Le Japon en ses œuvres

Souvent le Japon est perçu comme une entité uniforme culturellement, associée à un ensemble de clichés qui masquent sa richesse et sa diversité. Le Japon a eu une histoire, avec des périodes forts différentes; cela n'a pas été sans conséquences sur les formes de la créativité. La façon dont les ...

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216 livres

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modifiée il y a 14 jours

Kojiki
7.1

Kojiki

Sortie : 3 février 2012 (France). Culture & société, Histoire, Poésie

livre de Yukako Matsui

steka a mis 7/10.

Résumé : Tour à tour cosmogonie, théogonie, épopée, manuel d'histoire et recueil de chansons, embrassant d'un même mouvement la naissance des dieux et des cultes qui leur sont dus, de la Terre et des noms qui y fourmillèrent, des hommes et des vers qui leur vinrent à la bouche, le Kojiki est un livre total, qui tient autant de la Genèse que des Vies Parallèles, de L'Odyssée que d'Alice au Pays des Merveilles. Du Chaos originaire, en ligne droite et sans solution de continuité, le Kojiki contient tout depuis l'origine du Monde – y compris le récit des circonstances de sa propre rédaction. Cette collection bigarrée d'histoires, de contes et de légendes éparpillées dans le Japon ancien sera rendue accessible en 712 par l'empereur Temmu qui, ‐soucieux de les préserver de la corruption, en commanda la compilation orale. Pierre Vinclair, en en réinventant les rythmes, nous propose de cette œuvre fondatrice une reprise qui, enrichie des interprétations calligraphiques de Yukako Matsui, lui rend son impossible actualité.

Annotation :

Le Kojiki (古事記) ou "Chronique des faits anciens" est une compilation de récits qui fut réalisée en 712 et fait donc référence à la Période Yamato.

Nara, trésors bouddhiques du Japon ancien

Nara, trésors bouddhiques du Japon ancien

Le temple du Kōfukuji

Sortie : 11 septembre 1996 (France). Art de vivre & spiritualité, Peinture & sculpture, Beau livre

livre

Résumé : Édifié dans la seconde moitié du VIIe siècle, le Kôfukuji est l'un des temples les plus représentatifs du Japon dont le pouvoir était alors centralisé dans la région de Nara. Il compte parmi les plus grands trésors de l'art bouddhique. Il est le seul temple recueillant autant de chefs-d'œuvre de chacune des époques du VIIe au XIIIe siècle. Les œuvres présentées, principalement des sculptures bouddhiques, illustrent bien ces périodes et permettent de comprendre l'importante évolution de cet art. Les vestiges de l'art bouddhique de l'époque de Nara étant extrêmement rares, ce fut un événement extraordinaire de pouvoir présenter, dans une exposition à l'étranger, de tels chefs-d'œuvre (50 environ). Le catalogue comprend de nombreuses pièces de l'époque de Kamakura (fin XIIe-début XIIIe) ainsi que certaines de l'école de Unkei, le sculpteur japonais le plus illustre.

Annotation :

Édifié dans la seconde moitié du VIIe siècle, le Kôfukuji est l'un des temples les plus représentatifs du Japon dont le pouvoir était alors centralisé dans la région de Nara.

Man Yôshû, livres I à III

Man Yôshû, livres I à III (760)

Sortie : 16 juillet 1998 (France). Poésie

livre de Anonymes

Résumé : Ce "recueil de dix mille feuilles" est non seulement l'ancêtre des nombreux florilèges de la poésie japonaise, il est aussi celui qui touche le plus la sensibilité des Japonaises, d'aujourd'hui qui éprouvent une sorte de nostalgie pour ce qu'ils appellent le "monde du Man.yôshû", univers envoûtant qui reflète un âge privilégié de la culture de leur pays. Les thèmes des poèmes sont variés, et à la portée de tous : on chante l'amour ou l'on pleure la mort, en célèbre la beauté de la nature, on loue les vertus du vin... Ce volume présente les livres I, II et III, qui contiennent les pièces les plus anciennes : on assiste ainsi à la naissance de l'art poétique japonais. Dans les livres suivants, de IV à XX, on voit la poésie, dégagée du chant, atteindre un haut degré de perfection formelle, et la diversification des thèmes, des rythmes et des moyens d'expression se développer. Le tanka représente à lui seul 93% des 4516 poèmes du Man.yôshû, lequel est le plus ancien ouvrage littéraire composé en langue japonaise. Il fut compilé au cours de la première moitié du VIIIe siècle : les compilateurs ont accompagné les poèmes de précisions en prose chinoise classique, et René Sieffert a accompagné chaque poème d'un commentaire discursif qui donne accès à l'essentiel des interprétations, dont certaines millénaires, que les éditeurs et les exégètes japonais ont prodiguées, au cours des siècles, à propos de cette oeuvre qui est la source de la civilisation japonaise dans sa totalité. Les XX livres du Mon.yôshû seront publiés au POF en six volumes, à raison d'un volume par an.

Annotation :

Le Man'yōshū (万葉集) ou " Recueil de dix mille feuilles" est le premier recueil de poésies japonaises. Il date d'environ 760 et contient 4516 poèmes répartis en 20 volumes compilés par Otomo no Yakamochi (大伴家持) 718-785. Ces poèmes, dont certains d'origine chinoise, sont datés d'entre le IVème et le VIIIème siècle.
L'édition française comprend 5 tomes.

