Gaming 2026
Que dire ? Chaque année je me dis : je vais faire ci, faire ça, tenter de continuer ci et ça, et au final je case à peine 10 jeux en n’ayant à peine effleurer mes promesses. J’ai quand même été heureux d’avoir pu faire Dungeon Master et un King’s Field l’année dernière, et je me dis qu’il faut être raisonnable désormais. Chaque année un ou deux gros jeux. Un ou deux classiques à rattraper, mais plus d’objectifs impossibles. Je ferai selon mes envies.
Gaming 2019-2020 : https://www.senscritique.com/liste/gaming_2019_2020/2473790?mode=preview
Gaming 2021 : https://www.senscritique.com/liste/gaming_2021/2926385
Gaming 2022 : https://www.senscritique.com/liste/gaming_2022/3184152
Gaming 2023: https://www.senscritique.com/liste/gaming_2023/3422275
Gaming 2024: https://www.senscritique.com/liste/gaming_2024/3724894
Gaming 2025 : https://www.senscritique.com/liste/gaming_2025/4025578
7 jeux vidéo
créée il y a 2 mois · modifiée il y a 20 joursSekiro: Shadows Die Twice (2019)
Sortie : 22 mars 2019. Action-Aventure, Infiltration
Jeu sur PlayStation 4, Xbox One, PC, Streaming
-Alive- a mis 9/10.
Annotation :
J’ai démarré 2026 en bonne forme avec ce Sekiro que j’ai tenu à l’écart bien trop longtemps, effrayé que j’étais par sa réputation alors que je suis pourtant un fanboy de From Software. Et franchement je constate aujourd’hui que je m’en étais fait une montagne, et qu’a mon grand étonnement, je me suis vite senti plus à l’aise dans ce jeu que dans n’importe quel Souls. Bien sûr, il y a eu un temps d’apprentissage où je n’osais pas jouer comme le jeu me le demandait, mais assez rapidement et par pallier successif (notamment Genichiro) j’ai appris à jouer et ai pu surmonter la plupart des gros boss sans trop d’encombres. Il y a une forme d’exigence, de rigueur, bien particulière dans ce jeu, propre à son système de combat, qui me sied finalement mieux que la souplesse rôliste des souls. Et tout le reste suit : Sekiro est pour moi un jeu parfait. Incisif, blindé d’idées cools, artistiquement au-dessus du lot, brillantissime dans ses animations, les détails des rencontres, la verticalité de son monde, ses movesets, son rythme, etc etc…. Et donc j’aimerais offrir ici un éloge qui serait complet. Mais le problème c’est qu’à l’heure actuelle je n’ai pas terminé le jeu, non pas par abandon, mais tout simplement parce qu’une PUTAIN DE TEMPETE a coupé l’électricité quelques secondes chez moi, qui ont suffit à faire crasher ma console. En d’autres termes : j’ai perdu ma save !!!!! J’en étais au Royaume Divin bordel de merde ! Prêt à affronter le dragon ! Rendez-vous compte ! J’étais à fond dans le jeu, j’avançais trop bien, j’avais le mood parfait, j’étais à quelques jours de le boucler ! Une putain de tempête sa grand-mère la pute !
Là, j’ai donc choisi de relancer une nouvelle partie, mais en y allant mollo. Je vais voir si j’ai la motiv de tout me retaper. Franchement je ne sais pas encore ce que je compte faire. Soit je le boucle cette année, soit je laisse ça dormir quelques années de plus, je l’ignore encore. Mais rien à foute, je note quand même le jeu. Vu là où j’en étais, je suis bien capable de donner un avis. Un 9/10 qui aurait probablement pu être un 10 si j’avais vécu le dernier affrontement. On verra ça un autre jour.
Super Mario Party Jamboree (2024)
Sortie : 17 octobre 2024. Party game
Jeu sur Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
Annotation :
Le père noël nous a apporté un jeu familial en 2025 qui nous tiendra sûrement toute l’année 2026.
