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    Bande-annonce

    Lawrence d'Arabie (1962)

    Lawrence of Arabia

    3 h 36 min. Sortie : . Aventure, biopic, drame, historique et guerre.

    Film de David Lean avec Peter O'Toole, Omar Sharif, Alec Guinness

    09/01 en Blu-Ray sur un home cinéma

    Ce n’est pas uniquement sa B.O dantesque et sa photographie sublime qui propulse ce film au rang de chef d’œuvre. Abordant des thématiques passionnantes et bien exploité entre les traités entre les pays de l’occident pour se répartir les pays Arabe, l’impossibilité de ses derniers à s’unir pour faire face à leurs envahisseurs insidieux ou le basculement d’un homme vu comme un prophète dans la folie (formidable Peter O'Toole), le film est riche de thématique mais ne perd jamais le spectateur et arrive à le passionner malgré un rythme lent mais lamais ennuyeux.

    De plus si l’image est souvent magnifique, la mise en scène n’est pas en reste. Certaines scènes sont lourdes de sens, au hasard la scène ou Peter O'Toole entouré des différents clans qu’il a rassemblé autour d’une table juste avant la débâcle et la fuite de ses derniers de Jérusalem qui rappelle le tableau de la cène qui montre dans les deux cas, les dernières heures du prophète.
  • 2
    Bande-annonce

    La Double Vie de Véronique (1991)

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Krzysztof Kieslowski avec Irène Jacob, Halina Gryglaszewska, Kalina Jedrusik

    Le 20/03 en replay ciné + sur la TV
  • 3
    Bande-annonce

    1917 (2020)

    1 h 58 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Sam Mendes avec George MacKay, Dean-Charles Chapman, Benedict Cumberbatch

    Séances de cinéma (144 salles)
    18/01 au cinéma

    L'annotation était trop longue et ne pouvait pas rentrer. Je l'ai donc diffusé en critique.
  • 4

    Being Good (2015)

    Kimi wa iiko

    2 h. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Mipo Oh avec Chizuru Ikewaki, Amon Kabe, Michie Kita

    Le 02/03 sur Outbuster sur la TV

    Très proche du cinéma de Kore-Eda dont elle s’inspire clairement, le film de Mipo Oh a un avantage certains par rapport à d’autres cinéastes qui s’inspire aussi du Japonais. En effet, elle a compris que derrière un cinéma proche du documentaire, Kore-Eda fait aussi de la mise en scène et des idées de mises en scène dans son film on en retrouve plusieurs. Que ce soit l’utilisation des couleurs dans les différentes maisons rappelant l’état d’esprit des protagonistes, l’utilisation parfois de traveling arrière sur certaines scènes entre la fille et la mère juste avant les excès de violence de cette dernière sur son enfant rappelant presque par moment une mise en scène de film d’horreur qu’on pouvait également voir dans certaines scène du film jusqu’à la garde.

    Où encore quelques scènes toutes simples ou le professeur rentre chez lui retrouver sa petite amie. Une scène ou il ne partage jamais l’écran ensemble et qui montre immédiatement que le couple et au bord de la rupture ce qui arrivera plus tard. Cette mise en scène bien que de qualité est toujours en retrait et jamais forcée, son objectif étant de renforcer implicitement l’empathie que le spectateur doit avoir sur les personnages. Et de l’empathie pour ses personnages on en ressent forcément car la mise en scène toujours juste est couplée avec une distanciation ou à l’inverse des gros plans sur les personnages quand il le faut, des acteurs au sommet (les enfants sont incroyables de justesse) et un scénario simple mais pourtant universelle à savoir que l’amour aide et est toujours meilleure que la haine. On peut à la rigueur critiquer un pathos et une musique parfois envahissante sur quelques scènes mais cela reste mineur par rapport aux torrents d’émotions que le film procure. Une très belle découverte.
  • 5
    Bande-annonce

    2046 (2004)

    2 h 09 min. Sortie : . Drame, fantastique, romance et science-fiction.

    Film de Wong Kar-wai avec Tony Leung Chiu-wai, Zhang Ziyi, Faye Wong

    Le 04/02 en DVD sur la TV

    Les films de Wong Kar-Wai ne s’expliquent pas ils se ressentent. Je suis de base pas friand de son cinéma. J’apprécie My Blueberry Nights pour son errance amoureuse plus accessible pour un public occidental par rapport à ses autres métrages. J’aime également les anges déchus par la perfection de ses mouvements de caméra couplé à la musique et à cette errance si singulière dans la ville de Hong Kong. Je suis en revanche moins fan de Chungking Express avec sa musique belle mais trop incessante et son personnage principal un peu taré auquel je ne m’attache pas.

