Films vus en 2018

Avatar Aramis Liste de

100 films

par Aramis

Agenda cinématographique personnel de l'année 2018 (films vus en VO, avec ou sans sous-titres), avec commentaires.

Les plus vus :

6 films : Ozu
3 films : Becker
2 films : Ophüls, Godard, Solnicki, Lou

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    La dolce vita (1960)

    2 h 54 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Marcello Mastroianni, Anita Ekberg, Anouk Aimée

    Vu le 01/01. Autant bien commencer l'année, avec un bon film ! L'objectif cette année est de revenir au même niveau de constance qu'en 2015 et 2016 (ce qui sera difficile vu le temps libre dont je disposais jadis), et d'essayer de voir au moins 200 films, avec évidemment le plus de découvertes possible.
    "La Dolce Vita" est un très bon Fellini, qui lorgne plus du côté de "Amarcord" que de "Huit et demi" (pour mon plus grand bonheur). On y suit Marcello, toujours aussi excellent, dans une succession de séquences où l'on ne revoit que rarement les mêmes personnages. La plupart sont vraiment bien trouvées et le film possède une atmosphère languide et nonchalante qui le rend particulièrement agréable à voir.
  • Bande-annonce

    Rio Bravo (1959)

    2 h 21 min. Sortie : . Western.

    Film de Howard Hawks avec John Wayne, Dean Martin, Ricky Nelson

    Revu le 02/01. La beauté envoûtante et le charme infini de ce western dédié à l'amitié, vu en 2015 un soir en Australie avec l'ordinateur sur les genoux, m'avaient déjà marqué à l'époque. Revoir le film permet de se rendre compte de sa perfection ; tous ses éléments fonctionnent à merveille les uns avec les autres de sorte que pas une scène ne paraisse déplacée, inutile, ou même un poil en dessous des autres. Les personnages principaux qui gravitent autour de John Wayne sont fabuleux (lui-même est un peu en retrait : la force tranquille qui porte le film), à commencer par Dean Martin, monumental dans son rôle d'alcoolique en voie de rédemption. Angie Dickinson n'a jamais été aussi belle, Walter Brennan porte son éternel second rôle à des sommets rarement égalés. La musique, les couleurs, tout fonctionne dans ce western d'exception qui s'impose comme l'un des plus grands films de tous les temps.
  • Bande-annonce

    Pandora (1951)

    Pandora and the Flying Dutchman

    1 h 59 min. Sortie : février 1951. Drame, romance et fantastique.

    Film de Albert Lewin avec James Mason, Ava Gardner, Nigel Patrick

    Vu le 03/01. Il y a beaucoup d'excès dans ce film, une romance entre Pandora, chanteuse américaine au nom chargée de symbolique, convoitée par tous les hommes de ce petit port d'Espagne où est située l'histoire, et Hendrik van der Zee, le fantastique "Hollandais Volant" interprété par le très british James Mason. Ava Gardner est une beauté, c'est indéniable, mais c'est à peu près le seul intérêt du film. Il se regarde sans déplaisir, certains personnages sont intrigants, mais la romance est par trop mièvre et excessive (avec ses côtés fantastiques), et ne me convainc guère.
  • Bande-annonce

    Cook Up a Storm (2017)

    Jue zhan shi shen

    Sortie : . Comédie.

    Film de Raymond Yip Wai-man avec Nicholas Tse, Jung Yong-Hwa, Tiffany Tang Yan

    Vu le 06/01. Film hongkongais de cuisine mettant en scène la rivalité entre deux chefs très opposés, l'un formé à l'école française, triple étoilé Michelin et résolument moderne, l'autre, plus traditionnel, travaillant dans son petit resto de rue depuis des années. La compétition qui les oppose sera féroce ! Le tout est filmé avec force effets spéciaux visuels et autres ralentis façon combats d'arts martiaux. Il se dégage du film une bonne humeur contagieuse, un dynamise et une atmosphère très chouette. L'intrigue ne casse pas trois pattes à un canard et se devine assez bien, mais ce n'est pas très grave. Et le film met l'eau à la bouche...
  • Bande-annonce

    Battle of the Sexes (2017)

    2 h 01 min. Sortie : . Biopic, comédie, drame et sport.