Du point de vue du père que je suis : je trouve le jeu fabuleux car il m’offre des soirées géniales avec mes deux filles et ma femme. On se fait parfois quelques sessions plateaux en 10 manches ou bien la « cuisine en rythme », même s’il nous arrive plus souvent de faire des mini-jeux libres, plus immédiats pour nos deux filles, mais au final peu importe. A chaque fois ce sont des moments joyeux avec les trois femmes de ma vie. On se taquine, on découvre des jeux, on vit des moments funs très variés, pas une soirée de jeu identique et c’est un vrai kiff pas si loin des pubs Nintendo qu’on voit à la télé.
Du point de vue du gamer : c’est très cool de retoucher à un party game -genre que je n’avais pas expérimenté depuis le premier Mario Party de N64 quand même ! – mais je regrette quand même un peu que le jeu soit si porté sur le hasard. Disons que c’est le truc qui me fait tiquer. Le jeu nous empêche de développer des vraies stratégies et de profiter pleinement des outils funs qu’il nous donne.
Maneater (2020)
Sortie : 22 mai 2020 (France). Action, RPG
Jeu sur Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One, PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
-Alive- a mis 5/10.
Annotation :
Evidemment je n’attendais rien d’extraordinaire de la part de Maneater. J’avais ouïe dire que c’était un soft assez répétitif. Mais malgré ça j’avais quand même bêtement réussi à me façonner un idéal. J’avais entendu parler d’open world fait main, cool à explorer, ainsi que de boss à battre dans chaque zone, et tout cela avait suffi à me créer l’idée d’un GTA du requin. Malheureusement, il se trouve que ces points précis qui avaient éveillé ma curiosité s’effondrent manette en main. Oui il y a bien un open world avec des caches et des trucs à dénicher un peu partout, mais absolument rien de fou. Oui on affronte bien des « boss » dans chaque zone, mais peut-on appeler boss de simples mobs déjà croisés partout, avec une barre de vie à peine plus grosse ? Et de « GTA avec un requin » ne subsiste quasiment rien, sinon l’aspect déconnant, l’invitation à foutre le boxon, à bouffer de l’humain pour faire grimper une jauge de recherche. En fin de compte le jeu est en effet très répétitif. Et ce dès les 10 premières minutes. 20h durant on va bouffer des poissons et des humains pour faire grimper des barres d’XP, ainsi que remplir des missions qui seront toutes les mêmes : tuer X humains, détruire tel bateau, dévorer X poissons, attaquer telle créature, et récupérer dans chaque zone des bonnes quantités de merdouille. Paradoxalement, malgré cet Ubisoftage en règle qui pille les pires choses des triples A, Maneater a quand même une vibe de jeux PS2. Il m’a fait penser à « Destroy All Humans ». Cette époque où un gameplay arcade et un humour couillon pouvaient suffire à offrir des jeux sympas, pas grandioses, mais attachants malgré leurs défauts. Disons qu’il a le cul entre deux chaises. Coincé entre l’arcade action sauce PS2 débile et fun à jouer quelques minutes, et son appétit inutile du farming à outrance. Raison pour laquelle je n’ose pas non plus lui mettre une sale note. Il y a autre chose aussi. Je trouve fort dommage qu’aucun boss n’en soit vraiment. Tous – et tout ennemi du jeu – se combattent de la même manière. Il n’y a vraiment que le boss de fin qui, tout à coup, demande d’utiliser des compétences bien précises et fait poindre des mécaniques dignes d’un boss. Dommage car c’est l’unique moment où j’ai réussi à m’amuser à définir le build de mon requin, aspect poutant très mis en avant du jeu, et qui aurait justement mérité d'être mis en valeur à travers des combats plus inventifs (ou c'es peut être parce que je sors de Sekiro que je dis ça lol).
Singularity (2010)
Sortie : 29 juin 2010. FPS
Jeu sur PC, Xbox 360, PlayStation 3
-Alive- a mis 7/10.
