La pièce est simple, accessible d'accès et courte. Il n'y a pas à dire, elle est bonne dans sa composition. Bien que l'on puisse s'ennuyer de voir en la nourrice un personnage qui déshumanise trop Antigone. Car c'est bien une pièce humaniste qui par instant, laisse le doute sur ses intentions premières. Ce qui, en 1945 après la libération avait posé des soucis à J. Anouilh.
Cette pièce de théâtre qui met en scène deux misanthropes, les poussent à exploiter deux versions différentes de la victoire. L'une est déterminée à mourir pour sa cause vaine de sens, envers et contre tous et l'autre, décide de vaincre par la soumission. Il y a d'ailleurs autant d'intérêt pour Antigone que pour Créon, réel protagoniste de cette histoire. Cette pièce, résolument antifasciste - réécrite durant l'occupation - met en scène tout le devoir et l'homme face à des causes qui le dépasse, mais qui loin de se laisser abattre, décide de mener son propre combat. Au risque que personne ne le fasse à sa place et ne rendent justice.
15/20