message simple mais très touchant sur le deuil, le poids des regrets, la puissance de l’amour, et plein d’autres belles choses qui ne passent pas forcément par les mots. Et si le réalisateur ne touche pas toujours juste dans sa filmographie, ici, c’est réussi (...)
    Au jeu de la performance, Isabelle Huppert est excellente, mais relativement dans son registre habituel. C’est donc Depardieu qui tire son épingle du jeu. Un Depardieu non-pas outré ou grandiloquent, à l’image de ses grands rôles du siècle dernier… Mais pas non-plus cette autre extrémité qu’il incarne dans Mammuth… Non : c’est autre chose. Composition ou pas, l’acteur transmet une émotion certaine, par sa simple présence. Celle-ci boursouflée et fatiguée mais définitivement vivante, raconte déjà qui il est, pourquoi, et comment il en est arrivé là. Puis, en surimpression, son jeu intense alimenté par de très beaux et fins dialogues finissent d’étoffer un des plus beaux personnages que j’aie jamais vus au cinéma (...)

    L'intégralité de la critique de Georgeslechameau, sur Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-valley-of-love-59759/
  • 10
    Bande-annonce

    Macbeth (2015)

    1 h 53 min. Sortie : . Drame.

    Film de Justin Kurzel avec Michael Fassbender, Marion Cotillard, Paddy Considine

    (...) L’interprétation monolithique, glaciale et habitée de tous les personnages fait ressortir la folie à l’état pur qui hante cette rencontre magistrale entre une pièce de théâtre avec une mise en scène que seule le cinéma peut permettre. Entre deux morceaux de bravoure immenses que sont le prologue et le grand final, on pensait visuellement avoir tout vu lors de ce Festival. Bien tort nous en a pris. Au risque de se répéter (tant pis), on découvre avec MACBETH une nouvelle merveille de photographie avec l’utilisation de filtres donnant naissance à des couleurs dont on ignorait presque l’existence, hormis le rouge faisant écho à la folie ambiante et une certaine idée de l’enfer s’abattant sur ces personnages. La symbolique ne s’arrête pas là, en témoigne les formes de certains décors, leur symétrie et leur frontalité dévoilés lors de travellings avant millimétrés. Les ralentis sont judicieusement utilisés et donnent lieu à baver devant de formidables tableaux vivants, suspendus un court instant. Un nouveau bijou esthético-technique en somme (...)

    L'intégralité de la critique de Loris, pour le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-macbeth-60007/
  • 11
    Bande-annonce

    Notre petite sœur (2015)

    Umimachi Diary

    2 h 03 min. Sortie : . Drame.

    Film de Hirokazu Kore-eda avec Haruka Ayase, Masami Nagasawa, Kaho

    (...) Du japon, j’ai vu dans la caractérisation de ces héroïnes, de nombreux mangas que j’ai pu lire, ou voir. Loin d’être un défaut, cela provoque une sorte d’identification et d’accessibilité envers NOTRE PETITE SŒUR. Ces femmes, malgré leur personnalité forte, ou l’intelligence de l’écriture de Kore-Eda, sont de véritables clichés vivants dans lesquels il est facile de se retrouver. Ces personnages sont notamment construits dans l’opposition de leur caractère et de leur métier. Ainsi, la cadre est la plus imprévisible, l’infirmière est la moins sensible (en apparence tout du moins), l’écolière est avenante et joviale… Chika, le personnage le moins socialement abouti, est la médiatrice entre les 3 autres, et son caractère s’efface bien vite au profit de la cohésion de groupe.
    Le film s’éloigne sensiblement du cinéma-réalité de Tel Père Tel Fils, par exemple car à travers ces beaux portraits de femme, Kore-Eda communique une certaine vision du Japon. Pas vraiment sociale toutefois… car si chaque sœur représente une certaine caste, la ruralité de l’environnement façonne un microcosme ou finalement, les aspirations et hasards de la vie sont ce qui définit chacun comme égal aux autres. Un discours simple, touchant et sans moralité nous est ainsi transmis. C’est beau, et surtout universel (...)

    critique par Gorgeslechameau, pour Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-notre-petite-soeur-58920/
  • 12
    Bande-annonce

    La Loi du marché (2015)

    1 h 32 min. Sortie : . Drame.