    C’est également le cas pour In the mood for love un peu trop en retenu malgré de magnifique passage (à revoir cependant la qualité de la copie que j’ai vu laissait à désirer). Pour the grandmaster et les cendres du temps c’est pour moi juste de magnifique coquille vide.

    2046 partait mal avec moi. Le premier acte usant de ralentit, de voix off incessante et d’aller-retour entre réalité et fantasme de l’imaginaire d’un écrivain m’agaçait. Et d’un seul coup sans crier gare, j’ai été happé par le métrage. Entre une BO magnifique, des acteurs aux sommets (Tony Leung et Zhang Ziyi en tête absolument prodigieux) et cette thématique des amours perdus au sens universel du terme qui peut rappeler le très beau The fountain de Darren Aronofsky, j’ai été subjugué.

    Certaines scènes vont encore me hanter pendant longtemps (cette scène ou Faye Wong rappel son amant Japonais et que Tony Leung la regarde à la fois heureux d’avoir su la convaincre de faire le premier pas de la réconciliation mais également déçu car il comprend à ce moment précis que son amour pour elle n’est pas réciproque est absolument bouleversant). La réalisation et la photo sont toujours magnifiques mais c’est la norme chez Wong Kar-wai. En bref, tout est affaire de sensation chez ce réalisateur car son film ne change pas fondamentalement de ceux que j’ai cité au-dessus, mais cette fois cela a fonctionné sur moi.
  • 6
    Bande-annonce

    À nos amours (1983)

    1 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Maurice Pialat avec Sandrine Bonnaire, Maurice Pialat, Christophe Odent

    Le 16/03 en DVD sur la TV
  • 7
    Bande-annonce

    Portrait de la jeune fille en feu (2019)

    1 h 59 min. Sortie : . Drame, historique et romance.

    Film de Céline Sciamma avec Noémie Merlant, Adèle Haenel, Luàna Bajrami

    Séances de cinéma (35 salles)
    19/01 en téléchargement 1080 HD Blu-Ray sur la TV

    Le dernier métrage de Sciamma est assez dense en termes de thématique. Entre domination d’un patriarcat qui semble pourtant invisible mais qui est latent tout le long du métrage (on ne verra aucun homme à l’écran mais ce sont leurs décisions qui impact le récit), histoire d’amour impossible, tentative toujours à l’abri des regards des femmes d’acquérir leurs libertés et bien entendu la peinture en tant qu’art. La peinture reste l’élément primordial du film de Sciamma car elle découle de sa réalisation.

    On pourrait regretter une première partie de film assez froide et figé. Cependant elle est en adéquation avec la perception de Marianne sur sa mission. Elle peint une commande qu’on lui a confié, ce qui lui enlève tout geste artistique car elle ne fait remplir qu’un cahier des charges sans pouvoir insuffler des émotions et maîtriser ce qu’elle peint, son modèle refusant de poser. Le film gagne en émotion au fur et à mesure que sa peinture évolue.

    Elle finira par la suite à peindre par amour (très belle scène où elle peint son modèle alors qu’elle dort) mais également comme geste politique marqué par l’avortement forcé de la servante de son modèle. Avec ce geste Sciamma nous montre qu’au-delà d’un film sur un amour impossible, c’est surtout un film sur la tentative des femmes à cette époque de se débarrasser de l’emprise d’un patriarcat qui domine les modes de pensées et d’agir de l’époque. Un très beau film avec de très belle scène qui pêche peut être sur un manque de fulgurance par moment.

    Si Sciamma maîtrise de plus en plus ce qu’elle raconte, l’ensemble peut paraître parfois un peu trop réfléchi ce qui empêche par moment d’atteindre des sommets comme pouvez l’être son Naissance des pieuvres plus maladroit mais avec quelques fulgurances grandiose qu’on retrouve un peu moins sur ce métrage.
  • 8

    Les Dames du bois de Boulogne (1945)

    1 h 26 min. Sortie : . Drame.

    Film de Robert Bresson avec Paul Bernard, Lucienne Bogaert, Yvette Etiévant

    06/01 sur Arte sur TV

    Je n’avais vu que mouchette de Bresson. J’avais trouvé ça bien réalisé mais assez insupportable. Les dames du bois de Boulogne arrive avant la veine naturaliste de Bresson comme certains l’appel. Sans fard et sans superflus c’est une belle histoire de vengeance qui dénonce une certaine hypocrisie d’un monde faussement puritain ou la personne qui représente le mal n’est pas forcément celle auquel les gens peuvent penser. Bien réalisé avec cette magnifique opposition du blanc (la pureté) et du noir (le vice) tout le long du film est vraiment bien rendu. Un beau film où il manque un petit truc pour le hisser encore plus haut
  • 9
    Bande-annonce

    Tootsie (1982)

    1 h 56 min. Sortie : . Comédie dramatique et romance.

