Journal filmique — 2018

Avatar Venceslas F. Liste de

351 films

par Venceslas F.

Liste regroupant toutes les annotations de mes visionnages et revisonnages filmiques de l'année 2018 (longs métrages uniquement).

Janvier : 14 découvertes, 14 revisionnages.
Février : 43 découvertes, 11 revisionnages.
Mars : 21 découvertes, 10 revisionnages.
Avril : 26 découvertes, 14 revisionnages.
Mai : 23 découvertes, 10 revisionnages.
Juin : 23 découvertes, 7 revisionnages.
Juillet : 39 découvertes, 4 revisionnages.
Août : 10 découvertes, 4 revisionnages.
Septembre : 23 découvertes, 9 revisionnages.
Octobre : 25 découvertes, 5 revisionnages.
Novembre : 14 découvertes, 8 revisionnages.
Décembre : 15 découvertes, 2 revisionnages.

Ainsi que 42 courts-métrages.

Photo de couverture : Elle Fanning, en attendant d'avoir une meilleure idée (spoiler : cela n'arrivera pas).

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    Possession (1981)

    2 h 04 min. Sortie : . Drame et Épouvante-horreur.

    Film de Andrzej Zulawski avec Isabelle Adjani, Sam Neill, Heinz Bennent

    1er Janvier, découverte.

    Quelle claque, quel film pour commencer l'année. Je me suis intéressé à ce film car Julia Ducournau le cite comme une inspiration pour Grave mais j'étais très loin de m'imaginer un tel film, aussi obscur et imprévisible

    Possession c'est une vraie descente aux enfers avec une ambiance glaciale, oppressante et surréaliste (rappelant à certains moments Lynch ou Cronenberg), c'est une véritable ambiance cauchemardesque. Le film possède une réalisation viscérale et vertigineuse, une magnifique association de travelling et caméra à l'épaule captant aux plus près les émotions des acteurs.

    Si on doit parler des acteurs il faut évidemment parler d'Adjani. Elle crève l'écran et pourtant, plusieurs fois, on pense frôler le ridicule dans la performance (un peu comme Garance Marillier dans Grave, avec notamment la scène du miroir) mais à chaque scène on est happé, impressionné par cette folie qui fait froid dans le dos. Durant certaines scènes, je pense ici surtout à celle du métro, on a l'impression de voir le diable en personne se manifester à travers l'actrice. Bref, sans sa performance hallucinée et traumatisante, le film n'aurait clairement pas le même impact.

    Si je devais avoir une interprétation du film, bancal surement car ne l'ayant vu qu'une fois, (et évidemment SPOILER) c'est qu'on a affaire à une histoire banale, ici un divorce, mais du point de vue émotionnel des personnages. En gros, cette réalité altérée et déformée n'est que le reflet des sentiments des personnages. Par exemple, toute la scène du métro ne serait, pour moi, qu'une mise en image de ce que ressent le personnage d'Adjani à ce moment précis. C'est surement faux, ou au moins incomplet, mais d'un autre côté c'est assez compliqué d'avoir une interprétation solide d'un tel film après un seul visionnage. Donc à revoir au plus vite pour avoir un meilleur avis concernant le film.

    NB : Note susceptible de monter à 10 mais je préfère attendre un deuxième visionnage.

    24 Janvier, revisionnage.
    +2

    19 Février, revisionnage.
    Note inchangée.

    Critique : https://www.senscritique.com/film/Possession/critique/133713091
  • Bande-annonce

    La Haine (1995)

    1 h 38 min. Sortie : . Drame.

    Film de Mathieu Kassovitz avec Vincent Cassel, Hubert Koundé, Saïd Taghmaoui

    1er Janvier, revisionnage.
    Note inchangée.

    Critique : https://www.senscritique.com/film/La_Haine/critique/129091532
  • Bande-annonce

    Django Unchained (2012)

    2 h 45 min. Sortie : . Western.

    Film de Quentin Tarantino avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio

    1er Janvier, revisionnage.
    Note inchangée.

    Si on me demandait de résumer Django Unchained en une seule phrase, je dirais sûrement que c'est l'histoire de deux mecs qui, pendant un périple de deux heures quarante-cinq, posent leurs bollocks sur toutes les tables qu'ils trouvent en chemin. Le cinéma de Tarantino a toujours eu ce caractère jubilatoire mais ici on atteint des sommets. En effet, Tarantino est, à mon humble avis, avant tout le cinéaste de la caricature. Pas dans le sens commun et péjoratif du terme mais dans son sens premier, c'est-à-dire l'exagération de certains traits (du visage). Ici c'est plutôt l'exagération des codes de divers genres cinématographiques avec en premier lieu celui du western spaghetti, cher au cinéaste. La fusillade sanglante chez Candie et ses effets sonores grotesques en sont le parfait exemple. Ce n'est pas pour autant que Tarantino n'a pas des idées de génie. Comme le plan du coton blanc, ensanglanté par l'hémoglobine d'un esclavagiste tout juste transpercé par la balle de Django. Car Django a une porté politique évidente. Que ce soit dans l'utilisation outrancière du mot nègre ou dans l'explicitation des sévices subit par les esclaves, Tarantino cherche à choquer son spectateur mais pour de noble cause. Ce qui m'empêche cependant de mettre une note au-dessus de 8 c'est l'inégalité qu'il y a entre les différents segments du film. On a une première heure et une dernière demi-heure toutes deux splendides et, entre les deux, une heure qui paraît bien terne face au reste du film.
  • Bande-annonce

    Vivre sa vie (1962)

    1 h 20 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jean-Luc Godard avec Anna Karina, Sady Rebbot, André S. Labarthe

    2 Janvier, revisionnage.
    Note inchangée.

    Vivre sa Vie est le film qui semble le plus dénoter de la filmographie de Godard (celle des années 60). Bien qu'on est toujours une certaine simplicité dans le scénario et un engagement social et politique fort, le film possède une austérité assez unique dans la filmographie du cinéaste.

