Lues en 2026
Et nous entrons désormais dans la 14e année de ma traditionnelle liste de mes lectures de l'année !
Vais-je réussir à faire un mini avis et à mettre une note à tout ce que je lis ou est-ce que je vais encore une fois laisser ça trainer pour une durée indéterminée pour une partie de mes lectures ? On verra bien.
100 BD
créée il y a 4 mois · modifiée il y a environ 2 heuresLe Réseau Aquila 2/2 - Silas Corey, tome 2 (2013)
Sortie : 13 mars 2013 (France).
BD franco-belge de Fabien Nury et Pierre Alary
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
Suite et fin de l'intrigue du Réseau Aquila, dans un tome qui ressemble vraiment à un blockbuster cinématographique sous forme de BD franco-belge. J'ai trouvé ça plus efficace et plaisant que le premier tome, avec des temps forts vraiment réussis, que ce soit en terme d'action, de spectaculaire et de tension.
C'est vraiment un très bon album, mais ceci étant dit, je ne sais pas si j'irais lire le second diptyque de la série.
Barakamon, tome 9 (2014)
Sortie : 27 novembre 2014 (France).
Manga de Satsuki Yoshino
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Janvier]
Et je profite de ce début d'année pour reprendre ma lecture de Barakamon. Et c'est toujours une lecture très agréable, l'autrice arrivant à trouver des trucs pour qu'on ait pas l'impression de lire toujours la même chose.
Dans le tome précédent on avait le voyage scolaire des deux collégiennes de la série, par exemple, et dans ce tome là, le gros truc va être l'espèce de festival sportif intervillage et sa préparation. Le village que l'on suit a une rivalité avec un village voisin mais perd toujours et ils ont bien l'intention de renverser la vapeur cette fois-ci.
Et à côté de cette intrigue qui occupe pas mal de chapitres tout le long du tome, on a aussi Hiroshi qui va devoir aller passer un entretien d'embauche à Yokohama et aussi un chapitre sur Tama qui reçoit les résultats d'un concours de manga auquel elle a participé. Bref, ça permet de varier les plaisirs.
La mangaka en profite pour poser discrètement de nouveaux persos dans certains chapitres (les parents de Tama notamment) pour continuer d'apporter du sang frais et pouvoir renouveler les situations.
Bref, c'est toujours une petite lecture très sympa à chaque tome.
Lâche ! - Criminal, tome 1 (2007)
Criminal Volume 1: Coward
Sortie : 9 mai 2007 (France).
Comics de Ed Brubaker et Sean Phillips
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
Lu en VO numérique
Ca y est, j'ai enfin lu le premier tome de la fameuse série Criminal de Brubaker. Ca fait depuis 2022 que j'ai récupéré pas mal de tomes de la série dans un Humble Bundle, et avec la série télé adaptée du comics qui devrait arriver très prochainement, il était plus que temps que je m'y mette.
Et, sans surprise vu la réputation du duo Brubaker-Phillips (que j'avais de toute façon déjà lu et apprécié sur Fatale), c'était vraiment très bien. C'est du polar de casse qui tourne mal assez classique, qui ne révolutionne pas le genre, mais c'est vraiment très bien fait, très bien raconté et très agréable à lire. Ca m'a rappelé avec plaisir les excellents comics Parker de Darwyn Cooke et dans les quelques moments les plus comiques (surtout au début) ça m'évoquait les comics de Spencer et Lieber (Superior Foes of Spider-Man et The Fix).
Les dessins de Phillips font le taff mais ne sont pas particulièrement impressionnant. Ils ont surtout le mérite d'être très lisibles, d'appuyer l'ambiance polar moderne et d'être au service de l'excellent script de Brubaker. Le dessinateur a le mérite de trouver des designs assez marqués pour chaque perso pour pas qu'on se mélange les pinceaux, ce qui est essentiel dans ce genre de série.
Quant à la colo de Val Staples, elle est vraiment pas dingue et trahie un peu son époque, 2006, en étant un peu trop numérique.
En tout cas c'était vraiment un très bon comics, très efficace, écrit comme une bonne série télé, et le principal reproche que je lui ferais c'est le perso féminin qui se fait "fridgé", dont on aurait pu se passer, je pense.
Subaru, danse vers les étoiles, tome 1 (2013)
Dance! Subaru
Sortie : 29 août 2025 (France).
Manga de Masahito Soda
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
J'ai croisé la route de Masahito Soda avec les excellents premiers tomes de son manga de karting Capeta, et j'ai tout de suite était séduit par la narration et le trait de l'auteur, j'étais donc curieux de voir ce qu'allait donner son manga de danse, Subaru, déjà édité en France dans son intégralité par le passé (chez Akata/Delcourt) et réédité en ce moment chez Naban.
Ce qui est dommage dans cette réédition en volumes doubles, c'est que l'œuvre n'est absolument pas recontextualisée, ne serait-ce que pour dire que cette série date de 2000 et est un seinen (venant de l'hebdo Big Comics Spirits). Par rapport à Capeta qui est un pur shonen, ça permet au mangaka d'être ici beaucoup plus tragique, sombre et dramatique, et ce dès le début de la série.
Le tome est vraiment séparé en deux, avec une première partie qui va un peu nous révéler l'origin story tragique de la jeune Subaru avant qu'on ait une ellipse temporelle et qu'on la retrouve en fin de collège. Soda est donc visiblement un adepte de ce genre d'ellipse dans ses séries vu qu'il en a aussi fait une dans Capeta entre les tomes 5 et 6.
En tout cas, c'est vraiment un très bon premier tome. Ca se lit tout seul, c'est très accrocheur, et on retrouve la narration très exagérée de l'auteur, qui va peut-être encore plus loin ici. C'est très intense, ultra dramatique et ça en fait des caisses, avec une petite galerie de personnages très charismatiques, et c'est vraiment un régal à lire, même si on n'a pas d'appétence ni de connaissance pour la danse classique à la base.
Graphiquement, j'aime bien comment Soda étire les corps des danseuses d'une manière très exagérée pour souligner leurs mouvements, c'est amusant et bien entendu complètement différent des corps qu'il dessine dans Capeta. Et j'aime toujours autant son trait très nerveux et intense, qui peut être à la fois assez fragile et sembler maladroit par endroits et en même temps donner une immense force à certains dessins. Et dans cette série, je ne sais pas s'il a des assistants ou pas, mais les décors et les figurants sont beaucoup plus cohérents graphiquement avec le style du mangaka que dans Capeta où la différence est très nette.