    Film de Sydney Pollack avec Dustin Hoffman, Jessica Lange, Teri Garr

    Le 23/03 sur France 5 sur la TV
  • 10
    Bande-annonce

    Le Cirque (1928)

    The Circus

    1 h 12 min. Sortie : . Comédie dramatique, romance et muet.

    Film de Charlie Chaplin avec Charlie Chaplin, Al Ernest Garcia, Merna Kennedy

    Séances de cinéma (3 salles)
    02/02 sur Arte sur TV

    Je suis toujours sidéré par la perfection du timing comique de Chaplin. Certain réalisateur de comédie actuel devrait prendre exemple sur lui. Concernant l’histoire elle est toute simple mais permets à Chaplin de glisser quelques thématiques entre la difficulté économique que rencontre la plupart de la population à la veille de la crise de 29 ou le fait qu’un artiste est bon à partir du moment où il n’est pas pleinement conscient de son talent sinon il devient arrogant et n’a plus cette magie (voir cette naïveté) qui le caractérisait avant. Le plan de fin ou une multitude de charrettes partent laissant d’un seul coup Chaplin seul dans un espace immense qui doit repartir en vadrouille pour survivre est sidérant.
  • 11

    Charisma (1999)

    Karisuma

    1 h 43 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kiyoshi Kurosawa avec Kôji Yakusho, Hiroyuki Ikeuchi, Ren Ôsugi

    Le 25/02 en DVD dans un home cinéma.

    2 ans après le formidable Cure, Kiyoshi Kurosawa revenait avec un pure OVNI assez proche de ce que peut faire David Lynch par moment. Complètement foutraque par moment, le film parvient pourtant à captiver par son mystère et la beauté de sa mise en scène voir de son propos. Dénonçant à la fois les lobbyistes extrêmes des pros écologiques (qui n’hésitent pas à polluer l’eau pour accélérer la mort de la forêt environnantes par l’homme) que ceux qui à l’inverse laisse les choses faire, Kiyoshi Kurasawa préfère pour le coup suivre un personnage « positif » (vu la vision pessimiste du réalisateur on va le mettre entre parenthèse) dont sa philosophie et de préserver les deux. En effet, derrière Charisma « l’arbre particulier qui tue progressivement le reste de la forêt » impossible de ne pas voir l’homme.

    Si l’ensemble est foutraque par moment, impossible de ne pas être fasciné par le fond et la forme du film (certains plans sont magnifiques) qui frappe juste même si par moment il s’égare (tout comme la quête de notre héros donc ça fait sens). La fin en forme d’uppercut montre qu’il est de toute façon impossible de faire un choix et que l’apocalypse est proche. Une fin nihiliste mais assez juste et surtout précurseur à son époque ou l’écologie n’était pas encore la préoccupation de l’homme. Si Charisma n’atteint pas le niveau de l’immense Cure, il assoit à l’époque Kiyoshi Kurasawa comme un auteur définitivement à suivre.
  • 12
    Bande-annonce

    Mes voisins les Yamada (1999)

    Hōhokekyo tonari no Yamada-kun

    1 h 44 min. Sortie : . Animation et comédie.

    Long-métrage d'animation de Isao Takahata avec Hayato Hisohata, Tôru Masuoka, Yukiji Asaoka

    Le 04/03 sur Netflix sur la TV

    C’est un film à Sketch donc difficile d’écrire une critique dessus. Les sketchs ne sont pas tous du même niveau mais son globalement de très bonne facture. Les personnages sont bien équilibrés aucun ne prends le pas sur un autre et ça reste un beau film d’animation sur la famille Japonaise dans son quotidien. J’aime beaucoup le style graphique très épuré qui correspond bien à l’état d’esprit du film qui montre justement une famille Japonaise banale mais attendrissante. Une belle réussite.

  • 13
    Bande-annonce

    Le Tableau (2011)

    1 h 16 min. Sortie : . Animation et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Jean-François Laguionie avec Jean Barney, Chloe Berthier, Julien Bouanich

    Le 25/03 en replay OCS sur la TV
  • 14
    Bande-annonce

    A Most Violent Year (2014)

    2 h 05 min. Sortie : . Drame et gangster.

