Winston Smith en a un peu plein le cul de bouffer à la cantoche de son taf, où la bouffe fadasse et indigeste n'est pas sans rappeler le Menu Découverte du resto pour Bobos agueusiques de cette autruche humaine de Cyril Lignac.
Le voilà parti à la casbah pendant la pause-déjeuner pour écrire son journal intime et pourquoi pas se taper un petit cinq-contre-un peinardos devant une photo de Kim Kardishian. Mais foin de petite branlette tranquilou devant une quelconque nymphette à gros cul, c'est devant un grand con moustachu qui se fait appeler Big Brother qu'il va falloir calmer son priapisme Strauss-Khanien.


La vie n'est pas simple pour Winston, pas moyen de se polir le Chinois pépère dans son petit appart'. Une saloperie de machine diabolique nommée télécran permet de recevoir et de transmettre simultanément toutes les tentatives de tirage de nouilles et autres massages de valseuses pour l'envoyer direct à la police de la pensée; parce que ce vicelard de Big Brother is watching you.
Winston bosse pour le ministère de la vérité qui s'occupe des divertissements, de l’information, de l’éducation et des beaux-arts, et dont l’honnêteté et la probité ferait passer Jérôme Cahuzac pour un mec de Gauche.


En rédigeant son journal, bien planqué pour pas que l'autre moustache le chope, Winston se remémore un événement qui s'est passé le matin même.
Alors que l'exercice quotidien joliment nommé les Deux minutes de la Haine où Le Judéo-Judéen: Emmanuel Goldstein, membre de la communauté organisée, assassin du Christ à ses heures perdues et fond de commerce juteux du gros Dieudonné est désigné ennemi public numéro un de l'Angsoc (Socialisme Anglais) par les autorités belliqueuses d'Océania et Alain Soral, il fait la connaissance de Julia.
Julia, comme Christine Boutin, fait partie de la Ligue anti-sexe et devient par conséquent la pire ennemie de DSK.
Il la prend pour une espionne et lâche un peu l'affaire. Il fait aussi la connaissance d'O'Brien qu’il soupçonne d’appartenir à un réseau clandestin de conspirateurs.


Tandis qu'il tente d'écrire son journal, sa voisine Madame Parsons vient lui casser les couilles en lui demandant de bien vouloir déboucher son évier qui est sacrément encombré depuis que son mari a perdu de sa vigueur sexuelle.
Les mômes de Parsons en bonnes petites raclures élevés aux Anges de la Téléréalité chialent et forcent la daronne à les emmener voir les exécutions par pendaisons de prisonniers Eurasiens.
Vanné par la cruauté de ces gamins infernaux, Winston se jette au plumard et tente de se papouiller André le déluré mais cette saloperie de télécran veille au grain et Winston s'endort tout dur sur sa béquille de Solex.


Sept heures et quart, tel une saloperie de William Leymergie électronique, le télécran réveille d'un coup de sifflet le pauvre Winston qui venait juste de terminer sa carte de France sur ses jolies draps bleus.
C'est parti pour une plombe de gymnastique obligatoire où les jolies petits culs de Véronique et Davina sont remplacés par une grille métallique et la voix tristoune de David Pujadas.
Après le sport, direction le boulot au ministère de la Vérité où Winston tel le secrétaire de Feu Charles Pasqua rectifie et détruit stats, documents embarrassants et existences gênantes dans la plus grande légalité.


Midi. La cantoche. Lignac aux fourneaux, Brûlures des boyaux. La bouffe est infecte.
Winston croise son vieux pote Syme qui bosse à la rédaction du dictionnaire novlangue qui est une sorte de NRJ12 sur papier qui en diminuant le nombre de mots a pour but d’empêcher toute pensées originales, un peu comme si Nabilla t'expliquait la philosophie Platonicienne avec ses vingt mots de vocabulaire.
Winston poursuit son journal et repense à Catherine sa femme.
Morue insipide et conne comme un manche qui ferait passer une femme de footballeur pour Marie Curie, que le parti lui avait foutu dans le plumard et dont l'absence d'enfant, l'absence d'amour et l'absence d'érection avaient renvoyer chez ses parents par la peau du derche.


