Je ressens encore Le Caire autour de moi, malgré la fin du livre. Grâce à la syntaxe d’Éric Chacour, précise, musicale, poignante, j’ai été transportée dans un monde qui m’était pourtant totalement étranger. Les rues, les silences, les gestes, les tensions de l’Égypte de la fin du XXe siècle vibrent encore dans ma mémoire. C’est une histoire touchante, douce et violente à la fois, sur les choix qu’on fait, ceux qu’on subit, et comment une famille peut les ressentir jusque dans sa chair. Un roman profondément incarné, profondément humain, qui m’a beaucoup touché.