    Film de J.C. Chandor avec Oscar Isaac, Jessica Chastain, David Oyelowo

    Le 22/02 replay canal + sur la TV

    Le point de vue de J.C Chandor est intéressant. Empruntant tous les codes des films de Mafia (photographie jaunâtre, course poursuite, fusillade…) il va pourtant réaliser son antithèse filmique. Tout d’abord en évitant le rise and fall car malgré toutes les embûches que subit le personnage principal, celui-ci va tenter au maximum de rester dans le droit chemin et cela finira par payer. Pas de chute inexorable ici, mais une montée jusqu’à la réussite de l’objectif du héros. Certes la réussite ne se fait pas sans sacrifice et malgré les méthodes « honnêtes » employées, certains vont payer le prix de cette ascension que ce soit les concurrents comme « les petites mains » (avec une belle séquence ou le sang noir se mélange avec l’or noir).

    Admirablement rythmé le film alterne brillamment moment de calme et scènes d’action éparse mais qui fonctionne (la fusillade sur l’autoroute et la course poursuite). Les acteurs sont bons avec notamment un Oscar Isaac en grande forme dans ce qui était à l’époque la période faste de sa carrière (Ex Machina, Inside Llewyn Davis et A most Violent Year se sont déroulés en l’espace de 3 ans). On regrettera peut être un manque de folie dans un film un peu trop calqué sur ses modèles mais cette antithèse du film de gangster est une belle réussite.
  • 15
    Bande-annonce

    In the Air (2009)

    Up in the Air

    1 h 49 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Jason Reitman avec George Clooney, Anna Kendrick, Vera Farmiga

    Le 11/03 en DVD dans un home cinéma

    Vendu à l’époque comme une comédie corrosive avec Georges Clooney, le film est en réalité un drame sur des hommes qui sont obligés de changer en même temps que le monde. Ce parallèle de l’évolution des comportements humains en réaction à la mutation technologique est très intéressant et impacte aussi bien le fond que la forme. En terme de fond on a le classique mais bien exécuté d’un homme sans attache qui voyage dans le monde et qui se rend compte trop tard de sa propre solitude au moment où on annonce qu’il deviendra obsolète et qu’il ne voyagera plus. En terme de forme c’est discret mais déjà plus intéressant que le fond. Tout d’abord cela occasionne un montage qui décélère au fur à mesure de l’histoire. Très nerveux au début elle épouse la vision d’un Georges Clooney obligé de vivre d’aéroport en aéroport.

    Au fur et à mesure de sa remise en question, le montage va ralentir les scènes vont durer plus longtemps afin que le spectateur rentre dans l’introspection du personnage principal. Ce montage moins rapide par la suite permet à Jason Reitman de composer davantage ses plans comme un travelling arrière en fin de métrage insistant sur la solitude de Clooney ou un très beau plan dans un aéroport ou Georges Clooney et Anna Kendrick ne sont clairement plus que « des ombres ».

    Enfin cela permet au réalisateur d’avoir un regard critique sur l’expansion des nouvelles technologies sur les rapports humains comme cette scène brillante ou Anna Kendrick licencie à travers un ordinateur un employé. La caméra est alors incapable d’effectuer un champ contre champ et montre qu’il n’y a plus de lien possible entre les individus avec l’arrivée des nouvelles technologies. Le trio d’acteur Anna Kendrick, Vera Farminga et Georges Clooney sont excellents rien à dire là-dessus. En revanche le métrage n’est pas sans défaut. La deuxième partie assez lourde du mariage avec le septentrionale mieux vaut être accompagné que seul, la vie c’est mieux à deux est assez lourde n’évite donc pas le manichéisme que le récit avait su éviter jusque-là. Dommage donc on n’était pas si loin du grand métrage.
  • 16
    Bande-annonce

    Marriage Story (2019)

    2 h 17 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Noah Baumbach avec Scarlett Johansson, Adam Driver, Laura Dern

    Le 27/01 sur Netfix sur la TV

    J’ai deux reproches principaux à faire sur le film. Le premier c’est que Baumbach essaye de partager au maximum notre empathie avec ses deux personnages en instance de divorce. Le problème c’est qu’inconsciemment, il prend parti pour le personnage d’Adam Driver. C’est lui qui subit et qui contre-attaque aux actions de sa future ex-femme. C’est dommage car on aurait pu obtenir une vraie parité de traitement entre les deux choses que cherche justement le réalisateur sans arriver à vraiment l’obtenir.

