Cover SÉRIES - 2025
Liste de 37 séries créée il y a plus d’un an · modifiée il y a 7 mois
Parks and Recreation
7.8

Parks and Recreation (2009)

25 min. Date de première diffusion : 5 juin 2015 (France). 7 saisons. Comédie

Série NBC

OuaZz a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

18/01/2025 (revu)

A peine l’ai-je terminé, que je décide de la faire découvrir à ma copine à un moment où ça pas fort fort. Et donc, naturellement, le rencard match ! De toute manière, comment est-il seulement possible ou envisageable de ne pas tomber éperdument amoureux de cette série et son casting sensationnel : Ron / Tom / Ben / Andy / April / Jerry et j’en passe.

A la manière de The Office, les showrunners repennent le même concept du mockumentary pour suivre les aventures d’une équipe de bras cassées sous la direction d’un des plus beaux personnages des séries que j’ai pu admirer : Leslie fucking Knope ! Avec sa bonne humeur communicative et sa résilience capable de soulever des montagnes, elle est très clairement la meilleure amie qu’on rêve tous d’avoir. Hélas pour nous, Ann Perkins a déjà hérité du rôle. Une série qui fait la part belle à la bienveillance, la solidarité et qui réussit à bâtir un humour sans victime (à l’exception de Jerry). S’en dégage une réelle gentillesse et humanité qui vient coiffer au poteau le cynisme actuel qui gangrène souvent plus qu’autre chose l’humour de certains show.

Les showrunners, au-delà de croire profondément que le travail est un lieu de vie au sens noble du terme, où on y rencontre des gens qui deviennent parfois des amis, d’autres des amours, où on y partage la vie et sommes meilleurs quand nous sommes ensemble, n’ont pas peur d’être mielleux. Au contraire, c’est même leur mantra. Or, l’écriture n’est jamais « simpliste » pour autant.

Derrière toute cette candeur et cette touche de naïveté dont peuvent faire preuve certains personnages, en ressort un délicieux propos sur la tolérance, l’altruisme, la sympathie. Une poésie urbaine qui, à l’image de sa grande sœur, vient décentrer notre regard pour nous faire admirer la beauté du quotidien, les fées qui se cachent dans le jardin. Une série qui goûte le sucre et sent les gaufres à la chantilly !

Flippé
6.8

Flippé (2022)

02 min. Date de première diffusion : 31 janvier 2022 (France). 2 saisons. Comédie, Animation

Dessin animé (cartoons) Canal+

Annotation :

20/01/2025 (découverte)

Adapté de la BD non-éponyme L’homme le plus flippé du monde, cette petite série signée Canal +, et dont Kyan Khojandi prête sa voix, dresse le portrait d’un homme qui passe plus de temps à s’inventer les pires scénarios catastrophe dans sa tête qu’à pleinement vivre sa vie.

Pas compliqué de s’y identifier, donc. L’animation permet de donner vie et fantaisie à nos folies, à nos névroses et nos petits tourments journaliers. Certains épisodes sont vraiment pépites. On rentre dans la tête complètement délirante de Théo pour en ressortir avec encore plus de peur et d’anxiété, merci :') J’ai plus envie de sortir de chez moi, maintenant !

Iris
7.1

Iris (2024)

23 min. Date de première diffusion : 25 novembre 2024 (France). 1 saison. Comédie

Série Canal+

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

30/01/2025 (découverte)

Après avoir revêtu le costume de Miss Météo, Doria Tillier se la joue fille déphasée des autres. Iris souffre de ce qu’on peut appeler une trop grande « gueule ». C’est simple, elle ne sait pas se taire. Mais pas parce qu’elle est du genre bavarde pour ne rien dire, nan, plutôt parce qu’elle est d’une nature naïve et ne comprend pas toujours tous les codes qui régissent nos interactions. Dès lors, son honnêteté sans faille fait d’elle le fléau de ses proches et la rend malheureuse. Jusqu’à ce qu’elle rencontre un vieil homme marié (avec son éditrice) qui partage son raisonnement et sa misanthropie pour la civilisation. Une romance se crée et… vous connaissez la suite si vous avez vu le raz-de-marée qu’a provoqué Fleabag dans l’univers de la série il y a un peu plus de 6 ans désormais.

Campée par une Phoebe Waller-Bridge impériale et pince sans rire, ce petit phénomène culturel s’est gravé dans le marbre et loge dorénavant sur toutes les lèvres quand on parle de série au ton comique mais qui prône quand même un « propos », surtout en ce qui concerne l’image du féminisme moderne. Bref, après seulement deux minuscules saisons (on en redemande !), la série a signé sa conclusion et il a laissé derrière elle tout un tas de désespéré qui ont décidé de se lancer dans l’hommage ou la simple copie.

Comme si c’était si facile de faire du Fleabag… Iris en est le parfait exemple. Déjà car elle souffre un peu trop de cette comparaison, mais surtout car elle nous prouve que Fleabag, derrière son côté « simple » n’est pas aussi simpliste qu’il n’y parait. Je ne m’égare qu’à moitié, car Iris fait partie de cette héritage de femme décalée qui cherchent quand même d’arrache-pied leur place dans une société qui les rend profondément triste. Un joli portrait magnifiquement incarné, mais qui manque manifestement d’un peu de folie et de singularité.

Bref.2
7.9

Bref.2 (2025)

35 min. Date de première diffusion : 14 février 2025 (France). 1 saison. Comédie, Comédie dramatique, Mini-série

Série Disney+

OuaZz a mis 8/10.

Annotation :

17/02/2025 (découverte)

Mon adolescence a été bercé par les contenues YouTube, les vidéos de Cyprien et Norman (kof kof). Du coup, quand a débarqué cette série, ça nous a fait l’effet d’un électrochoc à tous. BAM ! On pouvait écrire une série avec trois fois rien et beaucoup d’imagination. Il suffisait d’un montage nerveux, d’une voix off omnisciente et d’un peu d’huile de coude + un groupe de potes. Autant dire que le raz-de-marée de pastiche a inondé les réseaux par la suite. Moi-même j’ai du écrire (pour ma famille, je me dédouane très vite) un épisode dans le style si caractéristique de cette série. C’était abominable. J’ai vite compris le génie des deux monsieur (Navo & Kyan) après m’être attelé au jeu de l’imitation. Tout ce qui paraît simple est naturellement plus complexe qu'on le pense. Pour réussir à faire tenir un récit en moins de deux minutes, avec une telle cadence et enchainement de gags, tout en laissant une place à l’émotion, c’est vraiment pas de la tarte.

Depuis Bref., je n’ai plus lâché le duo : Bloqués, Serge le Mytho, Pulsions, Un bon moment, Une bonne soirée… ils ont été des compagnons de route et d’une grande influence sur mes propres petits écrits. Je crois même qu’ils m’ont donné ce goût pour le comique de métaphore (faute d’un meilleur terme), de comment s’emparer d’une idée simple et concrète et d’essayer de construire tout un parc d’attraction autour, la déboulonner pour en faire quelque chose de neuf broyé sous un prisme geek. J’adore leur manière d’écrire. J’adore leurs idées. J’adore leur univers et la cohérence de leurs œuvres. Bref., j’attendais avec impatience cette saison 2 qui sortait un peu de nulle part.