    L'histoire de Vivre sa Vie c'est celle de Nana, une femme fragile et qui aspire au bonheur. La vie ne lui réussit pas et, presque pour survivre, Nana décide de se prostituer. Mais cz film c'est aussi, et surtout, une actrice (Anna Karina) sublimée comme jamais par la caméra de Godard. À l'époque, le réalisateur et l'actrice sont mariés. Cela se ressent pendant tout le film avec les nombreux plans rapprochés ou plusieurs séquences n'ayant pour but que de magnifier Anna Karina et qui atteint son paroxysme lors du segment au cinéma, devant La Passion de Jeanne d'arc de Dreyer, une scène splendide.

    Au delà de ça, Vivre sa Vie fait aussi partie des films engagés de la Nouvelle Vague (Moi, un noir de Jean Rouch, Hiroshima mon amour d'Alain Resnais ou même Alphaville de Godard). Ici le réalisateur livre un constat sur le monde de la prostitution et les effets de la loi Marthe Richard de 1946 (citée dans le film au moment où on explique à Nana comment se déroule les passes). Cette loi impose la fermeture des maisons closes, forçant donc les prostituées à se vendre dans la rue. Godard filme la prostitution d'une manière neutre, presque froide, détruisant toutes les idées qu'on pourrait se faire sur ce métier, le filmant avec monotonie (renforcée par l'utilisation des chapitres annotés des les événements à venir) et sans pour autant en faire quelque chose de normal, banal (cf. la fin du film).
  • Bande-annonce

    Le Projet Blair Witch (1999)

    The Blair Witch Project

    1 h 27 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez avec Heather Donahue, Joshua Leonard, Michael C. Williams

    2 Janvier, revisionnage.
    Note inchangée.

    Je ne comprends vraiment pas cette moyenne SensCritique. Pour moi, Le Projet Blair Witch fait partie du fleuron du cinéma d'horreur, toute époque confondue. Le film arrive à faire peur avec un rien, faisant ressortir les deux plus grandes peurs de l'Homme, la peur de l'inconnu et la peur d'avoir peur. On appréhende quelque chose, on ne sait pas ce que c'est, mais on sent que ça va arriver tôt ou tard, là est tout le génie du Projet Blair Witch . Le film oscille entre les séquences de nuit qui vont crescendo dans l'épouvante et les séquences de jours où on espère que nos personnages trouveront une échappatoire. La peur est lancinante, loin du cinéma d'horreur moderne et ses jumps scares à deux balles. On craint chaque nouvelle nuit car elle ne peut qu'être pire que la précédente. On est spectateur d'une véritable descente aux enfers, sentant que l'étau qui entoure les personnages se resserre à chaque minute restée dans la forêt. C'est ça un vrai film d'horreur ! L'aspect found footage et la lenteur du film peuvent en déranger certains mais ils sont selon moi deux atouts qui sont bénéfiques au film, à son authenticité, et qui permettent à l'ensemble d'avoir une réelle cohésion.
  • Bande-annonce

    Le Cercle : The Ring (2002)

    The Ring

    1 h 50 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Gore Verbinski avec Naomi Watts, Brian Cox, Martin Henderson

    3 Janvier, découverte.

    Le Cercle c'est exactement ce que je dénonce dans mon annotation sur Le Projet Blair Witch. C'est frappant dès l'intro, clichée au possible par ses dialogues (sérieusement, on voit à peine la différence avec la parodie de Scary Movie), son absence de tension ou de suspense sans oublier bien sûr les jumps scares, si on peut appeler ça des jumps scares. Le cast est complètement à la ramasse (le réal donnait du Prozac à ses acteurs avant de tourner ou quoi ?). Même Naomi Watts, pourtant une de mes actrices préférées, joue ici assez mal. Ses regards hébétés à chaque retournements de situation sont tout simplement ridicule. Mention spéciale à l'acteur qui joue son gosse, il n'est pas crédible à un seul instant (ça relève presque de l'exploit à ce niveau là).

    Du point de vue de la réalisation, on peut citer une photographie mélangeant le verdâtre et le poisseux qui donne un semblant d'ambiance au film, tout comme les images de la cassette maudite ou l'utilisation d'images subliminales à certains moments. Le problème, c'est que ce sont les seuls points positifs que je peux trouver au film. Le reste n'est qu'un empilement de clichés scénaristiques et de mises en scènes. Des effets inefficaces et prévisibles, une utilisation éculée des codes du thriller ou des scènes d'explications avec des dialogues soporifiques alors qu'elles sont censées être le coeur du film.

    La vraie faiblesse du film reste cependant ce mélange des genres (thriller, horreur et fantastique), qui est très mal géré. À tel point que le film en oubli d'expliquer une bonne partie de son intrigue et ça ne semble pas être intentionnel, à l'inverse de Caché de Haneke par exemple. Et en plus, c'est pour nous pondre une fin totalement tiré par les cheveux (et ce n'est pas une fin ouverte si le spectateur ne comprend pas les enjeux de la fin, c'est juste que tu ne sais même pas raconter une histoire très cher film). Pour résumer, regarder le Projet Blair Witch qui est un bien meilleur film en tout point.
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    Les Amants du Texas (2013)

    Ain't Them Bodies Saints

    1 h 36 min. Sortie : . Policier, drame et romance.