Annotation :
J’ai une culture riquiqui des FPS post Half-Life, et encore plus de ceux sortis dans les années 2000-2010. Période des FPS narratifs, plus scriptés, souvent aussi plus portés sur des ambiances réalistes et militaires. Il se trouve que Singularity est exactement tout cela en même temps. C’est peut-être ce qui m’a attiré à lui au fond. L’envie d’aller vers un titre à la fois méconnu mais qui réponde à un genre que je connais très mal. Singularity est donc un jeu de Raven Software, les fameux potes de ID software, et c’est marrant de constater que toute leur carrière ils ont toujours suivi les tendances. Les gars ont commencé avec des dungeon-crawler avant de bifurquer sur le doom-like avec Heretic et Hexen. Singularity quant à lui reprend exactement les mêmes codes que Half-Life, et encore plus Bioshock apparemment. Et que dire ? Et bien c’est solide. Ce n’est pas parfait certes, surtout niveau scénar où j’ai trouvé qu’on tombait un peu dans le gros film ricain pas très subtile, mais en revanche niveau gameplay c’est très cool. Moi qui n’aime pas les jeux scriptés, je dois dire qu’ici c’était fait de manière élégante. Ici on a moins des niveaux que des séquences très cinématographiques dans leur mise en scène, mais qui ont toujours une idée de gameplay à nous proposer. Dans le jeu on vit, en vrac : des moments de fuite au cœur d’un incendie, de fights sur un paquebot qui coule, une poursuite pour sauver une amie, de sniper pour couvrir un allié, de fight de boss, de moments claustrophbiques (notamment un moment très stylé avec des monstres aveugles sensibles au son) et évidemment tout cela entrecoupés de gunfights plus classiques à défourailler les ennemis qui arrivent. L’impression de vivre un film d’action interactif, qui souhaite en plus nous donner des outils très funs en main, notamment via le MT : cette arme qui nous permet de faire voler des objets et jouer avec le temps. Le tout fait de Singularity un FPS, certes un peu cliché et copieur de titres plus audacieux que lui, mais fun quand même. Quand bien même le tout est très calibré, réduit au besoin de son narratif, ça reste cool à prendre en main. Et puis c’était pile poil la longueur parfaite. Siffusamment long pour avoir le loisir de s’amuser avec tous les outils offerts par le jeu, mais assez court pour que cette histoire de méchants russes et de paradoxe temporel ne nous prenne pas trop le chou. En somme un jeu sans risque mais pas déplaisant du tout.
Luma Island (2024)
Sortie : 20 novembre 2024. Aventure, RPG
Jeu sur PC
-Alive- a mis 7/10.
Annotation :
Retour sur mon cosy game qui avait bouclé mon année 2025. Il me restait pas mal de contenu endgame sur lequel grapiller un peu de temps, ce que j’ai fait. Si je regarde sur mon profil steam, j’ai quand même 105h au compteur, c’est pas mal pour un jeu (disons-le) objectivement osef, du moins noyé dans la masse de farming game. Luma Island n’est évidemment pas un grand titre. J’en suis d’ailleurs à un stade du jeu où son plus gros défaut se fait évident : sa boucle répétitive et ses demandes de ressources ahurissantes en fin de jeu pour crafter les derniers items. D’ailleurs si je souhaite pousser plus loin, je peux accomplir une « quête » dans laquelle crafter des portails magiques vers d’autres mondes, portails qui exigent des trucs du genre : 5 x 500 blocs de pierres et 200 sacs de ciment – autant dire une tannée qui va encore me demander de farmer comme un no-life. J’ai en revanche tout un contenu annexe lié à une île de pirate qui m’a l’air moins porté sur le farming brute mais l’aventure à rechercher des trésors et traverser des temples, donc ce sera ok pour une prochaine fois.
Tchia (2023)
Sortie : 21 mars 2023. Action-Aventure
Jeu sur PC, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
-Alive- a mis 7/10.