Visages cachés, sentiments mêlés
7.8

Visages cachés, sentiments mêlés

Poésie

livre de Ono no Komachi

Résumé : Les poèmes de Komachi (825-900), autant que la puissance du mythe qui l'enveloppe, n'ont cessé d'intriguer et d'inspirer poètes et dramaturges, au Japon comme en Occident. Trois formes d'écriture sont réunies dans ce livre : le poème - Le Recueil poétique d'Ono no Komachi -, le drame - les cinq nô constituant Le Cycle Komachi - et le conte - Le Dit de Komachi -, trois oeuvres de la littérature classique, écrites à des périodes distinctes. La passion amoureuse s'y exprime insaisissable, impossible à se réaliser, en des formules imprégnées de fragilité ou de délicatesse, de vague à l'âme ou de langueur, souvent au bord de l'anéantissement. Le style est d'une rare élégance, révélant l'habileté extrême de la poétesse à jouer sur les métaphores, les sous-entendus, les jeux de mots cryptés. En ses quelques poèmes, elle tisse un réseau émotionnel d'une grande complexité, où elle explore, jusque dans leurs moindres nuances, les subtilités du coeur et de l'âme.

Annotation :

Ono no Komachi (小野 小町) 825-900
"Je pensais tant à lui, sans doute,
qu'en mon sommeil son image m'est apparue :
si j'avais su que c'était un rêve,
jamais ne me fusse réveillée ! "

Le Journal de Tosa
7.3

Le Journal de Tosa (1004)

Sortie : septembre 1993 (France). Récit

livre de Ki No Tsurayuki

Résumé : Le vingt et unième jour de la douzième lune de l’an quatre (soit en l’an 935), un gouverneur de la province de Tosa quitte sa résidence officielle pour regagner la capitale. Il lui faudra cinquante-cinq jours pour couvrir les 400 kilomètres qui séparent cet endroit, situé sur la côte méridionale de l’île de Shikoku, de l’actuelle Kyoto, la Ville par excellence. Ce gouverneur est le célèbre poète de ce temps, Ki no Tsurayuki. Le voyage par mer est long, semé d’embûches, coupé de banquets dans les ports d’escale. Si les nuages sont bas, le vent trop violent, on reste à quai et l’on s’ennuie. Les femmes même et aussi les enfants, le capitaine du bateau, les visiteurs, tous mangent et boivent beaucoup, mais surtout écrivent et disent des poèmes. C’est ce voyage que, audacieusement, Ki no Tsurayuki décrit dans la langue des femmes en prétendant être l’une d’elles, supercherie qui sera vite découverte !

Annotation :

Ki No Tsurayuki 紀貫之 (872-946)
Il fut l'un des compilateurs et aussi le préfacier du Kokin wakashū (古今和歌集), recueil de poèmes waka caractérisant la forme poétique de la période Yamato. voir
http://www.revue-tanka-francophone.com/kokinshu.html#AMOUR

Contes d'Ise
7.6

Contes d'Ise

Ise Monogatari

Poésie

livre

steka a mis 8/10.

Résumé : Aucune anthologie de la littérature japonaise ne peut négliger ce livre à la fois si primitif, si raffiné, si malaisé à classer selon notre notion de genre. Contes, si l'on veut, et c'est bien l'un des sens du mot japonais monogatari (Ise monogatari) ; mais si brefs et si peu marqués d'intrigue que les poèmes (les tanka) qui les ornent en deviennent comme l'essence et l'essentiel. Impossible de comprendre la littérature japonaise, et la plus moderne (disons, celle des short-short japanglaisants), si l'on ne connaît pas ces contes poétiques d'auteur inconnu et qui datent du Xe siècle. Peu nous importe que l'on attribue à Narihira une part de ces histoires. Ce qui nous importe en revanche, c'est la qualité d'une traduction due au général Renondeau, mais revue après la mort de celui-ci par M. Bernard Frank à qui nous devons, également admirables, les Chansons de Narayama et les Histoires qui sont maintenant du passé. Grâce à eux, vous goûterez une préciosité en effet à certains égards primitive, un sentiment de l'amour singulièrement libre et pudique.

Annotation :

Le Ise monogatari 伊勢物語 - recueil de 125 contes datant probablement du Xème siècle racontant, pour la plupart, les aventures de Ariwara no Narihira, le poète séducteur. Leur particularité est d'être construits autour d'un poème qui est le prétexte déclenchant de l'anecdote.
Cette forme particulière, dite Uta-monogatari, atteindra son sommet avec le Dit du Genji de Murasaki Shikibu.

Contes de Yamato

Contes de Yamato

Sortie : 1979 (France). Récit, Poésie

livre de Anonyme

steka a mis 7/10.

Résumé : Ensemble de 173 contes de l'époque Heian

Annotation :

Les Contes de Yamato 大和物語 ou Yamato monogatari sont un prolongement des Contes d'Ise, construits sur le même mode caractéristique de l'époque Heian.

