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Le Complexe d’Eden Bellwether par HerveV1

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C 'est le premier roman de Benjamin Wood. jeune auteur Anglais né en 1981 dans le nord-ouest de l’Angleterre. Le complexe d'Eden Bellwether a obtenu le prix Fnac 2014.
Ce roman avec un soupçon machiavélique aborde le sujet de la frontière entre la folie et le génie à travers ce jeune garçon Eden Bellwether, amoureux transit de musique celle de Mattheson entre autre, de Descartes et ses théories, étudie au King's College... La trame de ce livre tourne autour d'un personnage principal Oscar, jeune homme de 19 ans travaillant dans une maison de retraite Cederbrook. Il sera le témoin de cette intrigue dramatique et acteur d'un amour pure avec Iris la sœur d'Eden
Benjamin Wood exécute sa partition avec brio, chaque notes éclairent un peu plus la tragédie qui sommeille dans cette histoire au centre d'un monde d'étudiant très fortunés perdu dans l’abime du savoir, sans repère, sans code, avec cette certitude de réussite pour marcher sur les pas de leur géniteurs. Seul Ombre reste Oscar ce jeune homme issu d'une classe sociale ouvrière, très conventionnelle, son courage, sa témérité, sa persévérance le laisse en marge de ce monde abrupte.
Dans cette secte fermée Oscar se perd dans cet amour pour Iris cette fleur si fragile, si belle, si innocente dans sa quête d'aider son frère si Narcissique pour le soigner ...
Chaque personnage gravite tel des électrons sans se percuter autour d'un noyau Eden pour former cet atome qu'Oscar réussira à ioniser de sa patience de son pragmatisme…
Certes la folie est la frontière du génie comme le confirme Wood avec Le complexe d'Eden Bellwether mais sommes-nous conscient de notre folie face au génie... Ce roman nous happe avec force dès les premières pages puis nous sommes dans l'attende au Cœur de l 'histoire presque sans air au bord de l'étouffement recherchant notre souffle puis de la lassitude par la trame en gestation, alors, tout s'éclaire comme un diamant perdu illuminant notre regard, nous affrontons la tragédie comme une délivrance malsaine, une dramaturge irritante, la haine soulageant notre esprit. un final qui s’effiloche dans une litanie de sentiment perdu dans les ténèbres de cette folie meurtrière. Tout se mêle pour parfaire se puzzle…Wood en préambule annonce le drame pour tisser sa toile à chaque page …
Malgré un début magnétique, ce livre perd de sa puissance doucement puis se régénère à la fin comme le phénix renaissant de ses cendres ....
C 'est une belle histoire d'amour entre deux êtres perdus dans des mondes différents avec cette folie poétique musicale et comme leitmotiv la manipulation- celle d'un génie ou d'un aliéné....
Belle lecture à vous

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