    Film de Jonathan Dayton et Valerie Faris avec Emma Stone, Steve Carell, Andrea Riseborough

    Vu le 06/01. J'aime bien les films de tennis, alors, comme je suis faible, je pardonne beaucoup. Néanmoins cette "Bataille des Sexes" est franchement dispensable, il y a eu beaucoup mieux sur le sujet, à commencer par un documentaire très bien fait infiniment meilleur que ce film avec moins de budget et de fioritures. Il y a quelques approximations et imprécisions qui pourront choquer les puristes comme moi, mais l'essentiel est là et qui ne connaît pas l'histoire du tennis pourra apprendre un ou deux trucs. Steve Carell est jubilatoire dans le rôle de Bobby Riggs et Emma Stone est, comme d'habitude, très transparente (et bien trop jolie pour interpréter la laide, mais remarquable, Billy Jean King).
  • Bande-annonce

    La Ronde (1950)

    1 h 33 min. Sortie : . Drame, romance et sketches.

    Film de Max Ophüls avec Anton Walbrook, Simone Signoret, Serge Reggiani

    Vu le 08/01. Une nuit à Vienne, un homme qui en sait un peu plus que les autres met en scène une ronde de personnages qui passent de bras en bras. Un homme, une femme, un homme, une femme... etc. Si la narration semble un peu lourde, elle ne nuit néanmoins pas au bon déroulement du film en restant suffisamment en retrait. Ce qui compte vraiment, ce sont les scènes qui se succèdent, qu'elles soient excellentes ou plutôt moyennes. Les acteurs sont bons et il y a un ton très osé, avec force sous-entendus sexuels et un joli pied de nez à la censure. Une petite friandise cinématographique !
  • Bande-annonce

    Le Plaisir (1952)

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie dramatique, romance et sketches.

    Film de Max Ophüls avec Claude Dauphin, Gaby Morlay, Madeleine Renaud

    Vu le 19/01. Il y a un truc qui me saute aux yeux quand je vois un film d'Ophuls, c'est son incroyable talent pour la mise en scène. Contrairement à un Ford très sobre et classique (mais pas moins extraordinaire pour autant), l'image chez Ophuls bouge dans tous les sens, fourmille de détails, d'ornements presque trop nombreux, tournoie de manière audacieuse dans un grand tourbillon d'énergie. C'est, en tout cas ce qui se produit dans ces deux films des années 50 du réalisateurs franco-autrichien, "La Ronde" et "Le Plaisir". Ce dernier débutait un peu mal, reprenant Maupassant, mais bénéficie d'une extraordinaire séquence sur l'adaptation de la "Maison Tellier". Celle-ci, couplée à une fin de film parfaitement menée, font du "Plaisir" un monument unique.
  • Bande-annonce

    Cléo de 5 à 7 (1962)

    1 h 27 min. Sortie : . Comédie musicale et comédie dramatique.

    Film de Agnès Varda avec Corinne Marchand, Antoine Bourseiller, Dominique Davray

    Vu le 21/01. Deux heures de la vie d'une femme. En quasi-temps réel, Agnès Varda suit la vie de la belle, capricieuse et névrosée Florence, dite Cléopâtre, chanteuse parisienne, dans sa vie quotidienne. Le film possède un dynamisme marquant et un genre de réalisme assez captivant ; même si les caprices du personnage principal ne sont pas spécialement passionnants, la manière dont sa vie se déroule est filmée avec un naturel très organique. Corinne Marchand est belle comme une déesse et ça ne nuit pas non plus au film, soyons honnêtes.
  • Bande-annonce

    Dans ses yeux (2009)

    El Secreto de sus ojos

    2 h 09 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Juan José Campanella avec Soledad Villamil, Ricardo Darín, Carla Quevedo

    Vu le 24/01. Quel beau film. Je suis forcément sensible à cette ambiance mélancolique et cette impression de vie à côté de laquelle on est passée (ça me donne peut-être des idées d'excuses quand j'aurais raté la mienne) et de tout le film, c'est bien la relation entre le personnage principal et sa collègue de travail qui m'intéresse le plus (superbe femme, au passage). Le reste est un bon film polar bien réalisé et sans truc complètement absurde ou débile, ce qui le rend d'autant plus appréciable. Cela dit, l'intrigue policière n'est, pour moi, pas le plus passionnant. Très bon film, je veux en voir plus d'Argentine...
  • No mires para abajo (2008)

    1 h 25 min. Sortie : 2008. Drame et romance.

