Qualité première de Terry Pratchett : le style est super, la petite métaphore qui fait rire, le petit hors-sujet qui met bien.
Que distingue cette histoire des autres ? J'ai reproché au Faucheur d'être ennuyeux la moitié du temps, ie lors du traitement du plot b (les catastrophes dues à l'absence de la Mort). Je m'attendais à la même faiblesse en redécouvrant Ankh-Morpork, l'Université, Ridculle, &c... Mais là ça va. Pourquoi ? Peut-être parce qu'on s'attache autant à Suzanne qu'au groupe de rocs, et aussi parce qu'il y a 36 factions dans cette histoire (Suzanne, la Mort qui se murge, Albert qui part à sa recherche, le groupe de rocs, Planteur Jmtlg, la guilde des musiciens, Ridculle qui veut y voir plus clair, les pontes de l'Université qui font leur crise d'adolescence, les hautes énergies qui construisent des ordinateurs et des pièges à bruit, le Patricien et ses informateurs...) qui rend les passages du coq à l'âne beaucoup moins frustrants et plus comiques.
À l'humour habituel on peut ajouter des références aux Beatles et au rock terrien de manière générale, et les personnages secondaires ne manqueront pas de s'étonner quand ça détonne ("Pourquoi on marcherait sur tes chaussures bleues ?").
J'aurais aimé assister à un bras de fer entre la Mort (Suzanne qui tente de protéger la réalité mais aussi d'utiliser ses pouvoirs pour servir son sens de la justice) et la Musique (qui manipule Buddy éventuellement à son corps défendant). Encore une fois, l'histoire me déçoit légèrement.