Si bien que, je l’avoue, j’avais quelques craintes… qui ont vite été balayé. Le format de 2mn s’étire sur plus de 30 et, miracle, ça fonctionne ! Le rythme reste impeccable, l’hybride entre rire et réflexion marche toujours aussi bien. Kyan & Navo ont pris le temps de vivre afin de l’écrire au mieux dans la continuité logique de « Je », notre anti-héros à tous. Je n’ai pas grand-chose à dire sur la série en tant que telle car, c’est une extension de la saison 1 avec des gags toujours aussi drôles et percutants, un casting 5 étoiles, une narration superbe et totalement singulière, un jeu d’équilibriste de tout instant mené à la perfection, une énergie folle et communicative qui donne à son tour envie d’écrire, de croire que tout est possible avec un peu d’imagination et d’introspection.

Fonction : juré
7.3

Fonction : juré (2023)

Jury Duty

30 min. Date de première diffusion : 25 août 2023 (France). 2 saisons. Comédie

Série Amazon Freevee

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

15/03/2025 (découverte)

Vu avec ma copine. C’est la note assez élogieuse d’un ami qui nous a attiré l’œil, ainsi que le concept. Alors oui, c’est plutôt drôle et bien pensé. Le problème, c’est le concept lui-même qui ne permet aucun emballement. On a bien quelques moments assez délirants, mais au vu du côté « vraisemblable » que la série doit porter sur ses épaules, sans quoi la crédulité de la victime s’effondre, rend tout ceci légèrement mollasson.

Il n’en reste pas moins savoureux de voir jusqu’où quelqu’un peut se faire duper ; admirer la mise en place de ce gigantesque puzzle ; craindre que le château de carte s’écroule à la moindre faute ; rigoler à certaines improvisation. En somme, un show plutôt agréable mais pas mémorable qui, à l’ère des fake news et du factice en tout genre, nous fait cogiter un peu sur notre rapport à ce qu’on est prêt à croire sous gouverne d’un quelconque emballage trompeur.

Gagné ou Perdu
7.1

Gagné ou Perdu (2025)

Win or Lose

19 min. Date de première diffusion : 19 février 2025 (France). Animation, Comédie

Dessin animé (cartoons) Disney+

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

20/03/2025 (découverte)

Grand fan de Pixar, je ne pouvais passer à côté de cette série. Exit les catastrophes de production et la frilosité de Disney au sujet de quelques affaires leur semblant trop touchy, la série en ressort sommairement bancale. On peut sans peine constater les éléments de second plan qui auraient dû se trouver sur le devant de la scène. C’est dommage, mais la vie est pleine de merde, alors mieux vaut être armé d’un bon ballet à chiotte pour s’en prévenir. Cela dit, tout cela n’éclipse en rien le talent du studio et la sève de la série. Le concept est simple : une journée vue sous le prisme de chaque personne présent sur le terrain de baseball à un moment t de la journée, c’est-à-dire que chaque épisode se focalisera sur un protagoniste qui rentrera petit à petit en écho avec tous les autres.

La série nous réserve donc une belle galerie de personnages travaillés, chacun possédant son propre univers et aspirations, qui rentrent parfois en résonnance avec celui des autres. Les âges et les ethnies varient pour nous donner à voir la manière dont chacun d’entre nous, comme une équipe, a besoin de se serrer les coudes. L’animation est toujours aussi top. Plus d’une fois, j’ai pensée à la série Euphoria comme référence direct à ce que je pouvais admirer. Chapeau. Parce qu’avoir réussi à faire naître une œuvre aussi belle après tous ces déboires, c’était pas une mince à faire. On ne peut juste que regretter de ne jamais découvrir le potentiel gâché de cette série…

Severance
8.1

Severance (2022)

46 min. Date de première diffusion : 18 février 2022 (France). 2 saisons. Thriller, Science-fiction, Drame

Série Apple TV

OuaZz a mis 8/10.

Annotation :

22/03/2025 (saison 2)

La saison 1 m’avait mis sur le cul, littéralement. A la fin du dernier épisode, j’avais dû m’assoir par terre pour bien vérifier que j’étais toujours moi-même, sur le même axe de rotation que les autres et que mon cerveau n’avait pas dissocié du reste du monde pendant que l’autre moitié menait une vie de chien ou mes rêves inexaucés. Du coup, cette saison 2, comme beaucoup, je l’attendais au tournant. Bah merde… C’était pas si ouf.

En fait, le gros problème qui m’a fait serrer des dents durant la majorité des épisodes, c’est le côté « promesse de suite ». C’est-à-dire que tous les épisodes se concluaient sur un cliffhanger assez fou, mais n’en faisait pas grand-chose lors de la suite, de même que l’attente de ce cliff n’était que bien souvent du rembourrage. Si bien que les épisodes étaient monotones, manquant de punch et tournaient un peu en rond.

La sensation qui en ressortait, pour moi : Apple sait qu’ils sont assis sur une mine d’or, alors ils veulent maintenir le filon et jouer la montre. Si cette saison aurait très bien pu faire 8 épisodes au lieu des 10 qu’on nous a présenté, j’espère qu’ils ne le feront pas à l’échelle de saisons… La lenteur de la première m’avait charmé par le fait que l’univers était nouveau et déroutant, ce qui me forçait à me plonger dans l’analyse et theory-craft de mon côté, comme à la bonne époque de Westworld ou Rick & Morty. Or, cette saison 2 s’épuise un peu sous ses propres mécanismes.

Naturellement, tout cela reste de bonne facture. Le dernier épisode est sacrément bon et promet une saison jolie saison 3. Mais je ne peux pas me retirer du front que toute la production de cette saison 2 a eu l’air de se foutre poliment de ma gueule.

Astérix & Obélix : Le Combat des chefs
7.3

Astérix & Obélix : Le Combat des chefs (2025)

36 min. Date de première diffusion : 30 avril 2025 (France). 1 saison. Mini-série, Animation, Aventure

Dessin animé (cartoons) Netflix

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

09/04/2025 (découverte)

Toujours un plaisir de voir Chabat au commande d’un Asterix. Cette fois-ci il troque la forme live pour butiner dans les parterres de l’animation. Et il faut avouer que la récolte est joliment fleurie. Depuis quelques années, on sait que la France, question technique d’animation, on une grosse force de frappe. Astérix, avec sa potion magique, le prouve à nouveau après la frénétique saison 2 d’Arcane l’an dernier. Même si l’épisode un m’a fait l’effet d’un vilain bout de viande coincé entre les dents, le reste de la saison est de bonne facture. Rien de transcendant non plus (à l’exception de l’animation – même si j’avoue avoir du mal avec la full 3D hérité des Gobelins).

Alain se régale à nous servir sa ratatouille de gags tout en rendant hommage à son œuvre de chevet. Il s’en dégage une forme de respect et de volonté d’étoffer le lore de Goscinny qui fait chaud au cœur. Quelques carences de narrations se font voir. On aurait voulu manger davantage à satiété de ce gros buffet, toutefois tout reste peu ou prou prévisible. Je suis sans doute un peu aigri, mais je trouve tout le tohubohu qu’on a fait autour de cette série un peu trop bruyant. Probablement que je ne sais plus me contenter de ce qu’on m’offre, que je suis rentré dans une spirale infernale de « j’en veux plus » quitte à passer à côté des petits plaisirs sans prétention mais délicieusement fun.

