La plus pure et la plus forte des tragédies raciniennes, si ce n'est de toutes les tragédies.
Épurée à l'extrême autour d'un trio déchirant, la pièce fait se confronter des personnages torturés entre raison et passion, devoir et désir, honneur et amour.
Et quoi de plus tragique finalement que le renoncement à l'amour, au vrai, pour le prix de la gloire, en vertu de lois qui nous dépassent ?
Racine réussit, sans verser une goutte de sang, le tour de force de nous faire verser un torrent de larmes.
Et je finirai avec les mots de Titus : il ne s'agit plus de vivre, il faut régner.