    Film de David Lowery avec Rooney Mara, Casey Affleck, Ben Foster

    3 Janvier, découverte

    Les Amants du Texas m'avait particulièrement intrigué après mon visionnage le mois dernier de A Ghost Story du même réalisateur (David Lowery). Cependant, il ne s'agit pas ici d'un film où Casey Affleck, vêtu d'un drap blanc, tente désespérément de retrouver sa femme, interprétée par Rooney Mara, mais d'un film où Casey Affleck, vêtu de l'attirail du parfait texan, tente désespérément de retrouver sa femme, interprétée par Rooney Mara (grosse différence donc).

    Ce qui frappe dès le début des Amants du Texas c'est sa photographie élégante, presque malickienne par moment. En somme, c'est juste une caméra à l'épaule qui filme les acteurs en contre-jour mais ça fait toujours son petit effet. Photographie qui porte une musique éthérée, disséminée par petite touche au gré du film. David Lowery pose de nouveau un rythme lent, principalement grâce au montage, qui fonctionne assez bien lors de la première partie du métrage. Dans la première partie uniquement car le film commence, dès sa seconde partie, à souffrir de cette lenteur assumée, particulièrement dans son derniers tiers.

    Le problème des Amants du Texas réside surtout dans ses personnages. Ils sont assez plats et Lowery ne nous donne que très peu de scène pour s'attacher à eux, à leur couple, avant de les séparer. L'histoire étant assez convenue et les enjeux mal amenés, avoir de l'empathie envers les personnages devient vite compliqué, ce qui créer facilement un désintérêt total du spectateur pour ce qui leurs arrivent.
  • Bande-annonce

    Le Silence des agneaux (1991)

    The Silence of the Lambs

    1 h 58 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Jonathan Demme avec Jodie Foster, Anthony Hopkins, Ted Levine

    4 Janvier, revisionnage.
    Note inchangée, +♥

    Ça faisait un petit moment que j'avais envie de revoir Le Silence des Agneaux. Il me semble que c'était après avoir vu Love Hunters (que je vous conseille en passant) que cette envie s'est manifestée, les deux films ayant pas mal de similarités entre eux. Mon premier visionnage du Silence des Agneaux remonte déjà à quelques années et je me rappelle avoir apprécié le film, bien que mon souvenir soit assez flou.

    Ce revisionnage est en soi une réussite car le film est aussi bon que dans mes souvenirs. Ce qui le rend aussi excellent c'est ses deux acteurs. Jodie Foster et Anthony Hopkins sont tous les deux splendides dans leurs rôles respectifs et on ressent une vraie alchimie entre les deux comédiens. Les scènes de dialogues entre les deux sont de loin mes préférés, comme pour beaucoup de monde je pense. On sent qu'il y'a un soin tout particulier qui est apporté à ces scènes. La mise en scène est millimétrée et permet vraiment d'observer l'évolution du rapport de force entre Clarice et Lecter pendant tout le long du film. Notamment grâce à des plongées et contre-plongées subtiles ainsi qu'une lumière habilement gérée qui fait ressortir le coté monstrueux de Lecter.

    Hopkins en Hannibal Lecter est glaçant, oppressant voir glauque. Je ne sais pas pourquoi mais il me fait penser à un serpent dans sa manière de camper le personnage (peut-être à cause du truc bizarre qu'il fait avec sa la langue lors de la première scène). Et puis il y'a Jodie Foster. Qu'elle discute avec un psychopathe ou en traque un autre, elle est sublime tout le long du film. Probablement que ce serait sa meilleure performance si elle n'avait pas joué dans Contact (totalement hors-sujet mais si vous aimez la SF je recommande fortement). Ça se fait malheureusement trop peu mais il faut aussi saluer le travail de Tak Fujimoto, directeur de la photo (qui a aussi bossé sur le Sixième Sens de Shyamalan) et qui livre ici une photographie remarquable aidant grandement à l'atmosphère du film..

    Car Le Silence des Agneaux ce n'est pas que des performances d'acteurs phénoménales. C'est un thriller haletant, une tension palpable quasi constamment et une ambiance macabre. Son point fort au niveau de la réalisation reste tout de même pour moi son montage. Les vingt dernières minutes sont parfaites, ce que le cinéma nous a offert de mieux dans le genre du thriller. Il est donc grand temps de regarder ce film grandiose si ce n'est pas déjà fait.
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    Frankenstein (1931)

    1 h 10 min. Sortie : . Drame, Épouvante-horreur et science-fiction.

    Film de James Whale avec Colin Clive, Mae Clarke, John Boles

    5 Janvier, découverte.

    J'ai peu à dire sur ce film et vais donc être assez concis. Frankenstein possède ce charme tout particulier qu'ont les films de monstres/épouvantes des années 20 et 30, tel un Nosferatu ou un King Kong par exemple. Le film marque beaucoup par sa créature, imposante à chaque apparition et pour sa fin, plutôt spectaculaire pour l'époque je trouve. Les décors du film rappellent le cinéma expressionniste allemand grâce à son ambiance gothique, ses jeux d'ombres et de lumières ou ses décors, le château du Dr. Frankenstein en premier lieu mais aussi le cimetière en début de film. Frankenstein est un film pour quiconque s'intéresserait un minimum au cinéma de genre ou au cinéma du début du XXème siècle.
  • Bande-annonce

    Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre (1985)

    Mad Max Beyond Thunderdome

    1 h 47 min. Sortie : . Action, science-fiction, aventure et road movie.