    Film de Eliseo Subiela avec Leandro Stivelman et Antonella Costa

    Vu le 26/01. Film argentin qui n'a rien à voir avec le trésor vu il y a quelques jours, celui-là est beaucoup plus cru et beaucoup moins intéressant... L'initiation sexuelle d'un gosse avec sa copine (certes très mignonne) pendant une heure vingt de film n'est pas totalement passionnante, quoi. Le film est un peu perché (voire complètement, par moments), et le rapport qu'a le protagoniste avec son père est un peu intéressant. Ca sauve le film du naufrage total mais c'est quand même bien chiant.
  • Bande-annonce

    Le Mépris (1963)

    1 h 43 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Jean-Luc Godard avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Jack Palance

    Vu le 27/01. On dirait du Woody Allen, mais sans talent ni humour. La réalisation est plate, le scénario est chiant, les acteurs sont mauvais... Il n'y a pas grand chose à sauver à part les américains (Fritz Lang est presqu'américain) et l'italienne. Bardot joue un personnage insupportablement chiant et même si tout n'est pas déplaisant, ça tire horriblement et artificiellement en longueur...
  • Bande-annonce

    Pierrot le Fou (1965)

    1 h 50 min. Sortie : . Policier, comédie dramatique, road movie et romance.

    Film de Jean-Luc Godard avec Jean-Paul Belmondo, Anna Karina, Graziella Galvani

    Vu le 28/01. Bon après le mauvais Woody Allen d'hier, celui-ci est un genre de "Bonnie & Clyde" complètement barré et surréaliste. Le problème c'est que s'il est plutôt pas mal dans sa première partie, avec une complicité très agréable entre Belmondo et Anna Karina, toute la deuxième partie est longue et chiante. Godard a un don pour rendre ses personnages et ses dialogues complètement insupportables. Même mon goût pour la jolie danoise et mon amour immodéré pour Bébel ne me permettent pas de mettre plus.
    Encore une fois, pas mal de potentiel gâché.
  • Bande-annonce

    Le Cuirassé Potemkine (1925)

    Bronenosets Potemkin

    1 h 15 min. Sortie : . Muet, drame et historique.

    Film de Sergueï Eisenstein avec Aleksandr Antonov, Vladimir Barsky, Grigori Alexandrov

    Vu le 29/01. C'est un film spectaculaire, c'est indéniable. Comme toujours, les films muets sont un peu ennuyeux, leur rythme est lent et tombe par moments même si ça bouge. Il est vraiment rare qu'un muet me cloue à mon siège du début à la fin, ça n'arrive globalement que pour un Keaton ou pour un Chaplin. Celui-là ne fait pas exception à la règle ; malgré quelques scènes d'action (en particulier cette scène légendaire d'escalier), il y a pas mal de longueurs. Visuellement c'est fantastique par contre, certains plans n'ont rien à envier à ce qui se fait de nos jours, pour un truc qui approche les cent ans c'est super impressionnant. Si les russes savent faire un truc c'est bien la propagande et ça se voit ! La séquence de l'escalier me fait penser à "Fast & Furious" : c'est probablement l'escalier le plus long du monde !
  • Bande-annonce

    Survivre (2012)

    Djúpið

    1 h 33 min. Sortie : . Drame.

    Film de Baltasar Kormákur avec Ólafur Darri Ólafsson, Jóhann G. Jóhannsson, Thora Bjorg Helga

    Vu le 30/01. Un film islandais sur l'histoire vraie d'un pêcheur qui a survécu contre toute attente au naufrage de son chalutier, aux abords des côtes des îles Vestman, au sud de l'Islande. Alors que ses compagnons sont morts en vingt minutes dans les eaux glaciales, Guðlaugur "Gulli" Friðþorsson a réussi l'exploit de nager sur 6 km avant de traverser un champ de cendres volcaniques - pieds nus - et d'arriver enfin en vue d'une ville après plusieurs heures. Le film est un peu facile mais pas totalement inintéressant, en particulier, il n'en fait pas trop, ce qui pourrait être le risque avec ce genre de sujet.
  • La Clé de verre (1942)

    The Glass Key

    1 h 25 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Stuart Heisler avec Brian Donlevy, Veronica Lake, Alan Ladd