Bref, c'était un très bon premier tome.
Gannibal, tome 1 (2019)
Sortie : 29 juillet 2020 (France).
Manga de Masaaki Ninomiya
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Janvier]
Relecture
On continue dans le seinen, mais horrifique cette fois, avec une petite relecture du tome 1 de Gannibal. Vu que j'ai récemment enfin récupéré le tome 2, ça me paraissait pertinent de me relire le premier tome pour bien me remettre l'intrigue en tête.
Et c'est toujours un premier tome pas mal du tout. Ambiance un peu folk-horror je suppose, en tout cas une ambiance lourde dans la campagne japonaise où il semble se passer des choses louches, avec notre flic de protagoniste principal qui est vite mis sous pression par la famille/clan Goto qui semble très puissant et influent dans le village mais qui tient surtout à ce que la police ne mêle pas son nez dans leurs affaires, qui semblent flirter avec le meurtre et le cannibalisme.
C'est intéressant de lire un autre type de mangas d'horreur par rapport aux trucs plus old-school que je lis d'habitude. Il faut se faire au style graphique de l'auteur avec ses décors qui sont beaucoup trop photographiques et pas hyper en accord avec le style des persos, mais globalement ça se lit bien et c'est prometteur.
Toutefois l'intrigue me semble déjà avancer plutôt rapidement donc je suis curieux de voir comment ça va tenir sur 13 tomes au final.
Pour quelques moutons de plus, tome 2 (2025)
Sortie : 19 décembre 2025.
BD (divers) de Catherine Peynet (Thorn)
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Janvier]
Ma dernière BD terminée de 2025 était ma relecture du premier tome de Pour Quelques Moutons de Plus, j'ai donc fort logiquement enchaîné peu après avec la lecture de ce tome 2 fraîchement sorti.
Et c'était fort sympathique, dans la lignée du tome 1. Une BD petit format avec un gag en 4 cases (ou plus) par page, avec des dessins hyper soignés, et où le loup qui sert de protagoniste principal est toujours aussi mignon (et nul pour attraper des moutons). Et y a toujours plus ou moins une continuité entre les gags.
Mais vu que c'est un tome 2, le charme de la découverte est forcément un peu passé et on sait un peu plus à quoi s'attendre. Ca reste tout à fait agréable à lire, mais globalement j'ai hélas pas trouvé ça aussi efficace que le premier tome. Y a quand même de bonnes surprises par moment et des gags très chouettes par endroits.
Bref, une petite lecture sympathique.
Iron Fist - Le Meilleur des super-héros Marvel, tome 28 (2017)
Sortie : 26 janvier 2017 (France).
Comics de Roy Thomas, Matt Fraction, Ed Brubaker, Derek Fridolfs, David Aja, John Severin, Tom Palmer Jr., Russ Heath, Gil Kane, Travel Foreman et Sal Buscema
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
Relecture
Je n'avais jamais lu cet album en particulier, mais j'avais déjà lu tous les épisodes qui le composent, à savoir Marvel Premiere #15, la première apparition d'Iron Fist, et Immortal Iron Fist #1-6 qui est le premier arc du run de Brubaker, Fraction et Aja sur le perso. D'où le qualificatif de relecture.
Et donc en parallèle de ma relecture du premier arc du run d'Iron Fist par Kaare Andrews que j'ai relu en fin d'année dernière, je me suis donc relu ces épisodes que j'avais adoré découvrir il y a quelques années et que j'étais très content de relire.
J'adore vraiment la première apparition d'Iron Fist dans Marvel Premiere #15 par Roy Thomas et Gil Kane, c'est à mon sens une des meilleures origin story de chez Marvel, avec son ton hyper tragique et dramatique, et en plus c'est narré à la deuxième personne, comme certains récits d'horreur de l'époque, ce qui ne gâche rien.
Quant aux premiers épisodes d'Immortal Iron Fist, c'est un début ultra efficace d'un run devenu culte à raison. Iron Fist est quand même un héros de seconde zone qui n'avait plus eu de longue série solo depuis des années, et là ils balancent une série avec une équipe créative totalement folle qui montre instantanément le potentiel du personnage.
J'adore cette révélation de l'existence de toute une lignée d'Iron Fist à travers le temps. C'est un trope qui a déjà pu être croisé par le passé chez différents super-héros, mais je ne sais pas si ça a déjà été fait aussi efficacement qu'ici. En plus c'est couplé avec le teasing des autres cités célestes pour encore plus étendre la mythologie du personnage, c'est assez fou.
Et on retrouve les hommages aux persos pulp et golden age et à l'ambiance de leurs récits, que Brubaker faisait pas mal à l'époque (on voit ça aussi notamment dans ses Secret Avengers et dans son The Marvels Project) et qui fait toujours plaisir.
Bref une très bonne relecture.
Tokyo, ces jours-ci, tome 3 (2023)
Tōkyō Higoro
Sortie : 21 mars 2025 (France).
Manga de Taiyō Matsumoto
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
Retour aux mangas et aux seinen avec le troisième et dernier tome de "Tokyo, ces jours-ci" de Matsumoto. Et sans surprise, c'est toujours une excellente lecture. Ces petites tranches-de-vie chill sur des mangakas et parfois des éditeurs est toujours aussi agréable à lire, toujours aussi bien raconté et toujours aussi beau.
Je me demandais un peu comment le mangaka allait réussir à retomber sur ses pattes pour conclure sa série, surtout que pendant une bonne partie du tome il ne semble pas particulièrement s'en soucier, mais finalement il ne fallait pas douter de Matsumoto qui réussi sa pirouette en toute simplicité.
Bref, c'était super. Toutefois, vu que j'ai hélas pas mal espacé ma lecture de chaque tome, je dois avouer que quand il y avait des références à des persos vus dans d'anciens tomes, ce n'était pas toujours évident. Mais bon, rien de vraiment gênant ou qui empêche de profiter du tome. Mais ça donne envie de se faire une relecture plus resserrée de la série dans quelques temps.
Yotsuba&, tome 15 (2021)
Yotsuba to !