Les yeux rivés sur ce télécran estampillé BFM TV, Winston prend conscience de la supercherie et se dit que que ce David Pujadas qui jacte dans ce putain de télécran, au casque en cheveux impeccable, n'est qu'une ordure à la solde du gouvernement.


Un peu blasé Winston se casse promener ses idées noires dans les quartiers populaires de ce Londres grisâtre.
Il s'arrête chez un antiquaire pour chiner quelques objets anciens et oubliés: Un livre de François Bayrou, un DVD du spectacle de Titoff ou une photo de Nadine Morano qu'il met rapidement dans sa poche pour ses futures tentatives masturbatoires.
Au détour d'une ruelle, il se sent suivi, une fille aux cheveux noirs a les yeux braqués sur son petit cul depuis un petit moment.


Quelques jours plus tard au ministère de la vérité, il revoit cette jeune fille aux cheveux noirs, qui en passant près de lui, le bouscule en lui balançant sa grosse paire de nibards en pleine tronche et laisse tomber un papier griffonné avec "Je vous aime" inscrit dessus.
Winston est perplexe, contrairement à son slip qui a réagi au quart de tour en faisant un double tour sur lui-même et en craquant violemment ses élastiques.
Prenant gare à ce télécran omniprésent, il parvient à prendre rencart avec la petite, pour pourquoi pas tenter d'y filer une petite pétée entre deux infos à la con du Pujadas électronique.


Le voilà dans le train pour retrouver la belle Julia dans la campagne Anglaise.
Ils se cachent dans une clairière à l'abri des micros et commencent à se peloter comme de vulgaires ados acnéiques.
De retour à London City, c'est le bonheur dans le slip de Winston.
Son vieux calamar si souvent brimé par une femme acariâtre ou quelques prostiputes à chairs molles, se raidit à nouveau et semble toucher le ciel. Il est midi à l'horloge de son slip.
Ils discutent, rigolent et balisent un peu pour l'avenir qui sent beaucoup moins bon que le petit abricot tout lisse de la belle Julia.


Dirigé par son Charles le chauve, Winston prend des risques inconsidérés en louant une chambre au dessus de chez l'antiquaire. Nos deux tourtereaux passent leurs journées à se papouiller et à se renifler dans les coins en bouffant des mets destinés au gens supérieur du parti: Confiote, pain, café Senseo.
Julia se maquille, danse, s'assoit sur le visage de Winston, fait sa fofolle. La vie est belle pour ces deux là.
Le lendemain, Syme le pote de Winston, à l'image d'Evelyne Thomas, disparaît et semble n'avoir jamais existé. Le moment que Winston attend depuis des années vient enfin d’arriver : O’Brien s’adresse à lui et lui communique son adresse personnelle.


Voilà nos deux obsédés sexuels qui déboulent chez O'Brien.
L'appart de l'Irlandais est cossu et il peut même débrancher le David Pujadas électronique, cet odieux Big Brother qui n'arrête jamais de watching you.
Le gros pif de Winston ne se trompait pas, O'Brien fait bien parti d’une organisation secrète, la Fraternité. Ils veulent en être.
Raser la putain de moustache de Big Brother, ôter ce putain de casque en cheveux à l'autre machine à débiter des conneries de Pujadas.


La semaine de la haine débute.
Les alliances changent, l’Estasia est à présent l’ennemi juré, l’Eurasia devient un allié. Les affiches incitant à la haine contre l’Eurasia sont immédiatement changées.
Les bouquins d'histoire changent aussitôt également et passent sous silence les guerres et les défaites passées comme un vulgaire manuel scolaire Américain.
La première "mission" de ces nouveaux révolutionnaires est de lire le bouquin d'Emmanuel Goldstein. Le bouquin révèle l'odieuse vérité de cette saloperie de parti et de l'autre con de Big Brother : Tout ça, c'est du flan !
Juste une machine à faire fermer les gueules. De l'esclavage légalisé appelé joliment salariat. De fausse guerres entre états faisant régner peur et obéissance sur un peuple fatigué.
Une démocratie des plus classiques en quelque sorte.