    Vu le 31/01. Petit film noir avec Veronica Lake, Alan Ladd et une histoire un peu inutilement compliquée. Le point de vue choisi est un peu original, dans le sens où l'enquête contée l'est depuis le point de vue des truands. Le film se laisse voir plutôt bien, le rythme est maîtrisé et l'atmosphère est intéressante. Moins intéressant : les "indispensables", c'est-à-dire la romance forcée entre les deux personnages et l'issue de l'enquête qui doit innocenter le copain du héros (pour sauver la morale).
  • Bande-annonce

    Les Vacances de M. Hulot (1953)

    1 h 27 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jacques Tati avec Jacques Tati, Louis Perrault, André Dubois

    Vu le 02/02. Tati a quelque chose d'extraordinaire, il réussit toujours à te toucher avec des trucs pourtant tout simples ; ce film n'a même pas d'histoire, c'est une succession de scènes dans une colonie de vacances balnéaire, le tout vaguement chronologique et avec des personnages récurrents. Mais les gags, qui ne font pas forcément rire, et simplement l'atmosphère créée par le réalisateur te transporte au bord de la mer aussi sûrement que ses personnages.
  • Un colt pour 3 salopards (1971)

    Hannie Caulder

    1 h 25 min. Sortie : . Drame et western.

    Film de Burt Kennedy avec Raquel Welch, Robert Culp, Ernest Borgnine

    Vu le 07/02. Un film de revanche qui met en scène la sculpturale Raquel Welch - sous tous les angles - en femme violée et dont le mari est tué par de terribles gangsters (menés par le très bon Ernest Borgnigne, repoussant à souhait). Elle embauche un chasseur de primes pour l'entraîner aux armes à feu et ainsi pouvoir se faire justice elle-même. Le film est correct, sans plus, avec de bons acteurs, un rythme correct mais une fin un peu expédiée et des personnages caricaturaux. Et puis bon, le prétexte de la vengeance et tout moi ça me laisse un peu de marbre... pas besoin de passer par ça pour faire de bons personnages de femmes fortes, non ?
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    Le Seigneur de la guerre (1965)

    The War Lord

    2 h 02 min. Sortie : . Aventure et drame.

    Film de Franklin J. Schaffner avec Charlton Heston, Richard Boone, Rosemary Forsyth

    Vu le 09/02. Le film est intéressant. Il s'agit de l'histoire d'un chevalier assez brutal et de sa troupe qui arrive dans un village païen d'Angleterre pour repousser les Frisiens. Le seigneur de guerre découvre, au hasard d'une chasse, une jeune paysanne belle comme le jour et en tombe éperduement amoureux (alors que tous ses hommes lui disent simplement de la violer et d'en finir). J'aime bien le rythme et les décors (quand c'est tourné en naturel, quand les bonhommes sont filmés en studio et mis en sur-impression sur les décors c'est absolument abominable, vive l'image de synthèse), et les personnages. Les acteurs sont très bons, en particulier les chevaliers et hommes d'armes de Charlton Heston, et l'actrice est superbe, une sorte de version plus jolie de Robin Wright jeune...
  • Bande-annonce

    3 Billboards - Les Panneaux de la vengeance (2017)

    Three Billboards Outside Ebbing, Missouri

    1 h 56 min. Sortie : . Comédie, policier et drame.

    Film de Martin McDonagh avec Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell

    Vu le 10/02 au cinéma. C'est un film de personnages ; certains parleront de la multiplicté des messages, disant que ça nuit au film (sous-texte politique et social, humour noir, fond & forme...), mais je m'en fous. Il y a une certaine ambiance (type Amérique profonde, mais pas complètement, dire ça est vraiment faire preuve d'une complaisance sans nom), et j'aime beaucoup les personnages. Frances McDormand est extraordinaire, Sam Rockwell et Woody Harrelson sont très bons aussi (même s'ils ne sortent pas de leur style de prédilection, ils sont jubilatoires). Il manque un truc pour avoir un vrai très grand film mais c'est probablement le meilleur film de 2017...
  • Bande-annonce

    Le Dernier Samaritain (1991)

    The Last Boy Scout

    1 h 46 min. Sortie : . Action, comédie et policier.