    Film de George Miller et George Ogilvie avec Mel Gibson, Bruce Spence, Adam Cockburn

    5 Janvier, découverte.

    Que ce fut fastidieux. J'ai un problème que je n'arrive pas à expliquer avec la trilogie Mad Max mais ce troisième opus est d'un autre niveau. Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre est sans aucun doute le plus mauvaise épisode de la saga. Le film est d'un kitsch ! La musique, les costumes, les personnages, les dialogues... tout est ridicule. Si on va au-delà de ça, la première moitié du film est vraiment bancal, la manière dont se déroule les événements me fait penser à un RPG bizarrement. Dans cette première partie l'action est soit illisible soit risible (sérieusement, la scène du Thunder Dome me fait penser à un cirque). La deuxième moitié du film est elle d'un ennui monstre. Les 20 dernières minutes rehausse un peu le niveau mais on a bien 45 minutes où le film semble s'être arrêté. Bref, Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre est un nanar à peine divertissant.
  • La Honte (1968)

    Skammen

    1 h 42 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Gunnar Björnstrand, Birgitta Valberg, Max von Sydow

    6 Janvier, revisionnage.
    Note inchangée.

    Persona restera pour moi le meilleur film de Bergman. Cependant La Honte est sans aucun doute mon film préféré du réalisateur. Je trouve ça assez surprenant qu'encore aujourd'hui le film soit aussi méconnu alors qu'il est clairement l'un des meilleurs films de Bergman. La Honte parle d'une guerre quelconque pour parler de toutes les guerres et les effets qu'elles peuvent avoir sur notre humanité. On suit un couple ordinaire, joué par (la sublime) Liv Ullmann et Max Von Sydow, tentant de survivre à une guerre faisant rage sur l'île où ils habitent. Ce point de vue de civil et non de soldat rend cette guerre d'autant plus terrifiante car les personnages ne semblent pas maîtres de leur destin, ils subissent cette guerre et ne peuvent rien faire pour changer ça. Le film ne nous épargne rien dans cette incessante quête de survie au décor apocalyptique.

    Du point de vue de la réalisation, La Honte possède un noir et blanc magnifique (mais c'est un peu toujours le cas avec Bergman vous me direz). L'esthétique est très sobre grâce notamment à l'utilisation de lumières naturelles. L'horreur de la guerre est d'abord retranscrite par le son. Les balles, les obus et les cris d'agonie forment la mélodie macabre du film avant de laisser place au silence effroyable de la guerre. On est immergé dans le film grâce à des plans caméra à l'épaule, chose assez rare chez Bergman, qui font ressentir l'urgence de chaque situation. La brutalité et le désespoir qui parcourt le long du film font que l'on ne ressort pas tout à fait indemne de La Honte.

    4 Novembre, revisionnage. 
    Note inchangée.
  • Bande-annonce

    Festen (1998)

    1 h 45 min. Sortie : . Drame.

    Film de Thomas Vinterberg avec Ulrich Thomsen, Henning Moritzen, Thomas Bo Larsen

    7 Janvier, découverte.

    J'ai vraiment du mal à poser des mots sur mon ressenti concernant Festen. Je préfère prendre mon temps pour pouvoir digérer le film afin de le noter et écrire quelques lignes dessus, parce que je ne sais vraiment pas quoi en penser à ce moment précis. Sûrement qu'un revisionnage dans la semaine à venir va être nécessaire pour pouvoir parler correctement du film.
  • Bande-annonce

    eXistenZ (1999)

    1 h 37 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et thriller.

    Film de David Cronenberg avec Jennifer Jason Leigh, Jude Law, Ian Holm

    8 Janvier, découverte.

    Avant même de commencer à parler du film, je vous redirige vers la vidéo de Chroma au cas où vous ne l'auriez jamais vu (elle spoile le film) : https://m.youtube.com/watch?v=_JjQQeFgQBQ

    Pour moi, Cronenberg était jusqu'alors synonyme d'un film : Videodrome. Je me rappelle encore avoir passé pas mal de temps à essayer de comprendre les différentes interprétations possibles sur ce film. J'ai été vraiment impressionné qu'un film puisse à la fois avoir une réflexion aussi poussée sur une telle thématique tout en ayant un univers, notamment visuel, extrêmement personnel. Chose que je ne peux pas dire à propos d'eXistenZ.

    Les visuels forts de Cronenberg sont certes présents mais alors au niveau de la thématique c'est assez décevant. eXistenZ traite, par le biais du jeu vidéo, le thème de la réalité et le perception de la réalité. Le film est qualifié par pas mal de gens de brillant, ce qui me fait pas mal grincer des dents parce que, deux semaines avant la sortie d'eXistenZ, sortait un film appelé Matrix. On ne peut alors que constater un fossé entre ses deux films qui sont pourtant très proches l'un de l'autre (même le thème du jeu vidéo est présent dans Matrix grâce à ses visuels). Cette remise en contexte ne sert pas ici de jouer à qui la plus grande (intelligence) mais juste de montrer qu'eXistenZ a un certains retard par rapport à son temps.

