Une introduction percutante, des personnages intéressants, un univers riche… pour un résultat décevant. Dæmone me laisse la même impression que La maison aux fenêtre de papier du même auteur. A savoir que plutôt que de développer son monde, Thomas Day préfère s'arrêter sur un laps de temps relativement court, de préférence fait de combats ultra sanglant (relevés d'un peu de sexe). Ce qui me laisse un goût d'inachevé, tant le contexte esquissé est à chaque fois prometteur (ici, l'introduction chez les Alèphes et les voyages sur différentes planètes laissent entrevoir un univers d'une grande richesse assez peu exploité par la suite).
Je ne dirai pas pour autant que c’est un mauvais roman. Ça se lit vite, l’écriture est agréable et on s’attache vraiment aux personnages, leurs évolutions et réflexions sont complexes et bien amenées. Simplement, au bout d'un moment, la succession de scènes de combat m'a lassée (j'ai décroché un temps un peu après la moitié du livre). Et surtout, je ne peux pas m'empêcher de voir dans l'imagination de Thomas Day tout les éléments nécessaire à un vrai chef d’œuvre, et donc d'être déçue par le traitement finalement assez « anecdotique » de l'histoire. Du coup, même si ce Dæmone n’est pas un gros raté, il est loin d'être indispensable.