Le Livre des Nombres porte la trace de plusieurs rédacteurs: le "Chroniqueur", le "Iahviste" et l' "Elohiste". Le caractère composite de ce livre (Statistiques, narrations, textes normatifs et législatifs) lui donne moins de cohérence que les livres précédents, mais le rapproche davantage de la vie quotidienne des Hébreux, où tous ces aspects se trouvaient mêlés.
On retrouve la méticulosité des livres précédents dans les instructions relatives aux rites et aux comportements religieux. Sa prédilection pour les opérations de dénombrements est une bonne introduction à la notion de valeur chez les Hébreux de cette époque.
Iahvé, qui parle directement avec Moïse, reproche à son peuple de ne pas croire suffisamment en lui. Le livre contribue donc à enraciner l'importance de l'exigence de la Foi.
Les Hébreux doivent ici faire face aux premiers combats contre les peuples chez lesquels ils vont s'installer. Comme quoi les problèmes actuels du Proche-Orient ne sont pas vraiment nouveaux.