    Le deuxième problème vient des personnages des avocats tantôt trop détaché (Alan Alda) tantôt trop hystérique ou perfide (Laure Dern et Ray Liotta) qui peut nuire à l’aspect réaliste du film même si j’en doute pas dans ce genre d’affaire, on hésite pas à se balancer des mots d’amour et à détruire l’autre. Sauf que la scène du tribunal bien que succulente par moment ressemble plus à un show des comédiens qu’autre chose. Hormis cela le film est sans fausse note entre comédiens habités par leurs personnages (aussi bien principaux que secondaire) et la mise en scène bien que discrète est toujours juste pour montrer le rapprochement ou l’éloignement de ses personnages.

    Le film est également vraiment émouvant par moment. Dommage que les défauts évoqués ci-dessus ternissent un peu le tableau car on aurait pu atteindre des sommets d’émotions.
  • 17
    Bande-annonce

    New World (2013)

    Sinsegye

    2 h 14 min. Sortie : . Gangster, policier et thriller.

    Film de Park Hoon-jung avec Lee Jung-jae, Choi Min-sik, Hwang Jung-min

    Le 21/02 sur Outbuster sur la TV

    New world fait partie des films de mafia Coréen très bien exécuté et joué qui n’arrive cependant pas à la hauteur des modèles qu’il vise. Nerveux mais pas autant qu’un Infernal Affairs, des développements de personnage intéressant mais pas autant que Infernal Affairs 2, bien mis en scène mais pas autant que les infiltrés, New World est un film bien calibré sur tous ses aspects mais auquel il manque le petit truc en plus pour se démarquer réellement des plus grands. Les acteurs sont bons mais leurs personnages sont un peu unilatéraux. Le scénario est intéressant mais assez prévisible et les twists sont assez facile à deviner. La mise et la photo est vraiment très propre. En bref c’est bon sur tout rapport mais ça manque d’un petit plus pour totalement convaincre. Ça reste tout de même du bel ouvrage.
  • 18
    Bande-annonce

    Que Dios nos perdone (2016)

    2 h 07 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Rodrigo Sorogoyen avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo, Javier Pereira

    08/01 en DVD sur un home cinéma

    Peut-être un peu moins bien maîtrisé qu’El reino, le film de Sorogoyen est tout de même de bonne facture même Si on peut regretter quelques scènes gratuites qu’on aurait pu éviter. En réalité la plus grande force du film et à la fois sa plus grande faiblesse et son hétérogénéité dans la forme et dans le fond. Au niveau de la forme on a un mélange à la fois documentaire mais avec parfois des plans travaillés qui peuvent faire tâche dans la démarche de Sorogoyen qui mise avant tout à capter un maximum le réel.

    Cependant ce sont bien les scènes travaillés qui fonctionnent le mieux que ce soit cette scène formidable ou notre héros pense avoir trouver le coupable et qu’un problème électrique intervient (ça fait fortement penser à la scène de la cave de Zodiac de Fincher) ou cette scène ou le tueur raccompagne une vieille dame avec une belle exploitation de la caméra au niveau de la verticalité des escaliers que ce soit en contre plongé ou le tueur paraît charmant puis en plongé une fois qu’il a redescendu qui montre l’émergence de son côté maléfique. Au niveau du fond, l’intrigue passe du Thriller en première partie à l’étude du mal et du paradoxe d’un pays croyant en dieu mais qui engendre des monstres.

    Ce changement assez brusque en laissera certains sur le carreau comme le final assez gros en termes de coïncidence mais qui se termine dans le pessimisme d’un monstre vaincu mais qui laisse sa place à un autre monstre. Mention à Antonio de la Torre toujours aussi bon.
  • 19

    Les Bonnes Femmes (1960)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Claude Chabrol avec Bernadette Lafont, Clotilde Joano, Stéphane Audran

    14/02 en DVD sur la TV

    Très surpris de voir le film en drame et romance alors qu'on est bien plus proche de la comédie satirique. Le film est vraiment drôle et son humour corrosif rend l'ensemble vraiment hilarant tout en traitant d'un sujet sérieux à savoir la lutte veine de jeune femme qui tente de s'extraire d'un patriarcat trop dominant pour elle afin de trouver simplement l'amour.

    Cette prison du patriarcat on le trouve à la fois dans cette longue séquence où elles sont employés dans un magasin qui fait office de cage dorée tant l'ennui et le désir de liberté est palpable ou encore dans le zoo ou non seulement elles sont décrites comme bien plus animales que les animaux du zoo mais où on a l'impression que ce sont elles qui sont enfermés dans des cages.

