Les plus " belles" agonies en littérature

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49 livres

par jaklin

Car autant que la vie, la mort est LE sujet de l'art...

"Ainsi voyons-nous à la fin d'une tragédie les héros les plus nobles renoncer après de si longs combats et tant de souffrances aux buts qu'ils s'étaient si obstinément fixés, et volontairement, joyeusement, se défaire de la vie elle-même : ainsi du valereux prince de Calderon ; comme Gretchen dans Faust ; comme Hamlet, que son ami Horacio serait prêt à suivre, mais qui adjure celui-ci de respirer encore un temps l'air de ce monde cruel et d'y souffrir afin de faire connaître le destin d'Hamlet et de sauver sa mémoire ; comme la pucelle d'Orléans, la Fiancée de Messine ; tous et toutes meurent purifiés par la souffrance, c'est-à-dire après que la volonté de vivre s'est d'abord éteinte en eux."

Schopenhauer

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  • Les Buddenbrook (1901)

    Buddenbrooks : Verfall einer Familie

    Sortie : 1901.

    Livre de Thomas Mann

    L'insupportable agonie de la grand-mère sous le regard hypocrite de la famille
  • À la recherche du temps perdu (1927)

    Sortie : 1927. Roman.

    Livre de Marcel Proust

    La mort de la grand-mère vue avec une précision microscopique par le narrateur au début du " Côté de Guermantes"
  • Guerre et Paix (1865)

    Война и мир (Voyna i mir)

    Sortie : 1865. Roman.

    Livre de Léon Tolstoï

    L'agonie-délivrance du Prince André
  • La peur et autres contes fantastiques de Guy de Maupassant (2014)

    Sortie : .

    Livre de Andreetto M

    La mort du chien qu'on a pris pour un spectre
  • Vies minuscules (1984)

    Sortie : 1984. Récit.

    Livre de Pierre Michon

    L'agonie du père Foucault qui préfère mourir de son cancer à petit feu que d'avouer qu'il est illettré " Le père Foucault était plus écrivain que moi: à l'absence de la lettre, il préférait la mort."
  • Mélodie chronique d'une passion (2014)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Akira Mizubayashi

    L'hommage de Mizubayashi à sa chienne tant aimée
  • Réanimation (2012)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Cécile Guilbert

    Le long coma du mari de l'auteur et les belles réflexions qui l'accompagnent
  • Mémoires (1723)

    Sortie : 1723.

    Livre de Duc de Saint-Simon

    L'agonie et la mort " mondaine" de Louis XIV
  • La Peste (1947)

    Sortie : 1947. Roman.

    Livre de Albert Camus

    La mort de l'enfant Othon, " Christ grotesque" dont la mort révèle le cruauté de la condition humaine.
  • Madame Bovary (1857)

    Sortie : 1857. Roman.

    Livre de Gustave Flaubert

    L'agonie dérisoire d'Emma et sa langue noire (merci à PierreAmo!)
  • L'Assommoir (1877)

    Sortie : 1877. Roman.

    Livre de Émile Zola

    L'agonie de la petite Lalie qui succombe sous les coups de son père et la mort de Gervaise dans sa "niche" expédiée - et c'est ça qui est grandiose!- en un paragraphe...
  • Le Vieux qui lisait des romans d'amour (1992)

    Un viejo que leía novelas de amor

    Sortie : 1992. Recueil de nouvelles.

    Livre de Luis Sepulveda

    L'agonie de l'ocelot mâle et la mort par désespoir de la femelle
  • Les Démons (1871)

    Бесы (Bésy)

    Sortie : 1871. Roman.

    Livre de Fiodor Dostoïevski

    Le suicide nietzschéen de Kirilov
  • Le Père Goriot (1835)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Honoré de Balzac

    L'agonie solitaire du père Goriot
  • Les Misérables (1862)

    Sortie : 1862. Roman.

    Livre de Victor Hugo

    Le suicide de Javert dans la Seine, miroir sombre de son âme.
    Et la mort héroïque de la " petite grande âme" ( merci Aurea!):
    "Avec la mort ; chaque fois que la face camarde du spectre s'approchait, le gamin lui donnait une pichenette.
    Une balle pourtant, mieux ajustée ou plus traître que les autres, finit par atteindre l'enfant feu follet. On vit Gavroche chanceler, puis il s'affaissa. Toute la barricade poussa un cri ; mais il y avait de l'Antée dans ce pygmée ; pour le gamin toucher le pavé, c'est comme pour le géant toucher la terre ; Gavroche n'était tombé que pour se redresser ; il resta assis sur son séant, un long filet de sang rayait son visage, il éleva ses deux bras en l'air, regarda du côté d'où était venu le coup, et se mit à chanter :

    " Je suis tombé par terre,
    C'est la faute à Voltaire,
    Le nez dans le ruisseau, C'est la faute à...