Annotation :
Après Caravan Sandwich joué il y a quelques mois, voilà un autre titre obtenu également dans un bundle que je n’aurais probablement pas acheté sans cela. Et pourtant cette fois-ci c’est une réussite. Comme quoi ! Hé Caravan Sandwich, c’est à toi que je m’adresse ! Voilà la preuve qu’on peut faire un jeu bienveillant, avec même un peu de wokisme, et que pourtant on peut y mettre du gameplay ! Du bon gameplay très amusant, très libre tout en étant plein de gentillesse envers le joueur. Tchia est un Zelda Breath of the Wild lite qui en reprend l’essentiel de la structure mais l’adapte à une expérience chill centrée autour de la culture calédonienne. D’ailleurs la grande qualité du jeu à mon sens est de parvenir à tenir un équilibre entre sa soif d’aventure open world et son envie de nous faire découvrir cette culture. Equilibre qui se manifeste par tout un tas de petites activités toujours ludiques et pensées pour l’aventure, mais parfaites pour illustrer la culture en question. Jouer des mélodies dans des jeux de rythme pour nous faire écouter les musiques de ce pays ; sculpter des totems typiques qui serviront de clés d’entrée aux donjons ; créer des monticules de pierre dans un mini jeu d’équilibre pour nous donner des mélodies magiques en récompense, etc etc. Le jeu propose plein de jolies idées tournées vers un souhait d’hommage à cette culture qui n’oublient pourtant jamais les promesses d’aventure. Et ça : ouah ! c’est assez ouf pour un si petit studio. Ajouté à cela le fait qu’on incarne une jeune fille aux pouvoirs de déplacement très funs, notamment celui d’incarner des animaux et on obtient un jeu que mes filles ont kiffé découvrir avec moi. En fait Tchia est probablement l’open world parfait à jouer avec ses enfants. Après voilà, la limite presque obligatoire d’une telle proposition c’est justement qu’à vouloir être un BotW-lite, le jeu laisse espérer des morceaux d’aventure qu’on n’obtiendra pas vraiment. Ce que je veux dire par là c’est que, à bien des moments, cette exploration très cool, ces pouvoirs étonnants, cette archipel à arpenter m’aurait donné envie d’avoir encore plus de défis, de rudesse, de moments de tension, là où justement l’aspect chill décidait de limiter ça. En somme Tchia est bon parce qu’il est un bon petit Breath of the wild, mais il nous tient nous autres true gamers un peu en retenue précisément parce qu’il est un PETIT breath of the wild. Et parfois je me disais : mais mec, autant jouer à Breath of Wild en vrai non ?
Escape from the Facility (2024)
Sortie : 22 janvier 2024. Labyrinthe, Aventure, Réflexion
Mod sur Nintendo 64
-Alive- a mis 6/10.
Annotation :
Romhack qui m’intéressait depuis un moment, même si parmi les hacks des Zelda N64 d’autres sont encore plus alléchants – sur ma liste j’ai Missing Link, Master of Time ou encore Zelda Revival. Ce Escape from the facility s’est fait remarquer notamment via un concours « escape room » organisé en 2023 par le site Hylian Modding, qui demandait au créateur d’imaginer des …eh bien des escape room justement, disons des donjons desquels s’échapper. Facility n’est même pas le gagnant du concours, mais il a su malgré tout se faire une place parmi les titres à faire. J’avais donc retenu son nom pour tenter l’expérience. Déjà : c’est très court. J’ai étalé ça sur deux soirées mais en vrai ça se plie en moins d’une heure. On se réveille dans un bâtiment plutôt lugubre ambiance steampunk assez déconcertante avec un message d’alerte qui nous somme de quitter le bâtiment. De puzzle en puzzle on devra trouver une voie alternative pour rejoindre la sortie. C’est donc du Zelda en mode puzzle (quasiment zéro ennemi dans ce hack) et on sent que le créateur a essayé d’offrir une version originale qui s’éloigne un peu du soft de base. Certes il honore une logique commune des Zelda à base d’objets à trouver pour débloquer des situations et évoluer dans le donjon, mais disons que le hack a l’intelligence de nous fournir d’autres outils et d’autres façons d’envisager les puzzles que ceux d’OoT. Par exemple, je pense à ces gants à propulsion à utiliser comme des jetpack dans des phases de plateforme. Je pense surtout à une grosse énigme qui consiste à réalimenter une énorme machine en effectuant diverses tâches qu’il s’agira de comprendre via quelques minuscules indices. Rien de tout cela n’est très compliqué en vrai, mais ce qui plait c’est plus la manière dont le créateur s’est réapproprié le gameplay des Zelda 64 pour l’adapter à cette situation : essayer de s’échapper d’un bâtiment au bord de la rupture, le tout dans un décor industriel steampunk avec des énigmes directement liées à cet univers. Ce ne sera donc pas le hack de ma vie, j’en ferai sûrement des meilleurs à l’avenir et je regrette surtout que ce fut si court (d’où ma petite note), mais ça reste quand même sympa pour occuper une soirée.









