Cartons par Nina in the rain
Lorsque le décès de Pascal Garnier a été annoncé, toute la maison s'est remplie de lamentations. Depuis que Fab avait offert au cher et tendre un exemplaire de la Théorie du Panda, nous étions tous les deux absolument accros à cette écriture acide et noire. Petit à petit une joyeuse bande de Zulma s'est incrustée à la lettre G de la bibliothèque et j'espérais bien qu'elle continue à s'allonger. Mais non. Il a fallu que cette chienne de vie nous l'enlève et nous laisse à la place les auteurs Harlequin...
Du coup, quand j'ai commencé ce roman posthume, j'avais déjà un peu une boule dans la gorge. Autant vous dire qu'au fur et à mesure de ma lecture, cette boule a grossi. Parce que franchement, celui-là, il est flippant. Pas flippant dans le sens ça fait peur mais flippant dans le sens ça donne des idées noires. C'est noir de chez noir, déprimant à souhait donc faut pas le lire dans une période où on est un peu fatigué mais, comme toujours, c'est ciselé comme un joyau et franchement ça se lit avec autant de plaisir que de larmichettes.
Ce texte posthume est une grande réussite. Il ne me reste plus qu'à lire Nul n'est à l'abri du succès et ensuite, je pleurerai un bon coup. Parce que franchement, Pascal Garnier, je le regrette.
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