Sortie : 19 août 2021 (France).
Manga de Kiyohiko Azuma
arnonaud a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
Relecture
On continue dans les seinen tranquilles avec une relecture du tome 15 de Yotsuba. Avec la sortie récente du tome 16, je me suis dit que c'était l'occasion de me relire le tome précédent dont je ne me souvenais plus trop.
Ca faisait fort longtemps que je ne m'étais pas lu un petit tome de Yotsuba, et c'est toujours impressionnant de voir à quel point c'est bien fait. C'est vraiment la série reine des mangas chill. C'est super bien dessiné, c'est super bien raconté, c'est très mignon et surtout c'est vraiment drôle. J'aime beaucoup l'humour de cette série. Bref, c'était un vrai plaisir à lire, je me suis régalé.
Et j'aime la timeline qui n'a aucun sens de la série. On a toujours pas fini une année complète de la vie de Yotsuba, alors que la série a plus de 20 ans maintenant, et pourtant les persos suivent l'évolution technologique de la société vu qu'ils utilisent désormais des smartphones.
Spy x Family, tome 2 (2019)
SPY×FAMILY
Sortie : 12 novembre 2020 (France).
Manga de Tatsuya Endo
arnonaud a mis 8/10.
Annotation :
[Janvier]
Relecture
Je poursuis dans les relectures de mangas avec des gamines rigolotes avec le tome 2 de Spy x Family.
Et c'est vraiment une très bonne comédie, très agréable à lire, avec ce trio de personnages très attachants et les dessins absolument charmants de l'auteur. Un peu à l'instar de Yotsuba, Anya passe son temps à faire des têtes pas possibles et très drôles, c'est terriblement efficace.
Et outre les nombreux gags très réussis, il y a en plus tous les petits moments de suspense liés aux différentes identités secrètes de chacun et aux objectifs qu'ils doivent atteindre, qui achèvent de faire de ce tome une très bonne lecture.
Tani & Suzuki : You and I are Polar Opposites, tome 1 (2022)
Seihantai na Kimi to Boku
Sortie : 7 janvier 2026 (France).
Manga de Koucha Agasawa
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Janvier]
Relecture
Je continue avec une autre série que j'avais découvert sur Manga Plus : Tani & Suzuki : You and I are polar opposites. J'avais lu l'équivalent du premier tome en anglais en 2022 sur l'application et j'avais trouvé ça tout à fait sympathique, et je suis donc très content que la série débarque enfin en France.
C'est une petite comédie romantique lycéenne que je trouve vraiment très agréable à lire, avec une tonalité que je rapprocherais plutôt de Skip & Loafer. On y suit une héroïne très énergique qui se met en couple avec ce gars direct et taciturne, on les voit apprendre à se connaître et à communiquer entre eux et c'est léger, frais et surtout plein d'humour et avec plein de déformations/simplifications visuelles rigolotes, surtout au niveau de l'héroïne. C'est une petite série mignonne et innocente qui est heureusement à des années lumières de ces comédies romantiques shonen ultra beaufs (je fais la comparaison vu que Tani & Suzuki est prépublié dans le Jump+).
Bref, je trouve que ça démarre très bien, et la série ne fait que 8 tomes donc j'espère que ça arrivera à rester tout aussi sympathique sur la longueur.
Gannibal, tome 2 (2019)
Sortie : 12 octobre 2020 (France).
Manga de Masaaki Ninomiya
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Janvier]
Manga toujours, mais dans un registre très différent. Après avoir relu le tome 1 plus tôt dans le mois, il était donc logique d'enchaîner sur ce tome 2 que je me suis récemment procuré.
Le tome va donc fort logiquement gérer les conséquences de la fin choc du tome 1, mais plutôt que de continuer dans l'escalade et la montée en puissance du premier tome, le mangaka va vite chercher à temporiser la chose. J'ai un peu l'impression que le tome 1 était vraiment là pour accrocher le lecteur donc l'auteur avait vite fait monter la sauce, et maintenant qu'il nous avait hameçonné, il se met à installer sa série sur un temps plus long pour pouvoir la faire durer.
Mais surtout ce tome 2 va être l'occasion pour le mangaka de dégainer un gros flash-back sur le héros et sa famille qui va permettre d'éclairer d'un jour nouveau notre protagoniste et sa venue dans ce village, ainsi que d'un peu remettre en perspective la dynamique familiale.
Ca continue d'être assez bien mené et plutôt accrocheur, avec toujours plein de mystère et de tension. J'aurais pas été contre un final de tome un peu plus nerveux pour donner encore plus envie d'aller lire la suite, mais je reste curieux de voir comment tout ça va évoluer.
La Tête décapitée - Shiori & Shimiko, tome 1 (1996)
Sortie : octobre 2006 (France).
Manga de Daijirō Morohoshi
arnonaud a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
Et je poursuis dans les mangas horrifique, mais en passant à du shojo cette fois-ci avec ce premier tome de Shiori & Shimiko. A noter que les recueils VF ne sont pas numérotés en tant que tel.
Même si j'avais découvert le travail de l'auteur en lisant le tome 1 de Box l'été dernier, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre avec cette série "Shiori & Shimiko", et ça a été une excellente surprise.
C'est un mélange de récit horrifique, de tranche-de-vie, de comédie dans des petites histoires en un chapitre plus ou moins indépendantes les unes des autres (même si sur la fin du tome, il y a un lore plus constant et un début de continuité entre les histoires qui commence à se mettre en place), mais c'est surtout avant tout des récits fantastiques où on va partir du quotidien de nos deux héroïnes adolescentes et plonger progressivement dans le surréalisme et l'absurde.
Et j'ai adoré. Le premier chapitre sur la tête décapitée est incroyable et donne le ton tout de suite, notamment quand Shimiko dégaine un livre sur "comment élever une tête décapitée", où j'ai su alors qu'on avait basculé dans quelque chose de spécial. J'adore que ça parte régulièrement sur des trucs absurdes loufoques, avec un humour un peu "joué à froid", où les personnages ne soulignent pas forcément l'incongruité de la situation et où le décalage comique se fait plus dans le regard du lecteur. Parfois le décalage est un peu plus souligné par les héroïnes mais le fait d'avoir en face d'elles des persos absurdes qui font comme si tout était normal et banal suffit à donner des choses très amusantes.