After Life
7.2

After Life (2019)

28 min. Date de première diffusion : 8 mars 2019 (France). 3 saisons. Comédie dramatique

Série Netflix

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

17/04/2025 (découverte)

Notre ronchon préféré. Le père fouettard de la comédie a pris ses aises dans nos salons depuis quelques décennies. Aussi à l’aise sur scène que sur nos télé, Ricky Gervais nous livre ici une œuvre plus intime et corrosif. Dégageons tout de suite du milieu de la pièce ce gigantesque piano qui sert de pathos et donne un ton on ne peut plus mélodramatique à toute la série et qui aurait été cool d’entendre un peu moins souvent (la subtilité n’est pas son fort), et concentrons-nous désormais sur les points positifs. Au verso de son humour noir, de ses réparties sanglantes et de son inlassable envie d’en finir depuis que sa petite copine nous a quitté, Tony Johnson, qui travaille dans un petit journal miteux, décharge d’un tas de petits moments réflexifs sur le grand thème de cette série : la « vie ». Ouais, il se fait pas chier le Gervais.

Au programme : pas grand-chose à croquer, la pomme est maigre. On va suivre les déambulations d’un type entre chez lui et son boulot, en passant par ses interviews et les visites à l’EPHAD pour voir son père qui l’a oublié. Rien de très folichon ou de lumineux. La vie, dans son plus simple appareil. Mais on ne trouve pas le temps de s’ennuyer. Ricky Gervais est un grand dialoguiste et les dialogues fusent comme des feux d’artifice de 14 juillet. Ça pète dans tous les sens, tous aux abris ! parce que personne ne sera épargné par l’aigreur de Tony. Dès lors, pendant plus de 3 saisons (dont une deuxième redondante et assez ratée à mon gout), on emboîte le pas d’un type (et de son fidèle toutou qui le sauve plus d'une fois de la noyade) qui essaie de reprendre gout à la vie en s’asseyant sur un banc et buvant les conseils d’une vieille veuve aux conseils avisés. Une jolie et touchante leçon de vie.

Common Side Effects
7.8

Common Side Effects (2025)

22 min. Date de première diffusion : 2 février 2025 (France). 1 saison. Animation, Comédie

Dessin animé (cartoons) Adult Swim

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

21/04/2025 (découverte)

J’ai pas vu Scavengers Reign du même créateur, mais j’en ai entendu quelques louanges. Du coup, je m’aventurais dans un paysages inconnu, ne sachant pas à quelle sauce j’allais me faire cuir. Eh bien il s’avère que j’adore me faire badigeonner de la sorte. L’animation pour adulte n’a pas encore appris à nager pour passer l’Atlantique à la nage et trouver refuge dans notre belle France, alors je me contente des miettes que les USA daignent me jeter.

Petit OVNI au sein des diffusions HBO, Common Side Effects fait irrémédiablement penser aux œuvres de Naoki Urasawa : le parcours d’un héros qui va rencontre une flanquée de personnages tertiaires tout aussi cramés et dingues que le précédent. Une narration chorale qui ne laisse pas le temps de respirer et qui bat la mesure tambour battant. J’adore cette frénésie, surtout couplé à une animation aussi sobre mais quand même élégante dans sa singularité.

En revanche, nan, ce n’est pas le Messie que j’ai pu lire un peu partout sur les réseaux. C’est du très bon, du genre nachos, mais pas gastronomique non plus. J’attends avec impatience la saison 2 puisque cette première n’offre à vrai dire, au-delà de sa narration savoureuse, que des promesses encore plus grande. En espérant que les showrunners n’auront pas vu trop gros.

The Studio
7.4

The Studio (2025)

35 min. Date de première diffusion : 26 mars 2025 (France). 1 saison. Comédie

Série Apple TV

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

27/05/2025 (découverte)

En tant qu’afficionados de l’écurie Apatow, j’ai grandi avec la trogne de Seth Rogen. J’ai même pu découvrir récemment Freaks & Geeks ainsi que Les Années Campus, et quel plaisir, que de pépites méconnus qui valent leur pesant de cacahuète ! mais je m’égare. The Studio, c’est la collision de l’humour geek et de la pose hollywoodienne qu’on peut retrouver dans Bojack Horseman (pour les familiers). De la prod à la post-prod, tous les secrets de polichinelles nous sont dévoilés. Aujourd’hui, ce qui prime, c’est de raconter une histoire sur comment se construit une histoire, mais à Hollywood (l’usine à rêve / désillusion). Les magiciens troquent leur secret et on n’arrivera plus jamais à croire au Père Noël après ça.

C’est donc l’histoire de Matt Remick, d’un producteur qui aime vraiment (mais genre vraiment) le cinéma et qui souhaiterait plus que tout produire de grands films tout public, du genre réussir à faire s’aligner Spielberg et Tarkovski sous la même étoile. Comme n’importe quel producteur avec ses rêves d’enfant encore visser dans un coin de son tête, il veut réussir attraper le papillon rare dans son filet : captiver à la fois les cinéphiles et la presse ! Beaucoup s’y sont brisés les dents, mais Matt Remick, il en a 32 de dents, alors il a de la marge pour cette belle croisade.

Toutefois, entre les exigences d’un grand-manitou véreux et totalement cramé, les aléas des tournages, les caprices de stars ou les fantaisies ridicules des cinéastes, compliqué de mener sa barque à bon port dans cette brume d’emmerdes. Et cette anarchie, cette cadence, elle est magnifiquement traduite par une mise en scène qui laisse la place aux plans séquence ainsi qu’à des dialogues qui s’enchainent à la vitesse de l’éclair. Je voudrais chaleureusement remercier à Apple TV de laisser ce genre de projet voir le jour (bien qu’on soit pas dupe sur l’avenir de cette démarche).

The Last of Us
7.4

The Last of Us (2023)

59 min. Date de première diffusion : 16 janvier 2023 (France). 2 saisons. Drame, Aventure, Épouvante-horreur

Série HBO

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

28/05/2025 (saison 2)

Ça fait mal. Mais c’est toujours le cas quand on adapte un jeu culte : les fans grincent des dents, peu importe le support. Je n’ai pas encore vu Fallout pour juger si la malédiction tient toujours, même entre les mains des créateurs de Westworld, mais ici... oui, c’est joli, Pedro Pascal est toujours impeccable, et pourtant : à quoi bon ?

Je parle bien de la saison 2, parce que la 1 avait au moins le mérite d’oser : développer le champignon, les infectés, élargir un peu l’univers. Là, malgré la richesse du matériau de base, tout est survolé. On avance juste pour avancer, quitte à se péter les dents sur le trottoir. Et le showrunner va jusqu’à flinguer le plus grand twist du jeu dès le premier épisode, comme si les spectateurs étaient trop cons ou trop impatients pour suivre le même chemin émotionnel que les joueurs. Un vrai aveu d’échec vis-à-vis de l’intelligence du public.