    Film de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon, Yves Ory, Karine De Mirbeck

    (...) Stéphane Brizé dynamite son propre cinéma (Mademoiselle Chambon, Quelques heures de printemps) pour en garder ce qu’il sait le mieux faire : coller sa caméra auprès des acteurs pour en faire ressortir toute l’âme du personnage. Et le bougre ne s’y est pas tromper en choisissant d’arracher sa caméra du sol afin d’opter pour une caméra épaule et longue focale jouant habilement sur le brut et le flou si cher au genre documentaire. Documentaire vous avez dit ? Eric Dumont, le chef opérateur déniché par Brizé, est justement un fringant cinéaste de 31 ans qui n’a travaillé jusque là que pour le documentaire et a mis à contribution son talent pour pointer, cadrer et utiliser au mieux les lumières lui-même. Le résultat en est formidable, surtout qu’il se couple avec l’emploi du cinémascope, outil de la fiction par excellence. Et de la fiction, il y en a, n’en déplaise aux faiseurs de reproches un petit peu trop impatients de taper sur un cinéma français qu’ils disent dans les cordes depuis un moment (...)

    L'intégralité de la critique de Loïc M, sur Le Blog du Cinéma
  • 13
    Bande-annonce

    Dheepan (2015)

    1 h 49 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Jacques Audiard avec Jesuthasan Antonythasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby

    (...) DHEEPAN est un grand film de cinéma, mais un cinéma particulier: le divertissement populaire auteuriste – celui qui n’a jamais peur de la non-bankabilité de son sujet, mais qui le dénature passablement au profit d’un divertissement immersif, spectaculaire, et intégralement tourné vers son spectateur. Sa force et sa limite…
    DHEEPAN est ainsi trop similaire dans sa structure, à TOUS les précédents films de Jacques Audiard. Il est également suffisamment original dans son propos pour nous surprendre. Un film paradoxal en somme.

    L'intégralité de la critique de Georgeslechameau, sur Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-dheepan-59984/
  • 14
    Bande-annonce

    Mia Madre (2015)

    1 h 47 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de Nanni Moretti avec Margherita Buy, John Turturro, Giulia Lazzarini

    (...) Nanni Moretti a écrit son film pour une femme qui se retrouve dans la situation que lui-même a du affronter, selon ses propres dires, lors du tournage de son Habemus Papam. S’offrant un rôle élégant et discret, son personnage se nomme tout simplement Giovanni, son véritable prénom. Un film extrêmement personnel donc, car quasi autobiographique, mais également d’une intelligence rare. Car Moretti n’oublie pas de faire de son script un superbe moment de cinéma, là où on l’on aurait pu craindre un récit trop autocentré et austère, un peu à la manière du dernier Michael Haneke, Amour. Le film est construit autour de deux parties de la vie de Margherita (Margherita Buy), réalisatrice aux prises avec son nouveau film : professionnelle et intime. Ce concept très simple et modeste fonctionne à merveille, permettant à son auteur d’alterner des séquences s’opposant mutuellement sur le terrain de l’émotion et par conséquent d’éviter le piège de l’ennui (...)

    L'intégralité de la critique de Loris, sur Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-mia-madre-59429/
  • 15
    Bande-annonce

    Mon roi (2015)

    2 h 04 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Maïwenn avec Emmanuelle Bercot, Vincent Cassel, Louis Garrel

    (...) On a vu les critiques reprocher à Maïwenn de sombrer sans cesse dans une forme d’excès, d’hystérie, en pointant du doigt qu’on gueule beaucoup dans MON ROI. C’est pas faux, mais c’est pas vrai non plus. Maïwenn, ici, ne se contente pas de simplement raconter une histoire d’amour qui tourne en eau de boudin. Non, la cinéaste ici parle bien de violence psychologique, de manipulation et d’emprise. Elle parle de rapports de domination. De l’irrationalité de l’amour et des extrémités auxquelles la passion peut conduire. Et ce dans n’importe quel milieu social. Pas besoin d’être pauvre, les connards aussi existent chez les bourgeois.
    Si on peut regretter tout un tas de clichés inhérent à son cinéma de gens qui parlent fort et qui en font des caisses, reconnaissons à Maïwenn une solide direction d’acteurs. Vincent Cassel, excellent en mâle alpha détestable est d’un naturel confondant. Louis Garrel, véritable comic relief, est d’une drôlerie folle. Emmanuelle Bercot, plus en retrait, reste d’une justesse incroyable. Et tous sont servis par des dialogues à la crédibilité rafraichissante (...)