Y a vraiment plein d'idées incroyables. Parfois c'est grotesque, d'autrefois plus poétique, mais c'est toujours en tout cas assez surprenant.
Et puis il y a le dessin de Daijirô Morohoshi, qui paraîtra un peu maladroit par rapport à ce qu'on a l'habitude de lire en France en manga, mais je trouve que ce genre de style un peu fragile et un peu rétro fonctionne vraiment bien avec les thématiques horrifiques, ça a un certain charme et ça m'évoque un peu les tous premiers récits de Junji Ito. En plus Morohoshi a beau ne pas être le plus technique des dessinateurs, il a quand même un vrai sens de la mise en scène et de la composition et on se rend vite compte qu'il n'est pas si maladroit que ça.
J'ai récupéré les trois tomes suivants et j'espère qu'ils seront aussi bons que celui-ci, mais en tout cas ce premier tome peut se lire comme un recueil autonome et mérite d'être découvert.
Bonne nuit Punpun, tome 4 (2012)
Oyasumi Punpun
Sortie : 24 août 2012 (France).
Manga de Inio Asano
arnonaud a mis 8/10.
Annotation :
[Janvier]
Visiblement je ne lis que des mangas en ce moment... Et je continue donc à tranquillement découvrir Bonne Nuit Punpun.
Dans ce tome, on a donc la fin du flash-back sur l'oncle de Punpun, Yûichi, entamé dans le tome 3. On découvre donc tout de son terrible passé et de sa Secret Origin. Et après on va retourner dans le présent et voir en parallèle comment évoluent Yûichi et Punpun, avec des trajectoires assez opposées vu que Yûichi semble vraiment trouver un sursaut d'espoir et d'optimisme dans sa vie, ce qu'il lui pensait inaccessible en raison de ses actions passés, et de l'autre Punpun qui semble vraiment malmené par l'adolescence et qui passe de l'innocence à une déprime de plus en plus sombre. Il y a pourtant un sursaut d'espoir pour lui aussi à un moment dans ce tome, mais visiblement la noirceur de sa déprime semble l'avoir déjà trop consumé...
Et on nous annonce un nouveau saut temporel à la toute fin du tome, avec un chapitre qui fait plus dans le teasing que dans l'installation du nouveau statu quo, et ça rend forcément curieux pour la suite, pour voir comment ont évolué tous les personnages. Même si, vu le ton de la série, je ne sais pas s'il faut avoir trop d'espoirs quand à une évolution positive de leur destiné.
En tout cas ça continue d'être fort bien mené, avec cette narration d'Asano toujours hyper fluide qui est toujours agréable, malgré les sujets sombres abordés. Et toujours ce dessin très intéressant, qui mêle réalisme, voire photo-réalisme, et déformations grotesques et stylisées et avec un travail des trames hyper poussé.
Bref, une bonne lecture.
Détective Conan, tome 8 (1998)
Sortie : 13 juin 1998 (France).
Manga de Gosho Aoyama
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Janvier]
Manga toujours, et je reprends ma découverte de la série Détective Conan.
Et c'est toujours une série très agréable à lire. Dans ce tome, on a d'abord un chapitre qui signe la fin de l'enquête où Conan devait un peu ruser sur sa double identité vis à vis de Ran, et après on a deux enquêtes qui composent le reste du volume.
Une enquête dans un hôtel autour du Baron de la Nuit et de virus informatique (!) en sachant que le volume date de 94, donc c'est une conception de l'informatique et d'internet qui est assez différente d'aujourd'hui. L'enquête est plutôt sympa, bien menée, avec de bons protagonistes et de bons rebondissement et avec quand même une mort incroyablement violente (un suicide du haut d'un immeuble qui fini empalé sur une fontaine !) qui rappelle encore une fois que ce n'est pas forcément une série à faire lire aux enfants de l'âge (physique) de Conan...
Et à la fin du volume on a une petite enquête autour d'un mariage, plus courte, mais qui est sympa puisqu'il y a des connexions avec le passé de Shinichi et Ran et surtout, le père de Ran n'est pas là pour mener l'enquête ce qui offre une ambiance un peu différente, notamment pour la résolution finale.
Bref un bon petit tome très agréable à lire, comme toujours avec cette série jusqu'à présent.
The Winter Soldier - Captain America Modern Era Epic Collection, tome 1 (2024)
Sortie : 18 juin 2024 (États-Unis).
Comics de Ed Brubaker, Steve Epting, Michael Lark, John Paul Leon, Mike Perkins, Javier Pulido, Marcos Martín et Lee Weeks
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
Relu en VO
J'avais adoré découvrir le run de Brubaker sur Captain America sur Marvel Unlimited il y a quelques années, même si je ne l'ai pas lu en entier, hélas, seulement une trentaine de numéros... Mais j'avais envie d'avoir ce run culte dans ma collection.
Il est disponibles dans plein d'éditions différentes, mais les versions VF sont devenues difficiles à trouver en dehors des énormes omnibus qui me faisaient pas rêver, j'ai donc choisi l'édition VO dans la Modern Era Epic Collection. Ce tome 1 est très chouette avec ses 18 épisodes environ dans un format souple peu épais, c'était très agréable à lire.
Et j'étais vraiment très heureux de relire ces épisodes. Je les ai même dévorés. J'adore vraiment le premier épisode avec son twist de fin et les dessins super cinématographiques et impressionnants de Steve Epting... Mais tout le reste du tome est super également. J'aime la narration qu'utilise Brubaker, à la fois moderne et décompressée, qui permet de donner de l'ampleur aux scènes d'action, de travailler les persos, mais qui garde en même temps un côté très feuilletonnant plus old-school, et qui voit sur le long terme.
J'aime le fait de ne pas faire une intrigue sur Captain America et les USA, mais plutôt de lancer le héros dans des intrigues d'espionnage et qui sont liées à son statut d'homme hors du temps, à son passé durant la WW2. Et j'aime bien la façon de raconter les nombreux flash-backs pendant la guerre, en essayant d'être ancré dans la réalité du conflit, tout en faisant des allusions au côté farfelu des Invaders et en ramenant des éléments plus pulps de temps en temps.
Et j'aime beaucoup le fait de mettre Sharon Carter en avant en tant que perso secondaire le plus important de la série. C'est très plaisant que ce ne soit pas un récit qu'"entre couilles".