    Film de Tony Scott avec Bruce Willis, Damon Wayans, Chelsea Field

    Vu le 11/02. Un film un peu con mais néanmoins appréciable. Le duo de tête fonctionne pas mal, surtout Bruce Willis, même si les punchlines qu'ils s'échangent font parfois très forcées (il y en a tellement que ce n'est pas super naturel par moments). J'aime beaucoup son personnage qui a pas mal de mordant... L'histoire est assez conne mais on s'en fiche.
  • Bande-annonce

    Loin de la foule déchaînée (2015)

    Far from the Madding Crowd

    1 h 59 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Thomas Vinterberg avec Carey Mulligan, Matthias Schoenaerts, Michael Sheen

    Vu le 14/02. Il s'agit de l'adaptation d'un roman d'un bonhomme du nom de Hardy que je n'ai jamais lu. Une femme farouchement indépendante refuse de se marier à des hommes qu'elle n'aime pas et reprend l'exploitation agricole de son oncle (alors que les grands fermiers sont *tous* des hommes). Carey Mulligan est super dans le rôle principal... enfin, au début. Au bout d'un moment elle épouse un mec contrairement à tous ses principes initiaux et la deuxième partie du film tire en longueur. Les acteurs sont plutôt bons, en particulier Schoenaerts que je découvre ici (un genre de Madds Mikkelsen belge) mais je reste un peu sur ma faim : le film est superficiel (probablement du fait de l'adaptation), touche à pas mal de sujets mais n'en exploite aucun vraiment à fond, et certains trucs sont peu crédibles ou intéressants (tout l'arc avec le soldat par exemple).
  • Forfaiture (1915)

    The Cheat

    1 h. Sortie : . Muet.

    Film de Cecil B. DeMille avec Fannie Ward, Sessue Hayakawa, Jack Dean

    Vu le 17/02. Muet donc pas spécialement passionnant et avec tout ce que ça entraîne (rythme lent, thèmes surannés et esthétique très vieillie), mais avec quelques atouts à faire valoir. On est chez DeMille, qui, avant d'être surtout connu pour ses péplums ambitieux et démesurés, fait des films sur le mariage. Là il y a de tout, une épouse délaissée, un séducteur à l'attraction sexuelle irrésistible (forcément un asiatique, l'exotisme du lointain orient...) sur fond de Wall Street. J'avoue n'avoir suivi le film que d'un œil.
  • Bande-annonce

    Benny & Joon (1993)

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Jeremiah Chechik avec Johnny Depp, Mary Stuart Masterson, Aidan Quinn

    Vu le 07/03. Il y a du bon et du moins bon. Il s'agit d'un film sur la relation entre un frère et une sœur (d'où le titre), avec la complication que la sœur est un peu folle. Ils rencontrent Johnny Depp qui se prend pour Buster Keaton et ses excentricités vont plaire à Juniper (Joon), la sœur tarée du personnage principal. S'il y a de bons moments et que Depp et Mary Stuart Masterson sont très bons (ça me fait du mal de l'avouer mais j'ai trouvé Depp potable aujourd'hui), l'acteur principal (Benny) est vraiment très mauvais et il y a des moments qui donnent envie de s'arracher les cheveux lorsque les personnages trahissent complètement ce qu'ils étaient initialement pour les besoins d'un scénario Hollywoodien.
  • Bande-annonce

    Kingsman : Le Cercle d'or (2017)

    Kingsman: The Golden Circle

    2 h 21 min. Sortie : . Action, aventure et comédie.

    Film de Matthew Vaughn avec Taron Egerton, Colin Firth, Julianne Moore

    Vu le 11/03 dans l'avion. C'est toujours aussi con que le premier opus, mais l'intérêt est un peu moindre vu que la découverte n'est plus là. J'ai un amour immodéré pour Julianne Moore et c'est un peu triste de voir ce qu'ils font d'elle dans ce film (même si représente une bonne partie de l'intérêt du film). Néanmoins le film se laisse voir - surtout dans l'avion - et je ne me suis pas trop ennuyé, je n'en demande pas plus.
  • Bande-annonce

    Loin du paradis (2002)

    Far From Heaven

    1 h 47 min. Sortie : . Drame.