    Ce qui reste tout de même le gros défaut du film, au point de presque m'exaspérer, c'est sa surexplicitation. Il y a bien sûr la scène de fin où la dernière réplique est en réalité ce que le spectateur est censé comprendre sans qu'on lui force la main. Mais c'est surtout lors du sublime monologue de Jude Law, vers les deux tiers du film, que ça ma le plus énervé. La réplique de Jennifer Jason Leigh n'est ici présente que pour expliciter une idée déjà bien mise en évidence. Sérieusement David tu aurais pu me cracher au visage et me traiter d'idiot, je me serais probablement senti moins insulté.
  • Bande-annonce

    Oslo, 31 août (2011)

    Oslo, 31. august

    1 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Joachim Trier avec Anders Danielsen Lie, Hans Olav Brenner, Johanne Kjellevik Ledang

    9 Janvier, revisionnage.
    Note inchangée.

    La ville d'Oslo fait sûrement partie de mes villes préférées. J'ai pu la visiter il y a quelques années déjà et j'ai été fasciné par cette ville à deux vitesses, entre les nouveaux et les anciens quartiers. C'est donc avec une certaine fascination que je regarde Oslo, 31 août. C'est assez dur à expliquer, et légèrement puérile j'en convient, mais voir une ville dans laquelle j'ai posé pied à l'écran m'a toujours fasciné. On pourrait penser que ça casserait l'immersion mais au contraire, ça ancre le film dans un réalisme unique à mes yeux. J'arrête de tergiverser à propos de moi. Parlons plutôt du film.

    Oslo, 31 août est le genre de film qui laisse une marque longtemps après son visionnage. On est enivré par sa beauté mélancolique.
    L'aspect film d'auteur sur un dépressif peut rebuter mais il serait trop simple de réduire Oslo, 31 août à seulement ça.

    La mise en scène est minimaliste et retranscrit parfaitement toutes les idées du personnage à l'écran grâce, notamment, à des jeux sur le flou ou l'obscurité. Tout ça est bien sur porté par l'acteur principal, Anders Danielsen Lie, qui d'un simple regard ou d'un simple geste, nous fait ressentir l'immense désespoir du personnage. On ressent son mal être constant, son appel à l'aide, sa recherche d'une raison pour continuer à vivre. Les dialogues passent surtout par les non-dits mais les mots sont bien pensant, convenus. Rien de ce qu'on peut lui dire ne semble lui donner envie d'aller de l'avant. Et les mensonges font mal mais la vérité encore plus

    Oslo, 31 août c'est aussi, et surtout, des scènes d'une poésie inouïe. La scène du café, la scène où Anders nous parle de ses parents avec les images d'Oslo à l'écran et bien sûr la fin. Toutes ces scènes sont filmées avec brio et émouvantes à souhait.
  • Bande-annonce

    Lucy (2014)

    1 h 29 min. Sortie : . Action, science-fiction et thriller.

    Film de Luc Besson avec Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Choi Min-sik

    10 Janvier, revisionnage.
    -2

    Bon, il faut que j'avoue un de mes plaisirs coupables : Lucy de Luc Besson. Le film est foncièrement mauvais. Scénario, dialogues, jeux d'acteurs ou (certains) effets spéciaux, tout est à la ramasse mais bordel que je l'aime ce film. J'ai vu Lucy la première fois au cinéma et je me suis pris une de ces claques, si bien que je suis retourné le voir deux fois au cinéma et l'ai visionné au moins dix fois maintenant. Jusqu'à Grave, c'était sûrement mon expérience ciné la plus intense, même peut-être mon film préféré (en tout cas il l'a été un bon moment). Je me souviens m'être littéralement cramponné au siège durant la (SPOILER) scène de voyage dans le temps (SPOILER) et être ressorti avec des étoiles dans les yeux de cette séance. La magie de Luc Besson avait fonctionnée et c'était de toute beauté.
    https://m.youtube.com/watch?v=plYbV39R-nA
    Cette expérience cinéma reste, plus de 3 ans après, encore inoubliable.

    Bref, Lucy c'est nul mais je l'aime quand même.
  • Bande-annonce

    J'ai rencontré le diable (2010)

    Akmareul Boattda

    2 h 21 min. Sortie : . Policier, drame, thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Kim Jee-woon avec Lee Byung-hun, Choi Min-sik, Jeon Kuk-hwan

    11 Janvier, découverte.

    Même si je n'ai pas forcément aimé le film, je ne peux que lui reconnaître pas mal de qualités. Ses deux acteurs, Lee Byung-Hun et Choi Min-sik, qui arrivent à donner de l'humanité à deux pages blanches avides de violence. La musique, qui porte superbement de nombreuses scènes du film toute en arrivant à rester variée tout du long. J'ai rencontré le diable, c'est aussi une esthétique soignés par sa composition de cadre notamment ainsi que des moments assez ahurissants. Enfin, des scènes de combat d'une violence inouïe où rien n'a plus l'air humain dans le film.

    J'ai rencontré le diable propose une réflexion passionnante sur son propre médium, le film de vengeance. On pourrait résumer un film sur la vengeance comme ceci. Un premier personnage tente, pour des raisons diverses, de se venger envers un second personnage. Le plus souvent, un film sur la vengeance fera preuve d'un certain niveau de cruauté. C'est bien de se venger, encore faut-il faire souffrir pour que la vengeance est un but. Si je devais donner le but d'un film de vengeance, je dirais que c'est de divertir. En soit un film de vengeance n'est qu'un mélange des genres entre le film d'action et le thriller. Dans cette optique, je dirais que J'ai rencontré le diable est, non pas un film de genre mais un film qui réfléchi sur son genre, qui montre ses limites.

    C'est pour ça que les deux personnages principaux n'ont pas de personnalités autre qu'un désir de se venger ou de survivre. Le fait de créer un personnage principal comme une coquille vide est dangereux car ça empêche le spectateur de s'attacher à lui mais d'un autre côté, est-ce nécessaire ? Le film m'a laissé de marbre pendant plus de deux heures mais quand il a atteint son point culminant, j'ai pu constater toute la dévastation, la perte d'humanité du protagoniste et cette fin a réussi à me toucher alors même que je n'ai rien ressenti pendant tout le film (c'est assez fort).