Graphiquement, j'adore Epting qui a le juste équilibre entre style classique élégant et réalisme, et la colo froide et numérique si particulière de d'Armata lui va très bien et correspond à l'ambiance espionnage. Le reste des dessinateurs est lui aussi super : Lark et Perkins ont des styles réalistes plutôt cohérents avec celui d'Epting, on a John Paul Leon le temps d'un épisode (mais pas à son meilleur niveau) et c'était un régal d'avoir Pulido, Martin sur l'épisode anniversaire (que je n'avais jamais lu) ainsi que Weeks sur l'épisode tie-in à House of M (que là aussi je découvrais). C'est un casting d'artistes exceptionnel !
Bref, excellente relecture.
Superman Vs. Wonder Woman (1977)
All New Collectors' Edition Superman Vs. Wonder Woman
Sortie : 5 décembre 2025 (France).
Comics de Gerry Conway et José Luis García-López
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Janvier]
Après avoir testé le "Weird Tales and Fantasy" dans le même étonnant format "tabloïd" (c'est à dire un format souple gigantesque, agraffé, de 80 pages environ), j'avais très envie de lire ce Superman Vs. Wonder Woman, qui est apparemment une histoire directement sortie dans un équivalent de ce grand format aux USA dans la seconde moitié des années 70
Outre la confrontation inhabituelle de ces deux figures mythiques de DC, cette histoire m'intriguait surtout pour la présence de Jose Luis Garcia Lopez aux dessins. Un dessinateur de légende, qui a été je crois directeur artistique de DC à une époque, mais qui n'a pas tant dessiné de comics que ça, et rarement avec des super-héros (il devait visiblement préférer les autres genres). J'étais donc très curieux de découvrir le travail de l'artiste.
La surprise de cette histoire, c'est qu'elle se situe durant la deuxième guerre mondiale, même si les persos ont leurs costumes des 70s. Et elle a un côté très bronze age dans le sens où elle veut à la fois traiter de thèmes importants à propos de la bombe atomique et en même temps y a encore cet esprit farfelu hérité du silver age, avec des super vilains nazis et japonais très pulps et exagérés, ou les ruines d'une civilisation oubliée sur la Lune.
Le vilain nazi, "Baron Blitzgrieg" est assez exceptionnel en son genre, sorte de Doctor Doom nazi avec le casque d'Iron Man, c'était un régal. Le vilain japonais a sans doute plus mal vieilli, vu que c'est un samurai géant qui s'appelle Sumo, avec un écriture un peu orientaliste et un design où on sent que Garcia-Lopez n'est pas spécialement hyper documenté. Toutefois on reste dans un récit des années 70 et on sent une volonté de ne pas retomber dans les caricatures racistes des japonais des années 40.
Au global, c'est pas un récit forcément incroyable ou indispensable, mais c'était sympathique à lire et les dessins de Garcia-Lopez sont plutôt chouettes si on aime ce genre de style un peu classique et élégant, qui s'inspire des style des comic strips classiques tout en annonçant l'arrivée de style comme celui de Byrne. Le grand format permet de vraiment admirer ce que propose l'artiste et de lui laisser la place de s'exprimer, c'est très agréable (et plus à propos que pour les styles plus "minimalistes" des récits de Weird Tales and Fantasy).
Mujina into the Deep, tome 1 (2023)
Sortie : 10 octobre 2025 (France).
Manga de Inio Asano
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Janvier]
Alors que je n'ai absolument pas terminé ma lecture de Punpun ou de Dead Dead Demons, je teste la dernière série en date d'Asano : Mujina into the Deep.
Et c'était un premier tome vraiment très sympathique. On retrouve la narration ultra fluide du mangaka qui fait que le tome se lit vraiment tout seul et c'était plutôt accrocheur. Je ne sais pas pour l'instant si ça a la profondeur de ses deux précédentes grandes séries, mais en même temps l'univers de cette série avec toute une partie de la société qui se retrouve dépourvue de droits humains permet quand même à Asano d'aborder de vrais sujets.
Et en même temps, il y a un côté vraiment très pop où il se fait plaisir avec des jeunes femmes tueuses à gages en mini-shorts qui se bastonnent à coups de katana et en faisant des méga sauts et courant sur les murs avec leurs chaussures spéciales.
D'ailleurs je pense que le bémol principal du tome tient surtout à cette tendance à un peu sexualiser tous les persos féminins de la série (que ce soit graphiquement ou narrativement). C'est un peu dommage, surtout que les persos féminins les plus importants sont bien caractérisés et ont une vraie identité.
A part ça, j'ai trouvé ce tome 1 vraiment très chouette et je suis curieux de voir ce que va donner la suite de la série.
Aya de Yopougon, tome 1 (2005)
Sortie : 17 novembre 2005 (France).
BD franco-belge de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Janvier]
Je n'avais jamais lu cette série qui est quand même devenu un classique moderne de la BD francophone, j'étais donc curieux de la tester. Surtout que je n'ai pas vu non plus le film d'animation qui en a été tiré.
Et ce premier tome était très sympathique. C'est une belle plongée dans Yopougnon, à Abidjan en Côte d'Ivoire, à la fin des années 70, sur un ton léger et comique très agréable. J'ai en particulier aimé le fait de garder ce qui semble être une partie du vocabulaire local, dont on comprend plus ou moins le sens par le contexte (et y a aussi un lexique à la fin). Ca permet de vraiment s'immerger dans l'univers du récit et ça m'a rappelé les BD québécoises que j'ai pu lire où j'ai également beaucoup aimé découvrir les expressions locales.
Je n'ai aucune idée de ce que peut donner la série sur le long terme, mais en tout cas ce premier tome était chouette.
Celui que tu aimes dans les ténèbres (2022)
The Me You Love In The Dark
Sortie : 16 septembre 2022 (France).
Comics de Skottie Young et Jorge Corona
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Janvier]
Cet album est la première des collaborations entre Skottie Young et Jorge Corona que je lis, je crois, et sans doute la première fois que je lis du Young sur un registre sérieux (vu que j'avais jusque-là surtout lu des trucs humoristiques de sa part : quelques épisodes de son Rocket Raccoon ou le premier tome d'I Hate Fairyland).