Le Dit de Heichû

Le Dit de Heichû

Heichû monogatari

Sortie : 0950 (France). Récit

livre de Anonyme et Heichû

Résumé : Ce n’est qu’en 1931 que l’on découvrit un manuscrit complet, et ce fut une révélation : le personnage de Heichû sortait enfin de l’ombre, et les lettres japonaises retrouvaient un chef-d’œuvre, formé d’une suite de petites nouvelles écrites aux environs de 950, et dont la succession constituait un véritable roman, lequel fournit le « chaînon manquant » de l’histoire de la genèse du récit romanesque. La figure quasi légendaire de Heichû inspirera jusqu’à notre époque des écrivains tels que Akutagawa ou Tanizaki.

Annotation :

Le Heichū monogatari (平中物語/平仲物語) est un conte poétique du milieu de l'époque de Heian, datant d'entre 960 et 965.

Mémoires d'une Ephémère

Mémoires d'une Ephémère

(954-974)

Sortie : 2006 (France). Biographie

livre

steka l'a mis en envie.

Résumé : Dans la deuxième moitié du Xe siècle, une femme japonaise entreprend de mettre sur le papier les événements qui ont marqué son existence. Dans ses Mémoires d'une Éphémère, elle retrace au fil de vingt années les péripéties de sa vie conjugale : son époux, un personnage de la plus haute noblesse, séduisant, drôle, lui procure de nombreux moments de bonheur, mais, en homme volage qui multiplie les liaisons, il la déconcerte, l'irrite, la lasse, jusqu'à la rupture finale. Elle élève leur fils, que l'on accompagne de sa naissance à sa dix-neuvième année, un garçon aimé de ses deux parents mais qui souffre de leurs tiraillements. Cependant l'auteur n'est pas seulement épouse et mère. Elle cultive plusieurs amitiés, noue des relations ambiguës avec l'un de ses admirateurs. Préoccupée de religion, elle fait un bref essai de la vie monacale. Poétesse renommée, elle compose quantité de waka. Curieuse du monde, elle effectue de nombreux pèlerinages, dont les relations constituent un jalon capital dans le développement du récit de voyage au Japon. Fraîcheur des évocations de paysages, subtilité des notations psychologiques, variété et liberté du ton, ironie, franchise parfois provocatrice non seulement les Mémoires d'une Éphémère inaugurent au Japon la littérature autobiographique ainsi que, plus généralement, la prose féminine, mais ils constituent l'une des œuvres classiques les plus séduisantes pour le lecteur d'aujourd'hui. Dans le commentaire, on s'attache à éclaircir les conditions qui ont permis la naissance de ce texte d'une absolue nouveauté.

Annotation :

Dans la deuxième moitié du Xe siècle, une femme japonaise entreprend de mettre sur le papier les événements qui ont marqué son existence. Fraîcheur des évocations de paysages, subtilité des notations psychologiques, variété et liberté du ton, ironie, franchise parfois provocatrice, les Mémoires d'une Éphémère inaugurent au Japon la littérature autobiographique.

Chants de palefreniers

Chants de palefreniers

Sortie : 1 janvier 1976 (France). Poésie, Culture & société

livre de Anonyme

steka l'a mis en envie.

Résumé : Recueil de chansons populaires remontant probablement au IXème siècle

Annotation :

Les Chants de palefreniers ou Saibara 催馬楽 (airs pour encourager les chevaux) d'une origine populaire ancienne (probablement chinoise) étaient curieusement très en vogue à la cour impériale autour de l'an Mille.

Notes de chevet
8

Notes de chevet (1002)

Makura no sōshi

Sortie : 1002 (Japon). Journal & carnet

livre de Sei Shônagon

steka a mis 8/10.

Résumé : Les Notes de chevet se compose de nombreuses notes, impressions sur le vif de l'auteur, abordant tour à tour les choses qu'elle aime ou déteste voir.

Annotation :

Sei Shōnagon (清少納言) 966-1025 ?
Les Notes de chevet (枕草子) s'achevèrent en 1002

Notes de chevet - Illustrées par Hokusai
8.8

Notes de chevet - Illustrées par Hokusai

Sortie : 1 octobre 2014 (France). Beau livre

livre de Sei Shonagon

steka a mis 9/10.

Résumé : Les Notes de chevet sont l un des plus beaux livres de la littérature japonaise. Composées dans les premières années du XIe siècle, au moment de la plus haute splendeur de la civilisation de Heian, par une dame d honneur, Sei Shonagon, attachée à la princesse Sadako. Ces notes intimes proposent, sous forme de tableaux, de portraits, de récits, une illustration du Japon sous les Fujiwara. Les impressions sur le vif de l auteur, abordent tour à tour les choses qu elle aime ou déteste voir, écouter, manger et boire, ainsi que des historiettes au sein de la cour impériale, des poésies et quelques avis sur ses contemporains. Cette édition exceptionnelle est illustrée par les uvres d Hokusai, le maître japonais de l ukyo-e, dont le trait raffiné entre en parfaite résonance avec la sensibilité et la grâce de l écrivain. Elle invite le lecteur à découvrir la manière japonaise de sentir le monde, la nature partie indissociable de la vie affective et intime au Japon -, de se former à l écoute des mille détails du quotidien et d en goûter les beautés simples qu il offre. Une introduction et des notes permettent de comprendre et savourer pleinement cette prose poétique, y compris tous les jeux subtils sur les mots.