    L'intégralité de la critique d'Etioun, sur Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-mon-roi-59479/
  • 16
    Bande-annonce

    Vice-Versa (2015)

    Inside Out

    1 h 34 min. Sortie : . Animation.

    Long-métrage d'animation de Pete Docter et Ronnie del Carmen avec Amy Poehler, Phyllis Smith, Bill Hader

    (...) VICE-VERSA, s’il reste largement au dessus de la moyenne (tous studios confondus), opère toutefois un certain retour en arrière par rapport aux autres Pixar, en termes émotionnels.
    Comme dans Là-Haut, le personnage de Riley, 11 ans, est installé par son vécu. Un historique composé de petits instants beaux et magiques (souvenirs avec parents, ou amis) sensés lui composer une personnalité singulière. Mais cette jolie base émotionnelle disparaîtra bien vite dès lors qu’il s’agira de suivre les protagonistes et non leur histoire. Car malheureusement, VICE-VERSA se heurte à un problème de taille : le concept même d’anthropomorphisation des émotions implique une ÉNORME et paradoxale caractérisation des personnages ! Joie n’est que joie, Tristesse, n’est que tristesse, etc. Leurs interactions se résument ainsi à une opposition binaire de sentiments, à quelques gags burlesques, ou à des dialogues utilitaires – moteurs scénaristiques ou vecteurs d’humour…

    Résultat : l’empathie envers eux est quasi inexistante, car ils manquent de ces nuances, de cette psychologie, de cette complexité à même de permettre l’identification; sans empathie, difficile de placer des enjeux viables – sans enjeux, peu de suspens… Et donc peu d’intérêt pour le destin de ces personnages.
    Plus problématique : au bout d’une heure trente de film, on réalise un certain contre-sens scénaristique qui se reflète dans la morale du film: ce qui compose une personnalité, c’est le mélange d’émotions… Sauf qu’à l’image de cette morale (somme toute, très jolie), le film n’est qu’une somme sans personnalité de qualités diverses, auquel il manque un véritable liant émotionnel.
    L’émotion ne se construit pas au fur et à mesure dans le rapport-à-l’autre entre personnages étoffés (par l’histoire, par leur psychologie)… Mais plutôt dans l’interaction de personnages génériques avec un univers riche et inventif (...)

    L'intégralité de la critique de Georgeslechameau, sur Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-vice-versa-59308/
  • 17
    Bande-annonce

    Nos souvenirs (2016)

    The Sea of Trees

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Gus Van Sant avec Matthew McConaughey, Naomi Watts, Katie Aselton

    (...) Ce qui a pu interpeller, et nous le comprenons, c’est la relative naïveté du film. Surtout dans ses derniers instants où il plonge sans retenue dans une mièvrerie dont on se serait passée, et qui n’est pas habituelle dans le cinéma du bonhomme. Il suffisait d’arrêter le film deux minutes avant pour perdre en lourdeur et éviter la tentative de prise d’otage émotionnelle à base de voix-off. C’est d’autant plus regrettable que l’émotion marchait bien tout le long, notamment dans les scènes de flashbacks. Sea of Trees se décompose en deux parties qui s’entremêlent : la trame dans la forêt des songes, où ceux qui s’y aventurent ont pour objectif de se suicider, et les flashbacks dévoilant pourquoi Arthur a décidé de s’y rendre. La partie dans la forêt fonctionne grâce à une belle gestion de la mise en scène, installant une ambiance pesante à la lisière du fantastique. Van Sant sait quoi faire de son décors et l’exploite à merveille, lui conférant presque une personnalité à part entière. Comme les personnages on en voit plus la fin et cette partie du film lorgne carrément vers le survival. On s’est mis le doigt dans l’œil en pensait que ces scènes allaient jouer la carte de la contemplation, de la lenteur exacerbée qui fait trop souvent défaut au cinéma de Gus Van Sant et plonge certains de ces films dans une froideur monolithique dénués d’émotions. J’ai souvent eu du mal avec ses précédentes œuvres, en voyant les qualités évidentes tout en restant hermétique (...)

    L'intégralité de la critique de Maxime, sur Le blog du Cinéma
  • 18
    Bande-annonce

    Tale of Tales (2015)

    Il racconto dei racconti

    2 h 13 min. Sortie : . Drame, fantasy et Épouvante-horreur.