Cet album est un one-shot/une mini-série qui mêle romance et ambiance horrifique sur une artiste en panne d'inspiration qui achète une maison hantée, et si l'intrigue est plutôt classique, ça reste une petite lecture assez agréable, avec sa narration très fluide (peu de bulles et de cases par page) et surtout grâce aux dessins absolument magnifiques de Corona, superbement colorisés par Beaulieu. Chaque page, chaque case est vraiment très réussie, c'est un régal pour les yeux, et l'héroïne est immédiatement attachante et plutôt charismatique. Au niveau de l'Autre, y a des bonnes idées graphiques, mais il lui manque peut-être un petit quelque chose.
La limite de l'album est peut-être que l'histoire reste au fond très simple et pas forcément très surprenante, mais ça reste une petite lecture sympathique, à défaut d'être indispensable.
Chihayafuru, tome 3 (2008)
Sortie : 3 juillet 2013 (France).
Manga de Yuki Suetsugu
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Janvier]
Je reprends ma lecture de Chihayafuru, quasiment deux ans après avoir lu le tome 2, et je suis très content de retrouver cette série qui est vraiment très sympathique à lire.
Ce tome là n'a peut-être pas la même profondeur, la même puissance que les deux tomes précédents, on est peut-être plus sur un manga de compétition classique mais ça reste très agréable à lire, avec une nouvelle recrue, des rebondissements efficaes et bien trouvés durant les matchs de karuta, une équipe de héros très attachante, et puis plus globalement plein de petites péripéties sympathiques et de petits gags amusants tout au long du tome.
Bref, c'était chouette et je suis heureux d'avoir repris Chihayafuru.
Yotsuba&, tome 16 (2025)
Yotsuba to !
Sortie : 9 octobre 2025 (France).
Manga de Kiyohiko Azuma
arnonaud a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Janvier]
Après avoir relu le tome 15 plus tôt dans le mois, je m'attaque au nouveau tome de Yotsuba et c'était vraiment un régal. Ca a réussi à m'impressionner par sa qualité et sa drôlerie alors que j'avais lu un autre tome de la série il y a peu de temps, c'était vraiment fabuleux.
A chaque fin de chapitre j'avais envie d'enchaîner avec le suivant avec gourmandise. Y a vraiment beaucoup d'excellents gags dans ce tome et les persos font toujours régulièrement des têtes absolument incroyables, en particulier Yotsuba, bien entendu, qui a souvent des expressions très drôles. En plus j'ai l'impression que le mangaka arrive à toujours trouver de nouvelles expressions faciales hilarantes pour ses persos, ce qui est toujours réjouissant.
Les situations proposées dans ce tome sont très sympa, avec tout un petit arc randonné très amusant et qui est en plus l'occasion d'admirer les décors somptueux que sait proposer le mangaka.
Et la galerie de persos secondaire faisait plaisir. Je ne me souviens absolument pas si on avait déjà vu la tante de Yotsuba, mais sa petite apparition était sympa. On croise aussi le vendeur du magasin de vélo, qui a certainement dû apparaître au moment où Yotsuba a récupéré son vélo mais je l'avais complètement oublié. Un signe qu'il faudrait que je me relise les précédents tomes de cette excellente série.
Bref, un grand tome, c'était génial.
Au-delà des apparences - Void Rivals, tome 1 (2024)
Void Rivals Volume 1: More Than Meets The Eye
Sortie : 31 mai 2024 (France).
Comics de Robert Kirkman et Lorenzo de Felici
arnonaud a mis 6/10.
Annotation :
[Janvier]
Après avoir testé les Transformers de Daniel Warren Johnson il y a quelques temps déjà, il me fallait bien explorer le reste de l'Energon Universe.
Cette série a la particularité d'être une création originale avec son propre lore qui évolue au milieu du reste de cet univers composé des licences Hasbro G.I. Joe et Transformers.
Pour l'instant le résultat est un peu particulier : on a d'un côté une intrigue de SF assez classique dans un univers qui serait un poil générique s'il était autonome, et de l'autre on a des éléments de l'univers Transformers qui sont ramenés au chausse-pied dans le récit et qui pour l'instant n'apportent pas grand chose. Surtout pour les Transformers en eux-mêmes, qui dans ce tome sont complètement inutiles…
C'est sur d'autres personnages aliens qui sont apparemment issus des dessins animés Transformers que Kirkman se débrouille mieux. Je ne les connaissais absolument pas (je suis très loin d'être expert en Transformers), je pensais même que c'était des créations originales avec un design délicieusement rétro de jouets 80's, jusqu'à ce que la postface de Kirkman me révèle leur appartenance au lore Transformers. Bref, avec ces éléments là Kirkman semble bâtir un peu plus de trucs sur le long terme, tease des liens avec ses créations originales, donc c'est un peu plus intéressant, même si ce tome 1 aurait pu fonctionner en se passant des persos Hasbro.
A part ça, on est sur une intrigue qui pourrait presque passer pour un prologue du Saga de Vaughan, avec un soldat homme d'une faction qui se retrouve forcé de collaborer avec une soldat femme de la faction ennemie. Cependant : pas du tout de romance pour le moment (et avec un peu de chance ce n'est pas prévu). En fait, on voit les liens entre les deux se construire tranquillement et on part plus sur un grand complot à révéler derrière un conflit séculaire.
Ca se lit bien, même si l'intrigue de fond peut paraître classique et qu'on retrouve le héros Kirkmanien dans tout ce qu'il a de plus basique et fade, mais le scénariste a quand même quelques bonnes idées et sait placer des rebondissements intéressants pour nous garder accrochés.
Côté dessins : De Felici est assez chouette, avec son trait vivant et élégant, et quelques bonnes idées de designs (parmi d'autres plus génériques). On a le très bon Mat Lopes à la colo qui n'est pas à son meilleur niveau mais propose quand même de jolies choses.
Bref, c'était sympatoche. A voir comment ça évolue.
Berserk, tome 3 (1991)
Beruseruku
Sortie : 24 novembre 2004 (France).
Manga de Kentarō Miura
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Février]
Relecture
Il est temps de retenter de découvrir la série culte Berserk. Il y a bientôt dix ans j'avais lu jusqu'au tome 4, on verra jusqu'où je vais cette fois-ci. Mais j'aimerais bien lire en entier ce fameux arc flash-back de l'Âge d'Or qui a tant fait parler et tant fasciné.