Mais alors qu'ils se trouvaient dans leur baisodrome à se farfouiller les orifices, Le tableau de la chambre tombe, découvrant un télécran avec l'autre moustache dedans qui leur dit qu'ils sont fait comme des rats.
Cette roulure de brocanteur n'était pas ce bon Victor Lanoux et son estafette rouillée mais une saloperie de flic de cette immonde police de la pensée.
Nos amoureux se retrouvent enfermés au ministère de l'amour qui est à l'amour ce qu'une connasse de téléréalité en string est à l'érotisme, et se font humilier et torturer comme le premier rang d'un concert de Christophe Maé.
Enfermé dans une cellule sans fenêtres comme une salle d'attente de la banque Postale, sans eau, sans nourriture, la gueule en sang, il attend son dernier espoir: L'ami O'Brien.
Winston retrouve O’Brien mais à sa grande surprise, c’est en fait ce dernier qui est responsable de son arrestation.
Un enfoiré de traître de haut niveau qui aurait pu tranquillement être président de l'UMP.
Winston est torturé à coups de décharges électriques tandis qu'O'Brien à ses côtés se fait les ongles peinard en lui expliquant à coups de tartes dans la gueule qu'il a fait fausse route et que le David Pujadas à moustaches est son ami.


Après des jours et des jours de claques sur le museau et d'électrodes sur les testicouilles, on calme un peu l'ordonnance.
On en est pas encore aux bisous sur la bouche mais la petite beigne du matin est moins forte on dirait.
Winston a semble t-il capitulé, c'est ce que ce vieux pervers d'O'Brien va vérifier dans la célèbre salle 101 qui renferme le pire cauchemar de chacun.
Cette salle horrible qui a vu passer les pires cauchemars de tant de personnes: Thevenoud et ses fiches d'impositions, Borloo et les peignes, Ribéry et les dictionnaires .
C'est les rats que déteste Winston par dessus tout. Au moment où il est encerclé par les rats, Winston tel un vulgaire Sarkozy trahit Julia en demandant qu’elle prenne sa place.
Au vue de la bosse de son pantalon O’Brien semble enfin satisfait.


Winston a été relâché, il est devenu une épave qui passe sa vie au bistrot.
Il croise Julia mais plus rien ne se passe, son slip reste impassible et ses testiburnes ne tournent plus sur eux-même comme à la grand époque. Il attend une fin probable pour son joli petit cul.


L'Océania vient de remporter une victoire décisive sur ses ennemis leur explique Big Moustache.


C'est vrai qu'il est sympa ce pujadas quand même.


FIN


( Viendez réviser vos classiques et passez votre Bac les doigts dans le pif sur : http://www.senscritique.com/liste/La_Litterature_pour_les_nuls_ou_Les_classiques_racontes_par/354975 )

Ze_Big_Nowhere
8
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur et l'a ajouté à sa liste La Littérature pour les nuls ou Les classiques racontés par Tonton Ze Big ...

Le 12 juillet 2015

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20 commentaires

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steka
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Ze_Big_Nowhere
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1984

" 1984 " pour les nuls

Winston Smith en a un peu plein le cul de bouffer à la cantoche de son taf, où la bouffe fadasse et indigeste n'est pas sans rappeler le Menu Découverte du resto pour Bobos agueusiques de cette...

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il y a 7 ans

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4
1984

Critique de 1984 par Gwen21

Parfois, la volonté ne suffit pas... Je voulais lire 1984. Je voulais moi aussi accéder à l'impressionnant succès d'une oeuvre unanimement vénérée et ça y est, c'est fait. Ce fut douloureux mais, je...

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