    Film de Matteo Garrone avec Salma Hayek, Vincent Cassel, John C. Reilly

    (...) Reste pourtant un sentiment bizarre. Celui d’inachevé. Comme si on nous lisait un conte sans nous en délivrer la morale. Comme si tout finissait un peu en queue de poisson. Un peu trop facilement, sans panache. Ou si peu. Bourré de bonnes idées, de fulgurances étonnantes (la princesse qui se délivre de l’ogre), de scènes cocasses (où une vieille fille dévoile son doigt à un Vincent Cassel halluciné), voire drôles (le même Vincent Cassel qui jette les intrus par la fenêtre), et d’une solide mise en scène, TALE OF TALES ennuie parfois. Il tourne à vide aussi, quand on se dit que Garrone s’occupe peut-être plus de la façon dont il filme le sujet que du sujet lui même (...)

    critique par Etioun, pour Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-tale-of-tales-58729/
  • 19
    Bande-annonce

    La Tête haute (2015)

    2 h. Sortie : . Drame.

    Film de Emmanuelle Bercot avec Rod Paradot, Catherine Deneuve, Sara Forestier

    2 avis -
    ETIOUN -
    (...) Parce qu’à trop jouer la carte d’un réalisme radical, Bercot commet une faute. Son message se perd et on finit par ne plus savoir si elle tend à l’universel où si elle veut juste nous raconter un parcours, parmi d’autres. Celui de Malony, plus sauvé par la rencontre avec Tess que par les adultes pourtant présentés comme centraux. Et tant pis pour tous les autres jeunes qui n’auront pas la chance de trouver l’amour ? (...)

    GEORGESLECHAMEAU
    (...) Par contre, Magimel et Deneuve, quoi.
    Les deux acteurs maîtrisent tellement leurs personnages, qu’ils finissent par faire en sorte que le film soit centré sur leurs ressentis. Les deux moments ou ils interagissent l’un avec l’autre paraissent ainsi, être les véritables climax du film… Cela implique qu’en termes d’empathie, c’est autour d’eux et de ces deux échanges, que s’est façonné LA TÊTE HAUTE. Assez paradoxal; cela incite du coup, à se demander qui, quel est le sujet du film;
    Ne s’agirait t-il pas de constater l’empathie destructrice qui peut se manifester malgré tout professionnalisme – empathie re-jaillisant à travers le vécu, ou la sensibilité de l’autre ? C’est finalement cette interprétation et l’émotion transitant via ces deux scènes de 3 minutes qui me font reconsidérer un peu plus positivement le film

    L'intégralité de ces deux avis, sur Le Blog du Cinéma

    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-la-tete-haute-58643/
  • 20
    Bande-annonce

    Chronic (2015)

    1 h 33 min. Sortie : . Drame.

    Film de Michel Franco avec Tim Roth, Tate Ellington, Bitsie Tulloch

    Cette réflexion est parasitée par l’écriture étrange du personnage de David. Dans la première partie du film, celui-ci peut-être perçu de différentes façons, du pervers sans conscience/morale, à l’altruiste … Si cela est stimulant puisqu’il nous incombe de décoder sa personnalité tout en étant partie prenante des drames se déroulant sous nos yeux, on ne peut trouver que dommage que Michel Franco ne développe pas mieux cet arc scénaristique. Précisément, son script explicite trop clairement les actions de David, ce qui tend à enlever toute sensation dérangeante… C’est à la fois agréable et dommage; On ressort du film apaisés, heureux de ne pas s’être faits gratuitement agressés psychologiquement, comme dans nombre de films au sujet choc qui nous chient dans la bouche sans nous filer de PQ…
    Mais d’un autre coté, tout malaise disparaît bien vite au profit d’un ennui poli. À choisir…
    Seule chose finalement mémorable : le tout dernier plan, absolument inutile et putassier.
    Non seulement il casse toute l’empathie créée jusque là, mais il ne trouve en outre, aucune justification scénaristique.
    On dirait, franchement, que le réalisateur n’avait plus rien à dire, et ne savait pas comment conclure son film. Ce dernier plan de CHRONIC est une totale déception à même de bousiller tous les efforts pour intégrer le spectateur dans l’histoire; pire, à faire reconsidérer tout ce qui a été vu précédemment. On ne s’explique pas ce choix, mais on vous encourage, lorsque vous découvrirez le film, à tentez de garder en tête qu’il s’agit avant-tout d’un beau portrait d’homme, complexe, légèrement dérangeant, et au final touchant.

    L'intégralité de la critique de Georgeslechameau, sur Le Blog du Cinéma
    http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-chronic-59858/