Et Ellie, parlons-en : Bella Ramsey incarnait une ado de 13 ans crédible dans la saison 1. Ici, on peine à croire à sa maturité. Elle devient surtout une casse-pied qui fout tout le monde en danger. On perd la rage, la colère, la frustration viscérale qu’on ressentait dans le jeu. Pire, certaines séquences sont adoucies, rendant Ellie presque compatissante, ce qui trahit complètement le propos : une vengeance qui se mort la queue et qui détruit de l’intérieur.

Bref, je ne pense pas rempiler pour la saison 3. Si j’ai envie de vraies sensations, je reprendrai ma manette. HBO, c’est rare, mais là, vous vous êtes plantés.

Loki
6.9

Loki (2021)

48 min. Date de première diffusion : 9 juin 2021 (France). 2 saisons. Aventure, Fantastique, Science-fiction

Série Disney+

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

29/05/2025 (découverte)

Pendant que ma dulcinée arpentait Cannes pour le boulot, je me suis calfeutré sous ma couette et lancé un marathon MCU. Un mois entier sous le signe du meilleur comme du pire. J’avais décroché après la phase 4 et il me manquait pas mal de morceaux, alors je me suis offert une piqûre de rappel en vue du prochain 4 Fantastiques. Malgré les bousins, ça a eu au moins le mérite de faire défiler mon mois de mai à toute allure.

Dans la foulée, j’ai enchaîné avec Loki. Comme beaucoup, j’adore le personnage et j’étais curieux de rencontrer la TVA, cet organisme de l’ombre qui tient les lignes temporelles en laisse. Et franchement : belle découverte. La saison 1, surtout son final, réserve de vrais beaux moments. Le design rétro-futuriste façon pub des années 50 réimaginée en 2075 est un régal. Le duo Owen Wilson / Tom Hiddleston fonctionne comme un charme. Et la saison 2 introduit un « Celui qui demeure » (alias Kang) qui, avec son conseil de variantes, évoque directement le Conseil des Rick dans Rick & Morty - et enrichit pas mal la mythologie Marvel.

Au final, une jolie surprise de la maison Disney, qui, on le sait, peine souvent à trouver sa patte sérielle dans le MCU.

Love
6.5

Love (2016)

30 min. Date de première diffusion : 19 février 2016 (France). 2 saisons. Comédie, Drame

Série Netflix

OuaZz a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

31/05/2025 (découverte)

Nouvelle co-création Appatow qui est apparue sur mon rebord de table par hasard, j’ai tout de suite voulu gouter ce plat. En général, tout ce qu’enfourne ce mec est plutôt de la bonne boulangerie, du style muffin bien fourré et généreux. Bingo ! Love a été mon petit dessert pendant quasiment plus d’un mois avec ma copine. Le rendez-vous du soir après une journée de boulot harassante pour elle et une plutôt frustrante de gratte plume pour moi.

A chaque épisode, je ne pouvais m’empêcher d’admirer et jalouser le talent de ses créateurs. Comment arrivaient-ils avec autant d’acuité et d’authenticité à m’offrir une relation de couple aussi véridique et passionnante alors qu’on parle juste du quotidien, aussi banal et monotone qu’il peut l’être. Les dialogues qui s’allongent en marchant sur les trottoirs de Los Angeles jusqu’à franchir les portes d’un studio en plein tournage d’un ersatz de Buffy, passionnant !

Nos deux héros squattent à merveille leur rôle. D’un côté du ring : Gus, le gaffeur à la répartie caustique qui rêve de devenir scénariste à Hollywood b ; et de l’autre côté on a Mickey, la dépressive à la langue bien pendue, le cliché de la fille un peu paumée et underground qui voudrait que sa vie change mais qui est bloqué dans ses mécanismes toxiques. Bref, le tango parfait pour se la jouer la Capoeira durant plus de 3 saisons avec un mécanisme tout simple : réussiront-ils à s’avouer qu’ils s’aiment et sont fait l’un pour l’autre et, spoiler , lorsque tout ceci se produit, réussiront-ils à ne pas se détester pour leurs défauts ?

Une série qui a du panache, un couple trop mignon mais qui souffre par moment de sa propre logique de non-intrigue. On peut sentir par moment le temps défiler, surtout durant la seconde saison qui souffre à relancer la machine après une première plutôt impeccable. Si vous aimez les comédies romantiques dépoussiérées, je ne peux que chaleureusement vous la recommander.

The Wizards of Aus
7.1

The Wizards of Aus (2016)

13 min. Date de première diffusion : 19 janvier 2016 (Australie). Comédie, Fantasy

Série SBS

Annotation :

13/06/2025 (découverte)

Création indépendante australienne. Je m’attendais à découvrir le nouveau Peter Jackson. En effet, les deux possèdent le même attrait pour les effets spéciaux, car au vu des épisodes documentaire sur YouTube, on peut remarquer que le créateur s’est pas mal fait chier pour donner chair (numériquement) à ses folies. Le problème tourne plutôt autour de l’incarnation un peu mollassonne, voire presque mauvaise par instant.

Il y a aussi la narration qui patine et ne raconte pas grand-chose malgré un postulat de départ flamboyant : l’histoire d’un magicien qui décide de se barrer de sa contrée magique pour rejoindre Los Angeles et mener une vie plus calme. Sauf qu’il se fait suivre par son némésis qui lui fout la misère à longueur de journée ; d’autant plus que la magie est très mal vue par les habitants de cette petite planète bleue. Une première œuvre prometteuse. Hâte de voir son premier film qui sortira bientôt dans nos salles : Together avec Alison Brie (je t’aime !)

The Rehearsal
8

The Rehearsal (2022)

29 min. Date de première diffusion : 1 novembre 2024 (France). 2 saisons. Comédie

Série HBO

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

24/06/2025 (découverte)

Celle-là, compliqué de passer à côté. Depuis qu’elle est sortie sur HBO, tout le monde ne fait que jaser à son sujet. Tant est si bien que je me suis senti obligé de m’y lancer. D’autant plus que j’avais déjà essayé quelques épisodes de Nathan for You, qui m’avait agréablement surpris mais pas assez pour poursuivre la quête.

Retour à la case départ avec The Rehearsal. J’ai un peu poussé ma copine à me suivre pour lancer les dés et la jouer à deux cette partie. Résultat : une première saison totalement singulière avec une première moitié vraiment prenante, puis une seconde moitié vertigineuse dans sa mise en abime mais qui nous perd un peu par son côté méta sans concession. On a du mal à raccrocher nos émotions au premier segment et on laisse notre attention sur le bas-côté.

En ce qui concerne la seconde saison, en revanche, Nathan Fielder a appris de ses erreurs. C’est tout simplement génial. Plus de ventre mou, une intrigue qui tient la route et qui ne nous lâche jamais la main. Du début à la fin, on est captivé par la folie que prend la tournure des événements. Surtout quand on voit vers où ça va. La remise en question permanente du point de vue ainsi que l’entropie narrative de Fielder est assez délicieuse.