    Bien sûr il faut que le film appartienne à son genre mais J'ai rencontré le diable ne cherche pas à être le film de vengeance ultime ou de réinventer les codes du genre mais à le transcender. Le tout dernier plan est pour moi significatif de ça.Là où on a commencé avec un film plutôt banal, on finit avec cette question : À quoi bon ? On est toujours pour que le héros obtienne sa vengeance mais là non. On a été face à tellement de violence entre les deux protagonistes qu'on se demande à la fin : Qui est donc le diable du titre ?
  • Bande-annonce

    The Lobster (2015)

    1 h 58 min. Sortie : . Comédie, romance, science-fiction et thriller.

    Film de Yórgos Lánthimos avec Colin Farrell, Rachel Weisz, John C. Reilly

    12 Janvier, revisionnage.
    Note inchangée

    Je ne tiens pas à écrire une annotation sur ce film, pour le simple fait que je désir écrire une critique sur ce dernier dans le futur.
  • Bande-annonce

    Grave (2017)

    1 h 39 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Julia Ducournau avec Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella

    13 Janvier, revisionnage.
    Note inchangée.

    20 Février, revisionnage.
    Note inchangée.

    Malgré le fait que je l'ai maintenant vu quinze fois, j'ai énormément de mal à parler de Grave. Ça peut paraître paradoxal mais c'est surtout parce que les mots ne peuvent pas décrire à quel point j'aime ce film. Plus que de l'amour, je pense qu'on peut parler d'obsession quand on voit un film quinze fois en moins d'une année. Grave m'a terrifié, m'a fait rire et m'a même fait pleurer. Il m'a bouleversé et j'irai même dire qu'il a, d’une certaine manière, changé ma vie, même si cela peut paraître puéril pour certains. Je conçois que le film ne soit pas parfait mais ça renforce presque mon amour pour lui. J'aime ses défauts autant que ses qualités car ils rendent le métrage sincère. Je ne me lasse pas de revoir ce film tous les mois et je ne m'en lasserais probablement jamais. Grave restera mon film préféré, un film que j'aime et que je défendrai envers et contre tous, et ce pour encore longtemps.

    22 Mars, revisionnage.
    Note inchangée.

    Pour fêter les un an de ma découverte du film.

    Je me rappelle encore de ce mercredi 22 mars 2017, je me suis dirigé vers mon cinéma habituel pour voir ce petit film d'horreur français, qui ne m'intéressait guère de prime abord mais qui avait reçu d'assez bon retour pour piquer ma curiosité. Au pire ça sera drôle m'étais-je dit. Quelle ne fut pas ma surprise quand, 1h39 plus tard, je suis sorti de la salle en état de choc, presque incapable de parler, dans l'impossibilité de penser à autre chose que le film que je venais de voir. Totalement obsédé par ce film, je suis retourné le voir, encore et encore, en tout quatre fois en l'espace de deux semaines, passant de la terreur (j'ai failli quitter la salle la première fois) à l'admiration et l'amour inconditionnel. Un an et seize visionnages plus tard, l'amour que je porte pour ce film est toujours aussi fort, si ce n'est encore plus. Bref, moi et ce film, c'est Grave.

    17 Juin, revisionnage.
    Note inchangée.

    20 Octobre, revisionnage.
    Note inchangée.
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    Only Lovers Left Alive (2013)

    2 h 03 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Jim Jarmusch avec Tom Hiddleston, Tilda Swinton, Mia Wasikowska

    21 Janvier, découverte.

    Tilda Swinton & Tom Hiddleston dans un même film, je ne peux qu'être comblé. En plus, avec Jarmusch à la réal, moi qui adore Paterson. Only Lovers Left Alive reste dans ce qui me semble être le thème de prédilection de Jarmusch, les artistes. Ce qui me marque avec ce réal c'est son travail du temps. Très lent, on est pourtant hypnotisé par son atmosphère mélancolique. Sentiment renforcé par sa superbe musique, les jeux d'acteurs par moment neurasthéniques ou son simple scénario. Bien que le thème du vampirisme soit quelque peu éculé de nos jours, il trouve un sens nouveau avec Only Lovers Left Alive.
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    Le Jour où la Terre s'arrêta (1951)

    The Day the Earth Stood Still

    1 h 32 min. Sortie : . Drame, science-fiction et thriller.

    Film de Robert Wise avec Michael Rennie, Patricia Neal, Hugh Marlowe

    22 Janvier, découverte.

    Dans Le Jour où la Terre s'arrêta, ce n'est pas tant la lenteur du film qui m'a dérangé, je suis plutôt habitué, que la manière dont se déroule le film. La manière dont les divers thèmes sont traités ma parait vraiment bancale. Le film nous lance sur une "invasion" extraterrestre et se perd en sous scénario qui ne me semble pas important au message global du film. Comme beaucoup d'oeuvre de science-fiction, Le Jour où la Terre s'arrêta est une métaphore sur son époque. Ici, la Guerre Froide et la course à l'armement. C'est très visible et donc on imagine facilement la suite, ce qui rend le scénario assez prévisible et toute scène majeure fait, par conséquent, un peu forcé. Le film a un coté ridicule, de par le costume de Gort par exemple, mais ça fait tout son charme. Les dialogues et les situations font faux mais, personnellement, j'aime beaucoup, ça colle avec les visuels du film. On peut aussi noter un autre point positif, les accompagnements musicaux. L'utilisation du thérémine donne un côté unique au film et ajoute à son charme. En résumé, petit film sympa mais sans plus.
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    Les Rois mages (2001)

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie et fantastique.