    Des hommes plus animal que l'animal c'est également une autre thématique de chabrol bien retranscrit dans la réaction de certains personnages ou dans la scène absolument stupéfiante du bar-cabaret ou Chabrol prouvait déjà tout le dédain qu'il ressentait déjà à l'époque pour les riches. La dernière scène d'un nihiliste absolue montre que trouver l'amour dans ce monde est avant tout un fantasme et non la réalité. Un film comique ou on accentue le comportement de chaque personnage mais très sombre et cruel. Un bon cru en tout cas et à voir surtout qu'en prime de tout cela, la photographie est vraiment belle.

    Quelques défauts tout de même comme le jeu parfois un peu trop effacé de certains comédiens (dans une comédie satirique c'est un peu dommage) ou quelques longueurs que l'on peut ressentir mais ça reste du détails. Une belle réussite.
  • 20
    Bande-annonce

    Turning Gate (2002)

    Saenghwalui balgyeon

    1 h 55 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Hong Sang-soo avec Chu Sang-mi, Ye Ji-Won, Ahn Kil-Kang

    Le 25/03 en replay ciné + sur la TV
  • 21
    Bande-annonce

    L'Homme fidèle (2018)

    1 h 15 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Louis Garrel avec Lily-Rose Depp, Louis Garrel, Lætitia Casta

    Le 31/01 en replay Canal + sur la TV

    Deuxième long métrage de Louis Garrel après les deux amis. Si il y a encore des défauts, ce métrage-là me semble plus aboutit que le précédent. J’ai en réalité un grand reproche à lui faire à, savoir, une sur abondance de la voix off en début de film alors que le silence aurait permis de créer bien plus d’impact émotionnel sans perdre la compréhension du récit. Le mélange des genres pourra laisser certains spectateurs sur le carreau mais le mélange drame-comédie et un soupçon de film noir se marie plutôt bien.

    Si certains pensent que c’est un film sur un homme faible et manipulé par des femmes plus fortes que lui (et ils ont en partie raison), je pense surtout que Garrel parle surtout de la reconstruction de ses personnages à travers la perte d’un être cher. Entre la petite sœur qui termine à peine son adolescence et dont le retour de Garrel va lui rappeler ses fantasmes de jeune fille qu’elle tentera de combler et qui s’apercevra que la réalité et bien plus terne que les rêves, le fils qui devra accepter la venue d’un nouveau « père » alors que ce dernier vient de décéder et bien entendu les personnages de Laetitia Casta et Louis Garrel qui vont de nouveaux s’aimer 8 ans après leur rupture.

    Cette recherche de reconstruction occasionne de très belle scène dramatique comme celle de l’enterrement, de la discussion entre Louis Garrel et Joseph Engel dans la voiture et bien entendu la fin absolument parfaite. Mais cela engendre aussi de belle scène comique comme la discussion entre Laetitia Casta et Louis Garrel avant que ce dernier parte chez Lily-Rose Depp. Les scènes décrites ici fonctionnent car Garrel aime vraiment ses personnages et cette absence de cynisme est vraiment appréciable et rare de nos jours. Un beau film avec parfois quelques longueurs et une voix off trop présente mais qui impose désormais Louis Garrel comme un metteur en scène à suivre.
  • 22
    Bande-annonce

    L'Échelle de Jacob (1990)

    Jacob's Ladder

    1 h 53 min. Sortie : . Drame et Épouvante-horreur.

    Film de Adrian Lyne avec Tim Robbins, Elizabeth Peña, Danny Aiello

    Le 26/03 en replay ciné + sur la TV
  • 23
    Bande-annonce

    Le Cas Richard Jewell (2020)

    Richard Jewell

    2 h 09 min. Sortie : . Drame, biopic et thriller.

    Film de Clint Eastwood avec Paul Walter Hauser, Sam Rockwell, Kathy Bates

    Séances de cinéma (682 salles)
    Le 03/02 au cinéma en AVP

    Le dernier métrage de Eastwood est à l'image de ses dernières réalisations récentes, soit l'histoire d'un individu ordinaire qui effectue un jour une action extraordinaire. Des personnages donc qui attire l'attention médiatiques car l'action réalisé est en marge du système et le système, il n'aime pas trop qu'on s'éloigne des codes.

    Une obsession chez lui depuis quelques années qui a commencé à se manifester avec l'échange mais qui est arrivé pleinement à maturation avec American Sniper. Le problème justement C est qu'il a jamais accoucher de grand film depuis qu'il a pleinement embrasser cette thématique du héros malgré lui.