Annotation :

" Cette édition est illustrée par les œuvres d'Hokusai, le maître japonais de l'ukiyo-e, dont le trait raffiné entre en parfaite résonance avec la sensibilité et la grâce de l'écrivain.
Elle invite le lecteur à découvrir la manière japonaise de sentir le monde, la nature - partie indissociable de la vie affective et intime au Japon -, de se former à l'écoute des mille détails du quotidien et d'en goûter les beautés simples qu'il offre. "
On n'oubliera pas bien sur de prendre en compte le décalage d'époque (800 ans entre Sei Shonagon et Hokusai) dans le regard porté sur ce livre.

Le Dit du Genji
8.4

Le Dit du Genji (1008)

源氏物語 (Genji Monogatari)

Sortie : mai 2011 (France). Roman

livre de Murasaki Shikibu

steka a mis 9/10 et a écrit une critique.

Résumé : Le Dit du Genji, texte fondateur de l’imaginaire japonais, relate la vie du prince Genji le « Radieux », dans l’ambiance de la cour impériale de Heian, l’actuelle Kyôto. Au fil de ces amours, le Genji explore l’univers féminin afin et en apprécie les qualités tant morales qu’esthétiques. Le Genji façonnera ainsi la « femme idéale » en élevant une jeune fille avec laquelle il formera un couple que seule la mort séparera. Composé au début du XIe siècle dans l’atmosphère raffinée de la cour impériale, Le Dit du Genji avait été très prisé au sein de la noblesse, puis par un public élargi.

Annotation :

Murasaki Shikibu (紫式部) 973-1025 ?
voir mon commentaire

Journal et poèmes

Journal et poèmes

Sortie : avril 1989 (France). Poésie

livre de Izumi Shikibu

Résumé : Le journal d'une amie de Murasaki-shikibu, l'auteur du célèbre "Dit du Genji". Elle fut qualifiée de femme volage en un temps où, pourtant, les mœurs étaient très libres. Le plus grand poète de l'an mille.

Annotation :

Izumi Shikibu (和泉 式部) contemporaine de Murasaki Shikibu (dont elle fut la rivale poétique) est née probablement vers 970 - son Journal est le récit de sa relation avec le prince Atsumichi et date de 1004.

Notes de l'hiver 1039

Notes de l'hiver 1039 (1039)

Sortie : septembre 1994 (France). Correspondance

livre de Fujiwara No Sukefusa

steka a mis 6/10.

Résumé : A partir du Xe siècle, beaucoup d'aristocrates et de fonctionnaires de Heian, la capitale du Japon ancien, prirent l'habitude de noter chaque jour les faits, d'importance ou pas, de la vie de cour. Il ne s'agissait nullement de journaux intimes, mais de recueils d'événements, de précédents, qui devaient fournir à ceux qui les tenaient, comme à leurs descendants, des aperçus sur les procédures et le cérémonial de la cour, ainsi que sur les solutions adoptées en diverses circonstances. Ces notes ne devaient pas être communiquées, elles étaient réservées à l'héritier principal. Elles étaient écrites dans la langue de l'administration, un chinois fortement nipponisé. Leurs auteurs ne se souciaient ni de correction grammaticale, ni de beau style. Ce ne sont donc pas des Œuvres littéraires mais des documents très exacts, des instantanés saisissants sur la vie journalière d'une société aristocratique, avec ses petits drames, ses réjouissances et ses deuils, ses luttes occasionnelles et ses escarmouches prévisibles. Poussière d'événements qui fit dans les pages qui suivent, l'ordinaire de la cour pendant deux mois d'hiver, lors de l'année 1039.

Annotation :

1039
Fujiwara No Sukefusa 1007-1057

Histoires qui sont maintenant du passé
7.7

Histoires qui sont maintenant du passé

konjaku-monogatari shû

Conte

livre de Anonyme

steka a mis 8/10.

Résumé : Voici assurément l'un des plus beaux livres qui furent jamais écrits, ces "Histoires qui sont maintenant du passé", le Konjaku-Monogatari Shû. On ne connait pas l'auteur des histoires, qu'on suppose avoir été écrites dans un grand monastère proche de la capitale, vers la fin du XIe siècle de notre siècle. Bernard Frank en définit ainsi le ton : " les détails touchants, piquants, scandaleux s'y succèdent, et l'auteur s'y montre aussi à l'aise qu'il se révèle, d'autre part, délicieux hagiographe et maître en la peinture du sentiment religieux. Les deux sortes de thèmes se mêlent d'ailleurs volontiers sous son pinceau, et il n'y a point à cela tant de contradiction. n'est-ce pas dans ce monde de passions qu'il faut chercher le monde de Buddha, qui n'en est finalement qu'une nouvelle vision, une vision dans l'état d'éveil ? ".

Annotation :

Konjaku monogatari shū (今昔物語集) recueil d'anecdotes attribué généralement à Minamoto no Takakuni (源 隆国) 1004-1077
Il s'agit ici d'une traduction partielle du texte original qui compte environ 1500 pages.