    Film de Didier Bourdon et Bernard Campan avec Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus

    24 Janvier, revisionnage.
    Note inchangée.

    Bon, le film reste du même niveau que dans mon souvenir. La première heure passe encore mais la dernière demi-heure se perd dans une fin peu inspirée. Les Inconnus excellent surtout dans le domaine des sketchs. En passant, je vous dirige vers mon préféré : https://m.youtube.com/watch?v=pibSbfAPE-g
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    Under the Skin (2014)

    1 h 48 min. Sortie : . Drame, science-fiction, thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Jonathan Glazer avec Scarlett Johansson, Paul Brannigan, Krystof Hadek

    25 Janvier, revisionnage.
    Note inchangée.

    Sensoriel et envoûtant, voilà selon moi la meilleure manière de décrire Under the Skin. Le flim plonge le spectateur dans une perspective d'alien, aussi bien visuellement que musicalement, et réussi parfaitement son pari. Certes, ses dialogues minimalistes et son manque d'explications claires déplairont à certains mais Under the Skin possède par moments une imagerie d'une puissance inouïe. Je pense notamment à la scène de l'enfant sur la plage ou la fin, déprimante à souhait. Un plan qui dit tout, et qui peut rester insensible au charme glacial des paysages écossais. Le film ne fait cependant pas preuve de brio uniquement dans son aspect visuel. La musique est splendide de bizarrerie et toujours utilisée, ou non, avec justesse.

    Under the Skin c'est aussi, et surtout, une véritable dissection de l'humanité. Doux et cruel, le film traite le sujet de ce que c'est qu'être humain et de le devenir. Mélancolique, il explore la fine ligne entre le beau et le laid. Ce qu'il y a de plus touchant et de plus abominable, de plus simple et de plus incompressible à propos des êtres humains.
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    In the Fade (2018)

    Aus dem Nichts

    1 h 46 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Fatih Akin avec Diane Kruger, Denis Moschitto, Numan Acar

    26 Janvier, découverte.

    Le gros défaut de In the Fade est certainement son manque de subtilité. Le film n'est pas forcément prévisible mais juste évident. Ses dialogues sont lourds, les effets voyants et pas forcément toujours pertinents. La musique ne marque pas et le film semble indécis dans ses choix esthétiques, comme si il n'avait pas d'identité propre. L'introduction est survolée et empêche toutes attaches émotionnelles du spectateur, ou du moins en créer peu. In the Fade est de moins en moins accrocheur au fil du récit, on se retrouve de plus en plus désintéressé par l'intrigue. Mais ce qui rattrape tout cela c'est la performance de Diane Kruger. Auréolée du prix d'interprétation féminine à Cannes, l'actrice est saisissante dans sa performance. À chaque nouveau chapitre, elle change totalement de palette d'émotions et est à chaque fois pleine de justesse. Certainement que le film serait passé inaperçu sans l'actrice.
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    Soudain l'été dernier (1959)

    Suddenly, Last Summer

    1 h 54 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Joseph L. Mankiewicz avec Elizabeth Taylor, Katharine Hepburn, Montgomery Clift

    28 Janvier, découverte.

    Mon deuxième film de Mankiewicz et mon deuxième coup de cœur. D’un point de vue purement technique, Soudain l’été dernier est réellement splendide. Il possède une photographie superbe, des lumières magnifiques, une mise en scène soignée, millimétrée, et des dialogues impressionnant de justesse. Bien que ces derniers soient nombreux, on ne s’ennuie jamais car l’histoire racontée est passionnante. Pour revenir à la mise en scène, Mankiewicz décide d’utiliser majoritairement des travellings et use à de nombreuses reprises de plans séquences pour mieux nous laisser profiter de la majestuosité des dialogues. Au niveau des acteurs, bien qu’on puisse reprocher au film des performances parfois un peu trop théâtrales par moment, on ne peut qu’être ébloui par leurs jeux. Elizabeth Taylor en tête, dont le personnage est fascinant du début à la fin. On peut reprocher au film son absence de musique grandiose cependant cela aurait été à l’encontre de ce que tentait de produire le film. Pour résumer, Soudain l’été dernier est, à l’instar de Eve, un des grands classiques du cinéma américain, qui nécessite à tout prix d’être vu.
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    Freaks - La Monstrueuse Parade (1932)

    Freaks

    1 h 04 min. Sortie : . Drame et Épouvante-horreur.

    Film de Tod Browning avec Wallace Ford, Leila Hyams, Olga Baclanova

    29 Janvier, découverte.

    Malgré ses dix dernières minutes finement menées, je ne peux qu’être déçu par Freaks. Les personnages sont trop nombreux et pas assez développés pour créer un réel attachement, quoique j’ai grandement apprécié celui joué par Daisy Earles (Frieda) et aurais aimé qu’il soit un peu plus développé. La faute revenant sûrement aux nombreuses coupures qu’a subi le film (presque un tiers au total) face à la censure. J’ai trouvé la mise en scène de Tod Browning molle et l’ambiance quasi inexistante. Pourtant, je ne suis pas insensible aux charmes des vieux films d’horreurs, comme Nosferatu par exemple, mais avec Freaks cela n’a pas fonctionné. Et puis, la morale dont fait preuve le film me paraît trop simpliste, trop convenue et sans nuance. A l’inverse d’un Elephant Man, qui propose une véritable réflexion sur la monstruosité, physique comme morale.
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    Black Swan (2010)

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Darren Aronofsky avec Natalie Portman, Mila Kunis, Vincent Cassel