Pour être quelqu’un qui réfléchit souvent à mes propres réflexions et qui vit avec des circonvolutions que j’essaie de réfréner h24, je comprends totalement la folie de ce mec. C’est vrai que si je pouvais m’allouer les service de HBO pour construire mon propre aéroport et mettre en scène ma propre introspection dans un jeu de poupée Russe, je considérerai l’offre.

La mise en scène de soi peut faire des ravages. A l'air des réseaux sociaux, Nathan, à l'instar de Bo Burnham a complètement saisi l'essence du truc. Il décide de lever la barre d'un cran pour nous offrir un divertissement totalement démesurée mais en parfait adéquation avec son époque / notre génération et ce nouveau mécanisme de narration centrée sur le "moi".

Peacemaker
7

Peacemaker (2022)

46 min. Date de première diffusion : 30 décembre 2022 (France). 2 saisons. Action, Aventure, Comédie

Série HBO Max, Prime Video

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

16/07/2025 (saison 1)

Clap de fin pour Peacemaker, même si je suis persuadé qu’on le reverra d’ici quelques temps dans le DCU. James Gunn semble bien trop accroché au personnage pour le laisser disparaître – ce que la conclusion laisse évidemment envisager.

Bref, une charmante petite aventure qui manquait hélas par moment de véritable tension dramatique ou d’arches de personnages plus développées, voire de mouvement de saison plus charpenté. Il n'en demeure pas moins que le fun était au rendez-vous : scènes de combats musclées et pléthore de musiques balancé tout au long de ces 16 épisodes. Ma playlist le remercie dans l'oreillette.

Pas facile en tout cas de se démarquer lorsqu’on veut faire du super-héros aujourd’hui, or la série réussit à trouver son ton et nous témoigner du réel talent de John Cena. Après le catch, il aura su rebondir sur le ring d’Hollywood.

Maintenant, j’attends avec impatience la série Green Lantern qui arrive en début d’année prochaine et qui sera chapeauté par non moins que deux ceintures poids lourd du scénario : Damon Lindelof & Tom King, dont l’adaptation de son comics Supergirl ne devrait plus tarder à débarquer sur nos écrans. Que j’ai hâte de chez hâte, bordel ! Cette collaboration s’annonce folle.

J’adore la direction que prend le DCU sous la houlette de Gunn. Il sait s’entourer de gens talentueux et aussi passionné que lui. Et même si son Peacemaker n’était pas toujours flamboyant et manquait par moment de singularité (surtout en ce qui concerne le recyclage du multivers et cette dimension nazi balayée sous le tapis), c’est fait avec sincérité et beaucoup de cœur. Et dans une industrie aussi cynique, c’est déjà beaucoup, je vous assure.

Creature Commandos
6.9

Creature Commandos (2024)

25 min. Date de première diffusion : 5 décembre 2024 (France). 1 saison. Animation, Action, Drame

Dessin animé (cartoons) HBO Max

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

20/07/2025 (découverte)

Après son Superman lumineux que j’ai dû retourner voir plus de 3 fois pour vraiment m’assurer qu’une telle œuvre pouvait véritablement exister, je suis devenu un fan de James Gunn. J’avais commencé cette série quand elle était sortie à l’époque mais qu’elle n’était pas encore canon au nouveau DCU.

Et au vu de nouveaux plan du grand manitou, j’ai vite décidé de rectifier le tir. Et grand bien m’en fasse. Alors oui, c’est un peu mou et éculé, mais ça fait le taff. On va pas cracher sur un série de super-héros incarné et qui déjoue sympathiquement nos attentes, hein Marvel ? Plutôt pressé de voir ce que nous réserve sa saison 2.

Sandman
6.6

Sandman (2022)

The Sandman

46 min. Date de première diffusion : 5 août 2022 (France). 2 saisons. Fantastique, Drame

Série Netflix

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

28/07/2025 (saison 1)

Je voue un culte à l’œuvre de Gaiman. Sandman a littéralement changé ma vie - il a bouleversé ma vision des histoires et du rôle même du conteur. Il y a chez cet auteur une érudition rare (je laisse de côté ici ses déboires judiciaires, ça appartient aux tribunaux et aux vautours). Restons concentrés sur l’essentiel : son œuvre.

Mélange de magie, de folklore, d’horreur et de philosophie, Sandman est l’incantation d’un génie protéiforme. Gaiman s’inspire, certes - notamment du Swamp Thing d’Alan Moore -, mais il transcende ses influences pour inventer un monde à la fois pop et mythologique, où les arts nobles et populaires se roulent des gros patins.

Suivre Morphée, c’est plonger dans le royaume des songes tout en ayant la chance de pouvoir garder les yeux ouverts. De quelle étoffe sont faits nos rêves ? De quoi sont-ils tissés, et comment nous façonnent-ils ? Chez Gaiman, les dieux se croisent, les anges flânent, et les sept Infinis veillent sur le bon déroulement du cosmos. Il y est question de fraternité, de peur, de changement, de pardon, d’héritage. Bref, d’humanité.

La richesse de cette saga, c’est sa démesure. On peut passer de l’Enfer de Lucifer, qui décide de prendre sa retraite, à un café londonien où un mage chasse les démons entre deux verres, avant d’atterrir dans le rêve d’un enfant persuadé d’être un super-héros. Gaiman saute d’un genre à l’autre avec une grâce vertigineuse.

Évidemment, la série Netflix vaut le détour si vous craignez les 1500 pages du chef-d’œuvre papier. Mais je vous conjure : après la saison 1, courez acheter le tome 2. Le rêve continue, et il serait dommage de vous réveiller maintenant.

Rick et Morty
8.2

Rick et Morty (2013)

Rick and Morty

23 min. Date de première diffusion : 9 octobre 2015 (France). 9 saisons. Animation, Aventure, Comédie

Dessin animé (cartoons) Adult Swim

OuaZz a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

03/08/2025 (Saison 8)

Qu’est-ce qui n’a pas déjà été dit sur cette série qui a frappé un grand coup dans la culture populaire dès sa première année d’existence ? Depuis presque dix ans, Rick & Morty s’est forgé une réputation aussi solide que celle des Simpson, qui, eux, trônent depuis plus de trente ans. Pas une mince affaire, mais Justin Roiland et Dan Harmon ont réussi à trouver la recette de la potion magique.

Sous couvert de débilité intergalactique, la série est un feu d’artifice de références, une avalanche de pastiches, un jeu d’hommages permanent - une véritable lettre d’amour au cinéma populaire qui sent bon le burger et la sci-fi déglinguée.

Je ne vais pas m’attarder sur l’aspect philosophique, mais disons-le : rarement le cosmicisme de Lovecraft n’aura été aussi bien mis en images. J’adore la façon dont Rick & Morty bouscule notre sens moral, envoie valser les baloches de nos petites certitudes et explose la frontière entre le bien et le mal pour l'éparpiller façon puzzle. L’irrévérence et l’insolence y sont élevées au rang d’art.

Dan Harmon, fidèle à lui-même, est grandiose. Les trois premières saisons sont légendaires. Après le départ de Roiland, la série trouve un rythme de croisière : quelques épisodes parviennent à retrouver le pic d’excellence du début, mais on sent un ton plus apaisé. Et c’est pas grave. Elle reste cool, même si un peu moins fraîche. Disons que, même si le Coca reste meilleur, un petit Pepsi de temps en temps, ça fait du bien.

