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"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature."

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65 livres

par elivile

Des mots que j'aime, simplement.

Titre et couverture : Marcel Proust

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  • L'Éducation sentimentale (1869)

    Sortie : 1869. Roman.

    Livre de Gustave Flaubert

    « Les cœurs des femmes sont comme ces petits meubles à secret, pleins de tiroirs emboîtés les uns dans les autres ; on se donne du mal, on se casse les ongles, et on trouve au fond quelque fleur desséchée, des brins de poussière – ou le vide. »

    « Et ils s’imaginaient une vie exclusivement amoureuse, assez féconde pour remplir les plus vastes solitudes, excédant toutes joies, défiant toutes les misères, où les heures auraient disparu dans un continuel épanchement d’eux-mêmes, et qui aurait fait quelque chose de resplendissant et d’élevé comme la palpitation des étoiles. »

    "Mon cœur, comme de la poussière, se soulevait derrière vos pas."
  • Une vie (1883)

    Sortie : 1883. Roman.

    Livre de Guy de Maupassant

    « Et elle sentait entre elle et lui, comme un voile, un obstacle, s'apercevant pour la première fois que deux personnes ne se pénètrent jamais jusqu’à l’âme, jusqu’au fond des pensées, qu’elles marchent côte à côte, enlacées parfois, mais non mêlées, et que l’être moral de chacun de nous reste éternellement seul pour la vie. »
  • Le mythe de Sisyphe (1942)

    Sortie : 1942. Essai et roman.

    Livre de Albert Camus

    « À partir du moment où elle est reconnue, l’absurdité est une passion, la plus déchirante de toutes. Mais savoir si l’on peut vivre avec ses passions, savoir si l’on peut accepter leur loi profonde qui est de brûler le cœur que dans le même temps elles exaltent, voilà toute la question. »
  • La Femme de trente ans (1842)

    Sortie : 1842. Roman.

    Livre de Honoré de Balzac

    « La courbure de son cou, le laisser aller de son corps fatigué mais souple qui paraissait élégamment brisé dans le fauteuil, l’abandon de ses jambes, l’insouciance de sa pose, ses mouvements pleins de lassitude ; tout révélait une femme sans intérêt dans la vie, qui n’a point connu les plaisirs de l’amour, mais qui les a rêvés, et qui se courbe sous les fardeaux dont l’accable sa mémoire ; une femme qui depuis longtemps a désespéré de l’avenir ou d’elle-même ; une femme inoccupée qui prend la vie pour le néant. »
  • La présence pure (2008)

    Sortie : janvier 2008. Poésie.

    Livre de Christian Bobin

    « La mélancolie se lève chaque matin une minute avant moi. Elle est comme quelqu’un qui me fait de l’ombre, debout entre le jour et moi. Je dois pour m’éveiller la repousser sans ménagement. »
  • Les confidences, Graziella (1852)

    Sortie : 1852. Roman.

    Livre de Alphonse De Lamartine

    « On ne peut jamais frapper un peu fort sur le cœur de l’homme sans qu’il en sorte des larmes, tant la nature est pleine, au fond, de tristesse. »
  • Novembre (1842)

    Sortie : 1842. Nouvelle.

    Livre de Gustave Flaubert

    « Il eût mieux valu faire comme tout le monde, ne prendre la vie ni trop au sérieux ni trop au grotesque, choisir un métier et l’exercer, saisir sa part du gâteau commun et le manger en disant qu’il est bon, que de suivre le triste chemin où j’ai marché tout seul ; je ne serais pas à écrire ceci ou c’eût été une autre histoire. A mesure que j’avance, elle se confond même pour moi, comme les perspectives que l’on voit de trop loin, car tout passe, même le souvenir de nos larmes les plus brûlantes, de nos rires les plus sonores ; bien vite l’œil se sèche et la bouche reprend son pli ; je n’ai plus maintenant que la réminiscence d’un long ennui qui a duré plusieurs hivers, passés à bailler, à désirer ne plus vivre. »

    "J'aime l'automne, cette triste saison va bien aux souvenirs. Quand les arbres n'ont plus de feuilles, quand le ciel conserve encore au crépuscule la teinte rousse qui dore l'herbe fanée, il est doux de regarder s'éteindre tout ce qui naguère brûlait encore en vous."
  • Adolphe (1816)

    Sortie : 1816. Roman.