    Film de Todd Haynes avec Julianne Moore, Dennis Quaid, Dennis Haysbert

    Vu le 12/03. La vie de Cathy Whitaker, femme de famille modèle dans une banlieue immaculée du Connecticut, va évidemment être bouleversée, car sinon il n'y aurait pas de film. Son mari est plus attiré par les autres hommes que par sa ravissante épouse et sa petite famille, et elle, un poil délaissée, commence à une amitié avec son jardinier noir qui fait un peu jaser dans ce voisinage très blanc et très raciste malgré leurs grands airs (ce sont des démocrates dans le Connecticut, mais dans les années 50 ça n'a pas grande importance !). Le film repose en entier sur la performance de Julianne Moore qui est à l'écran pendant sa quasi-totalité, et elle s'en sort à merveille, composant un personnage qui reste fidèle à elle-même sans accroc pour toute la durée du film. Pour le reste, j'ai aimé le ton du métrage - avec un mélange d'une grande douceur dans la narration, les dialogues, la manière de parler et une extrême violence (racisme, homophobie, commérages...).
  • La Fin d'une liaison (1999)

    The End of the Affair

    1 h 42 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Neil Jordan avec Ralph Fiennes, Julianne Moore, Stephen Rea

    Vu le 18/03. Si la fin du film est clairement un peu trop longue (il y a facilement vingt bonnes minutes que l'on peut retirer), le reste est plutôt bien, s'accrochant aux performances de Ralph Fiennes et Julianne Moore. Il s'agit du récit d'une affaire extra-conjugale entre un écrivain et la femme délaissée d'un dignitaire d'état durant la deuxième guerre mondiale. La reconstitution est de qualité et le film est remarquablement bien fait, à l'exception de sa fin, donc.
  • Bande-annonce

    The Hours (2002)

    1 h 54 min. Sortie : . Drame.

    Film de Stephen Daldry avec Meryl Streep, Julianne Moore, Nicole Kidman

    Vu le 19/03. Poursuite du cycle Julianne Moore avec un nouveau drame d'époque (ça fait déjà trois de suite) encore une fois plutôt pas réjouissant (celui-là est même super triste), ça commence à bien faire... Il s'agit d'une adaptation de bouquin sur Virginia Woolf qui écrit elle-même un bouquin et sur les destins très similaires de trois femmes dépressives à trois époques différentes. C'est très long et bien que certaines scènes sur la fin soient vraiment extraordinaires, portées par Moore et Streep (qui est remarquable, il faut bien l'admettre, c'est une actrice d'exception), l'ensemble est quand même un poil indigeste.
  • Bande-annonce

    The Thing (1982)

    1 h 44 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de John Carpenter avec Kurt Russell, T.K. Carter, Wilford Brimley

    Vu le 01/04. Un gros classique que je n'avais jamais vu. De manière générale le film d'horreur ça ne me parle pas trop, et celui-là est bien laid - tous les effets visuels sont clairement moches et datés. Néanmoins, passé la "créature", il y a une vraie atmosphère intéressante ici, avec le climat de suspicion lorsque tout le monde soupçonne tout le monde ; s'il n'y avait pas la créature le film serait plus intéressant au final en fait.
  • Bande-annonce

    Jurassic Park (1993)

    2 h 07 min. Sortie : . Aventure et science-fiction.

    Film de Steven Spielberg avec Sam Neill, Laura Dern, Jeff Goldblum

    Revu le 06/04. Redécouverte d'un de mes films fétiches d'enfance sur un grand écran ! Passé les désagréments du cinéma en Islande, l'émotion et le plaisir ressentis restent les mêmes, même s'il faut reconnaître que le film a quand même pris un coup de vieux. Il conserve une sorte d'enthousiasme enfantin qu'on ne trouve pas dans les suites et les remakes qui ont été faits ensuite.
  • Bande-annonce

    Ta’ang, un peuple en exil entre Chine et Birmanie (2016)

    Ta'ang

    2 h 28 min. Sortie : .

    Documentaire de Wang Bing

    Vu le 07/05. Puissant documentaire sur l'exil du peuple Ta'ang, minorité ethnique en Birmanie prises entre deux feux dans un conflit civil, et dont beaucoup de familles sont donc parties en Chine dans l'espoir d'être en sécurité. Wang Bing suit donc plusieurs de ces familles en différents endroits du parcours et propose un regard sur leur quotidien, avec une narration extrêmement épurée et des images spectaculaires (comme celle de l'affiche). Les témoignages sont poignants et ce qui frappe c'est la différence entre ces situations vécues et des épisodes semblables dans la fiction : dans la vraie vie, on ne sait pas toujours quoi faire, alors on attend, on espère... Il y a des scènes très fortes, comme ces récits nocturnes, ou encore la montée de la colline avec une petite gamine de sept-huit ans à tout casser qui porte un nourrisson sur le dos... Très impressionnant, et malheureusement peu traité par les médias occidentaux qui préfèrent nous gonfler avec la Syrie.