Le Journal de Sarashina

Le Journal de Sarashina (1060)

Sarashina Nikki

Sortie : 1060 (Japon). Biographie

livre de Sarashina

Résumé : « Moi qui fus élevée en des régions au-delà du bout de la route d’Azuma, au fin fond du pays, combien devais-je être empruntée, et pourtant, comment pouvais-je m’en être avisée ? Je sus qu’il existait en ce monde ce que l’on appelle les dits et je brûlais de l’envie d’en lire, cependant qu’aux jours de désoeuvrement, ou le soir à la veillée, j’écoutais ma soeur aînée ou ma bellemère qui citaient des passages de tel ou tel dit, ou commentaient les faits et gestes de Genji le Radieux. “Faites qu’au plus tôt je puisse monter à la Ville et permettez que de ces dits, j’en voie autant qu’il en est !” Ainsi priais-je avec ferveur le bouddha Yakushi, frappant le sol du front, quand, l’année qui fut ma treizième, le trois de la neuvième lune, nous prîmes le départ pour remonter à la Ville… » Telles sont les premières lignes du texte de Sarashina, le seul d’elle qui nous soit parvenu : son journal intime. Elle y conte sa vie au jour le jour de l’âge de 13 ans à 52 ans. Ces mémoires autobiographiques se présentent sous la forme d’une compilation d’anecdotes, de rêves, de récits de voyages, où les intrigues et les romances à la cour de Heian restent un thème privilégié. Sarashina, née en 1008, était issue d’une génération de ministres et de lettrés – lettres dont les femmes japonaises n’étaient pas exclues en ce temps-là.

Annotation :

Sarashina nikki (更級日記) Vers 1060 - Journal - Époque Heian

Poèmes de ma hutte de montagne

Poèmes de ma hutte de montagne

Sortie : novembre 1992 (France). Poésie

livre de Saigyo

steka l'a mis en envie.

Résumé : Saigyo (1118-1190), samouraï de la garde impériale, à vingt-deux ans devient moine bouddhiste. Moine-poète, il réside tantôt dans un monastère, tantôt dans un ermitage, dans les montagnes autour de Kyoto, la capitale envers laquelle il éprouvera toujours une grande nostalgie. Il entreprend de fréquents pèlerinages dans tout le Japon, jusque dans le nord profond, sur les traces des moines-poètes du passé. Apôtre de la simplicité et de la liberté de l'expression poétique dans laquelle cinq siècles plus tard Bashô puisera son inspiration.

Annotation :

Saigyō Hōshi ( 西行 法師 ) 1118-1190
Saigyo , samouraï de la garde impériale, devint moine à 22 ans.
Il résida tantôt dans un monastère, tantôt dans un ermitage, dans les montagnes autour de Kyoto, la capitale envers laquelle il éprouvera toujours une grande nostalgie. Il entreprit de fréquents pèlerinages dans tout le Japon, jusque dans le nord profond, sur les traces des moines-poètes du passé. Apôtre de la simplicité et de la liberté de l'expression poétique dans laquelle cinq siècles plus tard Bashô puisera son inspiration.

En longeant la mer de Kyôto à Kamakura

En longeant la mer de Kyôto à Kamakura (1223)

Kaidô-ki

Sortie : 17 mai 2019 (France). Récit

livre de Anonyme

steka a mis 7/10.

Résumé : En longeant la mer de Kyôto à Kamakura [Kaidô-ki], qui n’avait jamais été traduit en français, est l’un des titres les plus emblématiques du genre appelé kikô. Les premières formes attestées de ces récits de voyage aux accents contemplatifs remontent au viiie siècle et mêlent, dès l’origine, passages en prose et série de poèmes. Daté du printemps 1223, En longeant la mer s’inscrit donc dans une tradition littéraire vieille de quelques siècles déjà. Les notations visuelles suscitées par la traversée des paysages de l’Empire du Soleil- Levant s’associent naturellement à une multitude de références plus ou moins explicites aux légendes et épisodes historiques liés à ces sites.

Annotation :

En longeant la mer de Kyôto à Kamakura [Kaidô-ki], qui n’avait jamais été traduit en français, est l’un des titres les plus emblématiques du genre appelé kikô. Les premières formes attestées de ces récits de voyage aux accents contemplatifs remontent au viiie siècle et mêlent, dès l’origine, passages en prose et série de poèmes.

Daté du printemps 1223, En longeant la mer s’inscrit donc dans une tradition littéraire vieille de quelques siècles déjà. Les notations visuelles suscitées par la traversée des paysages de l’Empire du Soleil- Levant s’associent naturellement à une multitude de références plus ou moins explicites aux légendes et épisodes historiques liés à ces sites.

Collection de sable et de pierres

Collection de sable et de pierres (1283)

Shasekishû

Sortie : 11 janvier 1980 (France). Conte

livre de Ichien Mujû

steka a mis 8/10.

Résumé : Cette collection de sable et de pierres rassemble des histoires amusantes, morales ou miraculeuses, où moines et nonnes jouent un rôle plus important que les guerriers. Moines ivrognes, nonnes légères, prédicateurs inaptes ou ineptes, petit peuple enfin, saisi sur le vif.

Annotation :

Mujū Dōkyō (無住道曉) 1227-1312
Ichien Mujû , moine japonais, entra en religion à dix-huit ans et devint supérieur d'un temple. Il rédigea cet ouvrage entre 1279 et 1283 : en une centaine d'histoires, ce recueil souvent drôle est un précieux document historique qui nous révèle le monde religieux et les croyances populaires du début du Moyen Âge japonais.