    Qu'on se rassure donc, à mon sens le cas Richard Jewell est son meilleur film sur cette période sa filmographie. Bien entendu, le métrage a des défauts. Entre la sortie des violons dans la BO lors d'une scène dramatique, le personnage de Olivia Wilde un peu trop manichéen même si Eastwood tente de l'humaniser veinement vers la fin ou le personnage principal attendrissant certe mais quand même sacrément con faut le dire.

    Après rien à dire c'est un beau film bien interprété par des acteurs très convaincants et la mise en scène d'Eastwood comme souvent est discrète mais raconte toujours quelques choses (cette scène où la mère du héros en pleure à la conférence de presse qui dénonce la presses qui photographie leurs moindres faits et geste et qui continue justement de photographier à ce moment là est un must même si gâché la encore par une musique tire larme).

    De plus, Eastwood se permet d'évoluer son cinéma car la ou dans ses films récents, on épousait souvent le point de vue du héros, ici, il se permet de suivre plusieurs personnages ce qui rajoute une diversité de point de vue non négligeable. Cela permets aussi de comprendre même si les actions sont condamnables les "antagonistes" du film.
  • 24
    Bande-annonce

    The World of Us (2016)

    Urideul

    1 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yoon Ga-eun avec Soo-In Choi, Hye-in Seol et Lee Seo-Yeon

    Le 21/01 sur Outbuster sur la TV

    Le film ressemble beaucoup aux métrages de Kore-Eda. Des personnages foncièrement humains et un récit toujours à hauteur d’homme sans grandiloquence et proche du réel. Les acteurs sont épatants surtout à leur âge. L’histoire est touchante et vraiment réaliste et le plan de fin qui fait écho au premier du film et grandiose puisqu’on passe d’un cadre rapproché avec le personnage seul au début à un plan plus large avec les deux meilleures amies/ennemis qui vont enfin se rassembler. Un autre bon point du métrage au-delà de la question principale du harcèlement scolaire et du difficile apprentissage de la vie dès le plus jeune âge, la question de l’écart des richesses dans le pays est présente sans jamais qu’on insiste lourdement dessus.

    Il montre les travers aussi bien des familles pauvres (le chômage qui guette et le manque de moyen financier) que dans les familles riches avec l’absence des parents pour veiller sur leurs progénitures d’où ce plan stupéfiant de cette grande maison vide avec les enfants qui semblent bien seul à l’intérieur d’un cadre bien trop grand.

    Ou comment signifier l’absence simplement. Malheureusement le film à des défauts et le premier c’est que justement n’est pas Kore-Eda qui veut. Hormis quelques idées de mise en scène, c’est principalement de la caméra presque à l’épaule avec des gros plans pour bien signifier les émotions des personnages.

    Un cadre donc quasi documentaire qui peut plaire à certains mais qui finit par me lasser. Si on reprend Kore-Eda, sa caméra est certe proche également de ses personnages mais chaque plan raconte quelques chose au-delà de montrer les émotions de ses personnages chose Yoon Ga-eun n’arrive pas toujours.
  • 25
    Bande-annonce

    Why Don't You Play in Hell? (2013)

    Jigoku de naze warui

    2 h 06 min. Sortie : . Action, comédie et drame.

    Film de Sion Sono avec Jun Kunimura, Fumi Nikaidô, Shin'ichi Tsutsumi

    05/01 sur Outbuster sur TV

    Petite déception pour ce film de Sono Sion. Certes, la réalisateur est toujours aussi fou, il réalise toujours aussi bien, il mélange toujours aussi bien les genres et ce film témoigne d’un amour certains au 7ème art. Cependant, le film ne parvient pas à me toucher comme son magnifique Himizu ou son très beau Hazard. Il n’arrive pas non plus à une certaines folie comme pouvez être Tokyo Tribe. Un film bien mené mais qui n’arrive pas au sommet de certains autres films de sa filmographie.
  • 26
    Bande-annonce

    La Voie de la justice (2020)

    Just Mercy

    2 h 16 min. Sortie : . Drame.

    Film de Destin Daniel Cretton avec Michael B. Jordan, Jamie Foxx, Brie Larson

    Séances de cinéma (44 salles)
    15/02 au cinéma

    N'ayant pas vu le château de verre du réalisateur, j'étais curieux de voir ce que valait Destin Daniel Cretton dans un film plus académique et moins "caméra au poing" que son très bon States of grace. Si le film n'échappe pas par moment à quelques scènes larmoyantes à grand coup de violon ou de personnage parfois peu utile (celui de Brie Larson par exemple mais vu que le réalisateur l'adore fallait bien la placer quelque part). En revanche le film est bien tenu, il traite de sujet toujours actuel aujourd hui et surtout il me rassure sur la principale interrogation que j'avais, Destin Daniel Cretton peut il assurer la mise en scène sur un film bien plus classique dans le forme ?