Je pourrais en parler pendant des heures : de la façon dont cette série m’a fait découvrir le theory-crafting sur Reddit, de comment elle m’a donné envie d’écrire à mon tour ; de toutes ces nuits passées à revoir les épisodes en boucle pour décortiquer la structure d’une histoire ; de ces recherches frénétiques pour comprendre une référence avant de relancer la série armé de ce nouveau savoir ; ou encore de ces mercredis à minuit, à guetter la sortie du dernier épisode sur mes sites de streaming.

Bref, Rick & Morty a marqué ma vie à l’encre indélébile. Et j’aime profondément Dan Harmon, sa folie à la H2G2 et sa fantaisie débilement lucide et profonde.

Dead Boy Detectives
6.5

Dead Boy Detectives (2024)

56 min. Date de première diffusion : 25 avril 2024 (France). 1 saison. Aventure, Drame, Fantastique

Série Netflix

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

02/09/2025 (découverte)

S’agrafant à l’univers de Sandman, il m’était compliqué, pour ne pas dire impossible, de passer à côté. Je n’avais pas lu le comics mais je savais qu’il s’agissait d’une extension à l’arche de l’intégral 2 où on rencontre deux étudiants dans un internat qui vont découvrir qu’ils sont des fantômes et décider de foutre le camp de cet enfer en fuyant la Mort pour partir découvrir le monde.

Ainsi, nos 2 petits Sherlock en herbe se sont mis dans le crâne d’élucider des affaires liées aux fantômes. Il faut dire que la prémisse est déjà succulente pour peu que vous aimiez les histoires de fantômes ou le fantastique avec un soupçon de gothique. Traverser la Vallée de l’Ombre ne vous a jamais terrifié parce qu’aux côtés des films ou des séries vous ne craigniez aucun mal ? Cette série est faite pour vous.

Le plus agaçant lorsqu’on la commence, cela dit, c’est le casting assez « Netflix teenage », je me comprends. De plus, une fois qu’on a enfin commencé à apprécier nos deux larrons, on apprend que la série ne sera pas reconduite pour une seconde saison… Vous avez fini de faire du yo-yo avec mes nerfs ? C’est foutrement désopilant parce que la série avait tout de la parfaite petite histoire macabre du soir qu’on se régale de goutter une lichette avant d’aller rejoindre le royaume du songe dans les bras de vous savez qui et dont la sœur est à la poursuite, ainsi que tout une bureaucratie, de nos deux héros.

Bref, une série joliment macabre, qui n’a pas lésiné sur le budget en s’allouant une DA infernale avec une lumière néon qui frôle le style Bryan Fuller – lui aussi au commande d’une série de Gaiman. Un bon cru qui aurait mérité plus de développement ainsi que des arches de personnages une pointe moins archétypale.

L’autre problème, au-delà du format 1 épisode une enquête, c’est l’antagoniste (la sorcière). Il est vraiment frustrant de bâtir des personnages aussi creux et unidimensionnel en big 2024. Faites un effort les mecs. Même si bon, au vu de l’annulation, ce n’est pas le morceau le plus grave du procès. J’ai quand même passé d'agréables moments dans le prolongement d’un univers dont je suis complètement gaga.

Mercredi
6.3

Mercredi (2022)

Wednesday

59 min. Date de première diffusion : 23 novembre 2022 (France). 2 saisons. Comédie, Aventure, Fantastique

Série Netflix

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

05/09/2025 (saison 2)

La famille Adams n’a jamais fait partie de mon enfance. J’avais beau apprécié comme un fou les films de Tim Burton ou l’univers de Gaiman, cette famille est toujours restée dans mon angle mort. Du coup, j’ai lancé la série sans préjugés ni attentes. A vrai dire, le fait que Burton chapote le projet a un peu aidé. A mes yeux, c’était même logique.

J’ai rattrapé les films durant le visionnage de la seconde saison et je dois avouer que j’ai plutôt adoré. La mise en scène de Barry Sonnenfeld est toonesque comme je l’aime. J’ai retrouvé l’entrain des Men in Black à la sauce gothique. Les gags fusent, c’es tapageur et sa dynamise toute logique de bon sens, un peu à la manière des films de Joe Dante.

Mais pour revenir sur la série, il faut avouer que la DA est plutôt fade. Essayez de retrouver la magie des Harry Potter est faiblard. Ça pue les CGI de partout et la maestria de Burton s’est complètement fait ravaler mais a oublié l’étape de digestion pour nous chier des créatures on ne peut plus fade.

Cela dit, j’ai un faible pour les whodunit, sûrement ma passion pour les parties de Cluedo au CDI du collège. Jenna Ortega campe une Mercredi solide bien que trop monolithique à mon goût, ce qui, dans sa radicalité, empêche tout fluctuation ou mouvement qui pourrait nous faire croire à un changement quelconque. La répartie cinglante et décapante du personnage reste le gros point fort de la série.

Malgré la trame de fond, on reste sur une série qui a tout du semi-feuilletonnant sans grand évolution de personnage. En 2022, et sur une durée de moins de 10 épisodes, ça commence à être un peu dépassé et ennuyant. J’avoue que si la saison 3 reste établie dans le lycée, ça va être compliqué de faire fi de l’aspect chien qui court après sa queue.

Doctor Who
7.7

Doctor Who (2005)

45 min. Date de première diffusion : 5 novembre 2005 (France). 13 saisons. Aventure, Drame, Science-fiction

Série BBC One

OuaZz a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

15/09/2025 (découverte)

Mythique. Et c’est bien là le problème : aucun mot, aucune phrase ne pourrait retranscrire ne serait-ce qu’un millième du vertige, de l’émerveillement et de la magie que cette série m’a fait vivre. C’est simple, cette série est ce que j’ai vu de mieux à la télé. Elle a retourné mon âme comme une crêpe, m’a gonflé le cœur comme une pâte à pain et a transformé mon cerveau en meringue. Les histoires se mêlent à la démesure et l’intime, et l’intime se mêle à son tour au fabuleux.

S’il est inévitable de croire en quelque chose, moi, je crois en cette série. J’aurai encore une foultitude de chose à dire sur cette merveille du petit écran, qui, évidemment, semble plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur : son caractère lumineux, joyeux, qui prône la tolérance et la curiosité. Docteur Who est une histoire qui parle du pouvoir des mots, de la puissance fédératrice, réconfortante et nécessaire des histoires. Il existe une poésie contemporaine bienvenue dans cette série. Elle nous apprend à décaler notre regard et voir le caractère féerique et insoupçonné des objets / personnes qui nous entourent.

Et puis, bien sûr, il y a la musique. La partition magistrale de Murray Gold, majestueuse, qui m’a tenu la main pendant des mois - sur ma télé comme dans mes écouteurs - et que je n’ai jamais réussi à lâcher. Si la série est plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur, donc, comme son TARDIS, alors croyez-moi : elle grandit aussi ceux qui la regardent.

