Leland débarque à Castle Rock pour ouvrir son magasin. La boutique n'a l'air de rien, une simple boutique d'antiquités. Sauf que le bonhomme ne vend pas des babioles anodines. Il sait exactement ce dont tu rêves, il te le met sous le nez, et bim, t'es ferré. Et en échange ? Oh, pas grand-chose… une petite farce à jouer à un voisin. Un détail.
Chaque objet est comme une petite grenade. Chacun pense faire l'affaire du siècle, mais le vrai business, c'est la chute. La tension monte lentement, les vieilles rancunes ressurgissent, les petits arrangements entre voisins virent à l'anarchie, et la ville tout entière commence à puer le soufre. Lui, il observe. Il ne force personne. Les habitants sont prêts à troquer leur intégrité contre un bonheur matériel. Pas mieux comme symbole pour critiquer la société de consommation.
King nous tend un miroir : c'est toi, c'est lui, c'est moi, âmes corrompues par le matérialisme de nos sociétés.
Si l'ambiance "village fermée" qui vit presque en autarcie m'a charmé comme la plupart de ses romans, et que j'ai aimé le thème, j'ai trouvé personnellement qu'il y avait quelques longueurs.