Le Dit de Hōgen / Le Dit de Heiji
8.1

Le Dit de Hōgen / Le Dit de Heiji (1320)

Hōgen monogatari, Heiji monogatari

Sortie : 1976 (France). Roman

livre

Résumé : Les Dits de Hôgen et de Heiji relatent une véritable révolution : l'éviction des Fujiwara et la lutte sanglante pour le pouvoir entre les deux clans. On assiste ainsi à l'irruption de la province dans les affaires de la Ville et à la naissance d'une classe féodale qui va contester le pouvoir central pendant des siècles.

Annotation :

Le Hōgen monogatari (保元物語) et le Heiji monogatari (平治物語) sont des récits historiques datant de l'époque de Kamakura vers 1320
Ils racontent la chute du clan Fujiwara - la rébellion de Hōgen (1156) et celle de Heiji (1159-1160)

Le Dit des Heike
8.2

Le Dit des Heike (1371)

Sortie : 1976 (France). Roman, Récit

livre

steka a mis 8/10.

Résumé : Après Le Dit de Hôgen et Le Dit de Heiji, voici le troisième volet de la grande trilogie classique du Moyen Age japonais, Le Dit des Heiké. Il s'agit de la version épique des événements qui ont bouleversé les structures politiques et sociales du Japon dans la seconde moitié du XIIe siècle, à savoir l'intrusion dans la vie politique des deux clans guerriers des Taïra (ou Heiké) et des Minamoto (ou Genji), et de leur affrontement pour le contrôle d'un pouvoir qu'ils avaient arraché au clan aristocratique des Fujiwara, étroitement lié à la maison impériale. Le Dit des Heiké conte l'irrésistible ascension des Heiké, leur pouvoir absolu jusqu'à la mort de Kiyomori, le soulèvement des Genji, l'écrasement définitif des Heiké et l'instauration d'un nouveau système politique, le gouvernement des shôgun de Kamakura au bénéfice de Minamoto no Yoritomo (1147-1199).

Annotation :

Le Heike monogatari (平家物語) ferme le cycle débuté par les dits de Hôgen et de Heiji et raconte l'affrontement pour le pouvoir des clans Taïra et Minamoto (entre 1161 et 1185) et la fameuse bataille navale de Dan-no-ura (壇の浦の戦い) le 25 avril 1185.

Femmes galantes, femmes artistes dans le Japon ancien

Femmes galantes, femmes artistes dans le Japon ancien

XIe - XIIIe siècle

Sortie : 2003 (France). Culture & société, Histoire, Essai

livre de Jacqueline Pigeot

steka l'a mis en envie.

Résumé : Présentes au Japon tout au long de son histoire, les femmes faisant métier de divertir les hommes ont possédé, du XIe au XIIIe siècle, un statut particulier. Organisées en groupes autonomes, elles attendaient, aux escales sur des barques ou sur les routes, à l'étape, les voyageurs appartenant à tous les milieux : nobles de cour, fonctionnaires en tournée, parfois moines itinérants. Certaines d'entre elles étaient mandées auprès de très hauts personnages pour animer les banquets de leurs chansons ou de leurs danses, ou bien pour les instruire dans l'art du chant, dont elles étaient les détentrices reconnues. Loin d'être vilipendées ou méprisées, les courtisanes furent admirées par les lettrés, chantées par les poètes et suscitèrent la réflexion des moines. À travers les nombreux textes réunis, traduits et analysés par Jacqueline Pigeot, on peut suivre la carrière de plusieurs d'entre elles et discerner la place qu'elles occupaient dans l'espace social. On donne surtout à entendre le discours de leurs contemporains, hommes aussi bien que femmes : c'est d'abord une histoire des représentations qui est ici proposée. Au-delà de la figure de la courtisane se précisent la conception de la sexualité et du mariage dans la société du temps, la place du désir dans l'anthropologie bouddhique, ainsi que les tentatives menées dans le Japon ancien pour réhabiliter le divertissement dans une perspective religieuse.

Annotation :

A travers les nombreux textes réunis, traduits et analysés par Jacqueline Pigeot, spécialiste reconnue de la littérature du Japon ancien, on peut suivre la carrière de plusieurs d'entre elles et discerner la place qu'elles occupaient dans l'espace social. On donne surtout à entendre le discours de leurs contemporains, hommes aussi bien que femmes : c'est d'abord une histoire des représentations qui est ici proposée.

Les Heures oisives
7.5

Les Heures oisives (1332)

suivi de Kamo no Chômei

Sortie : 1332 (Japon). Essai

livre de Urabe Kenkô

steka a mis 8/10.