    Il n'acheva point. Une seconde balle du même tireur l'arrêta court. Cette fois il s'abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s'envoler."
  • Bel-Ami (1885)

    Sortie : 1885. Roman.

    Livre de Guy de Maupassant

    La mort de Forestier entre sa femme et son amant qui s'est déjà installé chez lui...
  • La Nuit (1955)

    ...Un di Velt Hot Geshvign

    Sortie : 1955. Biographie et récit.

    Livre de Elie Wiesel

    L'atroce agonie du plus jeune des prisonniers pendus devant lequel défile tout le camps et le cri du narrateur " où est Dieu?"
  • La Vie devant soi (1975)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Romain Gary (Émile Ajar)

    La mort de madame Rosa " Moi je trouve qu’il y a pas plus dégueulasse que d’enfoncer la vie de force dans la gorge des gens qui ne peuvent pas se défendre et qui ne veulent plus servir."
  • L'Insoutenable Légèreté de l'être (1984)

    Nesnesitelná lehkost bytí

    Sortie : 1984. Philosophie et roman.

    Livre de Milan Kundera

    Pour la mort du chien Karénine, qui m'a fait revivre l'euthanasie de ma chienne Eurasier Maïa; elle m'a regardé ainsi sur la table du vétérinaire alors que je lui disais qu'elle allait dormir : " Ce n'était pas un regard désespéré ou triste, non. C'était un regard d'une effrayante, d'une insoutenable crédulité." Merci MonsieurBain, c'est toujours beau quand la littérature rejoint si intimement la vie...ou la mort...
  • Moby Dick (1851)

    Moby-Dick; or, The Whale

    Sortie : 1851. Roman.

    Livre de Herman Melville

    La mort épique du capitaine Achab, vaincu par la bête qui " est la
    vision même du Jugement dernier, de la vengeance immédiate, de l’éternelle malice devant l’impuissance humaine."
    Merci Ugly !
  • La Mort à Venise (1912)

    Der Tod in Venedig

    Sortie : 1912. Recueil de nouvelles.

    Livre de Thomas Mann

    Toute la nouvelle raconte l'agonie d'Aschenbach, dans une Venise délétère, qui meurt de ne pouvoir atteindre la beauté.
  • La Peau de chagrin (1831)

    Sortie : 1831. Roman.

    Livre de Honoré de Balzac

    L'agonie de Raphaël, qui est en fait ...sa vie...la nôtre?
    Merci Blanchefleur!
  • Lettre d'une inconnue (1922)

    Brief einer Unbekannten

    Sortie : 1922. Nouvelle.

    Livre de Stefan Zweig

    La nouvelle commence par la mort d'un enfant et se termine par la mort de cette belle du seigneur; mort qui parachève sa passion mortifère.
    Merci à Aurea de m'avoir fait relire cette sublime nouvelle!
  • Martin Eden (1909)

    Sortie : 1909. Roman.

    Livre de Jack London

    Le suicide anticipé de Jack London et la très belle phrase finale : " Et au moment même où il le sut, il cessa de le savoir"! Merci Théloma!
  • Les Thibault

    Roman.

    Livre de Roger Martin du Gard

    La mort pathétique du père, dans la révolte et la peur.
    Merci Aurea!
  • Un cœur simple (1877)

    Sortie : 1877. Conte, nouvelle et roman.

    Livre de Gustave Flaubert

    La mort heureuse de Félicité quand au dehors la foule adore des Reliques sans savoir qu'une sainte est en train de quitter ce monde...Merci Valmont!
  • La Morte amoureuse (1836)

    Sortie : 1836.

    Livre de Théophile Gautier

    « Sa tête retomba en arrière, mais elle m'entourait toujours de ses bras comme pour me retenir. Un tourbillon de vent furieux défonça la fenêtre et entra dans la chambre ; la dernière feuille de la rose blanche palpita quelque temps comme une aile a bout de la tige, puis elle se détacha et s'envola par la croisée ouverte, emportant avec elle l'âme de Clarimonde. La lampe s'éteignit et je tombai évanoui sur le sein de la belle morte. »
  • La Curée (1871)

    Sortie : 1871. Roman.