    Livre de Benjamin Constant

    « Ce n’était pas les regrets de l'amour, c'était un sentiment plus sombre et plus triste ; l’amour s'identifie tellement à l'objet aimé que dans son désespoir même il y a quelque charme. Il lutte contre la réalité, contre la destinée ; l'ardeur de son désir le trompe sur ses forces, et l'exalte au milieu de sa douleur. »

    « L’amour crée, comme par enchantement, un passé dont il nous entoure. Il nous donne, pour ainsi dire, la conscience d’avoir vécu, durant des années, avec un être qui naguère nous était presque étranger. L’amour n’est qu’un point lumineux, et néanmoins il semble s’emparer du temps. Il y a peu de jours qu’il n’existait pas, bientôt il n’existera plus ; mais, tant qu’il existe, il répand sa clarté sur l’époque qui l’a précédé, comme sur celle qui doit le suivre. »
  • Le Génie du christianisme (1802)

    Sortie : 1802. Essai.

    Livre de François René de Chateaubriand

    « On habite avec un cœur plein un monde vide et sans avoir usé de rien on est désabusé de tout. L'amertume que cet état de l'âme répand sur la vie est incroyable ; le cœur se retourne et se replie en cent manières pour employer des forces qu'il sent lui être inutiles. »
  • Le Loup des steppes (1927)

    Der Steppenwolf

    Sortie : 1927. Roman.

    Livre de Hermann Hesse

    « Car c'est cela que je hais, que je maudis et que j'abomine du plus profond de mon cœur : cette béatitude, cette santé, ce confort, cet optimisme soigné, ce gras et prospère élevage du moyen, du médiocre et de l'ordinaire. »
  • La Confession d'un enfant du siècle (1836)

    Sortie : 1836. Roman.

    Livre de Alfred de Musset

    « Les battements du sang dans les artères sont une étrange horloge qu’on ne sent vibrer que la nuit. L’homme abandonné alors par les objets extérieurs, retombe sur lui-même ; il s’entend vivre. »
  • Essais (1595)

    Sortie : 1595. Essai.

    Livre de Michel de Montaigne

    « Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche. »
  • Pensées (1670)

    Sortie : 1670. Philosophie et essai.

    Livre de Blaise Pascal

    « Nous ne nous tenons jamais au moment présent. Nous rappelons le passé; nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours, ou nous rappelons le passé pour l'arrêter comme trop prompt, si imprudents que nous errons dans des temps qui ne sont point nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient, et si vains que nous songeons à ceux qui ne sont rien, et échappons sans réflexion le seul qui subsiste. C'est que le présent d'ordinaire nous blesse. Nous le cachons à notre vue parce qu'il nous afflige, et s'il nous est agréable nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l'avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre puissance pour un temps où nous n'avons aucune assurance d'arriver. Que chacun examine ses pensées. Il les trouvera toutes occupées au passé ou à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent, et si nous y pensons, ce n'est que pour en prendre la lumière pour disposer de l'avenir. Le passé et le présent sont nos moyens; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre, et nous disposant toujours à être heureux il est inévitable que nous ne le soyons jamais. »
  • Émile (1762)

    Sortie : 1762. Essai et philosophie.

    Livre de Jean-Jacques Rousseau

    « L'homme qui a le plus vécu n'est pas celui qui a compté le plus d'années, mais celui qui a le plus senti la vie. »
  • Aphorismes sur la sagesse dans la vie (1851)

    Sortie : 1851. Essai.

    Livre de Arthur Schopenhauer

    « Un homme d’esprit, dans sa solitude la plus absolue, trouve dans ses propres pensées et dans sa propre fantaisie de quoi se divertir agréablement, tandis que l’être borné aura beau varier sans cesse les fêtes, les spectacles, les promenades et les amusements, il ne parviendra pas à écarter l’ennui qui le torture. »
  • Lettres à Milena (1952)

    Sortie : 1952. Récit.

    Livre de Franz Kafka

    «L'amour, c'est que tu sois pour moi le couteau avec lequel je fouille en moi.»
  • Un barrage contre le Pacifique (1950)

    Sortie : 1950. Roman.