Résumé : Les heures oisives et les Notes de ma cabane de moine constituent avec les Notes de chevet de Sei Shônagon les trois chefs-d'œuvre de l'" essai " japonais. Urabe Kenkô est ici traduit par un groupe de Japonais et de japonologues Mme Tomiko Yoshida, M. Maeda, MM Chazelle et Grosbois. Kamo no Chômei est traduit par le RP Sauveur Candau, des Missions étrangères (et revu par le neveu de ce japonologue). Le moine Urabe Kenkô est mort en 1350 après avoir servi à la cour comme officier subalterne. Personne au Japon ne peut parler de Kenkô sans évoquer Montaigne. M. Grosbois n'y manque pas dans sa préface. Système de pensée mis à part, c'est en effet la même liberté souveraine, le même ton (en apparence nonchalant, en fait suprêmement savant). Cet ascète connut l'amour ; ce moine est fort peu indulgent au bouddhisme conventionnel. Ce célibataire comprend les pères de famille. En fait il comprend tout, juge tout, avec lucidité. Scènes de mœurs, portraits, tableautins, réflexions morales composent un des maîtres livres de la littérature universelle. Les Notes de ma cabane de moine, rédigées plus d'un siècle avant Les heures oisives, célèbrent la liberté de l'existence érémitique.

Annotation :

Yoshida Kenkō 吉田兼好 1283-1350 (dates incertaines)
Le Tsurezuregusa est composé de 243 courts essais qui peuvent aller de quelques lignes à quelques pages.

Recueil des joyaux d'or
8

Recueil des joyaux d'or

et autres poèmes

Kingyoku Wakashû

Sortie : 12 mars 2015 (France). Poésie

livre

Résumé : "Le Recueil des joyaux d’or", compilé par deux poètes majeurs, Fujiwara no Kintô et Fujiwara no Teika, rassemble deux cents poèmes exemplaires, considérés comme des chefs-d’oeuvre. Composés entre le VIIe et le XIIIe siècle, dus à quatre-vingts auteurs différents, hommes et femmes, ils parlent de l’amour, des saisons, des voyages, mais aussi de la fragilité de toute existence.

Annotation :

Manuscrit daté de 1335 - ensemble de waka (poème de trente-et-une syllabes)
Le Recueil des joyaux d’or, compilé par deux poètes majeurs, Fujiwara no Kintô et Fujiwara no Teika, rassemble deux cents poèmes exemplaires, considérés comme des chefs-d’œuvre. Composés entre le VIIe et le XIIIe siècle, dus à quatre-vingts auteurs différents, hommes et femmes, ils parlent de l’amour, des saisons, des voyages, mais aussi de la fragilité de toute existence.

Joyaux et fleurs du Nô

Joyaux et fleurs du Nô

Sortie : 3 novembre 2010 (France). Théâtre

livre de Armen Godel

Résumé : Dans le Japon du XIVe siècle, Zeami et son père Kan'ami ont créé à partir de traditions anciennes une nouvelle forme théâtrale hautement élaborée, alliant poésie, musique, danse et pantomime, donnant ainsi naissance au théâtre Nô tel qu'il se pratique encore aujourd'hui. Zeami rédigea plusieurs traités dans le but de préserver, pour les temps à venir, les secrets de cet art très singulier. Ces écrits, qui ont toujours été transmis par voie orale, n'ont été révélés au grand jour qu'au début du XXe siècle. Cette somme est aussitôt apparue comme une contribution inestimable à la philosophie esthétique universelle. Joyaux et fleurs du Nô relate les circonstances de cet héritage secret et l'éclaire en traduisant et annotant les trois traités que Zeami a transmis à son gendre et successeur spirituel Zenchiku, ainsi que quatre traités de ce dernier, révélateurs de la pensée esthétique nouvelle de la première moitié du xve siècle. Puisant aux sources du Zen et du Dao, ces textes se révèlent une source féconde pour l'art et la spiritualité contemporains.

Annotation :

Sept traités secrets de Zeami et Zenchiku
Kan'ami Kiyotsugu 観阿弥 清次 ou Kanze Kiyotsugu 観世 清次1333-1384 qui jeta les bases du théâtre nō. Il est le fondateur de la compagnie Kanze 観世座
avec son fils
Zeami Motokiyo 世阿弥 1363-1443
Komparu Zenchiku 金春 禅竹 1405-1470 acteur et directeur de la troupe d'acteurs Kanze, héritier des 2 précédents.
On notera que le théâtre Nô, à l'apparence si formelle, est pourtant issu du Sarugaku 猿楽, littéralement musique du singe ou Sangaku, forme de théâtre populaire satirique, dans le Japon du XIe au XIVe siècle, assez proche du cirque.

La Lande des mortifications

La Lande des mortifications

Vingt-cinq pièces de nô

Sortie : 25 octobre 1994 (France). Théâtre, Anthologie

livre de Zeami

Résumé : Le monde du nô est pareil à une mystérieuse caverne. Pour qui a réussi à en trouver l'accès, ce qu'il voit, ainsi vu du dedans, n'a plus rien d'un antre noyé dans l'obscurité et forclos du monde. Comme par enchantement, les parois en ont disparu, tout y baigne dans une clarté radieuse et l'horizon s'y perpétue sans fin. Si fascinant qu'il soit, ce monde mortifié est le nôtre, tel qu'il se trouve livré incessamment aux turpitudes, aux passions sans issue. Et voici qu'il n'est plus traité que comme un objet dérisoire, perdu dans l'infini du temps et de l'espace, hors même le temps et l'espace, en une dimension que seules la danse et la poésie peuvent traduire.C'est bien de notre monde qu'il s'agit, quand bien même le lieu de sa représentation est un no man's land, en lequel seule la mort se laisse percevoir comme un accès obligé au Savoir suprême. Si quelques élus en possèdent la clé, les autres créatures, humaines ou spectrales, y errent en traînant, horrifiées, la douleur éternelle qui les accable. Cette mort qu'ils méconnaissent, qui les abasourdit chaque fois qu'elle se produit, porte en son négatif l'image noire d'une fermeture, dont la conséquence est l'écrasement et l'anéantissement. Ils vont et viennent ainsi sur cette lande des mortifications - la Maison de Flammes dans la mythologie bouddhique -, en quête de rencontres inattendues, dans l'attente, avec plus ou moins d'espoir, d'y recevoir un beau jour le salut.