Je me suis épargné la relecture des deux premiers tomes qui ne m'avaient vraiment pas fait forte impression quand je les ai découvert, et j'ai repris avec ce tome là pour avoir l'Âge d'Or du début.
Y a de bonnes choses dans ce tome, notamment des bonnes idées visuelles. Le Beherit qui se met à pleurer du sang bouche ouverte est assez incroyable, le monstre qu'affronte Guts est très chouette aussi, et les cinq God Hand dans leur décors à la Escher sont sympas également, même si le look du membre féminin du groupe est d'assez mauvais goût, je trouve, même si le bon goût n'est pas vraiment ce qui caractérise le look des autres non plus, loin de là. Et c'est difficile de s'imaginer Griffith comme le potentiel grand méchant de la série avec son costume de God Hand pas hyper charismatique.
Et si y a quelques bonnes idées visuelles, je peux pas dire que les dessins de Miura dans ce tome soient plus que ça ma came. J'ai surtout un soucis avec le perso de Guts qui m'agace, que ce soit dans son écriture ou sa représentation visuelle. Et couplé avec la fée, on a quand même un duo principal assez gonflant. Je suis donc pas mécontent de troquer la version adulte de Guts contre celle enfant du flash-back pour laquelle j'ai pour l'instant plus d'empathie.
D'ailleurs le flash-back commence de manière plutôt intéressante. Ca en fait encore des caisses sur le côté sombre avec les conditions de la naissance de Guts et la malédiction qu'il porterait, mais ça reste accrocheur et avec de bonnes scènes d'assaut de château. Par contre, on a quand même une fin de tome et de chapitre très particulière.
Mais bref, j'étais quand même content de me replonger dans l'univers de Berserk et j'espère réussir à lire les tomes suivants prochainement.
Monster Fight !! - Yu-Gi-Oh!, tome 6 (1999)
Yūgiō
Sortie : 14 octobre 1999 (France).
Manga de Kazuki Takahashi
arnonaud a mis 8/10.
Annotation :
[Février]
Très heureux de poursuivre ma lecture des Yu-Gi-Oh ! Après le gros arc qui a occupé une bonne partie des deux tomes précédents, on retrouve un rythme beaucoup plus tranquille dans ce tome avec des petits arcs en deux chapitres (voire en un seul chapitre), à part le dernier arc du tome qui va continuer dans le prochain volume.
Et c'est vraiment très fun à lire. Je suis vraiment devenu client de la narration très exagéré de la série et des dessins parfois un peu maladroits du mangaka. Y a plein de moment incroyables dans ce tome, que ce soit la transformation improbable, ridicule et horrifique à la fin du premier arc du tome, le date totalement crétin entre Yugi et Anzu ou cet arc autour du yo-yo rempli de répliques incroyables ("le yoyo n'est pas fait pour faire le mal ! C'est un jouet paisible ! Gardez ça en tête !")...
Et puis on a bien sur l'arrivée de Bakura, avec un nouvel objet du Destin, et surtout le début d'une partie de jeu de rôle !
Bref, on avait beau ne plus avoir le fameux jeu de carte culte de la série (même si on en a un autre le temps d'un arc) et ne pas avoir d'arc très ambitieux, ça reste un tome que j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à lire.
Sing "Yesterday" For Me, tome 3 (2002)
Yesterday wo Utatte
Sortie : 5 décembre 2003 (France).
Manga de Kei Toume
arnonaud a mis 8/10.
Annotation :
[Février]
Ca fait depuis l'été dernier que je ne m'étais pas lu un petit tome de Sing "Yesterday" for Me, donc je suis bien content de reprendre ma découverte de cette série. Si j'avais un peu de mal de voir quel était vraiment le concept de la série avec le tome 1, le tome 2 avait un peu débloqué les choses et ce tome 3 fait encore passer un cap à la série qui devient de plus en plus agréable et intéressante à lire.
Ce tome était vraiment très chouette. J'aime bien sa structure en trois petits arcs, et le premier sur les lycéens qui tournent leur film était très réussi et efficace. Et le troisième arc du tome, en ramenant un nouveau perso, qui n'est certes pas forcément le plus attachant, a le mérite de faire avancer d'une manière amusante les intrigues de romances de la série, avec chaque perso quasiment qui semble amoureux de quelqu'un qui ne le calcule pas vraiment.
En tout cas c'est très agréable à lire, j'aime bien ce rythme assez tranquille, on s'attache de plus en plus aux persos, les dessins sont toujours très sympa, et je suis curieux de voir comment tout ça va évoluer.
Seul - Buddy Longway, tome 4 (1977)
Sortie : janvier 1977 (France).
BD franco-belge de Claude de Ribaupierre (Derib)
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Février]
Et on passe à de la bonne vieille BD franco-belge avec le quatrième tome de Buddy Longway, qui conclut la première intégrale que j'ai récupéré en septembre dernier.
Le titre et la couverture le laissait un peu deviner, on a là un album concept où Buddy va se retrouver isolé de sa famille, blessé, et va devoir s'en sortir. J'aime l'audace du début de tome assez radical et in-media-res, même si la narration a un démarrage si soudain qu'on a l'impression qu'il manque des pages.
Mais c'est une amorce de tome vraiment très accrocheuse, c'est couplé avec quelques très belles cases et une narration et un découpage qui cherche toujours à être un peu original. J'aime bien les solutions que trouve Derib pour représenter le rêve fiévreux de son perso principal ou sa chevauchée douloureuse à la limite de la conscience.
Avec un tel concept, je trouve que l'auteur aurait pu aller plus loin dans les moments de tension et de désespoir, là ça reste un peu sage, même si y a des petits moments intéressants. Au moins c'est un tome qui nous permet d'avoir de superbes scènes d'affrontement entre cowboys et natifs américains, surtout graphiquement parlant, et je trouve que ça aborde aussi des choses assez parlante sur le rapport de Buddy aux autres colons blancs et aux tribus natives autres que celle de sa femme (visiblement il a beaucoup plus d'empathie pour les européens). Et je trouvais intéressant de le confronter à la possibilité de rejoindre la société blanche.