    Livre de Émile Zola

    Pour le style de Zola et la belle ellipse finale:
    ""Et Renée, levant les yeux, regarda le vaste ciel qui se creusait, d'un bleu tendre, peu à peu fondu dans l'effacement du crépuscule. Elle songeait à la ville complice, au flamboiement des nuits du boulevard, aux après-midi ardents du Bois, aux journées blafardes et crues des grands hôtels neufs. Puis, quand elle baissa la tête, qu'elle revit d'un regard le paisible horizon de son enfance, ce coin de cité bourgeoise et ouvrière où elle rêvait une vie de paix, une amertume dernière lui vint aux lèvres. Les mains jointes, elle sanglota dans la nuit tombante.

    L'hiver suivant, lorsque Renée mourut d'une méningite aiguë, ce fut son père qui paya ses dettes. La note de Worms se montait à deux cent cinquante-sept mille francs."
    Ainsi s'efface la pécheresse trop sensuelle pour résister au Mal...
    Merci Aurea!
  • Les Châtiments (1853)

    Sortie : 1853. Poésie.

    Livre de Victor Hugo

    L'enfant déjà mort, c'est tout un monde qui agonise autour de lui:

    "L'enfant avait reçu deux balles dans la tête.
    Le logis était propre, humble, paisible, honnête ;
    On voyait un rameau bénit sur un portrait.
    Une vieille grand-mère était là qui pleurait.
    Nous le déshabillions en silence. Sa bouche,
    Pâle, s'ouvrait ; la mort noyait son oeil farouche ;
    Ses bras pendants semblaient demander des appuis.
    Il avait dans sa poche une toupie en buis.
    On pouvait mettre un doigt dans les trous de ses plaies.
    Avez-vous vu saigner la mûre dans les haies ?
    Son crâne était ouvert comme un bois qui se fend.
    L'aïeule regarda déshabiller l'enfant,
    Disant : - comme il est blanc ! approchez donc la lampe.
    Dieu ! ses pauvres cheveux sont collés sur sa tempe ! -
    Et quand ce fut fini, le prit sur ses genoux.
    La nuit était lugubre ; on entendait des coups
    De fusil dans la rue où l'on en tuait d'autres.
    - Il faut ensevelir l'enfant, dirent les nôtres.
    Et l'on prit un drap blanc dans l'armoire en noyer.
    L'aïeule cependant l'approchait du foyer
    Comme pour réchauffer ses membres déjà roides.
    Hélas ! ce que la mort touche de ses mains froides
    Ne se réchauffe plus aux foyers d'ici-bas !
    Elle pencha la tête et lui tira ses bas,
    Et dans ses vieilles mains prit les pieds du cadavre.
    - Est-ce que ce n'est pas une chose qui navre !
    Cria-t-elle ; monsieur, il n'avait pas huit ans !
    Ses maîtres, il allait en classe, étaient contents.
    Monsieur, quand il fallait que je fisse une lettre,
    C'est lui qui l'écrivait. Est-ce qu'on va se mettre
    A tuer les enfants maintenant ? Ah ! mon Dieu !
    On est donc des brigands ! Je vous demande un peu,
    Il jouait ce matin, là, devant la fenêtre !
    Dire qu'ils m'ont tué ce pauvre petit être !
    Il passait dans la rue, ils ont tiré dessus.
    Monsieur, il était bon et doux comme un Jésus.
    Moi je suis vieille, il est tout simple que je parte ;
    Cela n'aurait rien fait à monsieur Bonaparte
    De me tuer au lieu de tuer mon enfant ! -
    Elle s'interrompit, les sanglots l'étouffant,
    Puis elle dit, et tous pleuraient près de l'aïeule :
    - Que vais-je devenir à présent toute seule ?
    Expliquez-moi cela, vous autres, aujourd'hui.
    Hélas ! je n'avais plus de sa mère que lui.
    Pourquoi l'a-t-on tué ? Je veux qu'on me l'explique.
    L'enfant n'a pas crié vive la République. -

    Nous nous taisions, debout et graves, chapeau bas,
    Tremblant devant ce deuil qu'on ne console pas.

    Vous ne compreniez point, mère, la politique.
    Monsieur Napoléon, c'est son nom authentique,

  • 25 poemes de victor .hugo-1 livre (2003)

    Sortie : .

    Livre de Collectif


    suite

    Est pauvre, et même prince ; il aime les palais ;
    Il lui convient d'avoir des chevaux, des valets,
    De l'argent pour son jeu, sa table, son alcôve,
    Ses chasses ; par la même occasion, il sauve
    La famille, l'église et la société ;
    Il veut avoir Saint-Cloud, plein de roses l'été,
    Où viendront l'adorer les préfets et les maires ;
    C'est pour cela qu'il faut que les vieilles grand-mères,
    De leurs pauvres doigts gris que fait trembler le temps,
    Cousent dans le linceul des enfants de sept ans."
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