Environ 300 pages qui se lisent facilement, d’une seule traite … et qui traitent de manière très résumée de la famine en Ethiopie et de l’aide apportée par les Organisation Non Gouvernementales, notamment au travers des Européens en charge de cette aide et en confrontation avec une réalité où ils ne sont que de simples pions sur un échiquier dont toutes les pièces sont forcément sombres. Sur ce jeu se trouvent également les populations affamées qui ne sont même pas des personnages, tout juste un élément du paysage, les militaires loyalistes contre les rebelles, et surtout Asmara, ville décrépite fondée par les colonisateurs italiens et condensant toutes les architectures présentes dans la Botte. Dans cette ville coquille vide ne subsistent que des souvenirs qui se referment sur ceux qui n’ont pas su partir à temps. L’arrivée des Européens apporte un vent frais qui peu à peu s’étiole et disparaît dans la chaleur torride des hauts plateaux. Le seul réconfort envisageable se trouve auprès des jeunes filles fières et mystérieuses. Mais là aussi la chair chasse l’illusion et on ne retient en fin que le triste catalogue des vanités balayées et des causes perdues.

Créée

le 16 mai 2014

Critique lue 372 fois

Critique lue 372 fois

D'autres avis sur Asmara et les Causes perdues

Asmara et les Causes perdues
punkryden
6

Qu'est ce qu'un grain de riz dans un lavabo ?

L'Abyssin de Rufin fait partie de mon panthéon. Ca tombe bien, Asmara sera une bonne occasion de retourner flatter la corne de l'Afrique : le pays de Pount, le royaume d'Aksoum ou encore Al-Habash...

le 26 sept. 2024

Asmara et les Causes perdues
JessicaDubreucq
7

Critique de Asmara et les Causes perdues par Jessica Tomodachi

Ma première rencontre avec Jean-Christophe Rufin s’est déroulée, il y a quelques années, avec la lecture de Le grand cœur, roman que j’avais énormément aimé. Une intrigue passionnante et trépidante...

le 30 avr. 2019

Asmara et les Causes perdues
caiuspupus
8

Critique de Asmara et les Causes perdues par caiuspupus

Ce roman prend la forme d'un journal intime écrit par un vieillard arménien tout excité par la venue d'une association humanitaire près de sa ville, Asmara, ville aux accents italiens située au sud...

le 27 déc. 2014

Du même critique

Pedro Páramo
GrandGousierGuerin
7

Critique de Pedro Páramo par GrandGousierGuerin

« Je suis venu à Comala parce que j’ai appris que mon père, un certain Pedro Paramo, y vivait. C’est ma mère qui me l’a dit. Et je lui ai promis d’aller le voir quand elle serait morte. J’ai pressé...

le 20 août 2015

7 j'aime

Gorgias
GrandGousierGuerin
8

Critique de Gorgias par GrandGousierGuerin

Il était une fois, dans une librairie de petite ville thermale, une pile de Gorgias en pleine dépression entre des piles de périodique de Closer et d’Entrevue. N’écoutant que mon cœur, je tendis ma...

le 16 mai 2014

7 j'aime

1