Hélas, vu le concept de l'album, le traitement de Chinook est assez triste, elle apparaît bien entendu à peine, toujours cloisonnée à l'enceinte de leur cabane ou presque et elle doit dire un seul mot de tout l'album... J'espère que dans un futur album elle pourra être plus développée et qu'on ira un peu plus au-delà de son rôle de femme au foyer.
Et si la colo de Derib reste pas mal, je suis toujours un peu triste des couleurs ternes utilisées par rapport à ce que l'artiste faisait sur Go West, qui était par moment absolument magnifique.
Bref, ça reste un chouette tome, peut-être même le meilleur jusqu'à présent ?
Skip & Loafer, tome 6 (2021)
Skippu to Rofa
Sortie : 17 octobre 2025 (France).
Manga de Misaki Takamatsu
arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Février]
Je reprends ma lecture de Skip & Loafer avec ce tome 6, et je suis à peu près dans le bon timing par rapport au moment où ça se passe dans l'année vu que ce tome commence aux alentours de la Saint Valentin et va jusqu'à la fin de l'année scolaire japonaise, vers la fin mars.
Et c'est toujours une lecture très chouette. C'est léger et mignon et la mangaka est vraiment très douée pour rendre le petit groupe de personnages principaux très attachants.
Ca continue dans le côté un peu plus romance que le tome précédent avait pris, il faut dire qu'entre noël au japon qui est une fête des amoureux et la saint-valentin qui en est aussi une, le contexte temporel s'y prête. Mais j'ai bien aimé que ça s'intéresse à différents persos plutôt que d'essayer de vraiment faire avancer les choses au niveau de notre duo principal.
Bref, c'était une très bonne lecture, et ce tome marque aussi la fin d'une époque. Je suis curieux de voir ce que donnera l'année de première de notre héroïne ! A priori ça pourrait renouveler pas mal le groupe de persos qu'on suit vu qu'on nous annonce qu'il y a peu de chance que la composition des classes reste identique...
Hokuto no Ken (Extreme Edition), tome 1 (2022)
Sortie : 12 octobre 2022 (France).
Manga de Yoshiyuki Okamura (Buronson) (Shō Fumimura) et Tetsuo Hara
arnonaud a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
[Février]
Manga toujours, mais dans un registre assez différent, avec ce premier tome de Hokuto no Ken.
C'était un vrai régal d'enfin me plonger dans ce manga culte. J'avais de vagues connaissances en Ken le Survivant puisque j'avais vu le film animé de 2006 au cinéma lors de sa sortie en France en 2008, et puis aussi parce que c'est une série massivement citée, référencée, analysée depuis sa sortie et un vrai pilier de la pop-culture, ce qui rend d'autant plus appréciable de lire enfin l'œuvre originale.
Et dès le premier chapitre c'est génial et y a tout les trucs cultes : l'univers post-apo à la Mad Max avec les punks délinquants délirants, les mecs absurdement géants de 3m de haut ou plus que Tetsuo Hara dessine régulièrement, les vieux sages à longue barbes, le sidekick inutile... Et puis il y a Ken qui est absolument génial.
C'est une sorte de mix entre Mel Gibson dans Mad Max 2 et de Bruce Lee, avec la même confiance un peu arrogante que ce dernier dans ses films, mais avec encore plus de muscles. Il est iconisé en permanence, il passe son temps à faire de l'aura-farming, c'est un régal absolu. J'adore les splash pages avant les bastons qui sont juste des plans sur Ken pour montrer à quel point il est badass. Où il fait rien de spécial, il a juste l'air redoutable. Et puis y a ses répliques cinglantes, le moment où il pète son T-Shirt à la puissance de ses pecs (!) et surtout le fameux hokuto shinken, son art martial à retardement comme un combat de sabre japonais en plus exagéré encore et qui est un régal à chaque fois. Et j'adore tous les hommages à Bruce Lee que ce soit dans les postures, les sourcils, les cris quand il frappe, ou bien dans le chapitre où il ramène son nunchaku...
Et puis c'est génial de voir le trait de Hara qui a tant inspiré d'autres auteurs comme Araki et son Jojo's Bizarre Adventures.
C'était vraiment une lecture formidable. J'ai peur de ce que ça va donner sur 18 tomes, ça me paraît un peu trop long et ça peut vraiment vite devenir très répétitif, mais en tout cas pour l'instant sur un seul tome c'est absolument jouissif.
Très heureux de m'être enfin lancé dans cette série.
Les Méandres du pouvoir - Donjon Zénith, tome 11 (2026)
Sortie : 22 janvier 2026.
BD franco-belge de Lewis Trondheim, Joann Sfar et Boulet
arnonaud a mis 7/10.
Annotation :
[Février]
Mine de rien ça fait quelques année qu'on avait pas eu de Donjon Zénith, j'étais donc très content de retrouver cette série, même si je n'avais pas accroché plus que ça au tome précédent.
Y a pas mal d'idées intéressantes dans ce tome, avec ses intrigues politique et de cour à Vaucanson, le fait de voir comment les parents de Herbert perçoivent Isis, et puis j'ai surtout beaucoup aimé que ça essaye de vraiment parler de l'état mental de Herbert et Isis après les évènements du tome 9 qui les ont forcément traumatisés. La séquence où la mère de Herbert est confrontée à Marvin et sa famille et à la religion draconiste qu'elle ne connaît pas est aussi très intéressante également.
J'ai quand même eu le sentiment d'un album un peu décousu qui allait un peu vers où le vent le portait, mais c'était agréable à lire, et j'étais très heureux de retrouver ces persos, de voir comment ils évoluent et j'aime le fait que les scénaristes doivent gérer le fait que notre duo principal ont désormais des vies de famille, ça donne des choses qui changent un peu de ce qu'on a d'habitude dans une série d'aventures fantasy.
Et y a des éléments dans la fin du tome qui sonneraient presque comme une fin de série ou comme la fin d'une ère, mais bon le tome 12 est déjà annoncé avec apparemment Boulet qui reste fidèle au poste. Mais ça aurait été un final qui fonctionnait si les auteurs avaient voulu s'arrêter là (surtout qu'on sait que Trondheim prendra sa retraite un jour ou l'autre et je sais plus s'il a annoncé qu'il fera une exception pour les Donjon ou non).
Mais bref, c'était une chouette lecture.

