    La réponse est oui et il suffit de le constater sur la comparaison entre la première et la deuxième rencontre entre Michael B Jordan et Jamie Foxx. La première fois les champs contre champs ne laisse jamais apparaître les deux acteurs ensemble et ils se font face montrant donc qu'"ils doivent d'abord se jauger pour se faire mutuellement confiance. Lors de la deuxième rencontre on voit toujours les deux acteurs lors du champs contre champs et ils ne se font plus face montrant alors l'acquisition de cette confiance mutuelle. Ce genre d'idée, le film en est rempli et prouve que si il n'use pas d'effet de manche en terme de mise en scène, le réalisateur sait ce qu'il fait et l'ensemble est mûrement réfléchi. Le casting est convaincant même si Michael B Jordan ne parvient pas à embraser la caméra c'est dommage. Enfin le rythme est vraiment excellent on voit pas les 2H15 passer.

    Au final si l'ensemble est classique, le film est sans fausse note et bien réalisé et c'est déjà bien. Un réalisateur à suivre donc.
  • 27
    Bande-annonce

    Ténèbres (1982)

    Tenebre

    1 h 41 min. Sortie : . Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Dario Argento avec John Saxon, Anthony Franciosa, Daria Nicolodi

    Le 17/03 en replay OCS sur la TV
  • 28
    Bande-annonce

    Les Lumières de la ville (1931)

    City Lights

    1 h 27 min. Sortie : . Comédie dramatique, romance et muet.

    Film de Charlie Chaplin avec Charlie Chaplin, Virginia Cherrill, Harry Myers

    Séances de cinéma (1 salle)
    02/02 sur Arte sur TV

    Chaplin essaye d’être un peu plus ambitieux ici par rapport à ses productions précédentes avec une vraie diversité dans les lieux qu’il nous propose de voir à savoir la ville dans toutes ses facettes qui côtoie aussi bien les riches que les pauvres. En effet, de l’aide les personnages de ce film en ont besoin entre un riche suicidaire porté sur la boisson et une aveugle pauvre menacé d’expulsion qui rêve de recouvrer la vue via une opération, Chaplin va essayer tant bien que mal de les aider. Si il y a plus d’ambition et que Chaplin montre à chaque fois le côté positif et négatif de ses personnages, le timing d’habitude parfait chez lui est un peu moins réussi ici. La faute à certaines scènes qui s’étirent comme le combat de boxe certes culte mais un poil trop long par exemple. Reste que le film est bon et que la fin est magnifique.
  • 29
    Bande-annonce

    Femme fatale (2002)

    1 h 55 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Brian De Palma avec Rebecca Romijn, Peter Coyote, Antonio Banderas

    Le 28/03 en replay ciné + sur la TV
  • 30
    Bande-annonce

    Do the Right Thing (1989)

    2 h. Sortie : . Drame.

    Film de Spike Lee avec Spike Lee, Danny Aiello, Ossie Davis

    Le 22/01 en DVD sur la TV

    Le métrage de Spike Lee est bien moins manichéen qu’on pourrait le croire. En montrant l’individu incapable de se débarrasser des préjugés qu’il a sur l’autre il pointe du doigt une situation critique aux États-Unis, un des pays le plus multi culturelles au monde, Spike Lee montre que la situation dégénérera un jour. Spike Lee se contente alors simplement de montrer une situation qui dégénère et que cela est inévitable. En montrant à la fois l’idéologie de Martin Luther King (la paix par la médiation) et celle Malcom X (Si on t’attaque tu te dois de riposter dans la violence) il nous signifie qu’aucune solution ne peut arriver et que cette peur et les préjugés face à ce que l’on ne connait pas sera toujours présente.

    Son évolution crescendo dans la montée en tension et de la chaleur (il fait canicule dans le film) avant l’explosion est vraiment de qualité et montre un gros travail d’écriture et de timing. Je suis en revanche plus mesuré par sa mise en scène bien rythmé mais souvent tape à l’œil. Certes cela va bien avec sa galerie de personnage tous plus rocambolesque les uns que l’autre mais justement ils sont souvent assez antipathique donc on s’attache peu à eux.

    Dommage sur ce point car le discours et la rythmique de Spike Lee force le respect mais ne va finalement pas de pair avec un attachement des personnages, ce qui aurait pu emmener le film vers les sommets.