    30 Janvier, revisionnage.
    Note inchangée.

    Ça fait bien deux ans que je n’avais pas vu Black Swan d’Aronofsky et ce nouveau visionnage a été une réelle redécouverte. Black Swan suit les codes du cinéma d’Aronofsky. Personnages avec des troubles comportementaux, souvent obsessionnels, un travail minutieux sur le son et une caméra asphyxiante. La réalisation du film est parcourue de jeux de miroirs omniprésents et fascinants. Cela souligne les divers thèmes du film et montre un travail technique dantesque. Je pense notamment ici à certaines scènes de danse, filmées en plan séquence, avec une caméra qui n’hésite pas à se mouvoir autour des acteurs, malgré l’omniprésence des miroirs, et d’une beauté époustouflante.
    On peut aussi noter de très forts contrastes, au niveau de la lumière ou du duel entre le noir et le blanc, qui viennent renforcer l’idée amenée par les jeux de reflets. Le montage aussi est très important, une scène en particulier m’a même donnée des frissons avec simplement un cut.

    D’un point de vue sonore, Aronofsky va souvent amplifier un son en particulier dans une scène, montrant l’obsession qui ronge Nina, et rajoute, au visuel, une parfaite représentation de la psyché du personnage. Natalie Portman est grandiose dans le rôle de Nina. Elle a déjà un coté fragile à la base mais là elle interprète à merveille cette femme enfant, ce qui ressort particulièrement dans sa voix. Elle est l’élément qui permet au film de passer, selon moi, au statut de chef d’œuvre. Son interprétation est toujours juste, sa folie paraît à chaque instant crédible. L’osmose merveilleuse entre une actrice et un réalisateur, qui atteint la perfection dans les dernières minutes du film.
  • Bande-annonce

    Fanny et Alexandre (1982)

    Fanny och Alexander

    3 h 05 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Pernilla Allwin, Bertil Guve, Börje Ahlstedt

    31 Janvier, découverte.
    Version TV (5h20)

    Je ne pensais pas dire ça un jour mais Ingmar Bergman a réalisé un meilleur film que Persona. Fanny et Alexandre est la quintessence de son cinéma, voir de son œuvre en général (théâtre). Une véritable épopée de 5h20 qui passe à une vitesse folle sans aucun moment de faiblesse. Le film nous plonge dans le point de vue d’un enfant, Alexandre, et développe une toute nouvelle logique, très souvent onirique. Le scénario est fascinant, remplit de mises en abymes et de symboliques, comme c’est souvent le cas chez Bergman, extrêmement nombreuses sans pour autant être à un seul instant indigestes. Au niveau technique, Fanny et Alexandre est l’apogée du réalisateur. Les couleurs, pourtant souvent absentes du cinéma de Bergman, sont ici resplendissantes, on a rarement fait mieux sur ce point. La photographie, les costumes, les acteurs, la musique, le son… Tout est irréprochable. Atteindre un tel niveau de réalisation et d’écriture, et le tenir durant 5h20, montre, si le reste de sa filmographie ne suffisait déjà pas, que Ingmar Bergman est sans conteste un maître du cinéma.
  • Le document de Fanny & Alexandre (1986)

    Dokument Fanny och Alexander

    1 h 50 min. Sortie : .

    Documentaire de Ingmar Bergman avec Daniel Bergman, Ingmar Bergman, Gunnar Björnstrand

    1er Février, découverte.

    Pas grand chose à dire sur ce making-of. Les fans de Bergman et ceux qui ont aimé Fanny et Alexandre y trouverons sûrement un certains intérêt, car les scènes présentées sont de natures multiples, mais au fond, ça reste un making-of tout ce qu'il y a de plus banal.
  • Bande-annonce

    Mommy (2014)

    2 h 19 min. Sortie : . Drame.

    Film de Xavier Dolan avec Anne Dorval, Suzanne Clément, Antoine-Olivier Pilon

    2 Février, revisionnage.
    Note inchangée.

    Mommy ou le film qui se rapproche le plus de la perfection cinématographique. Les personnages écrits par Xavier Dolan sont extrêmement attachants tout en ayant une relation hautement dysfonctionnelle. L’alchimie entre le trio de tête est splendide, il n’y a pas un seul moment où leurs jeux est en dessous. Au niveau de la réalisation, ce qui marque le plus avec Mommy c’est sûrement ses bandes noires. Au delà de l’utilisation la plus visible, Dolan va jouer avec son format 1:1 et le placement des acteurs dans le cadre, ce qui en dit long sur l’évolution des relations entre les personnages. Émotionnellement très fort, Mommy est un immanquable pour tout cinéphile qui se respecte.
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    The Tree of Life (2011)

    2 h 19 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Terrence Malick avec Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain

    3 Février, revisionnage.
    Note inchangée.

    Malick c’est un peu mon antithèse de cinéphile. Je voudrais aimer son cinéma, je devrais aimer son cinéma vu mes goûts mais j’y suis totalement hermétique. Je dois tout de même reconnaître que Malick a un vrai don dans l’esthétique de ses films, tous des vraies claques. The Tree of Life n’en n’est pas exempt. D’une beauté lyrique folle, il est sans conteste le film le plus abouti de Malick. Le coté catholique, un peu dans ta face, est ici moins gênant que dans ses autres films. Sûrement car le film a pour thème, entre autre, le doute de l’existence de Dieu. Toute cette métaphore entre la relation père fils pour représenter celle de Dieu et de de l’homme est vraiment bien trouvée. Néanmoins, The Tree of Life ne me touche qu’à de très rares moments. Dommage.