Community
7.6

Community (2009)

25 min. Date de première diffusion : 13 décembre 2012 (France). 6 saisons. Comédie

Série NBC, Yahoo! Screen

OuaZz a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

24/09/2025 (revu)

Mettez tous votre doigt sur votre bouche et écoutez-moi : le plus essentiel c’est d’avoir une main pour tenir les choses, ne pas les laisser s’échapper. Et cette série nous le rappelle en permanence. Derrière son humour geek et ses joutes verbales délicieux, derrière l’arrogance de Jeffrey, la minauderie d’Annie, les gaffes de Britta, la naïveté de Troy, la boomerie de Pierce, la colère froide de Shirley et l’invasion métafictionnel d’Abed, cette série parle… de communauté. Pas la peine de me remercier, c’est cadeau. De sa force et de sa résilience. Tout seul, on n’est rien. C’est ce que Jeffrey (alter-ego de son showrunner qui va se dépêtrer de son arrogance et sa vanité) va apprendre tout au long de ces six saisons.

Au sujet de la série, j’avais lu un article que je me permets de citer car, au fond, je pense qu’il touche à ce que Community raconte vraiment : « La série nous propose de réaliser à quel point certains des problèmes dans nos vies sont causés, au moins en partie, par notre internalisation des médias que nous consommons. ET de réaliser que les médias vont continuer de nous alimenter ce genre de choses parce qu'ils pensent que c'est tout ce dont nous sommes capables. Mais comme le groupe d'étude, nous sommes en réalité plus intelligents que la télévision ne le pense. En conséquence, Community est en mesure de remettre en question à la fois les hypothèses du public et les tropes recyclés des médias. Et ce faisant, cela pourrait nous rendre un peu plus engagés et conscients de manière critique. »

Mais au-delà de toute analyse, je pense sincèrement avoir trouvé ma comfort-série. Il me suffit de lancer un épisode pour voir mes problèmes se désintégrer, être jetés dans la dimension d'Evil Abed.

Alien: Earth
5.3

Alien: Earth (2025)

1 h 04 min. Date de première diffusion : 13 août 2025 (France). 1 saison. Épouvante-horreur, Science-fiction, Drame

Série FX, Disney+

OuaZz a mis 5/10.

Annotation :

27/09/2025 (découverte)

Voilà, le calvaire est enfin terminé. J’admets sans souci avoir pris du plaisir devant les quatre premiers épisodes : ça posait des bases intrigantes, des relations à développer, des promesses qui faisaient saliver comme un xénomorphe. Mais passé ce cap, tout s’écroule : le reste s’avère creux, navrant, et totalement incapable de délivrer ne serait-ce qu’un semblant de satisfaction.

Le génie de Noah Hawley (Fargo, Legion) ? Invisible. Et je pèse mes mots : les trois derniers épisodes sont probablement ce que j’ai vu de pire cette année. Narration linéaire, plate comme une crêpe, personnages fadasses et prévisibles (à l’exception de Timothy Olyphant qui s’en sort par miracle) difficile de ne pas décrocher. Boy Kavalier, lui, décroche la médaille de l’orgasme narratif le plus insipide : un ersatz raté de l’arc Hopkins dans Westworld, un pseudo-génie façon L de Death Note, mais qui n’est au fond qu’un petit con dont le cerveau prétendument « grand comme une planète » ressemble surtout à une cacahuète desséchée par son orgueil mal narré.

Tout respire l’arrogance. On repart d’un postulat qui balaie presque tout le passé de la saga, ce qui aurait pu nourrir la curiosité et les attentes. Résultat : un pet foireux. Entre les discours pseudo-philosophiques bassinés par les adultes et une ribambelle de gamins insupportables auxquels on n’éprouve aucune attache, Alien Earth se hisse sans mal en haut du podium des pires séries de l’année. Un résultat inversement proportionnel à toute la hype que j'y avais placé. C'était comme viser la Lune avec un lance pierre, aussi.

Dommage... mais au moins, c’est fini.

Empathie
7.9

Empathie (2025)

43 min. Date de première diffusion : 1 septembre 2025 (France). Drame

Série Canal+

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

12/10/2025 (découverte)

Canal nous régale en allant chercher chez nos cousins du Québec une autrice / actrice de grand talent. Penchant du côté de la chronique, la série nous dépeint le portrait de Suzanne Bien-aimé, une psychiatre qui vient de vivre un drame (pas de spoil) et qui va changer la vie de pas mal de patients et des employés de l’institut psychiatrique dans lequel elle est mutée grâce à des méthodes qui sont à des années lumières des clichés habituels. Ici, on prône l’écoute et l’altruisme. Évidemment, le titre y fait écho, il sera aussi question d’empathie, de ce qui nous unit et nous taraude en silence. Suzanne agit comme un catalyseur, parabole et émetteur, un vrai couteau Suisse de l’entraide.

Ça fait plaisir de voir un personnage féminin aussi bien écrit, qui a du mordant et une incisive répartie. La tonalité qui vogue avec la comédie légère et des vrais moments de poésie (qui rappelleront quelques moments d’Euphoria) est une vraie plus value pour l’écriture et la propre empathie qu’on peut ressentir tout au long de ces 10 épisodes qui, soyons honnêtes, se font un chouïa ressentir par moment. La série aurait gagné à être réduite d’au moins un épisode pour muscler son rythme. Je déteste cette phrase pré-faite à la con mais il faut avouer qu’elle s’y prête parfaitement ici : "la série a les défauts de ses qualités".

Thomas Ngijol y est excellent, tout en sobriété et justesse - une vraie surprise dans la trajectoire qu’il dessine cette dernière année, et qui laisse espérer le meilleur pour la suite. Mention spéciale à tout le casting de l’institut, criant de vérité, habité, d’une sensibilité rare. Et quelle belle idée - même si un peu sous-exploitée - que ce cortège de ballerines noires pour symboliser la mort : à la fois lyrique et glaçant. De même que ces nombreuses séquences clipesques avec une playlist qui sonne toujours impeccable (bien qu'à la manière d'Arcane saison 2, deviennent un mimic s'épuisant par instant).

Empathie fourmille d’idées, de dialogues justes, de personnages profondément écrits, chacun avec un véritable arc narratif. Et vu la fin de cette première saison, une saison 2 semble inévitable. On a hâte de retrouver Suzanne… ou tout simplement de suivre la plume inspirée de Florence Longpré, qui confirme que le Québec traverse une riche période créative.

Chainsaw Man
7.7

Chainsaw Man (2022)

30 min. Date de première diffusion : 11 octobre 2022 (France). 1 saison. Action, Animation, Shōnen

Anime (mangas) TV Tokyo

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

22/10/2025 (découverte)

Fan d’animés étant ado, j’ai un peu abandonné le navire en route pour aller voguer sur d’autres mers, à la recherche d’autres trésors. Du coup, la reprise est toujours plus ou moins dur. J'avais déjà été curieux de Jujutsu Kaisen y’a deux ans, maintenant mon dévolu se porte sur Chainsaw Man.

Et pourtant, c’est pas faute d’avoir un ami qui m’a rabâché pendant plus d’un an de la mater tellement elle était cool. Mais ce qui m’a vraiment motivié, finalement, c’est la sortie en salle du film. Déjà que je suis passé à côté du final de l’Attaque des Titans, je voulais pas rater un autre potentiel chef-d'œuvre. Et puis, le métro étant ce qu’il est, je préfère la compagnie d’un p’tit épisode de 25mn plein d’adrénaline que jouer à savoir qui m’épie discrètement du regard.