    Livre de Marguerite Duras

    « Ils entendaient leur jeunesse frapper à leurs tempes comme un oiseau enfermé. »
  • L'Écume des jours (1947)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Boris Vian

    « Le plus clair de mon temps, je le passe à l’obscurcir, parce que la lumière me gêne. »
  • Armance (1827)

    Sortie : 1827. Roman.

    Livre de Stendhal

    « On ne console pas des chagrins, on s’en distrait. »
  • L'Éventail de Lady Windermere (1893)

    Lady Windermere's Fan

    Sortie : 1893. Théâtre.

    Livre de Oscar Wilde

    "We are all in the gutter, but some of us are looking at the stars."
    "Experience is the name everyone gives to their mistakes."
    "There are moments when one has to choose between living one's own life, fully, entirely, completely-or dragging out some false, shallow, degrading existence that the world in its hypocrisy demands."
  • Lorenzaccio (1834)

    Sortie : 1834. Théâtre.

    Livre de Alfred de Musset

    « Je suis rongé d'une tristesse auprès de laquelle la nuit la plus sombre est une lumière éblouissante. »

    « Il n’est même plus beau; comme une fumée malfaisante, la souillure de son cœur lui est montée au visage. Le sourire, ce doux épanouissement qui rend la jeunesse semblable aux fleurs, s’est enfui de ses joues couleur de soufre, pour y laisser grommeler une ironie ignoble et le mépris de tout. »
  • Post-scriptum de ma vie (1901)

    Sortie : janvier 1901.

    Livre de Victor Hugo

    « Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps. »
  • L'imposture (1927)

    Sortie : 1927. Roman.

    Livre de Georges Bernanos

    « Il faut pleurer, parce que c'est la seule réponse efficace à certaines contradictions plus féroces, à certaines incompatibilités essentielles de la vie, simplement enfin parce que l'injustice existe, et qu'il est vain de la nier. »
  • L'Homme qui rit (1869)

    Sortie : 1869. Roman.

    Livre de Victor Hugo

    « La vie n'est qu'une longue perte de tout ce qu'on aime. On laisse derrière soi une traînée de douleurs. Le destin nous ahurit par une prolixité de souffrances insupportables. »
  • Les Hauts de Hurle-Vent (1847)

    Wuthering Heights

    Sortie : 1847. Roman.

    Livre de Emily Brontë

    « J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit. »
  • La Condition humaine (1933)

    Sortie : 1933. Roman.

    Livre de André Malraux

    « On ne connait jamais un être, mais on cesse parfois de sentir qu'on l'ignore. »
  • Le Chant du monde (1934)

    Sortie : 1934. Roman.

    Livre de Jean Giono

    « On ne peut pas se faire comprendre des autres. Tu comprends ? Jamais rien, jamais rien de ce qu'on a; le meilleur jamais tu le feras comprendre. Il n'y a pas de mots, ça devrait se respirer comme une odeur. (...) Tu as beau avoir femme et enfant, tu es toujours seul. Le monde, c'est rien, voilà. »
  • Les Âmes grises (2003)

    Sortie : 2003. Roman.

    Livre de Philippe Claudel

    « C'est curieux la vie. Ça ne prévient pas. Tout s'y mélange sans qu'on puisse y faire le tri et les moments de sang succèdent aux moments de grâce, comme ça. On dirait que l'homme est un de ces petits cailloux posés sur les routes, qui restent des jours entiers à la même place, et que le coup de pied d'un trimardeur parfois bouscule et lance dans les airs, sans raison. Et qu'est-ce que peut un caillou ? »
  • Les Contemplations (1856)

    Sortie : 1856. Poésie.

    Livre de Victor Hugo

    « La haine, c'est l'hiver du cœur. »
  • La Nausée (1938)

    Sortie : 1938. Roman.

    Livre de Jean-Paul Sartre

    « Je sais que je ne rencontrerais plus jamais rien ni personne qui m’inspire de la passion. Tu sais, pour se mettre à aimer quelqu’un, c’est une entreprise. Il faut avoir une énergie, une générosité, un aveuglement… Il y a même un moment, tout au début, où il faut sauter par-dessus un précipice ; si on réfléchit, on ne le fait pas. Je sais que je ne sauterai plus jamais. »