Annotation :

Zeami Motokiyo (世阿弥) 1363-1443
Le principal créateur et théoricien du théâtre Nô avec l'école Kanze.
Il est à lui tout seul l'auteur de la moité du répertoire actuel.

Miyamoto Musashi, maître de sabre japonais au XVIIe siècle
8.5

Miyamoto Musashi, maître de sabre japonais au XVIIe siècle

Sortie : janvier 2008 (France). Essai, Histoire, Art de vivre & spiritualité

livre de Kenji Tokitsu

steka a mis 8/10.

Résumé : La vie aventureuse de Miyamoto Musashi (1584-1642) a inévitablement fait de celui-ci une figure mythique de la culture japonaise. Célèbre pour ses combats, maître dans l'art du sabre, ce guerrier était aussi calligraphe, peintre, sculpteur, et auteur d'une oeuvre écrite importante par son influence. Rendu très populaire au XXe siècle, Miyamoto Musashi a soulevé de nombreuses controverses et polémiques qui ont rendu incertaine la frontière entre le mythe et la réalité. A partir d'une nouvelle traduction commentée de l'oeuvre de Miyamoto Musashi, et à travers son expérience personnelle de l'art martial, l'auteur dresse un portrait original de ce personnage légendaire, dont la vie se situe à une époque où le Japon voit la fin des guerres féodales. Miyamoto Musashi est l'histoire d'un guerrier exceptionnel mais aussi celle des arts martiaux, dans une société japonaise en train de vivre une nouvelle page de son histoire.

Annotation :

Miyamoto Musashi (宮本 武蔵) 1584-1645 auteur du "Traité des Cinq Roues" qui sert de base à cette présentation de ce personnage emblématique du Japon, maître bushi mais aussi peintre et calligraphe. Voir aussi ci-dessous

Gorin-No-Sho
8.3

Gorin-No-Sho

Écrits sur les cinq éléments

Sortie : 1 juillet 2007 (France). Essai, Art de vivre & spiritualité

livre de Miyamoto Musashi

steka a mis 8/10.

Résumé : Sous divers intitulés, «Traité des cinq roues», «Écrits sur les cinq éléments», «Livre des cinq anneaux» le texte de Miyamoto Musashi «GORIN-NO-SHO» a depuis longtemps trouvé une place privilégiée sur les rayons des bibliothèques du monde entier. Qu'ils soient historiens, philosophes, adeptes des arts martiaux, hommes d'affaires ou simples curieux, les lecteurs cherchent à approfondir la Voie qu'ils se sont choisie en étudiant les paroles d'un samouraï du XVIe siècle. Ce livre, maintes fois traduit du japonais, fut toujours adapté selon l'objectif du traducteur. Il est possible de retenir trois grands courants selon leur origine géographique et culturelle : Les Japonais choisissent de garder le texte de Musashi dans toute sa complexité, laissant au lecteur le soin de puiser au plus profond de lui-même les ressources lui permettant de s'approprier les concepts souvent obscurs ; Les Américains privilégient l'accessibilité et proposent diffé­rentes interprétations adaptées au monde des affaires ou à la pratique des arts martiaux modernes. Le lecteur peut se laisser guider tout en approfondissant ses connaissances d'une straté­gie du combat remise au goût du jour. Cette version du «GORIN-NO-SHO» préfère le moyen-terme et propose une traduction qui se veut la plus fidèle possible au texte d'origine mais opte aussi pour un langage clair, immédia­tement compréhensible par les lecteurs du XXIe siècle. Se refusant à toute interprétation, ce livre laisse au lecteur la possibilité d'adapter le texte à sa propre pratique ou à sa stratégie personnelle, qu'il s'intéresse aux arts martiaux, à la philosophie ou au monde du travail.

Annotation :

Miyamoto Musashi (宮本 武蔵) 1584-1645

À Kyoto rêvant de Kyoto
8.3

À Kyoto rêvant de Kyoto

Journal de voyage

Sortie : décembre 1991 (France). Poésie

livre de Matsuo Bashô

steka a mis 8/10.

Résumé : Portrait, larges extraits des journaux de voyage, et notamment de "l’Étroit chemin vers le Nord profond", et haïkus. Bashô (1644-1694) vécut longtemps à Basho-an, l'ermitage au bananier". Disciple laïc du zen, il participait au courant de haiku appelé "la nouvelle manière", favorable à une expression libre. Il fit de fréquents pèlerinages poétiques à travers le Japon, décrits dans ses fameux journaux de voyage.

Annotation :

Bashō Matsuo (松尾 芭蕉) 1644-1694 caractérisa le haïku du XVIIème siècle.
Ici, larges extraits des journaux de voyage, et notamment de "l’Étroit chemin vers le Nord profond"