Résultat, je me suis bouffé la moitié en un dimanche après-midi, puis le reste sur la route du boulot. Qu’est-ce que j’en ai pensé, me demanderez-vous, lecteur imaginaire ? Eh bien, c’était loooong. Faut vraiment attendre plus de 7 épisodes et l’attaque coordonnée (ceux qui savent, savent) pour plonger pleinement dans la folie de l’animé. Sinon, avant cette déviation, c’est totalement plat pour peu qu’on est vu quelques shonen avant.

Ok, le héros vient un peu mouliner les poncifs du genre, mais c’est pas comme si surppimer la noble cause du héros et la remplacer par “palper des seins” était non plus une révolution en la matière. Oui, il y a un petit côté méta, or quand on m’avait parlé de cet auteur comme du nouveau géni du shônen, j’avoue que je m’attendais à quelque chose de plus foudroyant ou révolutionnaire.

Évidemment, les personnages sont cools et badasses, c’est la règle de base, mais sinon, la narration : mec spécial qui affronte monstres randoms, j’ai un peu pris mon mal en patience. N'empêche, ça reste un bon animé qui m’a bien diverti durant ma longue course dans les tréfonds des dédales parisien.

Lazarus
6.3

Lazarus (2025)

Lazaro

25 min. Date de première diffusion : 6 avril 2025 (France). 1 saison. Science-fiction, Thriller, Animation

Anime (mangas) Adult Swim, HBO Max

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

28/10/2025 (découverte)

Faut croire qu'avoir eu 26 ans m'a donné des envies de me replonger dans mon adolescence en enchainant les animés. J'avais été très déçu par le début de Chainsaw Man, mais ici, on peut se mettre d'accord sur le fait que c'est un peu mollasson tout du long. De même que le scénario un peu bâclé et très linéaire qui peine à trouver des sommets de tension. En revanche, Watanabe est toujours aussi génial pour poser des ambiances, designer des décors ou mettre en scène des combats. L'élasticité de l'animation est vraiment plaisante, bien qu'on soit loin de la maestria d'un Cowboy Bepop.

Du reste, ça fait plaisir de se lancer dans une aventure à échelle mondiale, passer par quatre chemins, transiter de pays en pays pour des petites escales d'animation chaleureuses. Je trouve qu'on manque un peu d'aventure ces dernières temps au cinéma. Faudrait songer à refaire du stock dans la buanderie. Perso, je suis en carence de récits à la Indiana Jones ou Benjamin Gates (et me parlait pas de l'adaptation d'Uncharted, par pitié). Heureusement que février avait eu le droit à Common Side Effect pour remplir ma jauge d'adrénaline.

En tout cas, pour cette fin d'année 2025, je pense que je vais continuer mon épopée animation. Ça a le don de me mettre en joie cette frénésie de couleurs et turbulence pop.

Dandadan
7.6

Dandadan (2024)

Dan Da Dan

25 min. Date de première diffusion : 3 octobre 2024 (France). 1 saison. Animation, Fantasy, Science-fiction

Anime (mangas) MBS

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

30/10/2025 (découverte)

J'arrive après le déluge pour ramasser les miettes. Faut avouer que le petit protégé de Fujimoto n'est pas la moitié d'un manchot. On retrouve ce ton un peu déjanté avec des héros aux quêtes totalement absurdes, petit pied de nez aux shonen contemporain qui fait plaisir. Une tartine généreusement beurrée en marmelade. Cela dit, j'ai beau adoré cette fulgurance de couleurs et cette nervosité dans les combats, le style narratif du genre peine parfois à me convaincre. Je suis hélas plus habitué à la narration occidentale. Et ce n'est pas qu'une question d'enjeu, mais aussi de rythme, de caractérisation, d'un manque d'antagoniste majeur et d'amplitude sur les arches de saison. Les blagues ecchi qui tâchent, c'est drôle 5mn mais ça fait pas tenir debout tout un épisode. Malgré l'efficacité de 12 épisodes, y'a beaucoup de gras.

Là où des séries comme Bebop ou L'Attaque des titans me faisaient prendre un pied monstre en ciselant leurs intrigues aux cordeaux avec des cliffs de zinzins ; ici, passé la découverte / émoi des premiers épisodes, je m'essouffle devant la redondance des obstacles et le manque de différents points de vue. On reste focus sur un unqiue protagoniste (deux pour ce cas précis, néanmoins ils sont toujours collés ensemble, donc bon). Après j'avoue que ce parti pris est plutôt revigorant : voir 2 héros se dépatouiller en se prêtant main forte tout au long d'une série, ne pouvant exister séparément, c'est plutôt chouette. Mais ça manque d'un je ne sais quoi pour pleinement me convaincre et faire vibrer, à défaut de ma poitrine, mon hyperthymie.

Mob Psycho 100
8.1

Mob Psycho 100 (2016)

25 min. Date de première diffusion : 12 juillet 2016 (Japon). 1 saison. Animation, Fantastique, Comédie

Anime (mangas) Tokyo MX

OuaZz a mis 8/10 et a écrit une critique.

Annotation :

06/11/2025 (découverte)

En introduisant un personnage principal, appelons-le héros faute d’autres termes, surpuissant, bien au-dessus de la marge d’ennemis qui nous seront présentés puis gentiment décimés par Mob, notre susnommé héros, l'auteur ONE prend à revers les codes des mangas surnaturels traditionnels, un peu comme il l’avait déjà esquissé avec One Punch Man et sa parodie des mangas neketsu.

Il n’y a qu’à présenter le “sensei” de Mob, un simple charlatan se servant de sa force pour exorciser des démons du dimanche et faire prospérer son petit business. Une œuvre à double-tranchant : drôlement anecdotique, fondamentalement profond. On y suit les aventures d’un jeune lycéen qui ne veut pas utiliser ses pouvoirs de médiums (sauf cas extrêmes) afin d’exister pleinement sans eux. Il a beau être le plus puissant, il ne sait faire preuve d’empathie et est incapable de rire ou de paraître normal, donc sortir avec une fille ou suivre le mouvement. Son super pouvoir est donc vu comme un handicap, à l’inverse du shonen classique.

Chaque personnage secondaire existe par eux-mêmes, savent se montrer charismatique, mais ne servent finalement qu’à une seule chose : nous présenter un point de vue sur Mob. Ils sont des variations sur un même thème : la jalousie à l’égard d’un être surpuissant (ou quête de toute puissance).

Dès lors, vu à travers les yeux de Mob, tous ces personnages semblent bien dérisoires, notamment grâce à des dialogues d’une crétinerie qui frôle le génie comique et satirique. Tout est proclamé avec une emphase délicieuse et une mise en scène outrancière mais néanmoins magnifique et intelligente. On reste dans le domaine de la parodie tout en, paradoxalement, respectant / magnifiant l’esthétique propre au genre. En faisant un petit virage de l’esprit, on pourrait presque rapprocher cette œuvre de celle d’Edgar Wright et sa trilogie Cornetto, ou encore même Scott Pilgrim.

OuaZz

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